Leonotis nepetifolia (Pharmacopées en Guyane)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Hyptis recurvata
Pharmacopées traditionnelles en Guyane, 2004
Marsypianthes chamaedrys


Leonotis nepetifolia. Inflorescence de gros pompon



Leonotis nepetifolia (L.) R. Brown

Synonymie

Leonotis leonorus R. Brown.

Noms vernaculaires

  • Créole : pompon [ponpon], gros pompon [gro-ponpon], pompon soda.
  • Wayãpi : —
  • Palikur : uwak βey.
  • Portugais : cordão-de-frade.

Écologie, morphologie

Herbe ou arbrisseau rudéral, très commun, souvent cultivé, reconnaissable à ses inflorescences en capitules sphériques.

Collections de référence

Berton 38 ; Moretti 731, 776 ; Prévost 1344.

Emplois

Pour les Créoles, les feuilles et fleurs sont cholagogues. La tisane est antidysentérique et la décoction, préparée avec du sel ou du sucre, dissout les calculs rénaux.

Chez les Palikur, on retrouve un usage très proche de celui des Créoles : la décoction des feuilles préparée avec celles de Capraria biflora (Scrophuiariacées), est bue pendant quatre jours contre les troubles hépatiques liés à la consommation en excès de boissons alcoolisées [1]. La décoction des feuilles de cette espèce seule est également prise en tisane contre l’hypertension.

Pour un autre emploi chez les Palikur, cf. Laportea aestuans (Urticacées).

Étymologie

  • Créole : pompon, le nom fait allusion à la forme des inflorescences.
  • Palikur : uwak, « gymnote électrique », βey, « remède » : « le remède de la gymnote électrique ».

Chimie et pharmacologie

Cette plante renferme 2 % d’huile essentielle et de l’inositol dans les graines (KERHARO et ADAM, 1974). Les feuilles présentent in vitro, une activité antibactérienne vis-à-vis de Bacillus subtilis et de Stapbylococcus aureus (signalé par LONGUEFOSSE, 1995).

____________________

  1. HAY (1998) indique que ce remède est parfois associé aux feuilles de Solanum leucocarpon (Solanacées).