Psoralée comestible (Potager d'un curieux, 1899)

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Provatza
Potager d'un curieux, Introduction
Quinoa


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Nom accepté : Pediomelum esculentum

PSORALÉE COMESTIBLE, PICOTIANE
Jipsina des Indiens de l'Iowa ; Taagu des Osages, d'après M. Trécul.
Psoralea esculenta Pursh.
Fam. des Papilionacées.


Plante vivace, poilue, à racine tubéreuse, simple, comestible; tige de 0m,30 à 0m,35 ; feuilles palmées, à 5 folioles ovales elliptiques, glabres en dessous ; en juin-juillet, fleurs bleues, en épis axillaires, pédonculés ; corolle de la longueur du calice.

Cette plante, originaire du Missouri, a été introduite en 1846, par M. Lamare-Picot (1) et a été proposée pour remplacer la Pomme de terre. C'est à ce titre seulement , qu'elle figure ici, car nous ne l'avons pas cultivée et l'expérimentation lui a été absolument défavorable. On sait qu'il en a été de même de toutes les plantes qu'on avait imaginé de substituer à la Pomme de terre, si celle-ci avait succombé à la maladie dont elle était atteinte.

Il est bon que l'on sache qu'à l'exception des Dioscorea on ne possède encore aucune plante qui puisse tenir lieu de la Solanée des Andes, et que, le cas échéant, la place serait vide.

Il est permis de croire que, dans nos départements du Midi, plusieurs sortes d'Ignames pourraient remplir cette

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(1) Gaudichaud, Rapport sur un mémoire de M. Lamare-Picot, relatif à l'introduction d'une nouvelle plante alimentaire (Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1846, t. XXVI, p. 326 ; ibid., 1849, t. XXIX, p. 709 ; ibid., 1850, t. XXX, p. 393).


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place, et nous engageons vivement les amis de l'horticulture à chercher, parmi les nombreuses variétés qui existent, celles qui pourraient prospérer sous notre climat.

Pour revenir à la Picotiane, voici les conclusions d'un article du Bon Jardinier (1873, p. 649), auquel nous renvoyons le lecteur : « On voit que, dans son état actuel, le Psoralea esculenta s'éloigne beaucoup des conditions que l'on doit rechercher dans une plante agricole. Il n'est pas impossible cependant que la culture puisse la modifier plus ou moins profondément.

Des essais de ce genre sont toujours intéressants, autant pour eux-mêmes que pour le but auquel ils peuvent conduire ; mais ils pourront être suivis longtemps avant d'amener un résultat, qui lui-même reste douteux ; de sorte qu'ils doivent être plutôt recommandés, dans l'état actuel de la question, aux établissements publics d'instruction et aux expérimentateurs, qu'aux cultivateurs mêmes. »

La Picotiane n'étant pas une ressource pour l'agriculture, et moins encore pour la culture potagère, nous ne parlerons pas d'elle plus longuement.