Pouteria altissima (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau en fleurs; 2, fleur; 3, fruit; 4, graines. Redessiné et adapté par R.H.M.J. Lemmens
branche feuillée
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Pouteria altissima (A.Chev.) Baehni


Protologue: Candollea 9: 292 (1942).
Famille: Sapotaceae

Synonymes

  • Sideroxylon altissimum (A.Chev.) Hutch. & Dalziel (1931),
  • Aningeria altissima (A.Chev.) Aubrév. & Pellegr. (1935).

Noms vernaculaires

  • Aningré blanc, aniégré blanc (Fr).
  • Aningeria (En).

Origine et répartition géographique

Pouteria altissima se rencontre depuis la Guinée jusqu’au sud-ouest de l’Ethiopie, à l’ouest du Kenya et au nord-ouest de la Tanzanie, et vers le sud jusqu’au nord de la Zambie.

Usages

Le bois (noms commerciaux : aningré, aniégré, anigré, asanfena, asanfona, osan, mukangu) est particulièrement recommandé pour les placages tranchés et déroulés de haute qualité. En Afrique de l’Ouest, on l’emploie aussi pour la charpente légère, les menuiseries intérieures, les meubles de haute qualité et les moulures. En Afrique de l’Est, il est considéré comme approprié pour les mêmes usages et en outre pour la construction légère, la carrosserie, les instruments de musique, la caisserie, les traverses de chemin de fer, les jouets et articles de fantaisie, le tournage, et pour la pâte à papier. On l’emploie aussi comme bois de feu et charbon de bois. En Ethiopie et en Ouganda, Pouteria altissima est employé comme arbre d’ombrage dans les plantations de caféiers, de bananiers et de cacaoyers, et il est considéré utile comme plante mellifère. Il est parfois planté comme arbre d’alignement.

Production et commerce international

Le bois de Pouteria altissima est exporté de Côte d’Ivoire et du Ghana sous forme de sciages et de placages en lots mélangés avec Pouteria aningeri Baehni (synonyme : Aningeria robusta (A.Chev.) Aubrév. & Pellegr.) ; cependant, ce dernier constitue la plus grande part des exportations.

En 2001, les exportations de placages d’ “aniégré” de Côte d’Ivoire ont été de 15 000 m³ à un prix moyen de US$ 769/m³. Le Ghana a exporté 19 000 m³ de placages d’ “asanfena” en 2002 (prix moyen US$ 923/m³), 14 000 m³ en 2003 (prix moyen US$ 1243/m³), et 13 000 m³ en 2004 (prix moyen US$ 1164/m³). Le Cameroun a exporté 1000 m³ de placages d’ “anigré” en 2003, au prix moyen de US$ 1864/m³.

La Centrafrique a exporté 21 000 m³ de grumes d’ “aningré” en 2003 à un prix moyen de US$ 801/m³. Le Congo a exporté 6000 m³ de grumes d’ “aningré” en 2003 à un prix moyen de US$ 171/m³, et 4000 m³ en 2004 à un prix moyen de US$ 156/m³. Les statistiques pour la Centrafrique et le Congo pourraient se rapporter entièrement à Pouteria altissima, étant donné que l’on n’a pas enregistré de Pouteria aningeri pour ces deux pays.

En Ouganda, Pouteria altissima figure parmi les essences couramment exploitées, mais on ne dispose pas de chiffres sur la production et la commercialisation.

Propriétés

Le bois de cœur est blanc crémeux à brun rougeâtre, et n’est pas nettement distinct de l’aubier qui a 3–6 cm de large. Le fil est droit, parfois contrefil, le grain fin à moyennement grossier.

Le bois est moyennement léger, avec une densité de 500–580 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage ne pose généralement pas de problème, mais il y a un léger risque de déformation et de fentes et une tendance au bleuissement, notamment aux premiers stades du séchage à l’air. Les taux de retrait sont modérés. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 90 N/mm², la compression axiale de 48 N/mm², la dureté Janka de flanc de 5560 N, et la dureté Janka en bout de 3780 N.

Le bois contient environ 0,3% de silice, et en conséquence l’effet de désaffûtage des scies et des outils tranchants est important. Il est recommandé d’employer des dents de scie stellitées et des outils au carbure de tungstène. Le fini est parfois médiocre après rabotage ou sciage. Les propriétés de clouage, de vissage et de tranchage sont bonnes et le bois se teinte, se peint et se colle bien.

Le bois n’est pas durable, et il est sujet aux attaques de champignons, de termites, de scolytes du bois sec et de térébrants marins. Il est assez perméable aux produits d’imprégnation.

Falsifications et succédanés

Le bois de certains Chrysophyllum spp. (par ex. Chrysophyllum giganteum A.Chev.) ressemble étroitement à celui de Pouteria, et est parfois commercialisé sous le même nom, par ex. “aniégré” en Côte d’Ivoire.

Description

  • Grand arbre pouvant atteindre 45(–50) m de haut ; fût jusqu’à 200(–250) cm de diamètre, libre de branches jusqu’à 30 m, rectiligne et cylindrique, parfois cannelé, avec des contreforts triangulaires, souvent ailés, jusqu’à 3 m de haut ; surface de l’écorce gris crémeux, irrégulièrement fissurée, écorce interne fibreuse, brun rougeâtre, exsudant du latex ; cime étalée ; jeunes rameaux finement poilus.
  • Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 1,5 cm de long ; limbe elliptique à ovale-oblong, de 4–16 cm × 2,5–7 cm, légèrement cunéiforme à arrondi à la base, arrondi à courtement acuminé à l’apex, glabre à l’exception de la face inférieure de la nervure centrale, à points glandulaires translucides, pennatinervé à 11–23 paires de nervures latérales.
  • Fleurs groupées en fascicules à l’aisselle des feuilles, bisexuées, régulières, 5-mères, odorantes ; pédicelle de 3–6 mm de long ; sépales libres, elliptiques à ovales-oblongs, de 3,5–5,5 mm de long, pubescents à l’extérieur ; corolle à tube jusqu’à 3,5 mm de long et lobes arrondis jusqu’à 2 mm de long, poilus sur les bords, blanc crémeux ; étamines insérées dans la moitié supérieure du tube de la corolle, à l’opposé des lobes ; ovaire supère, globuleux, à longs poils, 5-loculaire, style jusqu’à 4 mm de long, stigmate 5-lobé.
  • Fruit : baie obovoïde à globuleuse jusqu’à 2 cm de long, devenant rouge à maturité, finement poilue mais glabrescente, renfermant 1 seule graine.
  • Graines obovoïdes, jusqu’à 1,5 cm de long, brun lustré, avec une très grande cicatrice.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Pouteria est un genre pantropical, qui comprend quelque 320 espèces, dont environ 200 en Amérique tropicale, 120 en Asie tropicale, et seulement 6 en Afrique. Les espèces africaines étaient classées dans les genres Aningeria et Malacantha, mais ces deux genres ont été inclus dans le genre Pouteria. Pouteria a été subdivisé en 9 sections. Les espèces africaines appartiennent à la section Rivicoa, de même que certaines espèces américaines dont l’arbre fruitier bien connu Pouteria campechiana (Kunth) Baehni (canistel ou sapote jaune).

Le bois de Pouteria spp. est parfois confondu avec celui de Chrysophyllum spp., mais ce dernier genre diffère par l’absence de points translucides sur les feuilles, et des fruits renfermant plusieurs graines. Pouteria aningeri diffère de Pouteria altissima par ses feuilles qui sont densément poilues sur leur face inférieure. Cependant, les deux espèces sont souvent confondues et mélangées dans le commerce des bois.

Pouteria pseudoracemosa

Pouteria pseudoracemosa (J.H.Hemsl.) L.Gaut. (synonyme : Aningeria pseudoracemosa J.H.Hemsl. ; nom swahili : mkuti) est un arbre qui atteint 40 m de haut, endémique de Tanzanie où on le rencontre dans la forêt humide des basses terres et dans la forêt montagnarde. Il est employé pour le bois d’œuvre, le bois de feu, le charbon de bois et comme arbre d’ombrage. Il est classé comme vulnérable dans l’édition 2006 de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : (10 : vaisseaux accolés radialement par 4 ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; (30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon) ; (31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses) ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 33 : ponctuations radiovasculaires de deux tailles distinctes ou de deux types différents dans la même cellule du rayon ; (35 : ponctuations radiovasculaires seulement dans les cellules des rangées terminales) ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : (77 : parenchyme axial en chaînettes) ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; (87 : parenchyme axial en réseau) ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (100 : rayons avec des parties multisériées aussi larges que les parties unisériées) ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 159 : présence de corpuscules siliceux ; 160 : corpuscules siliceux dans les cellules des rayons ; 161 : corpuscules siliceux dans les cellules du parenchyme axial.
(N.P. Mollel, P. Baas & A.A. Oteng-Amoako)

Croissance et développement

En forêt naturelle au Gabon, des sujets de Pouteria altissima ont montré un accroissement annuel moyen en diamètre de 3,3 mm. En Centrafrique, l’accroissement annuel en diamètre du fût était de 3,2 mm en forêt non perturbée, 4 mm après exploitation de la forêt, et 6 mm après exploitation et éclaircie par agents chimiques. Dans la forêt de Mbaiki (Centrafrique), on compte 4,3 tiges de Pouteria altissima par ha, correspondant à une surface basale de 0,2 m²/ha et un volume de bois d’œuvre de 2 m³/ha. En Côte d’Ivoire et au Ghana, Pouteria altissima fleurit en décembre–mars. La plupart des sujets de plus de 50 cm de diamètre sont susceptibles de produire des fruits. En Afrique de l’Ouest, les fruits mûrissent vers le début de la saison des pluies. Ils sont consommés par les oiseaux et les chimpanzés, qui sont susceptibles de disperser les graines.

Ecologie

En Afrique de l’Ouest, où les aires de répartition de Pouteria altissima et Pouteria aningeri se chevauchent dans la zone de forêt semi-décidue, le premier se rencontre généralement dans des types de forêt plus secs que le second. Au Ghana, Pouteria altissima se rencontre dans les types les plus secs de forêt semi-décidue et est localement assez commun. En Côte d’Ivoire, on le trouve près de la limite nord de la zone de forêt semi-décidue, et il est très commun en altitude. En Ouganda, il est commun, et même localement dominant, dans la forêt pluviale à 1000–1700 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Les semis sont classés comme essence de lumière non pionnière. Bien qu’ils puissent être abondants autour des arbres mères, leur développement ultérieur dépend de la présence de trouées dans le couvert. Cependant, des recherches effectuées en Ouganda ont montré que des coupes à grande échelle dans la forêt avaient une influence négative sur la régénération. Le poids de 1000 graines est d’environ 1 kg. Les graines perdent leur viabilité très rapidement, et doivent être semées directement après leur récolte.

Gestion

Des essais sur la régénération effectués au Kenya ont montré qu’il pouvait être nécessaire de procéder à une régénération artificielle de Pouteria altissima en plantations tampon autour de la forêt naturelle de production pour maintenir des effectifs suffisants de l’espèce après exploitation. En culture, l’essence peut être traitée en taillis ou en têtards.

Traitement après récolte

Les grumes doivent être extraites de la forêt aussitôt que possible après l’abattage, ou traitées immédiatement avec un produit d’imprégnation, étant sujettes au bleuissement. Des évaluations du rendement en placages tranchés de grumes de Pouteria altissima au Ghana ont montré un taux de récupération de 30%, ce qui signifie que les usines de tranchage produisent une grande quantité de déchets.

Ressources génétiques

Bien que Pouteria altissima soit plus répandu que Pouteria aningeri, il est moins commun en Afrique de l’Ouest, par ex. au Ghana. En outre, il est intensivement exploité au Ghana aussi bien qu’en Côte d’Ivoire. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, il est rare ou ne se rencontre que localement, par ex. au Kenya, en Tanzanie et en Zambie. Il est classé comme espèce à faible risque sur l’édition 2006 de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, mais on s’attend à le voir passer dans les espèces menacées dans un délai de 5 ans faute de programmes de conservation. Au Ghana, il est considéré comme une espèce encore commune, mais soumise à pression du fait de l’exploitation, et par conséquent nécessitant un contrôle attentif.

Perspectives

Dans les années récentes, Pouteria altissima est devenu une importante essence à bois d’œuvre, en particulier pour la production de placages, dans quelques pays d’Afrique occidentale (Côte d’Ivoire, Ghana), tandis que c’était depuis longtemps déjà une essence importante en Ouganda et localement dans l’ouest du Kenya (Forêt de Kakamega). Il ne conservera cette importance que si son exploitation est attentivement contrôlée, étant donné qu’il est déjà surexploité en de nombreux endroits. La recherche doit par conséquent être axée sur les méthodes d’exploitation durable. Des études menées au Ghana ont montré qu’il y a encore des perspectives d’amélioration du rendement et de la qualité des placages et des sciages de Pouteria altissima grâce à l’emploi de techniques de production optimales.

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Sources de l'illustration

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  • Normand, D., 1970. Les aniégré, Sapotacées de Côte d’Ivoire et leurs bois. Bois et Forêts des Tropiques 134: 3–13.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2007. Pouteria altissima (A.Chev.) Baehni. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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