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Operculina turpethum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Operculina turpethum (L.) J.Silva Manso


répartition en Afrique (naturalisé)
1, tige en fleurs ; 2, fruit. Source: PROSEA

Protologue : Enum. subst. braz. 16 (1836).

Famille : Convolvulaceae

Nombre de chromosomes : 2n = 30

Synonymes

  • Ipomoea turpethum (L.) R.Br. (1810),
  • Merremia turpethum (L.) Rendle (1905).

Noms vernaculaires

  • Liane blanche, jalap, turbith (Fr).
  • Indian jalap, transparent woodrose, paper rose, St. Thomas lidpod, ventricose morning glory (En).
  • Turbito vegetal (Po).

Origine et répartition géographique

Operculina turpethum se rencontre à l’état sauvage en Asie tropicale et tempérée chaude, et s’est naturalisé – il y a peut-être longtemps – dans certaines zones de l’Afrique, en Australie et aux îles du Pacifique. Il a été introduit plus récemment aux Amériques où il s’est naturalisé. En Afrique, on l’a observé en Somalie, au Kenya, en Tanzanie, au Zimbabwe, en Mozambique, aux Comores, à Madagascar et à Maurice. Sa culture est concentrée en Asie australe.

Usages

En Tanzanie, la décoction du rhizome et des feuilles se boit en purgatif et pour se débarrasser de l’ankylostome. La décoction du rhizome se prend aussi pour faciliter l’accouchement. A Maurice, la décoction des feuilles se boit en purgatif.

Operculina turpethum est une plante médicinale importante en Asie. Dans les systèmes de médecine ayurvédique et unani, dans lesquels Operculina turpethum s’appelle trivrit ou turpeth, c’est une vraie panacée, et un ingrédient essentiel dans plus de 135 formulations à base d’herbes ou d’herbes et de minéraux. Le rhizome fait partie de plusieurs catégories de médicaments, dont le groupe des herbes purgatives, des herbes antidotes, des herbes à lavements thérapeutiques et des herbes qui éliminent les toxines. L’infusion de rhizome se boit pour traiter la fièvre, l’anorexie, l’obésité, l’œdème, l’anémie, l’ascite, les hémorroïdes, la toux, l’asthme, la dyspepsie, la flatulence, la paralysie, la goutte, les rhumatismes, la mélancolie, la constipation, l’hépato-splénomégalie, l’hépatite, l’intoxication et les tumeurs de l’abdomen. La pâte de rhizome s’applique en externe pour soigner les piqûres de scorpion, les morsures de serpent, les ulcères, les vers intestinaux, les plaies, la prurite, le vitiligo et autres affections de la peau. L’huile extraite de l’écorce du rhizome s’utilise en cas de maladies cutanées avec formation de squames. La poudre de rhizome mélangée à du beurre et du miel est absorbée pour soigner les vomissements de sang, la tuberculose et l’herpès. Cette poudre en mélange avec du beurre ou du jus frais des feuilles s’applique en collyre pour traiter l’opacité de la cornée ou la conjonctivite. En Inde occidentale, les fleurs sont appliquées sur la tête pour soigner les maux de têtes. Operculina turpethum s’utilise aussi en médecine chinoise, principalement pour traiter les œdèmes et comme astringent.

En Inde, Operculina turpethum est parfois planté comme ornemental.

Production et commerce international

Le rhizome est commercialisé à l’échelle mondiale, mais surtout en Asie australe. Des quantités substantielles sont importées en Inde. Le médicament brut et ses nombreuses formulations sont offerts sur internet, mais on ne dispose pas de données quantitatives sur la production et le commerce.

Propriétés

Le trivrit ou turpeth consiste dans le rhizome ou l’écorce du rhizome d’Operculina turpethum, coupé en morceaux de 1,5–15 cm de long et de 1–2,5 cm de diamètre. Les morceaux sont cylindriques, légèrement tordus et de couleur gris terne à brunâtre-gris. Ils ont une faible odeur et un goût nauséabond.

L’écorce de rhizome contient jusqu’à 10% d’une résine jaune brunâtre sous forme d’hétéroside, appelée turpéthine. Les principaux composés laxatifs ou purgatifs de la fraction soluble dans l’alcool de la résine sont des acides hétérosidiques identifiés comme les acides turpéthiniques A–E. Le rhizome contient également la scopolétine, un dérivé de la coumarine, en tant que constituant principal. Des parties aériennes, on a isolé de nombreux hétérosides d’hydroxy-acides gras et des hétérosides d’hydroxy-acides cycliques, ainsi que 4 hétérosides triterpènes du type dammarane (operculinosides A–D). Trois acides hétérosidiques, à savoir les acides turpéthiques A–C, et deux hétérosides de résine intacts, à savoir les turpéthosides A et B, tous ayant une fraction pentasaccharide en commun et des aglycones, dérivés de 12-hydroxy-acides gras, à chaîne de longueur variable, ont été isolés des parties aériennes. Les graines contiennent une gomme, ressemblant en structure à la gomme de guar (Cyamopsis tetragonoloba (L.) Taub.), et qui pourrait avoir une valeur commerciale.

Dans des essais pharmacologiques, la poudre de rhizome d’Operculina turpethum, administrée par voie orale à des rats albinos, a réduit la teneur en acide gastrique, ainsi que l’ulcération gastrique, l’hyperacidité et les problèmes gastro-intestinaux liés. On a trouvé que l’extrait aqueux du rhizome réduit l’œdème de la patte arrière aigu, subaigu ou chronique, provoqué par la carraghénane, chez le rat albinos. L’effet de l’extrait aqueux était plus fort que celui de l’extrait à l’alcool et de l’extrait à l’éther. L’activité hépato-protectrice de la poudre de rhizome a été évaluée dans une étude de l’effet de l’extrait à l’éthanol sur l’hépato-toxicité, induite par le paracétamol, chez des rats Wistar. Les rats traités avec l’extrait à l’éthanol ont montré une réduction significative de tous les paramètres biochimiques étudiés, ce qui s’est avéré être comparable à l’effet de la silymarine. L’activité antioxydante de l’extrait méthanolique du rhizome a été évaluée chez des rates Sprague-Dawley atteintes de cancer du sein provoqué par le diméthylbenzanthracène. L’administration de l’extrait en combinaison avec le diméthylbenzanthracène pendant 45 jours a abouti à une réduction du poids de la tumeur, alors que l’administration du diméthylbenzanthracène tout seul a causé une augmentation.

Dans une étude clinique, l’administration pendant 30 jours d’un médicament unani, ayant Operculina turpethum comme principal ingrédient, aux malades atteints d’ascaridiase a abouti à l’élimination des œufs d’Ascaris lumbricoides et a apporté du soulagement des symptômes cliniques des vers intestinaux chez la majorité des patients dans l’essai. Dans une étude clinique ouverte, incontrôlée, l’administration d’une seule dose de poudre de rhizome dans l’eau de riz fermenté a donné une forte purge chez des patients atteints d’arthrite rhumatoïde. Ce processus de purification a influencé positivement des paramètres subjectifs telles que la douleur, la raideur, l’enflure et la sensibilité des articulations, ainsi que la condition physique générale des patients. Cependant, la dose appliquée est très forte et contre-indiquée pour beaucoup de patients. Dans une étude dans laquelle on a comparé l’administration d’une dose assez faible d’un médicament contenant la poudre de rhizome pendant 3 semaines avec l’application de compresses chaudes à l’eau de grain fermenté ou avec une combinaison des deux méthodes, tous les traitements ont légèrement réduit les symptômes de l’arthrite rhumatoïde. Dans un essai de toxicité aiguë, l’administration aux souris albinos saines d’une suspension contenant jusqu’à 800 mg/kg de poudre de rhizome n’a montré aucun effet toxique aigu et aucune mortalité dans la semaine suivant l’administration. Dans un autre essai de toxicité aiguë, l’extrait à l’éthanol, donné à des groupes de rats Wistar à des doses atteignant 2000 mg/kg, n’a pas causé de létalité dans les groupes. En outre, l’extrait n’a pas altéré les marqueurs de fonctionnement du foie. Dans l’essai à l’Artemia, la toxicité létale de l’extrait aqueux s’est avérée être modérée.

L’extrait à l’éthanol des feuilles a montré une activité antibactérienne significative contre Bacillus subtilis, Streptococcus haemolytica, Pseudomonas aeruginosa, Shigella sonnei et Shigella dysenteriae in vitro. Le traitement de plantes hôtes sensibles avec l’extrait de feuilles a provoqué une résistance systémique contre les attaques subséquentes du SHMV (virus de la rosette de la crotalaire), du TMV (virus de la mosaïque du tabac), du DSTV (virus en lacets du datura) et du TSWV (virus de la maladie bronzée de la tomate).

Falsifications et succédanés

En médecine ayurvédique, on distingue 2 formes de trivrit : “Aruna” ou “Shweta” avec des rhizomes blanchâtres ou rougeâtres (Operculina turpethum) et “Shyama” avec des rhizomes noirâtres (Ipomoea petaloidea Choisy). “Shyama” a une action purgative drastique et peut traiter l’intoxication et les tumeurs de l’abdomen. Cependant, “Shyama” peut causer des effets secondaires sérieux, tels que l’évanouissement, la sensation de brûlure, la confusion mentale, la douleur de poitrine et la sécheresse de la gorge, c’est pourquoi il est rarement utilisé en médecine. Les échantillons commerciaux des rhizomes sont parfois adultérés avec des morceaux de tige de la même espèce.

Description

Grande plante volubile, pérenne, atteignant 4 m de long, tiges étroitement 3–5-ailées, sillonnées, anguleuses ou cylindriques, glabres ou à pubescence douce aux nœuds, s’enracinant souvent dans l’eau ; rhizomes longs, charnus, très ramifiés. Feuilles alternes, simples et entières ; pétiole de 2,5–7,5 cm de long, cylindrique, parfois ailé ; limbe très variable en forme, orbiculaire, largement ovale à lancéolé, de 5,5–15 cm × 1–14 cm, base cordée à hastée, apex acuminé, aigu ou obtus, mucronulé, bord rarement à lobes peu profonds, surface supérieure glabre ou à poils apprimés, surface inférieure pubescente, palmatinervé ou pennatinervé à 8–11 paires de nervures ; nervures principales saillantes au-dessous. Inflorescence : cyme axillaire pauciflore ; pédoncule de 2–18 cm de long, glabre ou pubescent. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 1,5–3,5 cm de long, pubescent, en massue chez le fruit, jusqu’à 40 mm de long ; bractées oblongues ou elliptiques-oblongues, de 1,5–2 cm de long, pubescentes, mucronulées, rapidement caduques ; sépales ovales à largement ovales, aigus, les sépales extérieurs de 1,5–2,5 cm de long, pubescents à l’extérieur, les sépales intérieurs d’environ 2 cm de long, glabres, calice en coupe large chez le fruit, jusqu’à 6 cm de diamètre ; corolle en entonnoir large, de 3–4,5 cm de long, blanche, rosée ou jaunâtre, glabre ; étamines 5, insérées, filets adnés à la corolle ; ovaire supère, 2-loculaire, glabre, style d’environ 1 cm de long, stigmates 2, capités. Fruit : capsule globuleuse déprimée, d’environ 1,5 cm de diamètre, contenant jusqu’à 4 graines ; la couche externe se fendant environ au milieu, la partie apicale (couvercle ou opercule) se séparant de la partie basale, et la couche interne éclatant irrégulièrement. Graines trigones à globuleuses, d’environ 6 mm de long, glabres, noir terne. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Operculina comprend 15–20 espèces qui se rencontrent dans toutes les régions tropicales.

Operculina macrocarpa

Une autre espèce d’Operculina utilisée en Afrique tropicale est Operculina macrocarpa (L.) Urb. (jalapa (En) ; batata de purga (Po)). C’est une plante grimpante trapue, glabre, à tiges ailées creuses et munie de fleurs en entonnoir large, de couleur blanc-crème ; elle est originaire du Brésil et de la région caribéenne, mais introduite et naturalisée il y a longtemps en Afrique de l’Ouest. Au Ghana, les feuilles mélangées à des oignons tranchés sont pressées avec du jus de citron et absorbées en boisson comme antidote contre les morsures de serpent. On fait des incisions près de la plaie et on les frotte avec ce mélange de jus. Le jus de la plante s’utilise aussi en collyre pour traiter la cataracte. La plante a des propriétés purgatives et s’utilise au Brésil à cet effet. Au Ghana, les graines sont transformées en bracelets. Les femmes qui ont donné naissance à des jumeaux les portent pour des raisons magiques. Operculina macrocarpa est parfois cultivé comme plante de pergola ou d’allées ombragées.

Croissance et développement

On peut trouver Operculina turpethum en fleurs pendant toute l’année quand il y a assez d’eau.

Ecologie

Operculina turpethum est présent dans les plaines côtières, les forêts décidues humides, les forêts ouvertes, les haies, les bords de route et les terrains vagues, habituellement dans des endroits humides, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1300 m d’altitude.

En culture, il a besoin d’un climat chaud pendant la saison de croissance et d’une période froide de plusieurs mois. Pendant la saison froide, la plante est tolérante d’un gel léger mais peut alors perdre ses parties aériennes. L’asphyxie racinaire n’est pas tolérée. Les limons sableux à argileux sont des sols qui conviennent à sa culture.

Multiplication et plantation

Operculina turpethum se multiplie par graines ou par boutures de tige. Les graines sont collectées de préférence peu après leur maturation et peuvent être plantées immédiatement dans des sacs en polyéthylène. Le mélange de rempotage doit contenir du sable, de la terre et du fumier de ferme en quantités égales. Des graines scarifiées germent après 1 semaine. Le trempage des graines dans l’eau pendant 24 heures, suivi d’une scarification mécanique qui consiste à frotter le tégument avec du papier de verre, donne un pourcentage de germination de 95%. Le champ doit être bien labouré, puis hersé. Lorsqu’on utilise des boutures de tige, elles doivent mesurer environ 10 cm de long avec 2 nœuds. Elles peuvent être plantées directement au champ pendant la saison des pluies, ou bien elles peuvent d’abord s’enraciner en chambre de brumisation ou en pépinière. Les boutures enracinées ou les semis sont repiqués au champ à un écartement de 30 cm × 30 cm. Operculina turpethum a besoin d’un support et peut être inter-planté dans une plantation d’arbres ou à proximité de haies ou d’arbustes. Dans les zones qui connaissent des inondations saisonnières, il faut planter en billons afin d’éviter la mortalité par l’asphyxie racinaire.

On a mis au point un protocole de micro-propagation efficace pour Operculina turpethum grâce à la culture de segments nodaux.

Gestion

Il faut environ 2 kg de semences pour obtenir suffisamment de matériel de plantation pour 1 hectare. A peu près 2 t/ha de fumier de ferme est incorporé dans le sol pendant la préparation du terrain avant le début des pluies. Il n’est pas nécessaire d’appliquer de l’engrais ensuite. L’irrigation n’est guère requise pendant la saison des pluies, mais pendant les périodes sèches on applique une irrigation de surface à des intervalles de 4–7 jours. On recommande un désherbage régulier à la main après la plantation.

Maladies et ravageurs

En Inde, le printemps, qui connaît de grandes amplitudes entre les températures diurnes et nocturnes et des pluies assez fréquentes, peut être favorable au développement de maladies fongiques. A la fin de la saison froide, les plantes sont fréquemment attaquées par les pucerons et les cochenilles.

Rendements

A une densité de 110 000 plantes/ha, les rendements en rhizomes sont de l’ordre de 1500 kg/ha au bout de 10 mois. Les tiges sont souvent retenues pour la multiplication végétative. En Inde, le coût des intrants pour la culture initiale est d’environ € 700/ha, et € 350 pour l’année suivante si on obtient le matériel végétal de la culture précédente.

Traitement après récolte

Les rhizomes récemment récoltés doivent être lavés soigneusement avec de l’eau douce et séchés initialement au soleil pendant 2–3 jours, puis à l’ombre pendant les 10 jours suivants jusqu’à ce que la teneur en humidité se soit réduite à 8%.

Ressources génétiques

Operculina turpethum est répandu et localement commun, et en général il n’est pas menacé d’érosion génétique. Cependant, il est un peu menacé au Bangladesh en dans certaines parties en Inde à cause de la surexploitation des plantes sauvages.

Perspectives

Operculina turpethum est une plante de grande importance médicinale, notamment en Asie australe. Bien que des études scientifiques aient confirmé que les rhizomes et les feuilles sont des remèdes efficaces pour des maladies diverses, des études satisfaisant aux normes internationales doivent également être effectuées. L’espèce mérite certainement plus d’attention en tant que plante médicinale en Afrique.

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Sources de l’illustration

  • Aguilar, N.O., 2001. Operculina turphetum (L.) S. Manso.[Operculina turpethum] In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 389–391.

Auteur(s)

  • Ranjeeta Prasad, E-III , 952, Sector-i, Aliganj, Lucknow (U.P), India

Citation correcte de cet article

Prasad, Ranjeeta, 2013. Operculina turpethum (L.) Silva Manso. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 4 avril 2025.


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