Pouteria adolfi-friedericii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau en fleurs; 2, fleur; 3, fruit; 4, graines. Redessiné et adapté par R.H.M.J. Lemmens
branche feuillée (Zimbabweflora)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Pouteria adolfi-friedericii (Engl.) A.Meeuse


Protologue: Bothalia 7: 341 (1960).
Famille: Sapotaceae

Synonymes

  • Sideroxylon adolfi-friedericii Engl. (1913),
  • Aningeria adolfi-friedericii (Engl.) Robyns & G.C.C.Gilbert (1947).

Noms vernaculaires

  • Aningeria (En).

Origine et répartition géographique

Pouteria adolfi-friedericii se rencontre depuis l’est de la R.D. du Congo, le sud du Soudan et le sud-ouest de l’Ethiopie jusqu’à l’est du Zimbabwe.

Usages

En Afrique de l’Est, le bois (noms commerciaux : aningeria, aningre, muna) est apprécié pour les meubles. Il convient également pour la construction légère, la parqueterie légère, les boiseries intérieures, la menuiserie, l’ébénisterie, la construction d’embarcations, la carrosserie, la caisserie, les placages et contreplaqués et la pâte de bois. On l’emploie comme bois de feu et pour le charbon de bois. La pulpe sucrée du fruit est consommée crue. L’huile des graines est employée pour la cuisine. L’arbre est employé comme arbre d’ombrage dans les plantations. Au Kenya, on boit une décoction de l’écorce pour traiter les troubles d’estomac. En Ethiopie, les fruits sont employés comme ténicide traditionnel, généralement en pâte dans une bouillie d’orge.

Production et commerce international

Le bois est commercialisé sur le marché international, mais on ne dispose pas de statistiques sur la production et les quantités exportées. En Ethiopie en 2003, le prix de sciages de Pouteria adolfi-friedericii de premier choix était de US$ 275/m³.

Propriétés

Le bois de cœur est brun grisâtre pâle avec une teinte de rose, et n’est pas nettement distinct de l’aubier. Le fil est droit ou ondé, le grain moyennement fin à grossier. Le bois est lustré et présente un aspect moiré lorsque le fil est ondé.

Il est moyennement léger, avec une densité de 450–545 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage ne pose généralement pas de problème, mais il y a un léger risque de déformation et de fentes, et une tendance au bleuissement, en particulier aux premiers stades du séchage à l’air. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.

Le bois contient jusqu’à 0,3% de silice, et en conséquence il peut y avoir un fort effet de désaffûtage sur les lames de scie et les outils tranchants. Il est recommandé d’employer des dents stellitées et des outils au carbure de tungstène. Le bois se rabote bien et prend un beau poli. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont bonnes et le bois se teint, se peint et se colle bien. On peut obtenir de bons placages par tranchage et par déroulage. Le bois n’est pas durable et est sujet aux attaques de champignons, de termites, de scolytes du bois et de térébrants marins. Il est perméable aux produits d’imprégnation.

Des essais effectués en Ethiopie ont montré que le temps d’expulsion du ténia Taenia saginata par les fruits de Pouteria adolfi-friedericii était d’environ 30 heures chez les humains. Cependant, des extraits de fruits ont montré une toxicité moyenne sur des souris lorsqu’on les administrait dans la cavité abdominale. En tant que médicament ténicide, les fruits ont un intérêt relativement réduit si l’on considère leur toxicité, leur efficacité et le délai d’expulsion des vers parasites.

Falsifications et succédanés

Le bois de Pouteria spp. d’Afrique de l’Ouest ressemble de près à celui de Pouteria adolfi-friedericii, et est employé pour les mêmes usages. Le bois de certains Chrysophyllum spp. est souvent mélangé dans les lots commerciaux avec celui de Pouteria.

Description

  • Très grand arbre atteignant 50 m de haut ; fût jusqu’à 150(–200) cm de diamètre, libre de branches jusqu’à 27 m, rectiligne et cylindrique, parfois cannelé, souvent pourvu de larges contreforts ; surface de l’écorce brun grisâtre, superficiellement fissurée, écorce interne brun rosé pâle, à odeur déplaisante, exsudant du latex ; cime dense, arrondie ; jeunes rameaux à pubescence dense brun rougeâtre.
  • Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–2 cm de long, densément poilu ; limbe elliptique à ovale-oblong, de 4–22 cm × 2–8,5 cm, cunéiforme à la base, arrondi à courtement acuminé à l’apex, bords souvent enroulés, à pubescence dense brun orangé sur les nervures de la face inférieure, à points glandulaires translucides qui sont très peu visibles sur les feuilles adultes coriaces, pennatinervé à 10–25 paires de nervures latérales.
  • Fleurs en fascicules à l’aisselle des feuilles, bisexuées, régulières, (4–)5-mères, odorantes ; pédicelle de 5–10 mm de long, densément poilu ; sépales libres, ovales à elliptiques, jusqu’à 6 mm de long, pubescents à l’extérieur ; corolle à tube jusqu’à 6,5 mm de long et lobes arrondis jusqu’à 2 mm de long, pubescents sur les bords, blanc crémeux ; étamines insérées dans la partie supérieure du tube de la corolle, à l’opposé des lobes ; ovaire supère, globuleux, à longs poils, 5-loculaire, style jusqu’à 6,5 mm de long, stigmate 5-lobé.
  • Fruit : baie étroitement ellipsoïde jusqu’à 4 cm de long, portant un bec d’environ 1 cm de long, verdâtre, finement poilue, renfermant 1 seule graine.
  • Graines ovoïdes à ellipsoïdes, jusqu’à 3 cm de long, brun luisant, à très grande cicatrice.
  • Plantule à germination hypogée ; cotylédons épais et charnus.

Autres données botaniques

Pouteria est un genre pantropical, qui comprend quelque 320 espèces, dont environ 200 en Amérique tropicale, 120 en Asie tropicale, et seulement 6 en Afrique. Les espèces africaines étaient classées dans les genres Aningeria et Malacantha, mais ces deux genres ont été inclus dans le genre Pouteria. Pouteria a été subdivisé en 9 sections. Les espèces africaines appartiennent à la section Rivicoa, de même que certaines espèces américaines dont l’arbre fruitier bien connu Pouteria campechiana (Kunth) Baehni (canistel ou sapote jaune).

Le bois de Pouteria spp. est parfois confondu avec celui de Chrysophyllum spp., mais ce dernier genre diffère par l’absence de points translucides sur les feuilles, et des fruits renfermant plusieurs graines. Dans la forêt, Pouteria adolfi-friedericii se rencontre souvent avec Chrysophyllum gorungosanum Engl., dont les feuilles ont des poils apprimés plus serrés sur le dessous.

Pouteria adolfi-friedericii est une espèce variable, et on y a distingué 5 sous-espèces en fonction principalement des caractères foliaires. La plupart ont des aires de répartition restreintes.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; (30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 33 : ponctuations radiovasculaires de deux tailles distinctes ou de deux types différents dans la même cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; (87 : parenchyme axial en réseau) ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; (94 : plus de huit cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (100 : rayons avec des parties multisériées aussi larges que les parties unisériées) ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; (108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées) ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : (136 : présence de cristaux prismatiques) ; (142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial) ; 159 : présence de corpuscules siliceux ; 160 : corpuscules siliceux dans les cellules des rayons.
(N.P. Mollel, P. Baas & A.A. Oteng-Amoako)

Croissance et développement

L’arbre pousse lentement. Les racines sont associées à des mycorhizes arbusculaires. En Ouganda, les fruits mûrissent en avril, au Zimbabwe de janvier à avril.

Ecologie

Pouteria adolfi-friedericii se rencontre en forêt pluviale d’altitude à ( 1000–)1200–2500 m, où il est commun dans de nombreuses régions. A plus hautes altitudes, il est souvent associé avec Podocarpus spp.

Multiplication et plantation

Des essais en Ethiopie ont révélé que la régénération en forêt naturelle était médiocre. Les graines perdent leur viabilité très rapidement, et doivent être semées immédiatement après leur récolte. On collecte parfois des semis naturels pour les replanter.

Gestion

En Ethiopie et en Ouganda, Pouteria adolfi-friedericii est planté en reboisements de production et dans les forêts montagnardes dégradées, mais on ne dispose pas d’information sur les méthodes sylvicoles employées. Les arbres peuvent être traités en taillis et en têtards.

Récolte

Dans le sud-ouest de l’Ethiopie, les arbres sont toujours couramment abattus à la hache, puis tronçonnés en grumes d’une longueur moyenne de 4 m, et ensuite débardés avec des tracteurs à chenilles.

En Tanzanie, les fruits sont récoltés dans la nature, de janvier à juin.

Rendement

En forêt naturelle, dans le sud-ouest de l’Ethiopie, l’intensité d’abattage est estimée à 2 arbres/ha avec un volume moyen de fût de 15,5 m³ par arbre. Cependant, le rendement combiné de l’abattage et du sciage, c’est-à-dire le rendement final obtenu par arbre, a été estimé à seulement 14%. Ce faible taux de rendement est dû principalement à la difficulté de débiter les grumes pourvues de contreforts. L’enlèvement des contreforts, en les sciant avant l’abattage, accroît considérablement le rendement en bois d’œuvre. Le taux de récupération à partir de grumes livrées à la scierie a été estimé à 36%.

Traitement après récolte

Les grumes doivent être extraites de la forêt le plus tôt possible après l’abattage, ou traitées directement avec un produit d’imprégnation contre la coloration, étant très sensibles au bleuissement. Pour extraire l’huile des graines, on les pile et on les fait bouillir. Le liquide est filtré et refroidi, et ensuite l’huile est récupérée par écumage.

Ressources génétiques

Dans plusieurs régions, Pouteria adolfi-friedericii est soumis à une forte pression par suite du déboisement à grande échelle des zones montagneuses et de l’exploitation sélective, par ex. dans le sud-ouest de l’Ethiopie. Cet état de choses est particulièrement alarmant du fait que la forêt montagnarde où pousse Pouteria adolfi-friedericii est floristiquement le type de forêt le plus riche d’Ethiopie. Dans ces forêts, Pouteria adolfi-friedericii représente jusqu’à plus de 90% des bois abattus. Cependant, dans d’autres régions l’essence est localement abondante, et pousse sur des stations difficiles d’accès, et si l’on considère l’ensemble de son aire de répartition elle ne semble pas encore être menacée d’érosion génétique.

Perspectives

Il y a de grandes possibilités d’améliorer le rendement et la qualité des sciages et placages de Pouteria adolfi-friedericii en utilisant des techniques de production optimales. Dans de nombreuses régions, par ex. dans le sud-ouest de l’Ethiopie, les scieries et fabriques de contreplaqué emploient toujours des équipements obsolètes, tandis que les arbres abattus sont mal utilisés. On a démontré que la production de bois d’œuvre à partir du même nombre d’arbres pourrait être au moins doublée en utilisant des techniques optimales de récolte et de transformation. Cela pourrait aussi contribuer au développement de techniques d’aménagement écologiquement rationnelles si nécessaires pour les forêts montagnardes naturelles subsistantes dans lesquelles Pouteria adolfi-friedericii joue un rôle prééminent.

Références principales

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Sources de l'illustration

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  • Hemsley, J.H., 1968. Sapotaceae. In: Milne-Redhead, E. & Polhill, R.M. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 79 pp.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2007. Pouteria adolfi-friedericii (Engl.) A.Meeuse. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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