Macrotyloma geocarpum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Céréale / légume sec Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage et cultivé)
1, port de la plante ; 2, fruit ; 3, graine. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
fleurs
fleurs
fruit souterrain
fruits et graines

Macrotyloma geocarpum (Harms) Maréchal & Baudet


Protologue: Bull. Jard. Bot. Belg. 47(1–2) : 50 (1977).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 20, 22

Synonymes

  • Kerstingiella geocarpa Harms (1908).

Noms vernaculaires

  • Lentille de terre, fève de Kandale, doï, dohi (Fr).
  • Kersting’s groundnut, geocarpa groundnut, ground bean (En).

Origine et répartition géographique

L’origine de la lentille de terre est inconnue ; elle pourrait provenir du nord du Togo ou du centre du Bénin. On trouve au Cameroun et en Centrafrique des types de lentille de terre que l’on suppose sauvages, mais on peut considérer qu’ils représentent une espèce distincte, quoique apparentée. La lentille de terre est cultivée dans la zone de savanes de l’Afrique occidentale, du Sénégal au Nigeria et au Cameroun. On la cultive également à l’île Maurice et à Fidji, et elle était cultivée jadis en Tanzanie. On dit souvent que la lentille de terre est seulement cultivée par les personnes âgées, par ex. au Ghana, ce qui fait que sa production disparaît peu à peu.

Usages

La lentille de terre est cultivée surtout pour sa graine comestible. Les graines mûres se cuisent à l’eau avec du sel et elles sont consommées avec de l’huile de palme ou d’arachide, et accompagnées de farine de manioc fermentée (le gari), d’igname ou de riz. Elles peuvent aussi être cuites dans des soupes, que l’on sert aux invités comme une marque d’honneur. Les graines sèches sont transformées en une farine qui sert à confectionner des galettes ou d’autres mets. Au centre du Bénin, par exemple, on consomme une pâte frite confectionnée à partir de la graine seule (“ata”) ou mélangée à de la pâte de maïs fermentée (“akassa”). Parfois les graines torréfiées des types à graines noires, ou les gousses fraîches non écossées, sont cuites à l’eau avec du sel et consommées en amuse-gueule. Les graines de lentille de terre jouent un rôle important dans les coutumes traditionnelles d’Afrique de l’Ouest, particulièrement au Togo, où on les utilise au cours des cérémonies d’enterrement chez les Kabyés et les Maubas. C’est ce rite qui semble avoir largement contribué à la survie de la culture au nord du Togo. Dans de nombreuses régions, la consommation est limitée aux membres masculins de la famille, en particulier le chef de famille, et les graines constituent un mets favori des prêtres vaudous. Dans la tradition des Sisalas du nord du Ghana, les graines cuites à l’eau sont l’unique nourriture que l’on sert aux enfants survivants pendant les funérailles de leur mère.

Les feuilles de la lentille de terre se consomment parfois comme légume ou en soupe. Au nord du Ghana et au centre du Bénin, l’eau de cuisson des graines se prend contre la diarrhée. Les graines sèches réduites en poudre et mélangées à de l’eau ou à de la bière locale (la “pita”) s’emploient comme émétique en cas d’empoisonnement. Les décoctions de feuilles ont une action vermifuge. Les Igbos du Nigeria utilisent la plante dans le traitement de la dysenterie, des maladies vénériennes, de la fièvre et du diabète. Dans les zones arides, les parties végétatives servent de fourrage après la récolte.

Production et commerce international

On ne dispose pas de statistiques de production fiables pour la lentille de terre parce que son importance économique est faible et qu’on la cultive surtout pour une consommation locale. Il existe bien des échanges entre pays voisins, comme le Togo, le Bénin et le Nigeria, mais les statistiques sont inexistantes. En raison de la faiblesse de ses rendements et de sa médiocre aptitude au stockage, l’importance économique de la lentille de terre a énormément baissé ces derniers temps.

Propriétés

La composition des graines sèches par 100 g de partie comestible est de : eau 9,7 g, énergie 1457 kJ (348 kcal), protéines 19,4 g, lipides 1,1 g, glucides 66,6 g, fibres 5,5 g, Ca 103 mg, P 392 mg, Fe 15,0 mg, thiamine 0,76 mg, riboflavine 0,19 mg, niacine 2,3 mg et acide ascorbique 0 mg (Leung, Busson & Jardin, 1968). La teneur en acides aminés essentiels par 100 g d’aliment est : tryptophane 155 mg, lysine 1280 mg, méthionine 267 mg, phénylalanine 1125 mg, thréonine 738 mg, valine 1209 mg, leucine 1485 mg et isoleucine 871 mg (FAO, 1970). Les graines de la lentille de terre contiennent des facteurs antinutritionnels, dont des tanins, des hémagglutinines et des phytates. Faire bouillir les graines prétrempées (12 heures à 27°C) pendant 30 minutes en réduit la teneur en tanin de 98%, l’activité hémagglutinante de 100% et le taux de phytates de 70%.

Description

  • Plante herbacée annuelle à tiges prostrées qui s’enracinent ; tige pubescente ou presque glabre, atteignant 10 cm de long.
  • Feuilles alternes, 3-foliolées ; stipules triangulaires-ovales, de 2–7 mm de long, pubescentes ; pétiole érigé, atteignant 25 cm de long ; rachis d’environ 7 mm de long ; stipelles linéaires-lancéolées, de 2–5 mm de long ; pétiolules hirsutes, les latéraux de 1–2 mm de long, le terminal de 4–10 mm de long ; folioles largement ovales ou obovales, de 3–8 cm × 2–5,5 cm, glabres, à 3 nervures partant de la base.
  • Fleurs en paires ou solitaires à l’aisselle des feuilles, bisexuées, papilionacées, presque sessiles ; bractéoles lancéolées, de (1–)3,5–4 mm de long ; calice poilu, tube de 2–2,5 mm de long, lobes linéaires-lancéolés, de (2–)3,5–4 mm de long ; corolle blanche ou blanc verdâtre, parfois teintée de violet, étendard de 6–10 mm × 4,5–6 mm, ailes de 6–7 mm × 1,5 mm, carène de 5,5–6 mm × 1 mm ; étamines 10, dont 9 soudées et 1 libre ; ovaire supère, sur un stipe court s’allongeant au cours du développement du fruit, 1-loculaire, style mince, courbe, stigmate minuscule.
  • Fruit : gousse indéhiscente de 0,5–2,5 cm × 0,5–1 cm, sur un carpophore atteignant 2 cm de long, à ( 1–)2(–3) graines, comprimée entre les graines, mûrissant à la surface du sol ou en dessous.
  • Graines oblongues ou oblongues-ovoïdes, de 5–10 mm × 4–7 mm × 3–5 mm, blanchâtres, rouges, brunes ou noires, parfois striées, tachetées ou mouchetées.
  • Plantule à germination épigée, dont les cotylédons tombent au bout de 2–3 jours après la levée, et à 2–3 feuilles primaires simples et lancéolées qui persistent jusqu’à la maturité.

Autres données botaniques

Le genre Macrotyloma comprend environ 25 espèces, dont la plupart sont confinées à l’Afrique. Chez Macrotyloma geocarpum, 2 variétés ont été distinguées :

  • var. geocarpum : entrenœuds courts, pétiole de 8–25 cm de long, foliole terminale atteignant 7,5 cm × 5 cm, gousse à (1–)2(–3) graines, graines d’environ 9 mm × 6 mm ; n’est connue que cultivée ;
  • var. tisserantii (Pellegr.) Maréchal & Baudet : entrenœuds allongés, pétiole atteignant 1 cm de long, foliole terminale atteignant 3,5 cm × 2,5 cm, gousse à 1(–2) graines, graines d’environ 5 mm × 4 mm ; on la rencontre à l’état sauvage au Cameroun et en Centrafrique et peut-être vaut-il mieux la considérer comme une espèce distincte (décrite à l’origine comme Kerstingiella tisserantii Pellegr.), si l’on en croit les résultats des analyses d’isozymes et peut-être aussi le nombre de chromosomes.

La distinction des génotypes se fait sur la base de la couleur des graines. Les types à graines blanches, les plus connus, ont un usage alimentaire, tandis que les types à graines noires sont surtout employés comme remèdes ou au cours de cérémonies, ce qui ne les empêche pas de servir aussi d’aliment.

Croissance et développement

La germination de la lentille de terre a généralement lieu 3–5 jours après le semis. Les plantules lèvent avec des feuilles primaires simples et opposées ; les premières feuilles trifoliolées apparaissent au bout de 5–10 jours. La floraison débute 30–65 jours après le semis et peut continuer jusqu’à la mort de la plante. L’autofécondation est la règle et 2 jours après la fécondation, un carpophore se forme à la base de l’ovaire et porte ce dernier jusqu’au sol. Ce mécanisme est semblable à ce qui se passe chez l’arachide, mais différent du voandzou où c’est le pédoncule qui pousse jusqu’à atteindre le sol. Les gousses mûrissent à la surface du sol ou 1–2 cm en dessous. Elles atteignent leur maturité entre 40–60 jours après l’ouverture des fleurs. La durée du cycle cultural est de 90–180 jours. La lentille de terre nodule efficacement avec des bactéries fixatrices d’azote du groupe Bradyrhizobium.

Ecologie

La lentille de terre est présente jusqu’à 1600 m d’altitude. Elle a besoin de soleil en abondance et de températures moyennes de 18–34ºC. Elle réussit bien dans les régions semi-arides où les précipitations annuelles sont de 500–600 mm sur 4–5 mois, mais on la trouve également à la limite des régions tropicales humides. La lentille de terre tolère les sols sableux pauvres, mais ce sont les limons sableux qui donnent les meilleurs rendements. On la trouve souvent sur des sols légèrement acides (pH 5).

Multiplication et plantation

La lentille de terre se multiplie par graines. Les graines de semence sont prélevées sur la récolte précédente, mais il arrive que les paysans en achètent localement. Le poids de 1000 graines est de 50–150 g. En Afrique de l’Ouest, la lentille de terre se sème du début au milieu de la saison des pluies. Sa culture se pratique surtout dans de petites parcelles ou dans les jardins, soit en culture pure soit en association avec l’igname, le niébé, le manioc ou d’autres plantes, sur buttes, plates-bandes ou billons. S’il s’agit d’une culture pure, c’est souvent la première culture de la rotation, plantée en lignes espacées de 30–40 cm et à 15 cm sur la ligne.

Gestion

La culture de la lentille de terre se pratique de manière traditionnelle ; sa conduite consiste essentiellement en 2–3 désherbages manuels. Le recours aux engrais minéraux n’est pas courant.

Maladies et ravageurs

Dans les régions semi-arides, la lentille de terre n’est pas sujette à de graves attaques de la part des maladies ou des ravageurs. Dans les régions humides, des maladies fongiques (rouille, moisissures) peuvent survenir. Les graines stockées sont très sensibles aux infestations de charançons (Piezotrachelus spp.) et de bruches (Bruchidae).

Récolte

La lentille de terre se récolte lorsque les feuilles commencent à jaunir et à se flétrir. La plante étant récoltée au cours de la saison sèche, les paysans arrachent généralement les plantes entières à la houe et les laissent sécher au champ pendant quelques jours, après quoi les gousses sont cueillies à la main, ce qui permet de les séparer aisément. Il arrive souvent qu’il reste des graines dans le sol après la récolte et qu’elles germent au retour des pluies, permettant ainsi à la lentille de terre de persister à l’état semi-sauvage.

Rendement

Le rendement de la lentille de terre est en moyenne de 500 kg/ha.

Traitement après récolte

Après récolte, les gousses de la lentille de terre sont séchées au soleil, pour ne laisser qu’un taux d’humidité d’environ 12%, puis elles sont entreposées dans des greniers ou n’importe où dans la maison. Elles peuvent être écossées au mortier ou en les frappant au bâton. La plus grande partie de la production est généralement vendue. Les graines sont surtout conservées dans des récipients fermés. Pour assurer une conservation plus longue, on les mélange à du sable, du poivre, de la cendre ou de l’insecticide.

Ressources génétiques

Les travaux sur les ressources génétiques de la lentille de terre sont relativement récents, et on ne dispose que de quelques petites collections. Douze entrées recueillies en Afrique occidentale et centrale sont conservées à la banque de gènes de l’Institut international d’agriculture tropicale d’Ibadan (Nigeria). D’autres collections sont présentes en Guinée (Bureau des ressources phytogénétiques de Conakry, 8 entrées), au Ghana (Plant Genetic Resources Centre de Bunso, 8 entrées), au Togo (Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières de Lomé, 8 entrées) et au Bénin (Station de recherche sur les cultures vivrières de Niaouli, INRAB, 6 entrées). On sait peu de choses sur la diversité génétique de la lentille de terre. Lors d’une récente étude sur la variation allozymique, aucune diversité n’a été trouvée en intra- ou inter-population chez les types domestiqués, ni en intra- ou inter-population chez les types sauvages, mais la différence entre types sauvages et domestiqués était bien plus importante que celle qu’on a trouvé chez d’autres espèces de légumineuses tropicales.

Sélection

On ne connaît l’existence d’aucun programme de sélection pour la lentille de terre.

Perspectives

Culture traditionnelle d’Afrique de l’Ouest, la lentille de terre a largement été remplacée par des espèces plus productives et plus rentables, comme l’arachide et le niébé. Les faibles rendements, la petite taille des graines, la quantité de travail nécessaire à sa récolte et sa susceptibilité aux ravageurs des greniers sont les causes principales de son déclin. Si la lentille de terre n’a pas totalement disparu grâce au rôle qu’elle joue dans les cérémonies traditionnelles, le fait qu’elle soit surtout cultivée par les personnes âgées indique que ce déclin va se poursuivre et que les perspectives de cette plante ne sont guère réjouissantes.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Verdcourt, B., 1982. A revision of Macrotyloma (Leguminosae). Hooker’s Icones Plantarum 38(4): 1–138.

Auteur(s)

  • E.G. Achigan Dako, PROTA Network Office Africa, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677-00100, Nairobi, Kenya
  • S.R. Vodouhè, IPGRI West and Central Africa, 08 B.P. 0932, Cotonou, Benin

Citation correcte de cet article

Achigan Dako, E.G. & Vodouhè, S.R., 2006. Macrotyloma geocarpum (Harms) Maréchal & Baudet. In: Brink, M. & Belay, G. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 16 avril 2019.


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