Hyoscyamus muticus

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Hyoscyamus muticus

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Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Hyoscyamus

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Origine :

sauvage et cultivé

Français
Anglais


Résumé des usages
  • médicinal


Description

Noms populaires

Classification

Cultivars

Histoire

Usages

TROTTER (1915) puis FOLEY (1939) ont noté, qu'en Ahaggar, les femmes pour engraisser, mélangent, non sans risque, de petites quantités de la subsp. falezlez à leur nourriture. TROTTER précise qu'ensuite elles se couchent après avoir bu une boisson sudo­rifique.

La pommade obtenue par mélange de l'extrait de « falezlez » et de beurre, est utilisée pour les frictions antirhumatismales et pour les soins des maladies utérines (TROTTER, 1915).

L'usage de cette plante comme calmant est signalé par BOUQUET (1921).

Selon CHOPRA et al. (1960), les effets thérapeutiques et l'action physiologi­que de la « jusquiame » Hyoscyamus muticus sont semblables à ceux de la bella­done et de la stramoine, l'hyoscyamine étant l'élément actif chez ces trois espèces. La jusquiame, surtout employée pour calmer les spasmes douloureux des muscles non striés (qui caractérisent les coliques de plomb) et l'irritation de la vessie, sert également comme sédatif de l'irritation nerveuse symptomatique des diverses for­mes d'hystérie et de toux. Les feuilles appliquées en cataplasmes ou en fomenta­tions pour combattre la douleur n'ont présenté que des résultats incertains.

La plante est très toxique, et en peu d'heures, fait mourir un homme. Cette toxicité est d'ailleurs tristement célèbre pour être la cause de la mort en 1881 de la majeure partie de la 2ème Mission FLATTERS au Hoggar, le poison avait été mélangé à des dattes.

Toxique pour l'homme, le cheval, l'âne et le chien, cette plante ne le serait pas pour les ruminants qui la consommeraient impuné­ment et au contraire engraisseraient, d'après TROTTER. Le même auteur note que les sahariens attestent que la toxicité de ce végétal augmente avec l'altitude ; comme contre-poison, on administre une boisson faite de piments rouges et de dattes. Quand une absorption de cette plante n'est pas fatale, elle provoque cependant des troubles cérébraux.

FOLEY et MESLIN (1924) constatent que cette plante toxique est de fait dédaignée par les animaux à l'exclusion des sauterelles. Cette particularité a entraîné chez les sahariens des cas de folie pas­sagère consécutive à la consommation de sauterelles : Schistocerca peregrina. Cette même observation a été rapportée également par MAIRE et SAVELLI (1955), CORNAND (1958), alors que d'autres auteurs (REBOUL, 1953 etc...) signalent l'empoisonnement d'ani­maux domestiques.

Références

Liens