Mondia whitei (PROTA)

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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Mondia whitei (Hook.f.) Skeels


répartition en Afrique (sauvage et planté)
1, rameau en fleurs ; 2, fruits. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
Protologue: Bull. U.S.D.A. 223 : 45 (1911).
Famille: Asclepiadaceae (APG: Apocynaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Noms vernaculaires

  • La racine (Fr).
  • White’s ginger, Mondia, tonic root (En).
  • Mbombongazi (Sw).

Origine et répartition géographique

Mondia whitei est présent dans toute l’Afrique tropicale, du Sénégal jusqu’au sud du Soudan, et dans la majeure partie de l’Afrique centrale, orientale et australe jusqu’en Afrique du Sud.

Usages

Mondia whitei est utilisé en médecine dans toute son aire de répartition. Les racines et l’écorce de racine ont une odeur prononcée de vanille et ont le goût à la fois de réglisse et de gingembre. Dans toute l’Afrique, les racines sont très appréciées comme aphrodisiaque, pour traiter les pannes sexuelles, prévenir l’éjaculation précoce et augmenter la production de sperme. Ce sont d’habitude les racines fraîches ou séchées ou l’écorce de racine qui se mastiquent pour obtenir ces effets. La décoction ou l’infusion de racine ou d’écorce de racine se prend couramment pour traiter les affections gastro-intestinales, maux d’estomac et indigestions, ainsi que pour ses vertus fortifiantes et apéritives.

Au Bénin, l’extrait de plante se prend pour traiter le paludisme. Au Cameroun, on presse les feuilles dans de l’eau et le produit de filtration se boit pour arrêter les grosses hémorragies post-partum. La décoction de racine se prend pour traiter les infections urinaires, la jaunisse et les maux de tête. En R.D. du Congo, on traite l’asthme chez les enfants en leur faisant consommer de la poudre d’écorce avec du poisson ou des cacahuètes, ou en déposant des inflorescences écrasées sur des braises dont ils inhalent la fumée. Au Kenya, la décoction de racine se prend comme purgatif et pour soulager les algies corporelles. Il est crédité de vertus stimulantes pour l’utérus, utiles pour déclencher les contractions, ainsi qu’après l’accouchement. Au Kenya, en Tanzanie et au Malawi, l’eau dans laquelle les racines sont agitées et mises à macérer se prend comme diurétique, pour traiter la gonorrhée, ainsi que les crises nerveuses chez les enfants. En Afrique du Sud, les racines se mastiquent pour traiter le stress et la tension chez les adultes. En Ouganda, la décoction de feuilles se boit pour arrêter les vomissements. La poudre de racine se boit dans du thé pour traiter les douleurs abdominales. Au Malawi, la décoction de racine se prend en outre pour traiter la paralysie et les crises d’épilepsie. En Afrique australe, la racine se mastique, étant créditée de vertus toniques ; elle se boit en infusion ou en décoction pour traiter l’aérophagie, les algies corporelles, ainsi que la dépression. La tisane de racine se boit pour traiter la toux, la bronchite et les douleurs thoraciques, et comme expectorant. Au Zimbabwe, la poudre de racine se consomme dans de la bouillie pour traiter la schistosomose. Elle se prend en outre dans le thé pour traiter les douleurs abdominales. L’infusion de racine se prend pour traiter la constipation, l’anorexie et la schistosomose.

En Centrafrique, les graines de Mondia whitei servent de substitut aux graines de Strophanthus dans la préparation de poisons de flèche. Le latex s’ajoute également aux poisons de flèche préparés avec Strophanthus.

Au Nigeria et en Ouganda, on ajoute des feuilles séchées en poudre aux aliments pour les relever. Il se peut que l’odeur de vanille ait de l’avenir comme arôme ou épice africains nouveaux. Au Gabon, les racines séchées réduites en poudre entrent dans des préparations magico-religieuses en raison de leur parfum.

En Afrique centrale et en Afrique de l’Est, on fait cuire les feuilles, fraîches ou séchées, parfois avec du beurre d’arachide, et on les consomme comme légume. Au Soudan, les fruits sont considérés comestibles ; par contre, les graines sont utilisées comme poison de flèche en Afrique australe. En Afrique de l’Ouest, les racines servent à faire une boisson tonifiante pour les mariages. En Afrique de l’Est, les racines sont utilisées pour donner du goût aux aliments et au thé, et en Afrique australe elles servent à faire une sorte de bière au gingembre. Les tiges feuillées sont utilisées comme fourrage pour le bétail. En Guinée, Mondia whitei est planté pour renforcer les enclos. La tige permet de produire des cordages résistants et du fil fin. Au Kenya, les parties ligneuses des racines servent de bâtonnets à mâcher.

Production et commerce international

Les racines sont vendues sur les marchés locaux dans toute l’aire de répartition de l’espèce comme aphrodisiaque. Au Kenya en 2000, 1 kg de racines fraîches pouvait se vendre US$ 7–12. On estime qu’en 2002, une parcelle bien gérée d’environ 0,4 ha pouvait rapporter environ US$ 3300 par an. Les négociants ayant pour habitude de récolter Mondia whitei dans les forêts naturelles gagnent jusqu’à US$ 3600 par an. En Ouganda en 2008, les ramasseurs demandaient US$ 0,06 par morceau de racine et US$ 0,60 par kg ; le prix de vente au détail était en moyenne de US$ 0,12 par morceau de racine et US$ 1,50 par kg.

Propriétés

Bien que les racines aromatiques de Mondia whitei soient couramment utilisées en médecine en Afrique tropicale, les composés actifs ont donné lieu à relativement peu de travaux de recherche. La recherche préliminaire sur les racines a mis en évidence la présence d’une huile volatile dont la teneur est de 1–1,2%, une huile fixe à 2,8%, du glucose à 20%, de la résine à 0,7% et un hétéroside à 0,045%, ainsi qu’un hétéroside non identifié dans les racines, la tige et les graines. Les racines contiennent les minéraux Zn, Fe, Ca, Se et Mg et les vitamines A, D et K. L’huile volatile des racines entraîne une inflammation et une rougeur de la peau, une irritation des muqueuses et relâche les muscles lisses dans les intestins des mammifères. Chez des souris, une excitation motrice a été observée. Chez des grenouilles, l’hétéroside a entraîné une paralysie respiratoire et une paralysie des réflexes rachidiens. Le rythme cardiaque s’est accéléré tout d’abord, avant de s’affaiblir pour finalement donner un bloc cardiaque. Cet hétéroside est probablement plus abondant dans les graines.

Un extrait au chlorure de méthyle des racines a produit du 2-hydroxy-4-méthoxybenzaldéhyde et du 3-hydroxy-4-méthoxybenzaldéhyde (isovanilline), composés qui sont à l’origine de l’odeur de vanille. Le 2-hydroxy-4-méthoxybenzaldéhyde est un puissant inhibiteur de la tyrosinase. Dans la fraction organique de l’extrait brut au méthanol des racines, les composés suivants ont également été isolés : squalène (un triterpène), β-sitostérol, 6-méthoxy-7-hydroxycoumarine, 6-méthoxy-7,8-dihydroxycoumarine, propacine et un composé inhabituel, la 5-chloropropacine.

Au Kenya, une demande de brevet a été déposée pour la transformation et l’exploitation de la poudre de racine comme aromatisant et apéritif et pour l’extraction de son principe aromatisant.

Les protéines brutes des feuilles sèches étaient de 187 g/kg, et le calcium de 69,1 g/kg.

Des extraits à l’hexane, au méthanol et à l’eau des feuilles et des racines n’ont pas montré d’activité antibactérienne contre divers pathogènes humains. Les extraits à l’hexane et au méthanol ont manifesté une activité anti-inflammatoire significative dans le test à la cyclo-oxygénase (COX-1). Un extrait aqueux de racine a eu une activité modérée contre Schistosoma haematobium.

Un extrait aqueux d’écorce de racine à 400 mg/kg/jour administré par voie orale pendant 8 jours a augmenté la production de testostérone et la fertilité de rats mâles. Une administration par voie orale chronique d’un extrait d’écorce de racine à 400 mg/kg/jour pendant 55 jours a provoqué des lésions testiculaires donnant lieu à un arrêt de la spermatogenèse, des modifications dégénératives dans les tubules séminifères et l’épididyme. Le traitement a également eu pour conséquence un effet contraceptif partiel. Après une période de rétablissement, la spermatogenèse et la fécondité étaient normales, ce qui fait penser que les effets antispermatogène et contraceptif sont réversibles. L’extrait à l’hexane a eu peu d’effets stimulants sur l’activité sexuelle de rats mâles inexpérimentés sexuellement.

Dans une étude in vitro, l’extrait à l’hexane de la racine a fait ressortir un effet relaxant sur les contractions du spermiducte de rat induites à l’adrénaline et au KCl. Une étude in vivo des effets de l’extrait à l’hexane à des doses de 500 et 1000 mg/kg/jour sur la concentration intratesticulaire en cholestérol, sur les caractéristiques hématologiques et sur la sensibilité à la norépinéphrine du canal déférent isolé de rat a montré un effet androgène réversible.

Un extrait aqueux de racine a été administré à des spermatozoïdes humains in vitro et on a découvert qu’il stimulait aussi bien la motilité totale que la motilité progressive d’une manière durée-dépendante.

La DL50 de la poudre de racine extraite à l’eau et lyophilisée est supérieure à 15 g/kg de poids corporel pour les souris. Il n’a été observé aucune lésion significative du cerveau, du cœur, du foie, des reins, de la rate et du thymus. L’ingestion d’extrait à l’eau lyophilisé par des rats mâles pendant 7 jours n’a eu aucun effet toxique et n’a pas affecté leur fonction reproductive.

Un criblage préliminaire d’extraits éthanoliques et aqueux des feuilles et des fleurs a mis en évidence une affinité in vitro au transporteur de la sérotonine (SERT), l’un des neurotransmetteurs qui jouent un rôle dans la pathopsychologie de la dépression. D’autres études ont montré que les extraits éthanoliques de feuilles inhibaient modérément le SERT dans l’essai de liaison, et qu’ils avaient un effet antidépresseur significatif sur des rats lors du test de natation forcée, mais pas sur des souris. L’extrait à l’eau des feuilles a également eu une activité modérée dose-dépendante lors d’un essai de liaison sur le récepteur GABAA-benzodiazépine.

Falsifications et succédanés

La racine a été utilisée comme substitut de la racine de sénéga (Polygala senega L.), enrégistrée dans le codex pharmaceutique britannique comme expectorant utilisé dans le traitement de la bronchite.

Description

Liane ou arbuste grimpant atteignant 8(–20) m de long ; racines aromatiques, ligneuses avec l’âge ; latex présent. Feuilles opposées, simples et entières ; crêtes stipulaires à dents charnues ; pétiole de 2–7 cm de long ; limbe ovale, largement ovale, elliptique ou sub-orbiculaire, de (6–)12–20(–28) cm × (3–)6–14(–20) cm, base obtuse à cordée, apex aigu. Inflorescence : cyme axillaire lâche opposée ayant l’aspect d’une panicule, à 10–20 fleurs, glabre à courtement poilue ; pédoncule de 2–4 cm de long, retombant. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, à odeur déplaisante ; pédicelle de 1–1,5 cm de long ; calice à lobes ovales à elliptiques, de 2–3 mm × 1–2 mm, glabre ou courtement poilu ; corolle radiée, de 2–3 cm de diamètre, tube de 2–3 mm de long, lobes ovales, de 9–11 mm × 4–6 mm, glabres, intérieur jaune ou à diverses nuances de bleu violet pâle, de rouge ou de violet et une tache triangulaire jaune plus pâle à la base, extérieur vert pâle, bord plus ou moins retroussé ; lobes de la couronne libres, de 6–8,5 mm de long, charnus, jaune-vert ou jaune crème avec 3 segments à la base, lobule central de 5–7,5 mm de long, étalé, linguiforme ou corniforme, lobules latéraux arrondis, de 1–2 mm de long, soudés à la base au lobe central ; étamines à très courts filets libres, anthères largement aplaties, penchées sur la tête du style et partiellement soudées à elle ; ovaire semi-infère, carpelles 2, libres, soudés à l’apex, s’élargissant à l’extrémité en une tête stylaire pentagonale largement ovoïde. Fruit : paire de follicules obliquement ovoïdes, glabres, chacun de 8–12 cm × 2–4 cm, vert, apex arrondi, contenant de nombreuses graines. Graines ovoïdes, de 8–10 mm de long, brun foncé, portant une touffe de poils de 2–2,5 cm de long à l’apex.

Autres données botaniques

Le genre Mondia comprend 2 espèces, toutes deux en Afrique tropicale. Mondia faisait jadis partie d’une famille distincte : les Periplocaceae.

Mondia ecornuta

Mondia ecornuta (N.E.Br.) Bullock est présent au Kenya, en Tanzanie et au Mozambique et s’utilise aussi en médecine. En Tanzanie, la décoction de racine se boit pour traiter le paludisme et les infections dues aux oxyures chez les enfants. La macération d’écorce de racine se boit pour traiter la schistosomose. L’écorce de racine cuite dans de la bouillie se consomme contre les crampes gastro-intestinales.

Croissance et développement

En Afrique tropicale, au nord de l’équateur, la floraison a lieu de mai à août, avec un pic de juin à juillet ; au sud de l’équateur, Mondia whitei fleurit d’octobre à mars, avec un pic entre novembre et janvier. Les fleurs ont une odeur de fruit légèrement déplaisante qui s’intensifie l’après-midi ; elles sont probablement pollinisées par des mouches. Elles restent ouvertes entre 3 et 4 jours.

Ecologie

Mondia whitei est présent dans des milieux très divers, depuis la forêt humide, la ripisylve, la forêt marécageuse et les lisières de forêt jusqu’à la savane humide à semi-sèche, parfois sur les berges des rivières, du niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Mondia whitei peut se multiplier par graines et par boutures de tige ou de racine. La micropropagation à l’aide de boutures de nœuds et d’apex de méristème dans divers milieux donne de bons résultats.

Gestion

Au Congo, en R.D. du Congo, au Kenya et probablement dans d’autres pays, Mondia whitei est cultivé à proximité des jardins familiaux pour ses racines. En R.D. du Congo, Mondia whitei est parfois cultivé sur treillis ou pergola.

Au Kenya, la présence et la densité de Mondia whitei dans la forêt de Kakamega sont plus élevées le long des sentiers utilisés par le bétail que le long d’autres sortes de sentiers. Les individus de grande taille semblent être récoltés de préférence aux autres, mais c’est dans les parcelles exploitées plutôt que non exploitées qu’on avait le plus de chance de trouver des plantes adultes.

Récolte

Les racines de Mondia whitei peuvent être récoltées toute l’année, mais le prélèvement est plus facile pendant la saison des pluies. On peut également ramasser les feuilles toute l’année.

Traitement après récolte

Les racines et les feuilles peuvent s’utiliser fraîches ou séchées et se réduire en poudre en vue d’un usage ultérieur.

Ressources génétiques

Mondia whitei s’est raréfié dans de nombreux endroits de son aire de répartition en raison de sa surexploitation et de sa perte de milieu. Il existe pour cette raison un véritable risque d’érosion génétique.

Perspectives

Les racines de Mondia whitei sont très prisées comme aphrodisiaque dans toute son aire de répartition, et les feuilles sont couramment utilisées comme légume. Son utilisation comme stimulant sexuel pour les hommes a été confirmée en partie, mais il est nécessaire d’approfondir les recherches pour mettre en lumière les composés responsables de cette activité, ainsi que pour étudier d’autres effets pharmacologiques. La valeur nutritive des feuilles ainsi que les perspectives d’utilisation des racines comme épice doivent être également étudiées plus en détail.

Etant donné sa surexploitation, il est recommandé d’étudier les moyens de récolter Mondia whitei de façon durable dans la nature et d’encourager sa culture au départ à petite ou moyenne échelle. Il est également nécessaire d’étudier sa biologie et son écologie dans le cadre de sa production et de parvenir à des quotas de récolte durables et applicables aussi bien aux peuplements sauvages que cultivés. Dans une perspective de valeur ajoutée, il faut se pencher sur la production de produits emballés de façon hygiénique et attrayante.

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Sources de l'illustration

  • Venter, H.J.T., Verhoeven, R.L. & Bruyns, P.V., 2009. Morphology and taxonomy of Mondia (Apocynaceae: Periplocoideae). South African Journal of Botany 75(3): 456–465.

Auteur(s)

  • M. Lamidi, IPHAMETRA (CENAREST), B.P. 1156, Libreville, Gabon
  • H. Bourobou Bourobou, IPHAMETRA (CENAREST), B.P. 1156, Libreville, Gabon

Citation correcte de cet article

Consulté le 3 mars 2020.


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