Microdesmis puberula (PROTA)

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Microdesmis puberula Hook.f. ex Planch.


Protologue: Hook.f., Icon. pl. 8: t. 758 (1848).
Famille: Pandaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 30

Synonymes

  • Microdesmis zenkeri Pax (1897).

Origine et répartition géographique

Microdesmis puberula est présent de l’est du Nigeria à la R.D. du Congo et à l’Ouganda.

Usages

L’écorce de tige, les feuilles et les racines de Microdesmis puberula ont de nombreux usages médicinaux dans toute son aire de répartition ; ceux-ci sont analogues à ceux de Microdesmis keayana J.Léonard, espèce étroitement apparentée. Le jus des feuilles, ou les rameaux et les racines broyés et brûlés s’appliquent sur les morsures de serpent ou sur les scarifications. Le jus de feuille, parfois avec du jus de rameau, se prend couramment par voie orale ou s’applique en lavement pour traiter la diarrhée. Il est relativement bénin, et il est prescrit pour cette raison aux femmes enceintes et aux jeunes enfants. Les feuilles ou la tige, en jus ou en infusion, parfois mélangées à d’autres plantes, se prennent couramment pour traiter les maux d’estomac, les vers intestinaux et les problèmes génitaux comme les troubles menstruels, la stérilité, les fausses couches, les troubles de l’érection et les maladies vénériennes. Elles s’emploient également en externe, soit en jus soit en infusion, pour traiter les affections cutanées comme l’eczéma, la gale, les brûlures, les plaies de circoncision, les abcès et les lésions provoquées par la gonorrhée.

En Afrique centrale, les femmes enceintes boivent un breuvage à base de feuilles macérées, parfois mélangé à du sel et des oignons, pour faciliter l’accouchement. Au Nigeria, la décoction de feuilles se prend pour traiter les douleurs aiguës de la rate. Au Cameroun, les pygmées Bakas utilisent le jus des feuilles en gouttes nasales pour traiter le paludisme et la toux et en collyre pour traiter les troubles de la vision. En Centrafrique, les Lissongos boivent la décoction de feuilles et se frictionnent les seins avec des feuilles broyées pour calmer la mastite. Les feuilles broyées s’appliquent aussi en friction sur les jambes des nouveaux-nés pour les encourager à se mettre rapidement debout et à marcher. Les Monzombos massent la tête avec des feuilles mélangées aux feuilles d’autres plantes pour traiter la fièvre. Chauffées, les feuilles servent en massage pour soulager le mal de dos. Les cendres des tiges brûlés mélangées avec du sel et de l’huile de palme se massent sur des scarifications sur les hanches en cas de claudication. Les Fangs, ethnie du Gabon, lotionnent la tête avec les feuilles macérées pour calmer les maux de tête importants. Au Congo, on pile les feuilles dans de l’eau et on boit ce liquide pour prévenir les évanouissements. Les jeunes feuilles hachées s’avalent contre les maux de gorge et les rhumes. Le jus des feuilles est utilisé en gouttes dans l’oreille pour traiter les infections otiques. Les feuilles s’emploient en bain de vapeur pour traiter les rhumatismes. Les feuilles et les rameaux broyés s’appliquent sur les œdèmes glandulaires et on prête des vertus aphrodisiaques aux racines ou aux jeunes feuilles écrasées mélangées à du jus de canne à sucre. En R.D. du Congo, les pygmées Efes et Mbutis passent de l’écorce et du bois brûlés en poudre dans des incisions au flanc pour traiter les douleurs intercostales. La tige écrasée est mélangée à du sel et passée sur des scarifications pour traiter la pneumonie. La cendre de racines brûlées mélangée à de l’huile de palme se frictionne dans des scarifications pour traiter les douleurs rénales et les maux de tête importants. Au Rwanda et au Burundi, les racines râpées sont mélangées à de la farine de maïs et consommées pour soigner la gonorrhée. Elles s’appliquent aussi sur les plaies et les hernies. Les fruits cuits à l’eau s’appliquent sur les tumeurs. Les fruits écrasés mélangés avec ceux de Capsicum sont consommés par les pygmées Bakas pour calmer la toux. Les graines se consomment pour donner de la force.

La plupart des tribus pygmées consomment les feuilles en légume. Les fruits sont parfois consommés, bien qu’ils soient laxatifs. Au Nigeria, Microdesmis puberula est une espèce pâturable commune broutée par les chèvres et les bovins. En R.D. du Congo, les pygmées Efes et Mbutis se servent des tiges souples comme cannes à pêche. Les jeunes pousses sont utilisées par les pygmées Akas, Bakas et Mbutis pour construire des huttes, et également pour fabriquer des crochets et des harpes. Les tiges plus âgées servent de tuteurs aux ignames, de bâtons à fouir et de crochets pour fixer les filets de chasse à la végétation des sous-bois. Le bois est couramment employé pour confectionner des chaises, des pièges à ressort, des manches et des outils. Dans le sud-est du Nigeria, on fait une sorte de guitare avec le bois. En R.D. du Congo, au Rwanda et au Burundi, les tiges âgées servent à faire des flèches et des cadres de lit. Les ramilles servent de bâtonnets à mâcher.

Dans de nombreuses sociétés africaines, Microdesmis puberula a des usages magiques. D’après les croyances, la vapeur des feuilles brûlées chasse les esprits maléfiques des maisons. Comme la plante est réputée avoir des racines profondes, les pygmées Bakas et Akas l’utilisent pour offrir une protection magique contre les vols d’ignames semi-sauvages dans la forêt. En R.D. du Congo, on en fait des concoctions censées porter chance.

Propriétés

Lors d’essais préliminaires, on a détecté des traces d’alcaloïdes dans les tiges et les racines, mais aucune analyse chimique ou pharmacologique n’a été menée. A titre d’arbuste produisant du fourrage, Microdesmis puberula présente une forte teneur en protéines brutes, de l’ordre de 23–33%, ce qui lui donne un avantage sur Leucaena et Gliricidia (22%). Une analyse des feuilles sèches à l’air fait apparaître les résultats suivants : matière sèche 93%, protéines brutes 25,8%, cendres 4,8%, fibres brutes 19,9%, extrait éthéré 6,3%, extractif non azoté 36,1%, fibres au détergent acide 21,3%, fibres au détergent neutre 46,5%, hémicellulose 25,2%, tanin 0,9%, phytine 25,2 mg/g, HCN 1,86 mg/g.

Divers essais sur des poulets d’élevage dont l’alimentation était composée à 10% de feuilles de Microdesmis puberula ont donné lieu à des résultats contradictoires. Lorsque des feuilles de Microdesmis puberula ont été introduites dans l’alimentation de poules pondeuses (jusqu’à 15% de farine de feuilles de Microdesmis puberula), aucune différence significative n’a été observée dans le poids corporel, l’épaisseur de la coquille d’œuf, ou l’indice de jaune et l’indice d’albumine. L’intensité de la couleur du jaune augmentait en fonction de la quantité de feuilles introduite dans l’alimentation. Lors d’un essai alimentaire mené sur des chèvres naines nourries avec des mélanges de fourrage contenant au maximum 25% de feuilles de Microdesmis puberula, on a constaté une augmentation de la croissance de ces chèvres.

Le bois est brun, dur et flexible ; il se travaille facilement et donne un beau brillant au polissage.

Description

Arbuste dioïque atteignant 6 m de haut, parfois petit arbre atteignant 15 m de haut ; tige atteignant 8 cm de diamètre ; rameaux habituellement densément couverts de poils courts. Feuilles alternes, distiques, simples ; stipules linéaires, atteignant 4 mm de long, persistantes ; pétiole de 4–12 mm de long ; limbe elliptique-oblong à ovale-lancéolé ou ovale, de 5–15(–20) cm × 2–6(–9) cm, base asymétrique, cunéiforme à arrondie, apex aigu à acuminé, bord finement denté à presque entier, brillant au-dessus, à poils courts sur la nervure médiane au-dessus. Inflorescence : fascicule axillaire, fascicule mâle à 5–nombreuses fleurs, fascicule femelle à 1–3(–5) fleurs ; bractées minuscules. Fleurs unisexuées, 5-mères, régulières ; calice d’environ 2 mm de long, lobes ovales d’environ 1,5 mm de long, à poils courts, vert ; pétales presque circulaires à ovales-oblongs, d’environ 3 mm × 2–2,5 mm, étalés, à poils courts dans la moitié supérieure, rose à orange ; fleurs mâles à pédicelle de 3–9 mm de long, filets d’environ 1 mm de long, charnus, soudés au pistillode, pistillode de 2–2,5 mm de long, orange rougeâtre ; fleur femelle à pédicelle de 3–4 mm de long, s’allongeant jusqu’à 5–10 mm chez le fruit, à poils courts, ovaire supère, ellipsoïde, d’environ 1 mm de long, (2–)3-loculaire, couvert de poils courts clairsemés à denses, styles 2, d’environ 1 mm de long, blancs. Fruit : drupe ovoïde de 10–12 mm × 9–11 mm, lisse lorsque fraîche, ridée ensuite, dure, brillante, rouge, à (1–)2 graines. Graines largement ovales, aplaties, courbes. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Microdesmis comprend environ 11 espèces, dont 2 en Asie et les autres en Afrique tropicale. Microdesmis puberula et Microdesmis keayana sont pratiquement identiques sur le plan morphologique, leurs usages médicinaux se recoupent pour une grande part et il pourrait bien s’agir de la même espèce. L’aire de répartition de Microdesmis keayana rejoint celle de Microdesmis puberula, du Nigeria jusqu’au Sénégal.

Microdesmis haumaniana

Microdesmis haumaniana J.Léonard est présent du Cameroun à l’Angola. Au Congo, les feuilles fraîches broyées, parfois mélangées au rhizome de gingembre, sont appliquées en lavement pour traiter les hémorroïdes. Le jus de plante se prend pour traiter les problèmes gastro-intestinaux, y compris la colique et la diarrhée, les affections ovariennes et la gonorrhée. Le jus de feuilles s’utilise en gouttes dans l’oreille pour traiter l’otite. Il se prend aussi bouilli en bains de vapeur pour traiter les rhumatismes. On fait des arcs avec les tiges.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 9 : vaisseaux exclusivement solitaires (à 90% ou plus) ; 12 : contour des vaisseaux isolés anguleux ; 14 : perforations scalariformes ; 17 : perforations scalariformes avec 20–40 barreaux ; 18 : perforations scalariformes avec 40 barreaux ; 21 : ponctuations intervasculaires opposées ; (24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4 μm)) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 60 : présence de trachéides vasculaires ou juxtavasculaires ; (61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées) ; (62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées) ; (63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles) ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; 94 : plus de huit cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; (108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées) ; 110 : présence de cellules bordantes ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Lorsque Microdesmis puberula est coupé, il repousse abondamment à partir de la base.

Ecologie

Microdesmis puberula est présent dans les forêts primaires et secondaires et à la lisière des forêts, ainsi que dans les jachères, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1100 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Microdesmis puberula peut germer abondamment dans les jachères. La dispersion des graines est assurée principalement par les singes.

Maladies et ravageurs

Les inflorescences mâles sont parfois atteintes de galles et prennent une apparence de panicules ; les fleurs mâles peuvent se déformer en malformations galeuses.

Ressources génétiques

Espèce commune de sous-bois, Microdesmis puberula n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Malgré l’usage extensif de Microdesmis puberula comme plante médicinale, on ne connaît pratiquement rien de sa composition chimique ou de sa pharmacologie, ce qui justifie des recherches. De récents essais destinés à évaluer l’effet d’un complément en feuilles de Microdesmis puberula dans l’alimentation des poulets a donné lieu à des résultats contradictoires, en raison peut-être de certains composés chimiques. Les ressemblances entre Microdesmis puberula et Microdesmis keayana en ce qui concerne leurs caractéristiques morphologiques et leurs usages médicinaux justifient des études taxinomiques.

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Sources de l'illustration

  • Carter, S. & Radcliffe-Smith, A., 1988. Euphorbiaceae (part 2). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. pp. 409–597.

Auteur(s)

  • E. Dounias, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Center for Evolutionary and Functional Ecology (CEFE-CNRS), 1919, route de Mende, 34293 Montpellier cedex 5, France

Citation correcte de cet article

Dounias, E., 2008. Microdesmis puberula Hook.f. ex Planch. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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