Moringa stenopetala (PROTA)
Introduction |
Moringa stenopetala (Baker f.) Cufod.
- Protologue: Senckenberg. Biol. 38 : 407 (1957).
- Famille: Moringaceae
Synonymes
Noms vernaculaires
Moringa éthiopien (Fr). Cabbage tree, African moringa tree (En).
Origine et répartition géographique
Moringa stenopetala est endémique de l’Afrique de l’Est, où il est présent au nord du Kenya et en Ethiopie. En Ethiopie, il est cultivé partout. Il se peut que les arbres cultivés soient issus d’un peuplement sauvage jadis situé à Chew Bahir (Lac Stéphanie) et aujourd’hui éteint. On ne connaît aujourd’hui que cinq endroits où Moringa stenopetala existe à l’état sauvage, tous situés au nord du Kenya. Les données sur sa présence à Djibouti et en Somalie résultent probablement d’erreurs d’identification ou bien il s’agit d’introductions récentes, et les données pour le Soudan et l’Ouganda se réfèrent probablement à des spécimens cultivés. Au cours des dernières années, Moringa stenopetala a été diffusé et on encourage sa culture dans de nombreux pays tropicaux, comme le Sénégal et le Malawi.
Usages
Au Konso (Ethiopie), on sépare les folioles de Moringa stenopetala du rachis et on les plonge dans l’eau bouillante. Puis on ajoute du sel ou du carbonate de soude à l’eau, et pendant que les feuilles cuisent, on prépare un mélange de farines, on le pétrit et on en façonne des boulettes de 2–5 cm de diamètre. On jette ensuite ces boulettes dans l’eau, et en une dizaine de minutes, elles sont prêtes à être servies avec les feuilles. Ce plat qui combine des matières grasses (graisse ou beurre), de petites boulettes de céréales et une grande quantité de feuilles est considéré comme un repas de bonne qualité. On peut aussi y ajouter les jeunes fruits tendres mais leur goût légèrement amer en limite l’usage en période de disette alimentaire. Pendant la saison sèche, la consommation moyenne de feuilles par les adultes dans le sud de l’Ethiopie est de 150 g/jour, ce qui correspond à 19% des besoins en calories et 30% des protéines. Plus de 5 millions de personnes consomment Moringa stenopetala comme légume.
Mais Moringa stenopetala a de nombreux autres usages. Les Turkanas du nord du Kenya préparent une infusion de feuilles, qu’ils utilisent comme remède contre la lèpre. Les Njemps du Kenya mastiquent l’écorce pour soigner la toux et l’utilisent pour faire des soupes fortifiantes. Dans la région du Konso d’Ethiopie, la fumée des racines que l’on fait brûler s’emploie comme remède contre l’épilepsie et les feuilles de certains arbres de Moringa stenopetala sont réputées pour leur efficacité contre la diarrhée. Dans les régions du Negelle et du Wolayeta Sodo (Ethiopie), les feuilles et racines sont utilisées pour soigner le paludisme, les problèmes d’estomac et le diabète. Les feuilles servent également à traiter l’hypertension, la rétention placenta ire, l’asthme et les rhumes, et elles sont utilisées aussi comme vermifuge, vomitif et vulnéraire. En Somalie, la fumée des racines en combustion serait inhalée par les femmes lors d’un accouchement difficile ; mais comme l’espèce n’a pas été signalée à ce jour en Somalie, cette mention est probablement inexacte.
Le bois, très tendre, est utile pour fabriquer du papier, mais sa qualité comme bois de feu et comme charbon de bois est médiocre. Dans les régions du Negelle et du Wolayeta Sodo, les graines servent à purifier l’eau. Bien que sa culture le destine avant tout à la production de légume, l’arbre peut également jouer un rôle dans la lutte contre l’érosion, comme haie vive, comme brise-vent, pour donner de l’ombre et comme plante mellifère. En Ethiopie, on nourrit le bétail avec les feuilles (en particulier celles des arbres qui produisent des feuilles amères impropres à la consommation humaine) et les jeunes fruits. Les Turkanas aussi nourrissent leur bétail avec les feuilles. Dans certaines régions du sud de l’Ethiopie, l’huile des graines sert de lubrifiant, et s’emploie en parfumerie ainsi que dans la production de savon.
Production et commerce international
Sur les marchés locaux d’Ethiopie, les feuilles sont vendues comme légume. Il semble qu’il existe de modestes échanges commerciaux depuis le sud-ouest de l’Ethiopie vers Addis Abéba pour les usages médicinaux.
Propriétés
Les feuilles crues de Moringa stenopetala contiennent, par 100 g de matière sèche : énergie 1235 kJ (295 kcal), protéines 9,0 g, lipides 5,8 g, glucides 51,8 g, fibres brutes 20,8 g, Ca 793 mg, P 65,6 mg, Zn 0,53 mg, vitamine A 31 UI et acide ascorbique 28 mg (Abuye et al., 2003).
La composition de l’huile des graines est mal connue, mais elle est probablement comparable à celle de Moringa oleifera. L’analyse d’un échantillon provenant d’Ouganda a montré la composition en acide gras suivante : acide palmitique 6%, acide stéarique 4%, acide oléique 75%, acide arachidique 3%, acide béhénique 6%. Les acides gras insaturés comptent pour 78% du total. En outre, l’huile contient 0,5% de stérols (principalement β-sitostérol et Δ5avenastérol) et des tocophérols à raison de 200 mg/kg (principalement α-tocophérol, γ-tocophérol, et δ-tocophérol).
Les graines de Moringa stenopetala dégraissées et décortiquées contiennent des glucosinolates, le 4-(α-L-rhamnopyranosyloxy)-benzyl glucosinolate et la glucoconringiine (2-hydroxy-2-méthylpropyl glucosinolate). Après hydrolyse, le premier produit du 4-(α-L-rhamnosyloxy)-benzyl isothiocyanate, qui est un bactéricide et fongicide efficace. Les graines de Moringa stenopetala produisent une plus grande quantité du glucosinolate (8–10% du poids sec) que celles de Moringa oleifera Lam. et peuvent par conséquent être utilisées à des doses plus faibles. C’est l’isothiocyanate qui donne aux graines broyées leur odeur piquante de raifort. On a découvert que les glucosinolates des feuilles provoquaient des goitres, mais moins que prévu étant donné leur concentration. Il se peut toutefois que dans une alimentation pauvre en iode, ils contribuent à la maladie. La graine contient une protéine (polyélectrolyte cationique) qui a une action floculante dans la purification de l’eau. Elle peut être extraite des graines broyées avec de l’eau salée.
Au cours d’expérimentations in vitro, l’extrait à l’éthanol de feuilles et de racines s’est avéré prometteur dans la lutte contre Trypanosoma brucei et Leishmania donovani. L’extrait de feuille a provoqué une augmentation des contractions du muscle lisse de l’utérus chez les souris et les cobayes. On peut faire le lien entre cette augmentation de contractions et l’usage médicinal des feuilles contre la rétention placentaire. Un extrait brut de graines a fortement inhibé la croissance de Staphylococcus aureus, Salmonella typhi, Shigella sp. et Candida albicans.
L’effet hypoglycémique d’un extrait aqueux de feuilles de Moringa stenopetala a été confirmé chez des lapins non-diabétiques. Au cours d’expérimentations in vivo pour comparer cet extrait avec le glibenclamide, on a découvert que l’extrait de plante diminuait la glycémie, bien qu’il soit moins puissant que le glibenclamide. On a observé que cet effet augmentait avec le temps et avec des doses plus fortes de l’extrait.
Falsifications et succédanés
Moringa oleifera et Moringa stenopetala partagent de nombreuses caractéristiques. Leurs usages comme légume et comme purificateur d’eau sont identiques. Ils partagent plusieurs usages médicinaux et tous deux possèdent des graines à teneur élevée en huile. Moringa oleifera se développe plus vite et produit rapidement fruits et graines. Quant à Moringa stenopetala, il est mieux adapté aux climats secs ; ses rendements en graines sont plus élevés et elles contiennent davantage de coagulant.
Description
Petit arbre atteignant 10 m de haut ; tronc atteignant 100 cm de diamètre, renflé, en forme de bouteille ; écorce blanchâtre, gris pâle, argentée ou noirâtre, lisse ; cime fortement ramifiée ; jeunes pousses densément pubescentes. Feuilles alternes, atteignant 55 cm de long, 2–3-pennées, avec environ 5 paires de pennes ; stipules absentes, mais pétiole pourvu de glandes stipitées à la base ; folioles elliptiques à ovales, de 3,5–6,5 cm × 2–3,5 cm, pourvues de glandes en forme de stipelles à la base du pétiolule, arrondies à cunéiformes à la base, apex aigu à apicule épaissie. Inflorescence : panicule dense atteignant 60 cm de long, portant un grand nombre de fleurs. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; sépales libres, de 4–7 mm de long, égaux, crème lavé de rose ; pétales libres, oblongs à linéaires-oblongs, de 8–10 mm de long, égaux, garnis de longs poils à l’intérieur, blancs, jaune pâle ou jaune-vert ; étamines 5, filets de 4–6,5 mm de long, anthères jaunes, alternant avec les staminodes ; ovaire supère, pédonculé, ovoïde, d’environ 2 mm de long, densément poilu, 1-loculaire, style étroitement cylindrique, glabre, sans lobes stigmatiques. Fruit : capsule allongée à 3 valves, de 20–50 cm de long, cannelée, tordue à l’état jeune, droite ensuite, rougeâtre et couverte d’une pruine grisâtre, contenant de nombreuses graines. Graines elliptiques-trigones, de 2,5–3, 5 cm × 1,5–2 cm, pourvues de 3 minces ailes de 6–9 cm de long.
Autres données botaniques
Le genre Moringa comprend 13 espèces, dont 8 sont endémiques de la Corne de l’Afrique. Moringa stenopetala partage la forme en bouteille de son tronc avec Moringa ovalifolia Dinter & A. Berger, qu’on trouve en Namibie et en Angola, et avec deux espèces endémiques de Madagascar, Moringa drouhardii Jum. et Moringa hildebrandtii Engl. Ces quatre espèces ont aussi en commun des fleurs petites et régulières. Des études cladistiques semblent toutefois prouver qu’elles ne sont pas étroitement apparentées.
Croissance et développement
Sur des plantations expérimentales de Moringa stenopetala au Soudan, les plantes ont atteint une hauteur de 3 m en 14 mois. Les premières fleurs sont apparues 2,5 ans après le semis. Au Konso, les premières feuilles sont récoltées au bout de 3 ans environ.
Ecologie
Les peuplements naturels de Moringa stenopetala se situent à 400–1000 m d’altitude, dans des régions où les températures moyennes annuelles sont de 24–30°C. Le Moringa stenopetala cultivé se trouve quant à lui à 500–1800 m d’altitude, mais la limite supérieure va jusqu’à 2100 m si les arbres sont abrités du vent et des fortes pluies. La pluviométrie annuelle de la région où il est présent en Ethiopie est de 500–2400 mm. Un léger gel est toléré, mais un gel sévère peut faire mourir les arbres jusqu’au niveau du sol. A l’état sauvage, Moringa stenopetala se rencontre généralement en terrain rocailleux près de points d’eau permanents. Il a une préférence pour les sols bien drainés où la nappe phréatique est élevée, ce qui ne l’empêche pas de supporter aussi des conditions de sécheresse. Par conséquent, on le trouve autant dans les zones inondées que dans les régions sèches.
Multiplication et plantation
La méthode de multiplication recommandée est le semis en sachets en polyéthylène. Jusqu’à un an, les graines ont un taux de germination de près de 100% ; plus âgées, leur germination est variable et décline en fonction de l’âge et du mode de conservation. On place les graines à 1 cm de profondeur dans un mélange de sable et de limon, enrichi de compost. Il faut que les sachets soit semi-ombragés et arrosés tous les jours. Le taux et la vitesse de germination sont à leur maximum à 25–30°C. On peut procéder au repiquage lorsque les plants font 20 cm de haut ou qu’ils sont âgés de 6 mois ; avec un apport en eau adéquat, (environ 25 l d’eau tous les 3–4 jours) tous les plants devraient survivre. La pratique la plus répandue en culture traditionnelle est de repiquer les plants qui se sont installés sous de vieux arbres. Avant le repiquage, on taille les rameaux et les racines et on laisse sécher les plants pendant une semaine après avoir couvert les racines de cendres et les parties supérieures de bouse. Dans les champs du Konso, où l’on cultive des plantes vivrières comme le sorgho, le maïs et l’éleusine, 30–50 arbres/ha sont conservés. Dans les endroits plus secs, on plante les arbres dans de mini-bassins de retenue d’eau. A Arba Minch, les arbres sont principalement cultivés dans des jardins familiaux faisant jusqu’à 0,1 ha et qui abritent 5–15 arbres par jardin. Les autres plantes généralement cultivées dans ces jardins sont le papayer, le caféier, le bananier, le manioc, le maïs, la canne à sucre, le cotonnier et les piments Capsicum.
On peut employer des boutures, mais c’est une pratique peu répandue dans la tradition des Konsos. Les arbres issus de boutures s’avèrent avoir un médiocre système racinaire.
Gestion
La taille des arbres intervient tous les 5 ans pendant la saison des pluies (mars–avril). La propriété des arbres individuels fait l’objet d’une réglementation précise : même les arbres situés dans des lieux publics sont la propriété de particuliers, et le droit d’en récolter les feuilles à vie peut être acheté et vendu.
Maladies et ravageurs
Le problème principal de Moringa stenopetala au Konso est une chenille non identifiée, qui peut en une semaine seulement dévorer les feuilles des arbres de tout un village. Aucun traitement efficace n’a encore été trouvé. Dans les sols trop humides, on constate une pourriture des racines.
Récolte
On laisse de préférence les feuilles de Moringa stenopetala sur les arbres pendant la saison des pluies lorsqu’il y a abondance d’autres légumes. Le goût des feuilles est meilleur pendant la saison sèche qu’à l’époque des pluies. Ce sont surtout les enfants qui récoltent, en se servant d’une serpe attachée au bout d’un long manche. On récolte les fruits jeunes pour éviter qu’ils n’entrent en compétition avec la production de feuilles.
Rendement
Les estimations de rendements sont rares. La production annuelle peut atteindre 2000 fruits, ou 6 kg de graines par arbre en conditions idéales. On a signalé des rendements moyens à élevés en fruits et en feuilles pour les plaines de la Vallée du Rift, à environ 1200 m d’altitude. A des altitudes supérieures à 1650 m, on ne récolte pas de fruits du tout et la production de feuilles est médiocre.
Ressources génétiques
Un seul peuplement naturel est connu près du Lac Baringo, et 4 peuplements autour du Lac Turkana. La plus grande part du matériel utilisé dans le passé par les chercheurs provenait probablement du peuplement du Lac Baringo. Chez les arbres cultivés au sud-ouest de l’Ethiopie, il existe une variabilité considérable des caractéristiques. Le goût des feuilles diffère d’un arbre à l’autre, allant du doux à l’amer. Certains arbres sont connus pour produire des feuilles particulièrement efficaces dans le traitement de la diarrhée. La facilité de désintégration des feuilles à la cuisson est également une caractéristique importante. La sélection de graines des arbres possédant de bonnes caractéristiques se pratique au Konso depuis longtemps. Et l’un des résultats de cette sélection est l’augmentation de la taille des graines des arbres cultivés, comparée aux arbres sauvages.
Le Biodiversity Conservation and Research Institute d’Addis Abéba (Ethiopie) détient quelques entrées de ressources génétiques de Moringa stenopetala.
Sélection
Excepté les sélections opérées par les paysans d’Ethiopie, aucune tentative d’amélioration de Moringa stenopetala n’a été entreprise.
Perspectives
Longtemps délaissées, les perspectives offertes par Moringa stenopetala ont suscité dernièrement beaucoup d’intérêt. A l’avenir, l’emploi de ressources génétiques éthiopiennes dans la recherche améliorera la compréhension de la variabilité en matière de saveur et de composition chimique. Pour les climats semi-arides, il se peut Moringa stenopetala devienne finalement une plante cultivée à usages multiples encore plus importante que Moringa oleifera.
Références principales
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Sources de l'illustration
- Verdcourt, B., 1986. Moringaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 11 pp.
- Verdcourt, B., 2000. Moringaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 155–162.
Auteur(s)
- C.H. Bosch
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 1 avril 2025.
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