Mammea africana (PROTA)

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Céréale / légume sec Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Épice / condiment Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau avec boutons floraux ; 3, fruit ; 4, noyau du fruit. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
base du fût
fût
écorce
tranche
fruits et graine
section transversale du fruit
bois
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
face transversale du bois

Mammea africana Sabine


Protologue: Trans. Hort. Soc. London 5: 457 (1824).
Famille: Clusiaceae (Guttiferae)
Nombre de chromosomes: 2n = 36

Synonymes

  • Ochrocarpos africanus (Sabine) Oliv. (1868).

Noms vernaculaires

  • Abricotier d’Afrique, mammea (Fr).
  • African mammee apple, African apple, African apricot, bastard mahogany, mammee apple (En).

Origine et répartition géographique

Mammea africana se rencontre depuis le Sénégal jusqu’à l’ouest de l’Ouganda, et vers le sud jusqu’à la R.D. du Congo et le nord de l’Angola.

Usages

Le bois de Mammea africana, souvent commercialisé sous le nom d’ “oboto” ou de “djimbo”, est apprécié pour la construction, la parqueterie, la menuiserie, les charpentes, les boiseries intérieures, les lambris, la construction navale, la charronnerie, les cages d’escalier, les huisseries et le mobilier. Il convient pour les traverses de chemin de fer, le tournage et les placages. Les fûts servent traditionnellement à confectionner des pirogues monoxyles.

Le fruit n’est comestible que lorsqu’il est assez mûr. La pulpe, d’un blanc-jaune, est sucrée mais fibreuse. Toutefois, les fruits de certains arbres demeurent aigres. La pulpe du fruit en décomposition attire les grands escargots de la forêt que l’on peut ramasser en grand nombre sous les arbres pour les consommer. Les graines, comestibles, contiennent une huile utilisée localement pour la cuisine. En R.D. du Congo, la résine sert à recoller les jarres en terre.

Plusieurs parties de la plante sont employées en médecine traditionnelle. Les décoctions ou les macérations d’écorce servent d’anthelminthique, à traiter les maux d’estomac, la gonorrhée, les affections ovariennes, la toux et l’anémie, et à faciliter l’accouchement. Elles sont utilisées en usage externe contre les plaies, les lésions, les ulcères, la gale, les affections cutanées, les démangeaisons, les rhumatismes, les inflammations utérines et vaginales et la fièvre. Les lotions à base de racines ou de fruits sont appliquées sur les maladies de peau et les plaies, la résine sur les brûlures et la gale. Au Liberia et au Nigeria, l’écorce sert de poison de pêche dans les petits cours d’eau ; son efficacité est limitée. La cendre d’écorce est utilisée en savonnerie et dans la production de sel.

Production et commerce international

Dans le commerce, les quantités de bois de Mammea africana sont minimes. On ne dispose d’aucune statistique, excepté pour le Cameroun, où on a enregistré une production de grumes de 81 m³ en 2000 et de 65 m³ en 2001.

Propriétés

Le bois de cœur est brun rosé à brun rougeâtre sur une coupe fraîche, fonçant au brun rougeâtre foncé ou au brun pourpre une fois exposé à l’air, et il se distingue nettement de l’aubier, brun rosé à brun pâle, qui peut atteindre 6 cm d’épaisseur. Il présente normalement un contrefil, le grain est moyen à assez grossier. Les surfaces sciées sur quartier ont une figure madrée avec un aspect rubané et une maille abondante, les surfaces tangentielles ont quant à elles un aspect fleuri. Le bois est résineux et les surfaces tangentielles présentent souvent des taches huileuses foncées.

C’est un bois moyennement lourd, avec une densité de 650–860 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche à l’air lentement, aussi faut-il que le séchage soit minutieux car il est sujet aux gerces et aux déformations. Les taux de retrait sont élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 6,0–7,1% dans le sens radial et de 8,7–11,6% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 81–201 N/mm², le module d’élasticité de 10 300–14 600 N/mm², la compression axiale de 45–77 N/mm², la compression transversale de 10 N/mm², le cisaillement de 9–13 N/mm², le fendage de 15–29 N/mm, la dureté Janka de flanc de 6400 N et la dureté Janka en bout de 8630 N.

Le bois se scie proprement mais lentement et se travaille bien ; la présence de silice est faible (0,005–0,015%). Il prend un fini lisse avec un beau poli. Il tient bien les clous et les vis, mais des avant-trous sont nécessaires pour éviter les fentes. Les caractéristiques de collage sont satisfaisantes, en revanche celles de peinture et de vernissage sont médiocres à cause de la présence de résine, qui rend aussi le déroulage difficile. C’est un bois assez durable, et relativement résistant aux attaques fongiques, de vrillettes et de scolytes, mais moyennement sujet aux attaques de termites. Il a également démontré une certaine résistance aux térébrants marins. Le bois de cœur est très rebelle à l’imprégnation avec des produits de préservation. Plusieurs xanthones ont été identifiés dans le bois de cœur et dans l’écorce du tronc. La teneur en huile des graines est d’environ 10%. Elle contient plusieurs acides gras inhabituels : l’acide ricinoléique (20%), l’acide vernolique (12%), l’acide malvalique (6%) et l’acide sterculique (4%) ; ainsi que plusieurs autres, plus courants : l’acide palmitique (28%), l’acide stéarique (27,5%), l’acide myristique (1,5%), l’acide laurique (1%), de même que des traces d’acide oléique et d’acide linoléique. Plusieurs coumarines ainsi qu’un stérol, la friedélone, ont été isolés des graines. Des coumarines ont également été isolées de l’écorce ; elles ont révélé une cytotoxicité remarquable contre la lignée cellulaire humaine 9-KB et une importante activité antibactérienne contre Staphylococcus aureus. Un extrait de l’écorce a fait ressortir un effet vasodilatateur dans lequel les coumarines joueraient également un rôle. Lors d’essais sur des rats, l’extrait a montré une légère toxicité à des doses de 30–90 mg/kg.

Description

  • Arbre sempervirent, de taille moyenne à grande, atteignant 45 m de haut ; fût rectiligne et cylindrique ou légèrement anguleux, dépourvu de branches jusqu’à une hauteur de 27 m, jusqu’à 125 cm de diamètre, base avec des renflements racinaires importants ou des contreforts élevés jusqu’à 3,5 m de haut ; surface de l’écorce écailleuse, brune, souvent teintée de jaunâtre, écorce interne fibreuse, rougeâtre, virant au brunâtre à l’air, exsudant lentement une résine jaunâtre ; cime de petite dimension, dense, à branches courtes et étalées ; rameaux légèrement aplatis, grisâtres, glabres.
  • Feuilles opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–2,5 cm de long, trapu, sillonné au-dessus ; limbe étroitement elliptique à oblong-elliptique, de 9–35 cm × 3–13 cm, obtus à cunéiforme à la base, courtement acuminé à l’apex, coriace, glabre, pennatinervé à nombreuses nervures latérales fines, densément ponctué de glandes.
  • Fleurs à l’aisselle des feuilles, bisexuées ou mâles, régulières ; fleurs bisexuées solitaires, à pédicelle de 2–3(–4) cm de long, calice entier dans le bouton, se divisant en 2(–3) segments presque orbiculaires de 1–1,5 cm de long, rose rougeâtre, pétales 4(–6), libres, elliptiques à obovales, de 1,5–3 cm de long, blancs ou jaunâtres, étamines nombreuses, soudées à la base, de 0,5–1 cm de long, ovaire supère, ovoïde, 2-loculaire, parfois 4-loculaire, style court, épais, stigmate discoïde, légèrement 2-lobé ; fleurs mâles en fascicules, semblables aux fleurs bisexuées mais plus petites, à pédicelle court et ovaire rudimentaire.
  • Fruit : drupe de grande taille, globuleuse à piriforme, de 7–18 cm de long, jaune pâle à orange, avec de nombreuses petites excroissances brunes ; noyaux 1–4, ovoïdes, de 4–6 cm long, bruns, à paroi très dure et ligneuse, contenant chacun 1 seule graine.
  • Graines aplaties, d’environ 3 cm de long, à tégument mince.
  • Plantule à germination hypogée ; épicotyle de 15–30 cm de long, à 3–5 paires d’écailles noirâtres opposées ; cotylédons demeurant enserrés dans le noyau.

Autres données botaniques

Le genre Mammea compte une cinquantaine d’espèces, dont près de 20 à Madagascar, et 30 en Asie tropicale jusqu’à la Nouvelle-Calédonie. Le continent africain en abrite deux, Mammea africana et Mammea usambarensis Verdc.

Mammea usambarensis

Celle-ci est endémique des forêts de montagne du nord-est de la Tanzanie, où elle est surtout appréciée pour ses fruits comestibles. Mammea usambarensis est proche de Mammea africana, bien qu’elle en diffère par la fine paroi de son noyau.

L’Amérique tropicale héberge une autre espèce, Mammea americana L., qui est cultivée en Afrique tropicale en tant qu’arbre fruitier. L’Australie compte une espèce.

Mammea est proche de Garcinia, qui diffère par ses bourgeons terminaux enveloppés par les pétioles (contrairement à Mammea chez qui les bourgeons sont enveloppés par des écailles), par l’absence de points glandulaires sur les feuilles et par la présence de 4–5 sépales libres.

Mammea odorata

Le bois de Mammea odorata (Raf.) Kosterm. d’Asie tropicale et des îles de l’océan Pacifique est localement exploité dans sa région d’origine. Mammea odorata a été signalé à Zanzibar (Tanzanie), où il a probablement été planté.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (7 : vaisseaux en lignes, ou plages, obliques et/ou radiales) ; 9 : vaisseaux exclusivement solitaires (à 90% ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 60 : présence de trachéides vasculaires ou juxtavasculaires ; 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; 63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (91 : deux cellules par file verticale) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; (94 : plus de huit cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (100 : rayons avec des parties multisériées aussi larges que les parties unisériées) ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 130 : canaux radiaux.
  • Inclusions minérales : (136 : présence de cristaux prismatiques) ; (142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial) ; (154 : plus d’un cristal approximativement de même taille par cellule ou par loge (dans les cellules cloisonnées)).
(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

Mammea africana a une croissance lente ; la croissance annuelle des gaules est d’environ 30–50 cm. Au Nigeria, on a remarqué que les arbres atteignaient 15 m de haut et avaient un diamètre de fût de presque 30 cm, 24 ans après avoir été plantés.

Les vagues de jeunes feuilles sont d’un rouge cuivré ou d’un rouge foncé. Les arbres peuvent commencer à fleurir dès l’âge de 10 ans, sans pour autant donner de fruits au début. La floraison est irrégulière. Les fleurs sont morphologiquement soit bisexuées soit mâles, les deux types apparaissant sur des arbres différents, mais la recherche sur le pollen a fait ressortir que les fleurs apparemment bisexuées sont fonctionnellement femelles, et ont du pollen sans ouverture. En d’autres termes, Mammea africana est fonctionnellement dioïque. En Côte d’Ivoire, la floraison a lieu en août–décembre, quelquefois jusqu’en avril, la fructification s’étalant d’août à mars. La fructification en masse intervient tous les 2–3 ans. Les fruits mûrissent 10–12 mois après la floraison. Ils sont mangés par les éléphants qui en dispersent les noyaux. Les mammifères, comme les porcs-épics et les antilopes, se nourrissent des graines.

Ecologie

Mammea africana se rencontre en forêt sempervirente et semi-décidue humide, jusqu’à 1000 m d’altitude. Il préfère les sols relativement fertiles et humides, argileux comme sablonneux. On le trouve souvent sur des sols alluviaux périodiquement inondés où il peut constituer de petits peuplements. Néanmoins, Mammea africana est souvent disséminé dans la forêt. Au Ghana, il est associé aux sols pauvres en bases.

Multiplication et plantation

Mammea africana se multiplie par noyau. Un kg contient environ 25 noyaux. La germination est irrégulière ; elle débute au bout de 3–4 semaines et peut durer jusqu’à 8 mois. Le traitement des semences n’est pas indispensable, mais on stimule la germination en creusant soigneusement un trou d’un coup de lime dans la paroi du noyau ou bien en trempant les semences dans l’eau pendant 24 heures. Le taux de germination est souvent élevé : il peut atteindre 90% s’il s’agit de semences fraîches, près de 70% s’il s’agit de semences semées 2–6 semaines après avoir été récoltées et environ 35% s’il s’agit de semences semées 10 semaines après la récolte. Les planches de semis doivent être à l’ombre. Les plants effeuillés peuvent être repiqués à l’âge de 1,5–2 ans, mais on sème aussi les semences directement au champ. Un espacement de 8 m est préconisé. La régénération naturelle peut être abondante sous l’arbre-mère.

Gestion

Dans la plupart des régions à l’intérieur de l’aire de répartition de Mammea africana, les arbres sont à la fois présents en faible densité et disséminés. Dans les forêts du sud du Cameroun, on trouve en moyenne 1 arbre ayant un diamètre de fût supérieur à 60 cm pour 30 ha. Le paillage organique de même que l’épandage de fumier à la base des arbres plantés stimulent leur croissance. Si les jeunes individus poussent bien à l’ombre, une fois qu’ils ont atteint un diamètre de fût de 15 cm, on peut leur supprimer l’ombre graduellement.

Maladies et ravageurs

Dans la forêt naturelle de Côte d’Ivoire, des sources indiquent que les semis sont gravement attaqués par les insectes.

Récolte

Le diamètre minimal d’abattage est de 60 cm au Liberia, au Cameroun et en Centrafrique, et de 70 cm au Ghana.

Rendement

Un arbre qui fait 60 cm de diamètre de fût produit 2,7–2,8 m³ de grumes, un arbre qui en fait 70 cm en produit 3,6–4,0 m³, et un arbre de 100 cm de diamètre 7,6–9,7 m³.

Ressources génétiques

Bien que répandu, Mammea africana l’est généralement en faible densité en forêt. Il est aussi planté, même si ce n’est pas sur une grande échelle. Il ne semble pas menacé à ce jour, le niveau d’exploitation de son bois d’œuvre paraissant faible. La principale menace qui plane sur lui est la destruction en cours des forêts sempervirentes et semi-décidues humides dont il constitue un élément caractéristique. Certains arbres produisent des fruits qui sont sucrés à maturité, alors que d’autres en donnent qui ont un goût aigre et désagréable. Ainsi peut-on préconiser la sélection de génotypes ayant des caractéristiques supérieures pour la production de fruits.

Perspectives

Les perspectives semblent limitées pour que Mammea africana devienne un bois d’œuvre important d’un point de vue commercial ; en effet, les taux élevés de retrait de son bois, sa présence dispersée et son faible taux de croissance sont autant d’obstacles sérieux. Il n’est pas impossible qu’il ait plus d’avenir en tant qu’arbre fruitier et qu’il puisse s’avérer utile dans des plantations agroforestières, dans lesquelles la production de bois d’œuvre pourrait elle aussi jouer un rôle modeste. Toutefois, les chercheurs doivent encore se pencher sur les possibilités d’allier la multiplication végétative à la sélection de types de fruits supérieurs.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Bamps, P., 1970. Guttiferae (Clusiaceae). In: Boutique, R. (Editor). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Jardin botanique national de Belgique, Brussels, Belgium. 74 pp.
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Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2008. Mammea africana Sabine. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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