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Plumbago aphylla (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Plumbago aphylla Bojer ex Boiss.


Protologue: DC., Prodr. 12 : 694 (1848).
Famille: Plumbaginaceae

Noms vernaculaires

  • Balai sur terre (Fr).

Origine et répartition géographique

On trouve Plumbago aphylla à Madagascar, dans les îles Aldabra (Seychelles), et en Tanzanie sur une petite île à quelques kilomètres de la côte.

Usages

A Madagascar, une décoction de toute la plante de Plumbago aphylla permet de soigner la diarrhée ainsi que les infections de la bouche et sert de collyre en cas de cataracte. Une décoction de racines est utilisée comme analgésique et antispasmodique. Une décoction des parties aériennes est employée pour les massages en cas de luxation. Plumbago aphylla est vendu sur le marché aux herbes médicinales d’Antananarivo, à Madagascar.

Propriétés

Le principe actif de Plumbago aphylla est une naphtoquinone, probablement la plumbagine. Les parties aériennes ont été testées positives pour alcaloïdes et saponines. Un extrait des parties aériennes s’est révélé actif contre les cercaires de Schistosoma mansoni.

Description

Arbuste élancé atteignant 1 m de haut, à racine pivotante ; tiges érigées ou ascendantes, peu ramifiées, glabres, à nombreuses côtes fines longitudinales, jaune-vert clair, formant des racines sur les nœuds. Feuilles alternes, simples et entières, disparaissant rapidement excepté sur les pousses stériles, seules les bases du pétiole restant sous forme d’écailles marron ; stipules absentes ; pétiole court, ailé ; limbe obovale, de 5–15 mm × 5–6(–10) mm, apex aigu, mucroné, coriace, glanduleux. Inflorescence : grappe terminale, quelquefois paniculée, de 2–6 cm de long, à nombreuses fleurs ; bractées ovales à lancéolées, petites, poilues à l’intérieur ; pédoncule de 7–15 cm de long, à poils blancs courts. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle jusqu’à 1 mm de long ; calice tubulaire, de 6–7(–9) mm × 3 mm, à 5 dents, légèrement strié, à glandes stipitées et à poils blancs courts ; tube de la corolle de 10–13 mm de long, lobes obovales, de 6 mm de long, mucronés, étalés ou non, blancs ; étamines libres, incluses ; ovaire supère, 1-loculaire, style filiforme, stigmate à 5 lobes. Fruit : capsule oblongue, membraneuse, atteignant 7 mm de long, enfermée dans le calice persistant, tardivement déhiscente, à 1 graine. Graines oblongues, d’environ 6 mm de long, légèrement aplaties, marron foncé ou noires.

Autres données botaniques

Le genre Plumbago comprend environ 25 espèces et est présent presque partout dans le monde. En Afrique tropicale, on en trouve environ 10 espèces.

Ecologie

Plumbago aphylla apparaît essentiellement le long des côtes sur les récifs coralliens où il est tributaire probablement du guano d’oiseau. On le trouve également sur les sols volcaniques.

Ressources génétiques

Plumbago aphylla se limite aux milieux côtiers à Madagascar et dans quelques autres îles de l’océan Indien et pourrait être menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Etant donné que les composés trouvés chez d’autres espèces de Plumbago sont intéressants d’un point de vue pharmacologique, il pourrait s’avérer utile d’approfondir les recherches menées sur les substances bio-actives de Plumbago aphylla.

Références principales

  • Debray, M., Jacquemin, H. & Razafindrambao, R., 1971. Contribution à l’inventaire des plantes médicinales de Madagascar. Travaux et Documents No 8. ORSTOM, Paris, France. 150 pp.
  • Gurib-Fakim, A. & Brendler, T., 2004. Medicinal and aromatic plants of Indian Ocean Islands: Madagascar, Comoros, Seychelles and Mascarenes. Medpharm, Stuttgart, Germany. 568 pp.
  • Peltier, M., 1981. Plumbaginaceae. Flore de Madagascar et des Comores, familles 162–163. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 15–24.
  • Wilmot-Dear, C.M., 1976. Plumbaginaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 12 pp.

Autres références

  • Fosberg, F.R., 1974. Miscellaneous notes on the flora of Aldabra and neighbouring islands: III. Kew Bulletin 29(2): 253–266.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Rakotozafy, J.C., 1997. Activité des extraits de Cedrelopsis grevei, Plumbago aphylla et de Zanthoxylum madagascariensis sur les cercaires de Schistosoma mansoni. Mémoire de DEA de pharmacologie, Département de Physiologie animale et de Pharmacologie, Faculté des Sciences, Université d’Antananarivo, Madagascar. 32 pp.
  • van Steenis, C.G.G.J., 1949. Plumbaginaceae. In: van Steenis, C.G.G.J. (General Editor). Flora Malesiana. Series 1. Vol. 4. Noordhoff-Kolff N.V., Djakarta, Indonesia. pp. 107–112.
  • Wood, D., 1970. Tropical African Plants 30. Plumbaginaceae. Plumbago aphylla. Kew Bulletin 24(2): 351.

Auteur(s)

  • A. de Ruijter, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

de Ruijter, A., 2006. Plumbago aphylla Bojer ex Boiss. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.


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