Pentadiplandra brazzeana (PROTA)

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Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Pentadiplandra brazzeana Baill.


Protologue: Bull. Mens. Soc. Linn. Paris 1: 611 (1886).
Famille: Pentadiplandraceae

Noms vernaculaires

  • l’Oubli (Fr).

Origine et répartition géographique

Pentadiplandra brazzeana se rencontre depuis le Nigeria jusqu’en Centrafrique et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo et en Angola.

Usages

Les racines ont un goût de raifort et sont employées dans toute l’Afrique centrale pour traiter divers problèmes liés à la naissance. L’écorce de racine compte parmi les 20 composantes au moins de la sauce jaune, gluante (“nkui”) des Bamilékés du Cameroun, que l’on donne aux mères qui viennent d’accoucher afin de stimuler la lactation. Chez les Mézimés du Cameroun, la décoction de racines est administrée par voie orale ou en lavement pour aider à l’expulsion du placenta; elle aide aussi à soulager la douleur causée par une hernie. En Centrafrique, la décoction de tubercule est réputée prévenir les hémorragies post-partum. Avec les racines fraîches réduites en pulpe, ou les racines sèches pilées et additionnées d’huile de palme, on confectionne un onguent qui, appliqué localement, prévient les infections ombilicales du nouveau-né. La plante étant vésicante, la durée du traitement doit être limitée pour éviter tout risque de vésication.

L’écorce de racine ou les racines écrasées sont appliquées ou bien consommées en infusion pour soulager les douleurs de poitrine, les maux de dents, les lumbagos, les rhumatismes et les hémorroïdes. L’écorce de racine séchée et réduite en poudre est appliquée sur des scarifications dans le traitement des douleurs intercostales et abdominales. Au Nigeria, les racines pilées servent à traiter plusieurs infections cutanées et dans le sud-ouest du Cameroun, la décoction de feuilles est employée pour laver la peau en cas de gale. Au Cameroun et en R.D. du Congo, les racines macérées, employées seules ou mélangées à d’autres ingrédients, sont prescrites par voie orale ou en lavement contre le paludisme. Au Cameroun, les Mézimés boivent une décoction d’écorce de racine comme aphrodisiaque. En Centrafrique, on ajoute du piment à des racines macérées pour préparer une boisson qui calme la toux. Au Congo, les racines réduites en pulpe sont utilisées en externe contre les démangeaisons, comme antiseptique, et pour soigner les blessures, les plaies, les ulcères et les furoncles. La décoction de l’écorce mélangée à l’écorce et aux racines d’autres plantes se prend en cas de rigidité ou de faiblesse des membres et du dos. Les racines et les tubercules sont aussi fréquemment employés pour soigner les problèmes intestinaux comme la dysenterie ou la colique, ainsi que l’urétrite, la gonorrhée et autres infections urogénitales. Les Monzombos du Cameroun boivent la décoction de tubercule, ainsi que le jus des racines macérées, mélangé avec des feuilles pilées comme anthelminthique. Les racines de Pentadiplandra brazzeana ont également des propriétés laxatives, purgatives et cathartiques, et sont appliquées sur l’abdomen contre l’œdème. La décoction de racine se prend en cas de pneumonie et de bronchite grave, mais on évite d’en prescrire aux femmes enceintes à cause du risque de fausse couche. On peut même y avoir recours pour provoquer l’avortement. Additionnée de feuilles de Kalanchoe crenata (Andrews) Haw., une préparation à base de racine s’emploie en instillation nasale pour stopper les crises d’épilepsie.

Les racines sentent l’aspirine et on les suspend au-dessus de l’entrée des maisons ou on les met sous les combles pour en éloigner les serpents.

La pulpe du fruit, rouge, est consommée en amuse-gueule, ou bien elle sert parfois à sucrer la bouillie de maïs. La brazzéine, protéine extraite à l’origine de la pulpe du fruit, est actuellement transformée en édulcorant pauvre en calories destiné à l’industrie alimentaire. L’écorce de racine réduite en poudre serait l’un des ingrédients du “whisky africain en sachets”, bon marché mais dangereux. Le fruit sert de poison de pêche. La racine serait consommée de temps à autre comme légume.

Production et commerce international

L’intérêt commercial pour la brazzéine est fort. La technologie qui permet d’extraire la protéine de la pulpe du fruit de même que les technologies destinées à produire de la brazzéine en transférant le gène codant pour la brazzéine à d’autres organismes ont été brevetées, sans l’intention d’en partager les bénéfices.

Les racines de Pentadiplandra brazzeana sont vendues à des fins médicinales sur les marchés locaux. En 2006, des fragments de racines d’environ 15 cm de long étaient vendus sur les principaux marchés de la R.D. du Congo à US$ 0,22–0,45. Des racines séchées sont également vendues sur Internet. Une société camerounaise commercialise un sirop à base de racine dans le bassin du fleuve Congo.

Propriétés

Une protéine brute très sucrée, la pentadine, a été isolée dans les fruits; dans les années 1990, la protéine purifiée a été isolée et appelée brazzéine. Son profil temporel est très proche de celui du saccharose, mais avec une apparition plus tardive du goût et un prolongement plus marqué. Elle est très thermostable et son profil sucrant ne diminue pas après une incubation de 4 heures à 100°C. Elle est également stable par rapport à une large gamme de pH et constitue la protéine sucrante la plus hydrosoluble découverte à ce jour. La brazzéine serait entre 500 et 2000 fois plus sucrée que le saccharose selon l’étalonnage utilisé. Toutefois, au début de l’année 2008, la brazzéine n’avait toujours pas obtenu le statut GRAS (“généralement reconnu inoffensif”) aux Etats-Unis ni la permission d’utilisation dans les aliments au sein de l’Union européenne. Le gène de la brazzéine a été transféré aux bactéries Escherichia coli et Lactococcus lactis et au maïs. Des systèmes de production bactérienne ont été mis au point pour la brazzéine. On a découvert des mutants et des sections de brazzéine qui seraient plus sucrés que la protéine naturelle.

Des analyses phytochimiques de la racine ont permis d’isoler des dérivés de l’urée dont des composés sulfurés. Des carbamates (les thio-urétanes), le méthyl N-benzylthiocarbamate, le méthyl N-méthoxybenzylthiocarbamate et l’éthyl N-méthoxybenzylthiocarbamate, ont montré des propriétés antibactériennes in vitro contre Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae et Pseudomonas aeruginosa, et contre la levure Candida albicans. Parmi les autres composés isolés, on trouve l’isopropyl N-méthoxybenzylthiocarbamate, la dibenzylurée, la dibenzylthio-urée et des dérivés méthylés. La racine est également riche en glucosinolates et permettrait de revitaliser le collagène et de restaurer la tonicité de la peau.

Des extraits bruts de tubercules ont fait ressortir une activité antiplasmodium moyennement forte in vitro, mais qui n’était pas aussi efficace que la chloroquine. Un extrait aqueux de la racine administré à des rats a augmenté le poids de leurs testicules et de leur prostate ainsi que leur taux de testostérone.

Falsifications et succédanés

Si la brazzéine ou l’un quelconque de ses dérivés est accepté comme édulcorant dans l’industrie alimentaire, ils se retrouveront en concurrence non seulement avec d’autres édulcorants protéinés et non protéinés mais aussi avec des sucres.

Description

Arbuste monoïque atteignant 5 m de haut ou liane jusqu’à 20 m de long; système racinaire : complexe ramifié formé de racines renflées chez les arbustes, ou gros tubercule charnu chez les lianes, branches glabres. Feuilles alternes, simples et entières; stipules absentes; pétiole de 0,5–1 cm de long; limbe elliptique à oblancéolé, de 5–15 cm × 1,5–5 cm, base cunéiforme, apex acuminé, glabre, surface supérieure vert foncé terne ou brillante, surface inférieure vert foncé terne, pennatinervé à 5–11 paires de nervures latérales. Inflorescence: grappe axillaire ou terminale; pédoncule atteignant 16 cm de long. Fleurs unisexuées ou bisexuées, régulières, 5-mères; pédicelle de 1–2 cm de long; sépales libres, elliptiques à lancéolés, de 0,5–1 cm de long, verts à bord mauve; pétales libres, lancéolés à oblancéolés, de 2–2,5 cm de long, à base élargie et à écaille bien visible, apex aigu, blancs à jaunâtres; androgynophore présent, robuste; étamines 10–13, libres, filets d’environ 6 mm de long, minces, chez les fleurs femelles rudimentaires; ovaire supère, 4–5-loculaire, style court, à stigmate 5-lobé, ovaire rudimentaire chez les fleurs mâles. Fruit: baie globuleuse de 3,5–5 cm de diamètre, rouge ou gris marbré, pulpe rose, contenant de nombreuses graines. Graines réniformes.

Autres données botaniques

Le genre Pentadiplandra est monotypique, et c’est aussi le seul genre de la famille des Pentadiplandraceae. Selon les dernières analyses de développement floral et d’anatomie, Pentadiplandra représente un genre relicte dans une famille séparée à la base de l’évolution des Brassicales, et ayant une forte affinité avec le genre américain Tovaria (Tovariaceae). Il est également très différent du point de vue de sa chimiotaxinomie.

Croissance et développement

Quand il est un arbuste, Pentadiplandra brazzeana a un système racinaire étendu et ramifié; quand il est une liane, il n’a qu’un seul tubercule charnu. La floraison débute en janvier et continue pendant plusieurs mois; la production de fruits est faible et s’étale jusqu’au mois de septembre. Les plantes arbustives semblent avoir une saison de fructification plus courte mais plus condensée, avec un maximum en juin–juillet. Les fruits qui ne sont pas consommés pourrissent sur la plante, sans tomber. Ils servent de sites de nidification temporaires aux fourmis arboricoles.

Ecologie

Pentadiplandra brazzeana est commun dans les forêts primaires d’altitude dominées par Scorodophleus zenkeri Harms, et se rencontre aussi couramment en bord de rivières et en forêt secondaire. Au Cameroun, la plante est surtout présente en lisière de forêts, au bord de la savane. Elle n’est grégaire nulle part.

Multiplication et plantation

La dispersion des graines est facilitée par le contraste entre d’une part le goût très sucré de la pulpe du fruit et d’autre part l’amertume désagréable des graines, qui fait que les consommateurs les recrachent. Dans les milieux naturels, ce sont les écureuils, les singes et les primates qui contribuent à la dispersion des graines; en revanche, à proximité des habitations, ce sont les enfants qui les dispersent habituellement dans les milieux secondaires.

La multiplication végétative naturelle à partir de tronçons de tubercules semble peu probable car les tubercules et les racines sont enfoncés trop profondément, mais elle est indirectement encouragée par la récolte de racines et de tubercules à des fins médicinales.

Récolte

Les tubercules, les racines, les feuilles et les fruits sont récoltés dans la nature. La récolte de racines et de tubercules risque souvent de détruire la plante.

Traitement après récolte

On suce la couche sucrée de la pulpe qui enrobe les graines fraîches. Les racines et les tubercules sont séchés avant d’être commercialisés, mais sur place ils sont employés frais immédiatement après la récolte.

Ressources génétiques

Pentadiplandra brazzeana est répandu et commun, également en forêt secondaire. Bien que la récolte à des fins médicinales provoque souvent la destruction de la plante, rien ne laisse supposer que l’espèce soit menacée d’érosion génétique. On ne connaît aucune collection de resssources génétiques, qui permettrait par exemple de conserver la variabilité de la teneur ou de la composition de la brazzéine.

Perspectives

Les perspectives qui s’ouvrent à la production de protéine sucrante ont complètement éclipsé les nombreux usages médicinaux qui sont faits des racines et des tubercules de Pentadiplandra brazzeana, ce qui signifie qu’il faut continuer d’explorer ses propriétés pharmacologiques.

Enfin, les brevets ont des répercussions problématiques puisqu’ils ignorent toute possibilité de partage de bénéfices avec les populations d’Afrique de l’Ouest et centrale qui utilisent ces fruits pour leur goût sucré depuis des siècles.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Villiers, J.-F., 1973. Pentadiplandraceae. Flore du Cameroun. Volume 15. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 163–167.

Auteur(s)

  • E. Dounias, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Center for Evolutionary and Functional Ecology (CEFE-CNRS), 1919, route de Mende, 34293 Montpellier cedex 5, France

Citation correcte de cet article

Dounias, E., 2008. Pentadiplandra brazzeana Baill. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 11 février 2019.


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