Pericopsis elata (PROTA)

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Introduction
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Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, branche en fleurs ; 3, fruit ; 4, graine. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
port de l'arbre
base du fût
écorce
tranche
cime
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Pericopsis elata (Harms) Meeuwen


Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 32(2) : 216 (1962).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)

Synonymes

  • Afrormosia elata Harms (1913).

Noms vernaculaires

  • Afrormosia, assamela (Fr).
  • Afrormosia, African teak (En).
  • Afrormosia, assamela (Po).

Origine et répartition géographique

Pericopsis elata est présent depuis la Côte d’Ivoire jusqu’en Centrafrique et en R.D. du Congo. Il a été introduit dans l’ouest de l’Ouganda.

Usages

Le bois (noms commerciaux : afrormosia, assamela, kokrodua) est très apprécié sur le marché international, principalement pour le mobilier et les placages décoratifs, mais aussi pour les menuiseries intérieures et extérieures, les escaliers, la parqueterie et la construction navale. Il passe pour être un substitut du teck. Il convient également pour la construction lourde et légère, les traverses de chemin de fer, la charronnerie, les boiseries intérieures, les manches, les échelles, les outils agricoles, les articles de sport, les instruments de musique, les jouets, les articles de fantaisie, la caisserie, la sculpture, le tournage et les égouttoirs.

En médecine traditionnelle au Congo, on frictionne des scarifications de pâte d’écorce en guise d’antalgique.

Production et commerce international

L’exploitation de Pericopsis elata destinée au commerce international a débuté en 1948 au Ghana, suivi de près par la Côte d’Ivoire. Le bois a été un article d’exportation important pour le Ghana, mais la surexploitation a considérablement réduit le nombre d’arbres exploitables. En 1966, le Ghana exportait 8600 m³ de grumes et 19 600 m³ de sciages, contre seulement 150 m³ de grumes en 2001. La même année, la Côte d’Ivoire était le principal exportateur avec 68 000 m³ de grumes et 15 000 m³ de sciages. Dernièrement, c’est au tour du Cameroun, du Congo et de la R.D. du Congo d’être passés en tête, la Côte d’Ivoire et le Ghana n’exportant que de faibles volumes. En effet, le Cameroun a exporté 13 000 m³ de sciages en 2003, 7500 m³ en 2004 et 6200 m³ en 2006. Le Congo, quant à lui, a exporté 3000 m³ de sciages de Pericopsis elata en 2003 au prix moyen de US$ 371/m³, et en 2004 le volume exporté a atteint 5000 m³ au prix moyen de US$ 324/m³. Pericopsis elata compte au nombre des quatre principales essences à bois d’œuvre du Congo.

Propriétés

Le bois de cœur est brun jaunâtre à brun verdâtre avec des bandes plus foncées, assez nettement distinct de l’aubier de couleur jaune-brun pâle, et d’une largeur de 3 cm. Le fil est droit, parfois contrefil, le grain est moyennement fin. Les surfaces sciées sur quartier sont marbrées. Le bois ressemble à celui du teck, sans pour autant en avoir le grain huileux.

Le bois est modérément lourd, avec une densité de (620–)700–800 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche à l’air lentement avec peu d’altération et peut donner de bons résultats en séchoir si l’on utilise des programmes doux. Les taux de retrait sont modérés : de l’état vert à anhydre ils sont de 3,0–3,7% dans le sens radial et de 5,8–7,0% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est très stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 93–155 N/mm², le module d’élasticité de 9450–13 300 N/mm², la compression axiale de 63–71 N/mm², le cisaillement de 9–16 N/mm², le fendage de 17–24 N/mm et la dureté Janka de flanc de 6940–7115 N.

Le bois se scie et se travaille bien tant à la main qu’à la machine. Néanmoins, le désaffûtage des outils étant assez important, l’emploi de lames de scies stellitées et d’outils tranchants au carbure de tungstène est recommandé. On obtient un fini bien lisse et d’habitude le bois se rabote bien, malgré parfois un léger peluchage dû à la présence de contrefil ; un angle de coupe de 20° est préconisé. Il se polit de manière satisfaisante, même si l’emploi d’un enduit bouche-pores est recommandé. Le bois est sujet aux fentes lors du clouage, mais il tient bien les clous et les vis ; les avant-trous sont conseillés. Le collage ne pose pas de problèmes lorsqu’il est effectué avec minutie en évitant les taches. Les caractéristiques de cintrage sont modérées. Le bois doit être traité à la vapeur correctement pour la production de placages. Il se tourne bien.

C’est un bois très durable qui cependant peut être de temps à autre attaqué par les térébrants marins. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation par les produits de conservation, l’aubier est relativement perméable. La sciure peut provoquer une irritation du nez, de la gorge et des yeux. En conditions humides, la couleur du bois fonce souvent au contact du fer.

Des extraits au méthanol des feuilles ont montré in vitro une activité antiplasmodium modérée contre des souches de Plasmodium falciparum multi-résistantes. Le bois contient des dérivés du stilbène ayant des propriétés antibiotiques, antipaludiques et modératrices de la glycémie. Ils jouent également un rôle dans le processus de coloration du bois.

Description

  • Arbre de taille moyenne à grande atteignant 45(–50) m de haut ; fût dépourvu de branches jusqu’à une hauteur de 30(–35) m, rectiligne et cylindrique, parfois tortueux, jusqu’à 130(–150) cm de diamètre, souvent avec des contreforts bas et obtus ; surface de l’écorce crème ou grisâtre, s’écaillant en fins morceaux laissant des taches rouge-brun, écorce interne jaunâtre, fonçant à l’orange sale ; cime aplatie, à branches massives, étalées ; rameaux pendants, glabres.
  • Feuilles alternes, composées imparipennées à (5–)7–9(–11) folioles ; stipules linéaires, d’environ 7 mm de long, caduques ; pétiole et rachis mesurant ensemble 7–20 cm de long, légèrement sillonnés sur la face supérieure ; stipelles filiformes, de 2–5 mm de long, persistantes ; pétiolules de 3–7 mm de long ; folioles alternes, elliptiques à ovales-elliptiques, de 3–8 cm × 1,5–3,5 cm, la terminale plus grande, légèrement cunéiformes à arrondies à la base, courtement acuminées à l’apex, glabres, pennatinervées à 5–11 paires de fines nervures.
  • Inflorescence : panicule mince, retombante, atteignant 12 cm de long à l’extrémité d’une pousse, à pubescence clairsemée ; bractées jusqu’à 4 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, papilionacées, blanches à crème ou verdâtres ; pédicelle de 5–9 mm de long, mince ; calice campanulé, de 6–12 mm de long, à grands lobes triangulaires, finement poilus ; corolle à étendard presque circulaire de 11–13 mm de diamètre, à onglet, pétales des ailes et de la carène d’environ 15 mm de long ; étamines 10, libres, de 9–19 mm de long, glabres ; ovaire supère, aplati, de 5–6 mm de long, pubescent, style mince, recourbé.
  • Fruit : gousse oblongue-linéaire, aplatie de 7–17 cm × 2,5–3 cm, brièvement stipitée, vaguement ailée sur les bords, brune, lisse, à nervures réticulées, indéhiscente, contenant 1–4 graines.
  • Graines discoïdes, de 12–15 mm de diamètre, brunes.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 1–2 cm de long, épicotyle de 4–5 cm de long ; cotylédons ovales, d’environ 12 mm de long, légèrement charnus ; 2 premières feuilles opposées, simples, les suivantes alternes et 3-foliolées.

Autres données botaniques

Le genre Pericopsis comprend 4 espèces, dont 3 se trouvent en Afrique tropicale et 1 en Asie tropicale. Cette dernière, Pericopsis mooniana (Thwaites) Thwaites, a fait l’objet d’une exploitation intense pour son bois d’œuvre prisé en Asie du Sud-Est, mais ses peuplements ont été épuisés dans de nombreuses régions.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; (25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm)) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : (76 : parenchyme axial en cellules isolées) ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; (80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré) ; (81 : parenchyme axial en losange) ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 84 : parenchyme axial paratrachéal unilatéral ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Structure étagées : 118 : tous les rayons étagés ; 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

La croissance initiale peut être rapide lorsque les conditions sont bonnes : les jeunes arbres atteignent 8 m de haut et 9 cm de diamètre de fût au bout de 7 ans et 26 m de haut au bout de 16 ans. Des essais de plantation menés en Côte d’Ivoire ont fait ressortir des taux de croissance allant jusqu’à 20 cm de diamètre de fût en l’espace de 20 ans. Les gaules ont tendance à avoir un port étalé, buissonnant. Au Ghana, les arbres fleurissent en avril–mai et donnent des fruits en août–novembre. Les semis se trouvent généralement à proximité des arbres-mères, dans un rayon de 35 m, ce qui laisse penser que les gousses indéhiscentes sont dispersées uniquement sur de faibles distances, même si parfois elles peuvent l’être sur de plus longues, sous l’effet de vents puissants. Les nodules des racines contiennent des bactéries qui fixent l’azote.

Ecologie

Pericopsis elata est caractéristique de la forêt semi-décidue, en particulier dans les endroits marécageux, plats et perturbés. Il est présent dans des régions où la pluviométrie annuelle est de 1000–1500 mm.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est de 200–450 g. La production de graines a beau être souvent abondante, on a maintes fois évoqué l’absence de régénération naturelle. Les graines de Pericopsis elata germent rapidement, en l’espace d’environ 8 jours, que ce soit à l’ombre épaisse ou dans les petites clairières de la forêt ; pourtant, les jeunes plants ne survivent que dans les trouées de la forêt et meurent dans l’ombre épaisse. En plein soleil, le taux de germination est très faible, seulement près de 5%. On a constaté que les meilleurs endroits pour la croissance des jeunes plants sont ceux où ils sont exposés au soleil du matin mais où ils sont abrités du soleil direct de midi. Les semis tolèrent remarquablement bien la sécheresse à tel point qu’on peut les trouver tant sur des sols de forêts humides que secs. Des essais de semis ont démontré que les jeunes plants poussent mieux lorsque les graines sont recouvertes de 1,5 cm de terre. Lors d’essais, la multiplication par boutures de tiges a donné de bons résultats.

Gestion

Lors d’un essai en pépinière mené au Ghana, l’apport d’engrais NPK a eu des effets positifs sur la croissance des semis, le substrat (du compost pur ou un mélange de 50% de compost et de 50% de sable) n’ayant quant à lui aucune incidence sur la croissance. Au Ghana et en R.D. du Congo, Pericopsis elata a fait ses preuves dans des plantations d’enrichissement à petite échelle (plantations en ligne et par groupes) de même que dans des systèmes de taungya et de plantations pures. Pour les arbres de forêt naturelle, le diamètre minimal d’abattage est de 50 cm en Côte d’Ivoire, de 60 cm en R.D. du Congo, de 100 cm au Cameroun et de 110 cm au Ghana.

Maladies et ravageurs

On a constaté que les larves de la pyrale Lamprosema lateritialis sont un ravageur des semis et des jeunes arbres. Les effets de la défoliation provoquée par cet insecte peuvent être graves car ils peuvent entraîner un taux élevé de mortalité chez les jeunes plants. Dans certains endroits du Ghana, le champignon Beauveria bassiana a bien été identifié comme étant un ennemi naturel de Lamprosema lateritialis.

Récolte

Au Ghana, la limite minimale d’abattage est de 110 cm de diamètre pour Pericopsis elata, mais même dans ce cas l’abattage n’est autorisé que si l’on détient un permis. Au Cameroun, la limite minimale du diamètre pour Pericopsis elata est de 100 cm, mais on a recommandé de la réduire à 80 cm pour limiter la pression qui s’exerce sur les classes de diamètre inférieur, qui sont coupées sans discrimination et en toute illégalité en raison de l’absence d’arbres ayant un diamètre de fût supérieur à 100 cm. Au Congo, la limite minimale de diamètre exploitable est fixée à 60 cm.

Traitement après récolte

Dans plusieurs pays (Ghana, Nigeria, Cameroun), l’exportation de grumes a été interdite, et celles-ci sont transformées dans le pays de production. Au Cameroun, la parqueterie est un produit d’exportation non négligeable.

Ressources génétiques

Pericopsis elata est classé comme en danger dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN comme conséquence de la perte et de la dégradation de son milieu et de l’exploitation en cours. Il figure dans l’Annexe II de la CITES car il risque d’être menacé d’extinction, à moins que son commerce ne fasse l’objet d’une étroite surveillance. Le commerce international de ce bois pourrait être autorisé grâce à l’octroi d’un permis d’exportation délivré dans le pays de production. En Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria, Pericopsis elata est sérieusement menacé tant par la fragmentation de la forêt que par les coupes sélectives, et au Cameroun par l’exploitation illégale. Les plus grands peuplements qui subsistent à l’heure actuelle se situent au nord du Congo et au nord de la R.D. du Congo, alors que l’on ne sait rien sur la place qu’occupe Pericopsis elata en Centrafrique.

Sélection

Un travail de sélection améliorante destiné à l’expansion des plantations a été mis en place au Ghana.

Perspectives

Pericopsis elata produit l’un des plus prestigieux bois d’œuvre d’Afrique tropicale. Si l’exploitation sélective menée sur une grande échelle a porté un coup fatal aux peuplements, ceux qui restent parmi les plus importants sont toujours soumis à une forte pression. Même si la situation critique de Pericopsis elata a été reconnue, puisqu’il figure désormais sur les listes internationales et nationales d’espèces menacées, la protection dont il bénéficie ne suffit pas. En effet, on sait encore trop peu de choses sur les taux de croissance, les techniques de multiplication et les modes de conduite qui permettraient de mettre au point des modèles d’exploitation durable. Des recherches approfondies s’imposent avant que l’on ne prenne des mesures autorisant l’exploitation durable de cette espèce et sans que ne plane une menace d’extinction. Non seulement les rythmes de croissance semblent être trop lents pour que l’on puisse mettre en place des plantations de bois d’œuvre économiquement viables, mais encore seul est très apprécié le bois de cœur, et la vente de bois au début d’un cycle de rotation n’est pas intéressante car il s’agit alors essentiellement d’aubier. Au Ghana, il a été convenu qu’à l’avenir toute tentative visant à mettre en place des plantations de Pericopsis elata devait s’attaquer au problème de la défoliation causée par Lamprosema lateritialis. Aussi, semble-t-il, la seule et unique façon de sauver l’avenir de cette précieuse essence africaine est de développer son exploitation durable dans la forêt naturelle, au prix de très longues révolutions et donc de niveaux de production très faibles.

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Sources de l'illustration

  • Tailfer, Y., 1989. La forêt dense d’Afrique centrale. Identification pratique des principaux arbres. Tome 2. CTA, Wageningen, Pays Bas. pp. 465–1271.
  • Toussaint, L., Wilczek, R., Gillett, J.B. & Boutique, R., 1953. Papilionaceae (première partie). In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 4. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. 314 pp.

Auteur(s)

  • L.C.N. Anglaaere, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Anglaaere, L.C.N., 2008. Pericopsis elata (Harms) Meeuwen. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 9 février 2019.


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