Ocotea usambarensis (PROTA)

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Introduction
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


distribution in Africa (wild)
1, port de l’arbre ; 2, rameau en fleurs ; 3, fruits. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
port de l'arbre
base du fût
écorce (EcoPort)
branches
branche feuillée
branches feuillées
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Ocotea usambarensis Engl.


Protologue: Abh. Königl. Preuss. Akad. Wiss. Berlin 1894, 1: 51, 54 (1894).
Famille: Lauraceae

Noms vernaculaires

  • Camphrier (Fr).
  • East African camphor wood (En).
  • Mkulo, mukongo (Sw).

Origine et répartition géographique

Ocotea usambarensis est présent dans l’est de la R.D. du Congo, au Rwanda, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, dans le nord du Malawi et le nord de la Zambie. Il est planté à petite échelle au Kenya et en Tanzanie.

Usages

Le bois, souvent vendu sous le nom de “camphrier”, a de la valeur en menuiserie, pour les lambris, les poteaux de construction, les portes, les châssis de fenêtres, les volets, les meubles, l’ébénisterie, les châssis de véhicule, les placages tranchés et le contreplaqué. Il est utilisé pour les revêtements de sol des maisons locales et les ustensiles. Le bois se prête à la construction, la construction navale, les boîtes, les caisses, les cuves, les allumettes et la pâte à papier. Il est moins indiqué pour les égouttoirs et les ustensiles de cuisine en raison de son odeur de camphre. Il est aussi utilisé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.

L’écorce et les racines sont utilisées en médecine traditionnelle. L’écorce écrasée des racines, du tronc et des branches s’applique sur les œdèmes, les furoncles et les plaies. La décoction d’écorce s’administre dans le traitement de la coqueluche et de la rougeole. La poudre d’écorce se prend contre les maux d’estomac. Les racines laissées à tremper dans l’eau se prennent pour traiter le paludisme et les douleurs dorsales. Ocotea usambarensis est parfois planté comme arbre d’ombrage ornemental, mais sa cime est trop dense pour servir les objectifs des systèmes agroforestiers.

Production et commerce international

Ocotea usambarensis est vendu à l’échelle internationale en quantité limitée, mais il n’existe aucune statistique sur la production et le commerce du bois d’œuvre. En 2000–2001, au Kenya, c’était la plus chère des essences de bois d’œuvre. L’exploitation de l’écorce à des fins médicinales est considérable, mais il n’y a aucune information sur les quantités.

Propriétés

Le bois de cœur, brun jaunâtre pâle à la coupe, fonce pour devenir brun foncé à l’exposition, et il est parfois lustré ; il ne se démarque pas nettement de l’aubier, légèrement plus pâle. Le bois est généralement contrefil, le grain régulier et moyennement fin à fin. Les surfaces sciées sur quartier présentent une figure rayée ou rubanée. Le bois a une nette odeur de camphre.

C’est un bois de poids moyen, d’une densité de 450–640 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche lentement à l’air avec peu de dégradation, mais une importante cémentation peut se produire. Le séchage de planches épaisses peut être problématique. Des planches de 2,5 cm d’épaisseur mettent environ 3 mois à sécher à l’air, et des planches de 5 cm d’épaisseur environ 6 mois. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont relativement bas : de 2,5–4,1% radialement et de 5,0–6,7% tangentiellement. Une fois sec, le bois est assez stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 75–92 N/mm², le module d’élasticité de 9900–11 100 N/mm², la compression axiale de 37–53 N/mm², le cisaillement de 11–15 N/mm², le fendage d’environ 11 N/mm, la dureté Janka de flanc de 2840–4310 N et la dureté Janka en bout de 5070–5120 N.

Le bois est facile à scier, et se travaille de manière satisfaisante, aussi bien à la main qu’avec des machines-outils ; l’effet d’usure sur les lames de coupe est réduit. Un angle de coupe de 15–20° est recommandé au sciage et au rabotage pour éviter le soulèvement du contrefil. Au clouage le bois a tendance à se fendre sur les bords ou les extrémités, mais la capacité de rétention des clous est satisfaisante. Le collage et la teinture ne posent pas de problème, mais l’emploi d’un apprêt est nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats au polissage. Il est rarement déroulé car les grumes sont rarement de bonne qualité au centre. Les caractéristiques de cintrage à la vapeur sont moyennes. Le bois est moyennement durable à durable. Il est très résistant à la pourriture mais peut être sensible aux attaques de termites et de térébrants marins, et l’aubier aux attaques de vrillettes. Le bois de cœur est très rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation, l’aubier moyennement rebelle.

Lors d’essais in vitro, l’extrait au méthanol de l’écorce de racine à 100 μg/ml a eu une activité cytotoxique marquée contre plusieurs lignées de cellules cancéreuses humaines. Des extraits d’écorce ont manifesté une activité antifongique contre Cladosporium cucumerinum. Cette activité est liée à la présence d’un lignane, le (+)-pipéritol, et d’une huile essentielle, dans laquelle le nérolidol, l’α-terpinéol, l’α-copaène-11-ol et un alcool sesquiterpène non identifié étaient les principales composés actifs.

Description

  • Arbre sempervirent de taille petite à assez grande, atteignant 35(–45) m de haut ; fût habituellement droit, souvent légèrement cannelé, dépourvu de branches jusqu’à 15(–20) m de haut, faisant jusqu’à 200(–300) cm de diamètre, à petits contreforts à la base ; surface de l’écorce brun grisâtre à brun rougeâtre, fissurée, s’écaillant en pellicules rondes ou carrées, écorce interne blanche à rose pâle, à douce odeur de camphre ; cime dense, étalée ; rameaux minces, anguleux, poilus.
  • Feuilles alternes à opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–2 cm de long ; limbe ovale à elliptique, de (2,5–)4–17 cm × (2–)2,5–9 cm, cunéiforme à arrondi ou tronqué à la base, habituellement acuminé à l’apex, finement coriace, vert foncé brillant au-dessus, blanc argenté au-dessous, légèrement poilu au moins sur les nervures, pennatinervé à 6–8 paires de nervures latérales, à odeur camphrée.
  • Inflorescence : panicule axillaire atteignant 13 cm de long, à denses poils brun jaunâtre ; pédoncule de 2–8 cm de long.
  • Fleurs bisexuées ou unisexuées, régulières ; pédicelle de 1–4 mm de long ; lobes du périanthe 6, ovales-elliptiques, de 2–3 mm de long, jaune verdâtre ou jaune blanchâtre, à poils courts ; étamines 9 en 3 verticilles, anthères 4-loculaires, étamines du verticille intérieur munies de 2 glandes à la base, staminodes formant un quatrième verticille autour de l’ovaire ; ovaire supère, ovoïde, d’environ 1 mm de long, glabre, 1-loculaire, style d’environ 0,5 mm de long, stigmate discoïde ; fleurs mâles à ovaire réduit, fleurs femelles à étamines réduites.
  • Fruit : baie drupacée ellipsoïde à presque globuleuse d’environ 1 cm de long, vert à brun orangé, enfermée à la base dans le réceptacle dilaté en coupe d’environ 3 mm de long, contenant 1 graine.

Autres données botaniques

Le nombre d’espèces d’Ocotea a été estimé entre 200 et 350, la plupart en Amérique tropicale. Il y en a 7 environ sur le continent africain, et environ 35 à Madagascar.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; (14 : perforations scalariformes) ; (15 : perforations scalariformes avec 10 barreaux) ; (16 : perforations scalariformes avec 10–20 barreaux) ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm) ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; (107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 124 : cellules à huile et/ou à mucilage dans les rayons ; (125 : cellules à huile et/ou à mucilage dans le parenchyme axial).
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Les taux de croissance relevés chez Ocotea usambarensis sont contradictoires. Des taux allant jusqu’à 2 m/an ont été signalés pour de jeunes arbres mais cela semble exceptionnel. Dans une plantation de 75 ans située à 2450 m d’altitude au Kenya, la hauteur des arbres était de 15–29 m, et le diamètre de fût de 19–51 cm. L’accroissement annuel moyen en diamètre était de 6,2 mm jusqu’à 18 ans après la plantation, pour tomber progressivement à 4,4 mm à l’âge de 75 ans. L’explication avancée est que l’espacement initial (1,5 m × 1,5 m) était trop serré pour permettre une bonne croissance. En Tanzanie, la hauteur d’arbres âgés de 49 ans était de 15–24,5 m, la longueur moyenne de fût était de 10 m et le diamètre moyen de 40–49 cm. Des observations faisaient état d’une pourriture du cœur chez 90% des arbres, soit 4–24% du volume des grumes, mais dans un autre essai il était noté que 60% des arbres en étaient exempts.

Les arbres peuvent produire des fruits en grandes quantités, mais en général seulement une fois tous les 3–4 ans (les “mast years” en anglais). Ils forment souvent des drageons, mais ceux-ci sont fréquemment consommés par les grands animaux comme les éléphants. La régénération par drageonnage et recépage est élevée après les coupes à blanc.

Ecologie

Ocotea usambarensis est présent dans la forêt pluviale à 900–2600(–3000) m d’altitude. La pluviométrie annuelle moyenne dans l’aire de répartition va de (1200–)1600 mm à 2450 mm, avec souvent 2–3 mois secs, et une température annuelle moyenne de (12–)16–20 (–26)°C. Ocotea usambarensis peut être dominant dans la forêt de montagne. Il préfère les sols fertiles et profonds bien drainés.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est d’environ 150 g. Il faut utiliser des graines fraîches pour le semis. Le taux de germination, souvent faible, atteint 45%. Les graines sont souvent fortement attaquées par les insectes. Elles commencent habituellement à germer en 30–45 jours, mais la germination peut prendre jusqu’à 90 jours. Il faut débarrasser les graines de la pulpe qui les entoure en les frottant dans l’eau avant de semer. Elles sont sensibles à la dessiccation, mais peuvent se conserver pendant une brève période dans de la sciure humide.

La multiplication par drageons est facile ; ceux-ci sont souvent produits en abondance. Dans la nature, Ocotea usambarensis se régénère principalement par drageons car les graines indemnes sont rares. Après la décomposition naturelle d’un vieil arbre, l’espace vacant est comblé par des espèces pionnières à croissance rapide, à l’ombre desquelles les drageons d’Ocotea usambarensis peuvent s’établir et, après la mort de ces espèces pionnières, donner naissance à de nouveaux arbres.

Gestion

Ocotea usambarensis se récolte principalement dans des peuplements naturels, et les plantations sont très limitées et confinées au Kenya et à la Tanzanie. L’abattage à grande échelle donne lieu à des forêts de type secondaire dans lesquelles Ocotea usambarensis ne joue pas un rôle significatif en raison d’une absence de régénération.

Dans les plantations, une première éclaircie massive est recommandée 15–20 ans après la plantation, pour descendre à un volume sur pied d’environ 700 arbres/ha, les éclaircies suivantes intervenant tous les 7–10 ans. Des cycles de rotation de 60–70 ans ont été pratiqués en Tanzanie, mais ceux-ci peuvent être ramenés à 50 ans avec des programmes d’éclaircie appropriés, ne laissant que 220 arbres/ha à la fin. Le recépage peut être une méthode de gestion des arbres, à laquelle ils répondent bien quel que soit leur âge.

Maladies et ravageurs

Les fruits sont souvent fortement attaqués par les insectes. Les vieux arbres sur pied présentent souvent une pourriture du cœur due à des champignons tels que Ganoderma applanatum et Fomes spp. L’écorce des jeunes arbres est arrachée par les écureuils et les damans arboricoles et les feuilles sont broutées par les éléphants.

Traitement après récolte

Les grumes des grands arbres ont souvent le cœur pourri, leur fût est parfois malformé ou contient beaucoup de fil tors. Cela rend important le choix des grumes avant le sciage suivant les usages.

Ressources génétiques

Au Kenya et en Tanzanie, Ocotea usambarensis était dominant dans de nombreuses forêts de montagne, que l’on appelait les “forêts d’ocotéas”, mais en Ouganda sa présence étant plus disséminée. Il s’est raréfié dans toute l’Afrique de l’Est en raison d’une surexploitation et il est protégé officiellement au Kenya et en Tanzanie. L’abattage illégal reste monnaie courante, et des mesures de conservation semblent nécessaires.

Perspectives

Ocotea usambarensis semble être promis à un bel avenir comme arbre à bois d’œuvre de plantation, car il produit un bois d’excellente qualité. Bien qu’il soit considéré comme précieux et qu’il ait été surexploité, très peu d’études ont été menées sur ses taux de croissance ou ses méthodes de multiplication. L’usage courant de l’écorce en médecine traditionnelle justifie un approfondissement des recherches sur ses activités pharmacologiques et sur la récolte durable de l’écorce.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • J.M. Okeyo, TSBF-CIAT, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677, Gigiri, Nairobi, Kenya

Citation correcte de cet article

Okeyo, J.M., 2008. Ocotea usambarensis Engl. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 18 avril 2019.


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