Raphanus sativus (PROTA)

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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Raphanus sativus L.




Protologue: Sp. pl. 2 : 669 (1753).
Famille: Brassicaceae (Cruciferae)
Nombre de chromosomes: 2n = 18

Synonymes

Noms vernaculaires

Radis, daïkon, navet chinois (Fr). Radish, Chinese radish, Japanese radish, mooli, daikon (En). Rábano, rábão, rabanete chinês (Po). Mfijili (Sw).

Origine et répartition géographique

Raphanus raphanistrum L. est l’ancêtre plus que probable de l’espèce polymorphique Raphanus sativus. L’aire de diversité maximale du radis se situe entre l’est de la Méditerranée et la mer Caspienne, qui est probablement le centre d’origine de cette espèce. Le radis était déjà cultivé dans les temps anciens dans la Méditerranée, de là il s’est diffusé en Chine vers 500 avant J-C et au Japon vers 700 après J-C. Sa variabilité diminue graduellement de la mer Caspienne jusqu’à la Chine, et encore plus vers le Japon. C’est aussi une espèce cultivée depuis les temps anciens dans les oasis du Sahara et au Mali. Le radis peut maintenant se trouver comme plante cultivée à travers le monde sous de nombreuses formes différentes, allant de petites plantes annuelles feuillues à des bisannuelles à grosses racines charnues. Les cultivars à racines relativement petites (petit radis) sont très importants dans les zones tempérées du monde et seulement d’une importance limitée en Afrique, le plus souvent dans les pays francophones parmi les personnes originaires d’Europe. Les cultivars à grosses racines (comme les radis chinois) sont plus importants en Asie de l’Est et du Sud-Est. En Afrique de l’Est et ailleurs dans les parties froides du continent africain, les gros radis blancs sont connus sous le nom swahili/arabe “fijili” et le nom hindi “mooli” et sont de plus en plus appréciés. En Afrique de l’Ouest francophone, le radis chinois se répand et tend à remplacer le navet traditionnel (Brassica rapa L.), qui est très sensible à l’anthracnose. De gros radis avec une peau gris-brun foncé se voient parfois en Afrique australe et sont vendus sous le nom de “radis noir espagnol” ; ils sont plus communément cultivés en Europe sous le nom de “radis noir”.

Le radis-serpent ou mougri, cultivé pour ses longues siliques vertes ou violettes de 20–60 cm de long, est assez important en Inde et dans l’est de l’Asie, mais bien moins pour les immigrants asiatiques en Afrique de l’Est, où on l’appelle “mogri”. Enfin, le radis fourrager prend de l’importance en Europe et en Afrique du Sud comme fourrage et engrais vert, mais il ne semble pas cultivé en Afrique tropicale.

En résumé, le radis apparaît un peu partout en Afrique ; il a été signalé dans une douzaine de pays, du Mali à l’Erythrée, et vers le sud jusqu’à l’Afrique du Sud et les îles de l’océan Indien, mais il est probablement cultivé dans bien plus de pays. On le signale souvent comme échappé des cultures.

Usages

Le radis est cultivé principalement pour sa racine renflée et charnue. Les petits radis sont piquants et consommés crus pour ouvrir l’appétit, ou pour donner de la couleur aux plats. Les radis orientaux (connus comme radis chinois, daïkon ou mooli) sont croquants et d’une saveur douce. Les racines sont finement épluchées, coupées en fines tranches ou en cubes et utilisées en soupe et en sauce, ou bien cuites avec de la viande. Ils peuvent être conservés au sel. Le radis oriental peut aussi être consommé cru, mélangé avec d’autres légumes comme la tomate. Les feuilles aussi sont consommées en salade ou en épinard. Les plantules, connues comme pousses de radis, sont utilisées en amuse-gueule vert de la même manière que le cresson alénois (Lepidium sativum L.), ou cuites comme les épinards. Le radis-serpent est cultivé pour ses fruits immatures charnus et croquants, qui sont consommés crus, cuits ou confits au vinaigre, mais ses racines ne sont pas comestibles. Le radis fourrager est principalement cultivé comme engrais vert et comme fourrage en Europe centrale et occidentale, et est également cultivé comme fourrage pour le bétail en Afrique du Sud. Il existe des formes oléagineuses de radis, mais elles ne semblent pas cultivées en Afrique. En médecine traditionnelle, le radis est utilisé pour traiter les troubles hépatiques, la bronchite et la toux.

Production et commerce international

La production mondiale de racines de radis est estimée à 7 millions de t par an, soit environ 2% de la production mondiale de légumes. Au Japon, en Corée et à Taïwan, mais aussi au Yémen, le radis compte parmi les légumes importants. Il n’y a pas de données de production connues pour l’Afrique tropicale, mais son importance y est secondaire en comparaison de l’Asie ou de l’Europe.

Propriétés

La composition de la racine fraîche du daïkon (“white radish”) par 100 g de partie comestible (87% du produit tel qu’acheté) est la suivante : eau 93,0 g, énergie 64 kJ (15 kcal), protéines 0,8 g, lipides 0,1 g, glucides 2,9 g, fibres 1,5 g, Ca 30 mg, P 25 mg, Fe 0,4 mg, carotène 0 μg, thiamine 0,03 mg, riboflavine 0,02 mg, niacine 0,5 mg, acide ascorbique 24 mg. La composition des feuilles fraîches par 100 g de partie comestible (90%) est la suivante : eau 89,7 g, énergie 137 kJ (33 kcal), protéines 3,5 g, lipides 0,5 g, glucides 3,5 g, Ca 200 mg, P 44 mg, Fe 3,8 mg, carotène 3670 μg, thiamine 0,13 mg, riboflavine 0,35 mg, niacine 0,8 mg, acide ascorbique 63 mg (Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991).

Le goût piquant des radis dépend de leur teneur en isothiocyanates, qui varie selon le cultivar et les conditions du milieu. Le composant principal est le 4méthylthio-3transbutényl isothiocyanate. Les glucosinolates, qui sont les précurseurs des isothiocyanates, sont aussi présents. Ces composants sont connus depuis longtemps pour leurs propriétés fongicides, bactéricides, nématicides et allélopathiques, et ont attiré récemment l’attention en raison de leurs propriétés chimioprotectrices contre le cancer.

Description

Plante herbacée annuelle érigée jusqu’à 100 cm de haut ; la partie supérieure de la racine pivotante et l’hypocotyle renflées, tubérisées, globuleuses, cylindriques ou fuselées, très variables en taille (jusqu’à 100 cm de long), en forme et en poids (de quelques g à 2,5(–20) kg), rouges à blanches, parfois grises à noires, chair blanche, parfois rouge. Feuilles alternes, glabres à légèrement hispides, feuilles inférieures en rosette radicale ; stipules absentes ; pétiole de 3–5,5 cm de long ; limbe oblong, oblong-ovale à lyré-pinnatifide, 3–5-jugué avec un lobe terminal ovale ou arrondi, de 5–30 cm de long ; feuilles supérieures bien plus petites, munies d’un pétiole court, lancéolées-spatulées, plus ou moins dentées. Inflorescence : grappe terminale, érigée, longue, à nombreuses fleurs. Fleurs bisexuées, 4-mères, d’environ 1,5 cm de diamètre, odorantes, blanches à lilas ; pédicelle jusqu’à 2,5 cm de long ; sépales libres, oblongs-linéaires, de 6–10 mm de long ; pétales libres, spatulés, munis d’un onglet, de 1–2 cm de long ; étamines 6, 4 longues et 2 courtes ; ovaire supère, style de 3–4 mm de long. Fruit cylindrique, jusqu’à 10(–60) cm × 1,5 cm, consistant en 2(-plusieurs) articles superposés, l’article inférieur très court et dépourvu de graines, le supérieur plus grand, cylindrique, spongieux et divisé en 2–12 compartiments contenant chacun une graine, indéhiscent, avec un long bec dépourvu de graines. Graines ovoïdes-globuleuses, d’environ 3 mm de diamètre, jaunâtres.

Autres données botaniques

Le radis est dérivé de la ravenelle Raphanus raphanistrum L., espèce sauvage variable qui se trouve fréquemment comme adventice dans les régions froides de l’Afrique et peut constituer l’hôte d’une série de ravageurs et de maladies affectant les Crucifères cultivées. Le genre Raphanus est très proche de Brassica et l’hypothèse a été émise qu’il serait dérivé d’une hybridation entre le complexe Brassica rapa L. / Brassica oleracea L. et Brassica nigra (L.) Koch. Cette hypothèse est aussi appuyée par des résultats de séquençage d’ADN. La taxinomie de Raphanus sativus est encore confuse et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Parmi les cultivars adaptés aux tropiques et utilisés en Afrique, on peut citer les petits radis ‘Cherry Belle’ ou ‘Radis Cerise’ (rouges et ronds), ‘Sparkler’ (rond et rouge à bout blanc), ‘French Breakfast’ ou ‘Radis 18 jours’ (aussi rouge à bout blanc, mais plus cylindrique), ‘White Icicle’ (‘Rave de glace’, long et blanc, avec un saveur douce), et les types daïkons ‘Red Bombay’, ‘White Bombay’, ‘Bombay Long White’, ‘Ural’ et ‘Himalaya’.

Croissance et développement

La partie comestible se compose de l’hypocotyle renflé (petit radis), ou de l’hypocotyle et de la partie supérieure du pivot renflés (radis chinois). La durée de la culture dépend du cultivar et du produit désiré. Les petits radis peuvent être récoltés 3–5 semaines après le semis, tandis que les radis chinois demandent habituellement 8–10 semaines du semis jusqu’à la récolte. Au départ, les feuilles se développent en rosette, puis vers l’anthèse, la tige s’allonge et se ramifie. Les fleurs sont à pollinisation croisée par les insectes.

Ecologie

Le radis est un légume des régions tempérées, qui vient le mieux sous les tropiques à hautes latitudes (>10°) pendant la saison froide et sur les hautes terres au-dessus de 1000 m. Le radis chinois ou le mooli tolère de plus hautes températures que les types japonais ou européens et produit bien à basse altitude en Afrique de l’Est. En conditions de jours courts, la racine est de bonne conformation et le collet petit. En jours longs (>15 heures) les racines peuvent être difformes, le collet s’allonge et une montaison prématurée peut survenir. Le radis demande normalement une température basse et des jours longs pour monter à graines, mais la plupart des types de radis fleurissent, bien qu’assez médiocrement, après avoir atteint la taille comestible. Les types tempérés nécessitent au moins 20 jours en dessous de 15°C et une longueur du jour supérieure à 16 heures pour une bonne mise à graines, alors que pour les cultivars de radis chinois et de mooli, les besoins pour la montaison sont satisfaits à des températures plus élevées et des durées de jour courtes. Les cultivars à chair blanche fleurissent plus facilement en jours courts et à altitudes faibles que les cultivars à chair rouge, qui demandent des jours longs et des altitudes au-dessus de 1000 m. Le radis demande des sols profonds, légers, bien drainés et avec un pH de 6,0–6,5.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est d’environ 10 g. La densité de semis est de 10–15 kg/ha pour les gros radis et 30–40 kg/ha pour les petits. Les graines sont semées en sillons directement sur des couches préparées. Les graines de radis demandent 4 jours pour lever à 20–30°C. Les types mooli demandent un espacement assez grand de 30 cm entre les lignes et de 15–25 cm entre les plantes, selon le cultivar. Le petit radis demande un espacement plus serré de 10–25 cm entre les lignes et il est éclairci à 2–4 cm sur la ligne. Sur de petites superficies, les graines sont souvent semées à la volée.

Gestion

En culture commerciale, le radis est normalement cultivé en culture pure, mais la culture associée avec la laitue est aussi pratiquée dans de nombreuses régions. On recommande un apport adéquat de matières organiques, par ex. 20 t/ha, et une fumure de fond de NPK suivie d’apports d’engrais azoté en surface à intervalles réguliers jusqu’à maturité des racines. Une récolte de 20 t/ha demande au moins 250 kg N, 40 kg P et 350 kg K par ha. Des niveaux trop élevés de NPK augmentent le risque d’avoir des radis creux, à moins de maintenir élevé le niveau d’humidité. Pour rester doux, tendre et visuellement attractif, le radis doit pousser rapidement avec beaucoup d’eau. Si la croissance est ralentie, les racines deviennent trop piquantes, dures et creuses. Un léger ombrage augmente la qualité de la racine en période chaude et sèche. Dans les sols lourds, les racines sont souvent difformes.

Maladies et ravageurs

Des maladies fréquentes du feuillage sont la maladie des taches foliaires due à Cercospora (Cercospora brassicicola) et le mildiou (Peronospora parasitica). Le mildiou attaque aussi la partie tubérisée de l’hypocotyle, provoquant des taches noires liégeuses. Il n’apparaît pas dans les basses terres à des températures diurnes au-dessus de 23°C et nocturnes au-dessus de 12°C. L’incorporation à la graine d’une formulation à base du fongicide benzénique systémique métalaxyl au taux de 4g/kg de graines juste avant le semis réduit l’infestation au champ par le mildiou. Les maladies qui affectent gravement les racines dans les régions tempérées sont le pied noir (Aphanomyces raphani) et le jaunissement (Fusarium oxysporum f. raphani). La hernie (Plasmodiophora) est un problème croissant sur les hautes terres tropicales en Afrique de l’Est et australe sur les sols à faible pH. Des ravageurs importants sont les altises (Phyllotreta spp.), qui attaquent les jeunes plants, les pucerons (Aphis gossypii, Lipaphis erysimi), qui provoquent l’enroulement de la feuille et transmettent le virus des anneaux chlorotiques du chou-fleur, et la tenthrède de la moutarde (Athalia proxima), qui se nourrit des feuilles. Les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) posent parfois problème, mais peuvent être contenus par la rotation des cultures et des apports élevés de fumure organique.

Récolte

Le radis doit être récolté lorsqu’il est pleinement développé mais avant que les racines ne deviennent trop mûres et creuses ou dures. Il peut être récolté avec ou sans sa rosette de feuilles. Les petits radis peuvent être récoltés mécaniquement, arrachés, équeutés et mis en bottes en une seule opération, cependant les petits maraîchers récoltent à la main. Les feuilles sont récoltées en tant que de besoin.

Rendement

On peut atteindre un rendement approximatif de 7–10 t/ha de radis frais avec des cultivars précoces de petit radis. Les rendements des daïkons varient entre 15–20 t/ha et plus lorsque les racines sont laissées au champ plus longtemps.

Traitement après récolte

Les radis sont lavés minutieusement pour enlever la terre et maintenir une apparence de fraîcheur, puis calibrés et conditionnés. Les petits radis sont habituellement commercialisés avec les fanes et celles-ci sont liées en bottes. Les fanes doivent êtres turgescentes, vertes et sans taches. Les gros radis chinois et les radis noirs sont vendus au poids ou à l’unité, surtout pour les grosses racines. Les fruits des radis-serpents sont vendus en vrac, mais on les trouve rarement sur les marchés, par ex. à Nairobi. Un refroidissement rapide, à l’aide de glace pilée ou d’eau froide pour enlever la chaleur, permet de garder une bonne qualité. A humidité relative élevée et à une température de 0°C, le radis peut être conservé 28 jours, mais à une température de 7°C la durée de conservation est de moins de 7 jours. Les racines avec fanes ont une durée de conservation moitié moindre que les racines sans fanes, ce qui fait que certains supermarchés offrent maintenant des radis sans fanes.

Ressources génétiques

Des collections de ressources génétiques sont maintenues par le NIAR (Tsukuba, Japon), l’IPB (Los Baños, Philippines), le département de l’Agriculture (Bangkok, Thaïlande), l’USDA (Fort Collins, Etats-Unis), et le Crucifer Genetics Cooperatives à l’Université du Wisconsin (Madison, Etats-Unis). Il n’y a pas de cultivars locaux connus en Afrique tropicale.

Sélection

Bien que le radis fleurisse et donne des graines facilement dans la plupart des pays africains où il est cultivé, pratiquement toutes les semences sont importées. On ne signale aucun travail de sélection particulier pour l’adaptation aux conditions africaines. Pour des raisons économiques, les semences de radis sont habituellement produites dans des climats tempérés et importées en Afrique tropicale. En production de semences, des cultivars à pollinisation libre peuvent donner un rendement en semences de 800 kg/ha ; une distance d’isolement de 1000 m est nécessaire. Des caractères d’auto-incompatibilité et de stérilité mâle sont disponibles pour la production de semences hybrides F1.

Perspectives

Le radis, spécialement les types mooli et chinois, peut être cultivé avec succès à de nombreux endroits en Afrique tropicale. Bien que son importance actuelle soit relativement faible, la consommation de radis va probablement s’accroître régulièrement. La sélection de cultivars résistants à la chaleur pour la culture dans les basses terres africaines est recommandée.

Références principales

  • Banga, O., 1976. Radish. In: Simmonds, N.W. (Editor): Evolution of crop plants. Longman, London, United Kingdom. pp. 60–62.
  • Hadfield, J., 1960. Vegetable gardening in Central Africa. Purnell & Sons, Cape Town, South Africa. 178 pp.
  • Herklots, G.A.C., 1972. Vegetables in South-East Asia. George Allen & Unwin, London, United Kingdom. 525 pp.
  • Holland, B., Unwin, I.D. & Buss, D.H., 1991. Vegetables, herbs and spices. The fifth supplement to McCance & Widdowson’s The Composition of Foods. 4th Edition. Royal Society of Chemistry, Cambridge, United Kingdom. 163 pp.
  • Kasem Piluek & Beltran, M.M., 1993. Raphanus sativus L. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 233–237.
  • Larkcom, J., 1991. Oriental vegetables. The complete guide for garden and kitchen. John Murray, London, United Kingdom. 232 pp.
  • Phillips, R. & Rix, M., 1993. Vegetables. Pan Books, London, United Kingdom. 270 pp.
  • Tindall, H.D., 1983. Vegetables in the tropics. Macmillan Press, London, United Kingdom. 533 pp.
  • Zeven, A.C. & Zhukovsky, P.M., 1975. Dictionary of cultivated plants and their centres of diversity. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 219 pp.

Autres références

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Fahey, J.W., Zalcmann, A.T. & Talalay, P., 2001. The chemical diversity and distribution of glucosinolates and isothiocyanates among plants. Phytochemistry 56(1): 5–51.
  • FAO, 1988. Traditional food plants: a resource book for promoting the exploitation and consumption of food plants in arid, semi-arid and sub-humid lands of Eastern Africa. FAO food and nutrition paper 42. FAO, Rome, Italy. 593 pp.
  • Pistrick, K., 1987. Study of the systematics of the genus Raphanus L. Untersuchungen zur Systematik der Gattung Raphanus L. Kulturpflanze 35: 225–321.
  • Popovic, M., Lukic, V., Jakovljevic, V. & Mikov, M., 1993. The effect of the radish (Raphanus sativus ssp. niger) juice on liver function. Fitoterapia 64(3): 229–231.
  • Yang, Y.W., Tai, P.Y., Chen, Y. & Li, W.H., 2002. A study of the phylogeny of Brassica rapa, B. nigra, Raphanus sativus, and their related genera using noncoding regions of chloroplast DNA. Molecular Phylogenetics and Evolution 23(2): 268–275.

Sources de l'illustration

  • Vaughan, J.G. & Geissler, C.A., 1997. The new Oxford book of food plants. Oxford University Press, Oxford, United Kingdom. 239 pp.

Auteur(s)

  • R.R. Schippers

De Boeier 7, 3742 GD Baarn, Netherlands

Consulté le 8 juillet 2021.


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