Phyllanthus urinaria (PROTA)

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Phyllanthus urinaria L.


Protologue: Sp. pl. 2: 982 (1753).
Famille: Euphorbiaceae (APG: Phyllanthaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 26, 48, 52

Noms vernaculaires

  • Kikilé, petit tamarin rouge, curanellie rouge, urinaire de Malabar (Fr).
  • Common leaf-flower, shatterstone, chamber bitter (En).

Origine et répartition géographique

Probablement originaire d’Asie, Phyllanthus urinaria s’est répandu comme adventice dans les régions tropicales. Il est également présent en Afrique tropicale et sur les îles de l’océan Indien, mais il n’y est pas commun.

Usages

Le jus de rameaux feuillés ou la décoction de rameaux se boit en Côte d’Ivoire et en R.D. du Congo pour traiter les douleurs au flanc. En Côte d’Ivoire et au Nigeria, une pâte de feuilles fraîches broyées et de kaolin dans de l’eau se boit et s’applique sur le corps pour traiter les convulsions, la colique, la constipation et l’incontinence urinaire. Au Nigeria, on traite le mal d’oreille en buvant de la décoction de plante ou en instillant de la cendre de plante mélangée à de l’eau en gouttes dans l’oreille. Les feuilles amères se consomment pour traiter le hoquet et la toux. En R.D. du Congo, la décoction de jeunes pousses ou de racines se prend pour traiter la dysenterie, le paludisme et la fièvre typhoïde. La décoction de plante entière se prend pour combattre la jaunisse et la gonorrhée, et en application locale on en fait des cataplasmes pour traiter les problèmes de peau comme les ulcères, les plaies, les enflures et les démangeaisons. A Madagascar, à la Réunion et à Maurice, la décoction de plante se boit comme diurétique et purgatif pour traiter la diarrhée, la miction douloureuse, la syphilis et les affections hépatiques, ainsi que pour ses vertus fébrifuges. A Madagascar, l’infusion de tige ou de feuilles se prend pour soigner l’asthme et la bronchite, et en application externe, elle sert à traiter les parasitoses cutanées. Sur l’île Rodrigues, l’infusion de feuilles se prend pour traiter la toux.

Dans le monde entier, Phyllanthus urinaria est utilisé pour ses vertus diurétiques et purgatives dans le traitement de toutes sortes d’affections urogénitales, de diarrhée et du diabète, ainsi que comme tonique amer et comme fébrifuge, y compris contre le paludisme. En Asie, l’usage des extraits contre les infections à l’hépatite B est répandu. En usage externe, des applications de parties végétales broyées ou de l’infusion servent à traiter les ulcères, les plaies et les tumeurs. En Inde, la plante broyée est utilisée comme poison de pêche.

Production et commerce international

Des parties séchées ou des extraits de Phyllanthus urinaria sont vendus sur Internet. Les plantes séchées se vendent à US$ 70 (2,3 kg) jusqu’à US$ 1100 (22,7 kg), les graines à US$ 3 (60 graines) jusqu’à US$ 40 (1000 graines).

Propriétés

La composition chimique et la pharmacologie de Phyllanthus urinaria a fait l’objet de nombreuses études. Les composés chimiques suivants ont été découverts : des lignanes (par ex. phyllanthine, phyltétraline, hypophyllanthine, urinatétraline, dextrobuschernine, 5-déméthyoxynirathine et urinaligrane), des ellagitanins (par ex. corilagine, géraniine, hippomanine A, phyllanthusine F et G, répandinine B et phyllanthusiine U), des terpénoïdes (par ex. β-amyrine, acétate de lupéol et β-sitostérol), des flavonoïdes (quercétine, astragaline, quercitrine, rhamnocitrine, isoquercitrine, kaempférol, daucostérol, triacontanol et rutine), des composés phénoliques (par ex. acide caféique, acide ellagique, acide gallique, méthylester de l’acide déhydrochébulique, méthyl brévifolincarboxylate, acide hexacosanoïque, brévifoline, acide carboxylique de brévifoline, pyrogallol, n-octadécane, méthylgallate, triméthyl-3,4-déhydrochébulate, 1,3,4,6-tétra-O-galloyl-β-d-glucose) et des cires (méthylester d’acide montanoïque, triacontanol).

D’après les recherches, Phyllanthus urinaria inhibe l’ADN polymérase du virus de l’hépatite B in vitro et d’autres virus à ADN de l’hépatite, comme le virus de l’hépatite de la marmotte. Les extraits aqueux ont d’importants effets antiviraux et un effet protecteur sur les cellules du foie. On a observé que l’acide ellagique isolé de la plante manifestait une activité antihépatotoxique significative. Le triacontanol a des propriétés hépatoprotectrices, par ex. contre la cytotoxicité induite à la galactosamine sur les hépatocytes du rat. Un lignane, la phyllanthine, a démontré une activité de protection d’hépatocytes de rat contre une cytotoxicité induite au CCl4 et à la galactosamine. On a toutefois également signalé que la phyllanthine est toxique pour le système nerveux et le foie. Lors d’un essai en double aveugle de Phyllanthus urinaria avec un témoin placebo dans le traitement de l’hépatite B chronique, aucune réponse virologique ou biochimique retardée n’a été constatée à 24 semaines après l’arrêt du traitement. On a découvert qu’un extrait à l’acétone éliminait le virus de l’herpes simplex (HSV). Plusieurs composés bioactifs ont été isolés de l’extrait. L’hippomanine A et la géraniine n’ont inhibé que le HSV-2, et le 1,3,4,6-tétra-O-galloyl-β-d-glucose seulement le HSV-1. Des dérivés de la corilagine ont eu une activité inhibitrice contre l’ADN polymérase du virus d’Epstein-Barr.

Un extrait à l’eau de Phyllanthus urinaria a induit une apoptose et diminué de façon significative le nombre de cellules du carcinome pulmonaire de Lewis et des cellules de leucémie myéloïde humaine (cellules HL-60) avec effet dose-dépendant et durée-dépendant. L’effet cytotoxique était nul sur les cellules normales. L’administration par voie orale d’un extrait alcoolisé aqueux à des souris a entraîné une inhibition significative du développement de tumeurs, sans effets toxiques.

Un extrait de plante contenant de la corilagine a manifesté une importante activité anti-thrombose chez des rats avec effet dose-dépendant, qui s’explique par l’inhibition de l’adhérence entre plaquettes et neutrophiles. Contrairement à l’aspirine ou à l’urokinase, il n’a pas déclenché d’effet secondaire hémorragique sérieux. Toutefois la corilagine n’a eu aucune influence sur l’agglomération des plaquettes chez des lapins.

Un extrait au méthanol a eu une activité antioxydante significative in vitro. Une corrélation entre l’activité antioxydante et plusieurs composés phénoliques, ellagitanins et flavonoïdes, a été observée. Un effet cardioprotecteur in vitro d’extraits de Phyllanthus urinaria a également été constaté, ainsi que des effets antidiabétiques chez des rats atteints de diabète induit à la streptozotocine. Un extrait alcoolisé aqueux de tiges, de feuilles et de racines a provoqué des contractions de plus en plus fortes sur la trachée et la vessie urinaire de cobayes. Surtout en administration orale, il a également manifesté une puissante et durable activité antinociceptive sur plusieurs modèles algiques de souris. L’ester éthylique d’acide gallique, isolé des parties aériennes, a entraîné une nette antinociception systémique spinale et supraspinale à effet dose-dépendant chez des souris.

Un extrait aqueux a eu une activité antiplasmodium significative in vitro contre une souche résistante à la chloroquine de Plasmodium falciparum. La fraction au n-hexane d’un extrait alcoolisé aqueux de feuilles, de tiges et de racines a manifesté une activité antibactérienne contre Escherichia coli, Proteus vulgaris, Salmonella typhimurium, Shigella flexneri, Klebsiella pneumoniae, Vibrio parahaemolyticus et Staphylococcus aureus.

Des protocoles de culture de cal et de culture de racine ont été mis au point à l’aide d’explants de nœuds isolés, mais l’activité constatée avec les extraits de cal contre l’ADN polymérase et la transcriptase inverse virales était inférieure à celle des extraits obtenus à partir de plantes cultivées en plein champ. On a isolé du β-sitostérol, du glochidonol et du glochidone des extraits de cal.

Falsifications et succédanés

Phyllanthus urinaria a des usages médicinaux similaires à ceux de Phyllanthus amarus Schumach. & Thonn. et de Phyllanthus fraternus G.L.Webster.

Description

  • Plante herbacée monoïque, annuelle ou vivace à vie courte, érigée ou étalée, atteignant 60 cm de haut, rougeâtre ; rameaux de (3–)5–13 cm de long, aplatis, souvent légèrement ailés et à poils clairsemés.
  • Feuilles alternes, distiques et groupées le long des rameaux latéraux, simples, glabres, sessiles ; stipules ovales à lancéolées, longuement acuminées, celles des tiges principales pourvues d’oreillettes à la base ; limbe oblong à elliptique-oblong, de 7–12(–20) mm × 3–6(–9) mm, base cunéiforme à arrondie et légèrement inégale, apex arrondi, souvent pointu, bords finement dentés.
  • Fleurs 1–2 à l’aisselle des feuilles, fleurs mâles vers l’apex des rameaux, fleurs femelles dans la partie basale des rameaux, unisexuées, régulières, 6-mères ; pédicelle d’environ 1 mm de long ; fleurs mâles à lobes du périanthe obovales d’environ 1 mm de long, lobes du disque 6, étamines 3, filets soudés, anthères libres ; fleurs femelles à lobes du périanthe triangulaires-ovales d’environ 1 mm de long, disque en coupe, ovaire supère, ovoïde, verruqueux, 3-loculaire, styles soudés à la base en une plaque triangulaire, bifides à l’apex.
  • Fruit : capsule globuleuse de 2–2,5 mm de diamètre, habituellement verruqueuse, pendante, à 6 graines.
  • Graines d’environ 1 mm de long, à nettes crêtes transversales.

Autres données botaniques

Phyllanthus est un genre important comprenant environ 750 espèces dans les régions tropicales et subtropicales, avec environ 150 espèces en Afrique tropicale continentale et une soixantaine à Madagascar et sur les îles de l’océan Indien.

Phyllanthus urinaria est extrêmement variable. Plusieurs autres Phyllanthus spp. indigènes des îles de l’océan Indien ont des usages médicinaux semblables à ceux de Phyllanthus urinaria.

Phyllanthus lanceolatus et phillyreifolius

La décoction des rameaux feuillés de Phyllanthus lanceolatus Poir., espèce rare de l’île Maurice, et de Phyllanthus phillyreifolius Poir., espèce menacée d’extinction de la Réunion et de Maurice, se prend comme diurétique et pour traiter la diarrhée. La décoction de feuille ou d’écorce de tige se prend comme diurétique pour traiter les maladies vénériennes et les douleurs dues aux calculs rénaux.

Phyllanthus pervilleanus

L’infusion de jeunes feuilles de Phyllanthus pervilleanus (Bail.) Müll.Arg., espèce des Comores et de Madagascar, est créditée de puissantes vertus diurétiques.

Phyllanthus angavensis

Phyllanthus angavensis (Leandri) Leandri est présent dans le sud-ouest de Madagascar. La décoction d’écorce de tige se prend pour traiter la diarrhée persistante et la dysenterie amibienne.

Phyllanthus melleri

La décoction de racine de Phyllanthus melleri Müll.Arg., espèce du centre et de l’est de Madagascar, se boit pour traiter la fatigue, la diarrhée et la dysenterie amibienne. La poudre de racine ou les racines broyées s’appliquent sur les abcès et les ulcères. Les petits fruits sont comestibles et donnent une boisson alcoolisée de mauvaise qualité. Les racines produisent un colorant de qualité inférieure utilisé pour les paniers. Les rameaux sont employés en vannerie.

Phyllanthus mocquerysianus

La décoction de racine de Phyllanthus mocquerysianus A.DC. de l’est de Madagascar se boit pour traiter le paludisme.

Phyllanthus tenellus

Phyllanthus tenellus Roxb. se rencontre à l’état naturel en Tanzanie, au Mozambique, sur les îles de l’océan Indien et au Yémen et a été introduit dans plusieurs pays des régions tropicales de l’Ancien et du Nouveau Monde. A Madagascar, on soigne l’asthme, la bronchite et les parasitoses cutanées avec des préparations de feuilles et de tiges. L’extrait d’écorce se prend pour ses vertus astringentes et l’extrait de plante pour traiter la blenorragie. La décoction de plante entière est utilisée pour traiter la fièvre chez les enfants.

Croissance et développement

Le mode de ramification de Phyllanthus urinaria est “phyllanthoïde”, c’est-à-dire que les feuilles disposées en spirale des axes principaux sont fortement réduites à des “cataphylles” sous-tendant de petits rameaux caducifoliés à feuilles distiques, ces petits rameaux ressemblant alors à une feuille composée. La floraison et la fructification peuvent avoir lieu toute l’année s’il y a assez d’eau. Les graines sont disséminées par l’eau et les animaux.

Ecologie

Phyllanthus urinaria est une adventice commune des terrains vagues, des clairières, des jardins et des chemins, mais on le trouve également dans la forêt sempervirente. Il pousse sur des sols sableux bien drainés et fertiles, parfois sur le calcaire, souvent dans des endroits humides ou même marécageux, jusqu’à 1500 m d’altitude. Il préfère l’ensoleillement direct, mais peut pousser sous un ombrage partiel.

Multiplication et plantation

Phyllanthus urinaria produit des graines de façon prolifique. Les graines peuvent rester dormantes pendant une période prolongée. Elles germent massivement pendant la saison des pluies et les semis ont une croissance très rapide. Les graines ont besoin de lumière pour germer. A des températures de 25–35°C, des taux de germination jusqu’à 80% ont été observés, mais à 20°C ou 40°C la germination était médiocre. La germination des graines est également médiocre dans des conditions de stress hydrique. La stratification améliore la germination de manière significative.

Gestion

Dans des essais menés aux Etats-Unis, la fertilité et l’humidité du sol ont eu un impact sur la morphologie et le rendement de Phyllanthus urinaria : dans des conditions favorables, les plantes étaient plus ramifiées et le poids en matière sèche était plus élevé. En général, les différences de fertilité et d’humidité du sol n’ont pas affecté l’activité inhibitrice in vitro sur l’ADN polymérase du virus de la marmotte.

Phyllanthus urinaria montre une préférence marquée pour les sites calcaires des régions tropicales humides. En Chine, des sols sableux tièdes et bien drainés et une fertilisation avec du N et du K sont recommandés pour la culture.

Maladies et ravageurs

Dans les rizières indiennes, Phyllanthus urinaria est l’hôte du nématode à galles du riz (Meloidogyne graminicola).

Récolte

Phyllanthus urinaria se récolte en général dans la nature. La plante est souvent arrachée mais parfois on ne récolte que les parties aériennes.

Traitement après récolte

La récolte est habituellement lavée et utilisée fraîche, mais on peut également la faire sécher et la conserver dans un endroit sec en vue d’un usage ultérieur.

Ressources génétiques

Espèce adventice répandue, Phyllanthus urinaria n’est pas menacée d’érosion génétique.

Perspectives

Les recherches pharmacologiques sur Phyllanthus urinaria ont mis en évidence d’intéressantes activités, antitumorale, antivirale, antioxydante, antithrombotique et antinociceptive, et un approfondissement des recherches serait mérité. Par ailleurs la poursuite des recherches sur son agronomie et ses conditions de croissance pour une production optimale de composés actifs est justifiée.

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Sources de l'illustration

  • Radcliffe-Smith, A., 1986. Euphorbiaceae. In: Nasir, E. & Ali, S.I. (Editors). Flora of Pakistan No 172. National Herbarium, Pakistan Agricultural Research Council, Islamabad and Department of Botany, University of Karachi, Pakistan. 170 pp.

Auteur(s)

  • D.M. Mosango, c/o Laboratory of Natural Sciences, Lycée Français Jean Monnet de Bruxelles (LFB), Avenue du Lycée Français 9, 1180 Brussels, Belgium

Citation correcte de cet article

Mosango, D.M., 2008. Phyllanthus urinaria L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 8 août 2021.


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