Pithecellobium dulce (Rollet, Antilles)

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Pithecellobium unguis-cati
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Prosopis pallida


[448]

Note : Pithecellobium dulce (Roxb.) Benth. est un arbre dépassant 15 m de haut et 60 cm de diamètre, introduit du Mexique largement introduit et naturalisé dans les Grandes Antilles et dans tous les Tropiques. Très cultivé dans les Petites Antilles (Guadeloupe, Martinique, St Vincent).

Ornemental. L’arille du fruit est comestible (FOUQUÉ). Bois brun clair dur, lourd ; bois de feu, charbon, poteaux, fourrage ; teinture jaune ; tannin.


[espèce traitée aussi à Fabacées introduites]

[473]

Pithecellobium dulce (Roxb.) Benth.

Noms vernaculaires : Black bead.

Origines : Amérique tropicale, du Mexique à la Colombie et au Vénézuéla. Introduit dans les Grandes et Petites Antilles. Cultivé çà et là et naturalisé. Ressemble beaucoup à P. unguis-cati : cette dernière espèce glabre et avec de grandes épines stipulaires ; P. dulce est tomenteux sur les inflorescences, et inerme ou avec des épines plus courtes. Espèce presque sempervirente, c’est-à-dire que les feuilles tombent toutes quand les nouvelles apparaissent. Feuilles biparipennées à 4 folioles seulement, rhombiques, falciformes. Feuilles groupées à la base de l’axe fertile. Fleurs : inflorescence longue, flexueuse, pendante, en toute saison. Etamines blanc jaunâtre. Fruit déhiscent, tirebouchonné (comme Adenanthera) ; graine noire, arille blanc ou rose. Arbre d’alignement et d’ornement.

Bibliographie : LITTLE & WADSWORTH 1964, Pl. ; PENNINGTON & SARUKHAN 1968, Pl. ; LIOGIER 1985 ; HOYOS 1983, Pl. coul.

Anatomie du bois

Pithecellobium dulce : coupe transversale (en haut à gauche), coupe tangentielle (en haut à droite), coupe radiale (en bas) (P. Détienne & P. Jacquet)

Pithecellobium dulce, Pithecellobium unguis-cati :

  • Bois parfait brun rose à brun rouge, différencié de l’aubier blanc grisâtre ou jaunâtre, dur et lourd (0,90-1,00 g/cm3), à grain fin, maille imperceptible, fil parfois sinueux.
  • Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3, au nombre de 15 à 20 par mm2, peu ou pas distincts à l’œil nu (diamètre moyen de 70 à 100 μm). Perforations des éléments vasculaires uniques ; ponctuations intervasculaires ornées, de 6 ou 7 μm de diamètre.
  • Parenchyme en lignes terminales, associé aux pores en manchon parfois anastomosé entre pores voisins, et en cellules isolées cristallifères. Files de cellules composées de 2 ou 3 éléments en général dont certains recloisonnés et cristallifères.
  • Rayons 1- ou 1- et 2-sériés, au nombre de 9 à 13 par mm, de structure homogène. Ponctuations radiovasculaires identiques en taille aux intervasculaires.
  • Fibres à ponctuations simples.