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Merremia aegyptia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
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Merremia aegyptia (L.) Urb.


Protologue: Symb. Antill. 4 : 505 (1910).
Famille: Convolvulaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 28, 30

Synonymes

  • Merremia pentaphylla (L.) Hallier f. (1893).

Noms vernaculaires

  • Hairy woodrose (En).
  • Corda de viola, jetirana, mata me embora, batatão roxo (Po).

Origine et répartition géographique

Merremia aegyptia est originaire d’Amérique latine mais il est maintenant répandu dans les régions tropicales et se rencontre dans de nombreux pays d’Afrique tropicale.

Usages

Les tiges sont utilisées comme liens, par exemple dans la structure des maisons construites au Ghana. Certains animaux domestiques pâturent la plante mais pas les chevaux. Merremia aegyptia provoque la diarrhée chez les petits animaux de ferme lorsqu’ils en consomment de grandes quantités. Au Nigeria, les feuilles séchées servent d’emplâtre sur les brûlures.

Propriétés

Les acides chlorogénique et benzoïque, ainsi qu’un métabolite de ce dernier (l’acide 1,2,3,4-tétrahydro-β-carboline-3β-carboxylique, qui est un hétéroside), ont été isolés de Merremia aegyptia.

Description

Plante herbacée annuelle atteignant 6 m de haut ; tiges minces, volubiles, hirsutes, à longs poils. Feuilles alternes, composées palmées à 5 folioles ; stipules absentes ; pétiole de 2, 5–12 cm de long ; folioles sessiles, elliptiques(-oblongues), de 2,5–12 cm × 1–4 cm, base aiguë, apex acuminé, bord entier, à poils couchés sur les deux faces. Inflorescence : cyme à fleurs peu nombreuses à nombreuses ; pédoncule atteignant 22 cm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle atteignant 2,5 cm de long ; sépales inégaux, les 3 externes ovales-lancéolés, de 14–25 mm de long, à poils raides et grossiers, les 2 internes plus courts, ovales, glabres ; corolle en entonnoir, atteignant 3,5 cm de long, blanche, glabre ; étamines insérées à 5 mm de la base du tube de la corolle, filets inégaux ; ovaire supère, 4-loculaire, style mince, d’environ 7 mm de long, stigmates 2, arrondis. Fruit : capsule globuleuse de 1,2–1,5 cm de diamètre, apiculée, glabre, brun pâle, enfermée par le calice persistant, déhiscente par 4 valves, contenant jusqu’à 4 graines. Graines trigones, d’environ 4 mm de long, brunes, glabres.

Au Bénin, Merremia aegyptia fleurit en juillet et d’octobre à décembre.

Le genre Merremia comprend environ 80 espèces, largement réparties dans les régions tropicales. En Afrique tropicale, il y a environ 32 espèces, dont plusieurs ont été introduites comme ornementales ou par hasard comme adventices.

Ecologie

Merremia aegyptia se rencontre du niveau de la mer jusqu’à 1500 m d’altitude. Il est présent dans la végétation riparienne, les savanes herbeuses, les savanes boisées décidues, les zones boisées à Combretum- Terminalia, les forêts claires, et comme adventice dans les terres cultivées.

Ressources génétiques

Le centre de diversité de Merremia aegyptia est en Amérique latine. Les peuplements d’Afrique tropicale ne sont pas menacés d’érosion génétique.

Perspectives

Merremia aegyptia n’a qu’une importance locale et il y a peu de chance qu’il devienne plus important en Afrique tropicale à l’avenir. Il faut limiter l’expansion de cette espèce introduite car elle se comporte comme une adventice.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Demissew Sebsebe, 2001. A synopsis of the genus Merremia (Convolvulaceae) in the Flora of Ethiopia and Eritrea. Kew Bulletin 56(4): 931–943.
  • Gonçalves, M.L., 1987. Convolvulaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 8, part 1. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 9–129.

Autres références

  • Abbiw, D.K., 1990. Useful plants of Ghana: West African uses of wild and cultivated plants. Intermediate Technology Publications, London and Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 337 pp.
  • Akoègninou, A., van der Burg, W.J. & van der Maesen, L.J.G. (Editors), 2006. Flore analytique du Bénin. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. 1034 pp.
  • Baumer, M.C., 1975. Catalogue des plantes utiles du Kordofan (République du Soudan) particulièrement du point de vue pastoral. Journal d’Agriculture Tropicale et de Botanique Appliquée 22: 105.
  • Bosser, J. & Heine, H., 2000. Convolvulacées. In: Bosser, J., Cadet, T., Guého, J. & Marais, W. (Editors). Flore des Mascareignes. Familles 127–135. The Sugar Industry Research Institute, Mauritius, l’Institut pour le Développement (IRD), Paris, France & Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 63 pp.
  • Henrici, A., Kaloga, M. & Eich, E., 1995. 1,2,3,4-Tetrahydro-ß-carboline-3ß-carboxylic acid from Merremia aegyptia L. (Convolvulaceae). Book of Abstracts, 43rd Annual Congress of the Society for Medicinal Plant Research, Halle (Saale), Germany.
  • Muhammad Mansur, 2001. Merremia Dennst. ex Endl. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 366–373.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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