Pseudolachnostylis maprouneifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Pseudolachnostylis maprouneifolia Pax


Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 28: 20 (1899).
Famille: Euphorbiaceae (APG: Phyllanthaceae)

Noms vernaculaires

  • Kudu berry, duiker berry (En).

Origine et répartition géographique

Pseudolachnostylis maprouneifolia est présent dans la R.D. du Congo et la Tanzanie et dans toute l’Afrique australe, le nord de l’Afrique du Sud compris.

Usages

En Afrique de l’Est, la décoction de racine se prend comme purgatif pour traiter les maux d’estomac et les problèmes abdominaux. En Tanzanie, on fait brûler les racines et l’écorce mélangées à des insectes venimeux et on applique les cendres dans des incisions pratiquées pour guérir les tumeurs. Ses feuilles, pilées avec les feuilles, l’écorce et les racines du pois cajan (Cajanus cajan (L.) Millsp.) dans de l’eau s’utilisent en gouttes dans l’oreille pour traiter les otalgies. En Afrique australe, la fumée du feu de racines s’inhale pour traiter la pneumonie. La poudre d’écorce se prend dans de la bouillie pour traiter la pneumonie, la tuberculose et l’anémie. L’extrait d’écorce en breuvage ou la poudre de racine séchée prise dans de la bouillie servent à traiter la diarrhée, la dysenterie, ou se prennent pour leur vertus aphrodisiaques. En Zambie, la pulpe d’écorce pelée s’applique sur les lésions lépreuses. Au Zimbabwe, on fait cuire les feuilles à l’eau et on filtre le liquide, que l’on applique en friction sur des incisions pratiquées dans les flancs pour traiter les points de côté. La décoction de feuilles se prend pour traiter la toux et la fièvre. L’infusion de racine est un traitement des douleurs abdominales, de la gonorrhée, ainsi que de la stérilité chez les femmes. L’infusion d’écorce se prend pour traiter les étourdissements et les vomissements. La poudre de racine séchée se prise pour traiter les saignements de nez et les maux de tête. Une pincée sur les plaies récentes sert à les cicatriser. L’infusion de feuilles et de racines se donne au bétail souffrant d’hématurie.

Le bois s’utilise dans la confection de jouets, en menuiserie, en tournerie et dans la fabrication d’objets artisanaux ; il sert aussi de bois de feu et pour produire du charbon de bois. Les fruits sont comestibles. Les feuilles et les fruits sont utilisés comme fourrage. En Zambie, Pseudolachnostylis maprouneifolia est un hôte de chenilles comestibles, qui en sont friandes. Au Malawi, l’arbre entre dans des cérémonies religieuses.

Propriétés

On ne dispose d’aucune information en ce qui concerne la phytochimie et la pharmacologie de la plante. Le bois, moyennement lourd, a un grain régulier.

La pulpe du fruit frais contient par 100 g : eau 60 g, énergie 35 kJ (147 kcal), protéines 3,3 g, lipides 1,8 g, glucides 33,5 g, cellulose 8 g, Ca 0,03 g, Mg 0,05 g, P 0,04 g, Fe 2,7 mg, Zn 2,6 mg, riboflavine 0,06 mg, niacine 1,09 mg.

Description

Petit arbre dioïque, caducifolié, atteignant 10(–18) m de haut ; fût droit, dépourvu de branches sur environ 3,5 m ; écorce lisse, se fissurant et se desquamant transversalement, gris foncé à noirâtre ; cime compacte et arrondie, ou lâche à branches pendantes ; rameaux glabres à densément poilus. Feuilles alternes, simples et entières ; stipules lancéolées, de 3–5 mm de long, tombant rapidement ; pétiole de 2–10 mm de long ; limbe largement ovale à elliptique-ovale, de 1,5–10(–12,5) cm × 1–6 cm, base cunéiforme à faiblement cordée, apex obtus à arrondi, glabre ou à poils courts, pennatinervé à 6–12 paires de nervures latérales, rouge orangé avant la chute. Inflorescence : cyme axillaire ; bractées atteignant 3 mm de long ; inflorescence mâle atteignant 2 cm de long ; inflorescence femelle atteignant 4 cm de long. Fleurs unisexuées, régulières ; sépales 5(–6), ovales à elliptiques, de 3–5 mm × 1–3 mm, obtus, glabres à légèrement garnis de poils courts, vert jaunâtre ; pétales absents ; disque d’environ 2 mm de diamètre, rosé ; fleurs mâles sessiles, étamines 5–7, colonne staminale de 1–2 mm de long ; fleurs femelles à pédicelle de 1,5–2 mm de long, ovaire supère, ovoïde, d’environ 1,5 mm × 1 mm, 3-loculaire, lisse, garni de denses poils courts à glabre, styles 3, de 1,5–2 cm de long, fusionnés à la base, stigmates 2-fides. Fruit : capsule ressemblant à une drupe, ovoïde à arrondie, de 1,5–2 cm de long, à peine 2–4 lobée, à déhiscence septicide tardive, glabre, vert jaunâtre, jaune ou vert rosé, à 3 graines par avortement. Graines ellipsoïdes-ovoïdes, d’environ 7 mm × 5 mm de long, légèrement brillantes, brun pâle veinées de brun foncé.

Autres données botaniques

Le genre Pseudolachnostylis est monotypique ; autrefois, on en avait reconnu pas moins de 6 espèces, mais lors de récents traitements, elles ont été distinguées comme des variétés. Pseudolachnostylis maprouneifolia fleurit de juillet à décembre et ses fruits restent longtemps sur l’arbre.

Ecologie

Pseudolachnostylis maprouneifolia est présent dans les forêts claires caducifoliées mixtes, la savane arborée et la végétation des bords de rivière, habituellement sur les sols sableux, mais également sur les affleurements rocheux et les sols perturbés à proximité des cultures, à 200–1600 m d’altitude. Les arbres adultes résistent moyennement bien aux incendies.

Gestion

Les graines peuvent se conserver en vue d’un usage ultérieur ; leur taux de germination augmente lorsqu’on les fait tremper dans de l’eau chaude et qu’on les laisse refroidir pendant 24 heures avant le semis. Les plantes peuvent se tailler et se recéper.

Ressources génétiques

Pseudolachnostylis maprouneifolia est commun sur son aire de répartition ; il n’est donc pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Pseudolachnostylis maprouneifolia possède de nombreux usages médicinaux intéressants, par ex. contre divers maux infectieux. Toutefois, aucune étude phytochimique ou pharmacologique n’a été entreprise à ce jour, et il serait intéressant d’évaluer l’activité des différentes parties de la plante.

Références principales

  • Chilufya, H. & Tengnäs, B., 1996. Agroforestry extension manual for northern Zambia. Regional Soil Conservation Unit, Nairobi, Kenya. 120 + 124 pp.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
  • Williamson, J., 1955. Useful plants of Nyasaland. The Government Printer, Zomba, Nyasaland. 168 pp.

Autres références

  • Chinemana, F., Drummond, R.B., Mavi, S. & de Zoysa, I., 1985. Indigenous plant remedies in Zimbabwe. Journal of Ethnopharmacology 14: 159–172.
  • Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
  • Oliveira, J.S., 1974. Valor alimentar de alguns frutos silvestres de Moçambique. Portugaliae Acta Biologica, Serie A: Morfologia, Fisiologia, Genetica e Biologia General 13(1–4): 47–62.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2007. Pseudolachnostylis maprouneifolia Pax. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 9 septembre 2021.


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