Hortus cliffortianus, index

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Dans l‘Hortus cliffortianus, publié en 1738, Linné a décrit 2536 espèces, dont 1251 qui étaient cultivées dans le jardin de Clifford. Il explique pourquoi il a choisi ses noms de genre, quand il s'écartait de la nomenclature admise auparavant. Nous reproduisons ici ses explications. On y trouvera aussi la référence des cas où Linné explique ses choix dans Flora lapponica.

Voir aussi la page de Wikipedia en anglais ou en allemand (la meilleure).

Hortus cliffortianus est en ligne sur BHL et sur Biblioteca Digital del Real Jardín Botánico, qui donnent accès à la pagination du livre. Dans la liste suivante, le numéro de page est cliquable et dirige vers la page du livre original sur BHL.

Les références au Genera plantarum sont celles de la notice et non de la page. Le Genera plantarum ne donne aucune explication sur le choix des noms.

On trouvera dans l'ordre le texte latin de Linné, et une traduction. Si vous êtes un (bon) latiniste, n'hésitez pas à l'améliorer.


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A

  • Achyranthes p. 42
    • Achyranthes nobis & Achyracantha Dill. sunt synonyma.
  • Aegopodium p. 107
    • Ægopodium Tabern. hist.
    • Ægopodium est Synonymon antiquum in hac familia, desumtum ab aliquali convenientia foliorum in figura cum ungula vel pede capra.
    • Ægopodium est un ancien synonyme dans cette famille, dérivé d'une certaine homologie de la forme des feuilles avec le sabot ou le pied d'une chèvre.
  • Aira p. 27.
  • Alopecurus p. 26. Noms donnés par Bauhin et Tournefort.
  • Ammannia p. 35. Nom déjà donné par d'autres botanistes.
  • Amomum p. 3
  • Anacardium p. 161.
  • Andromeda Flora lapponica, 116
  • Anthoxanthum p. 25
    • Species haecce sola staminibus gaudet duobus.
  • Apocynum p.80 aucune explication.
  • Aparine p. 34. Nom déjà attribué par d'autres auteurs.
  • Arundo p. 25. Nom déjà attribué par d'autres auteurs.
  • Artedia p. 90
    • Sancta mihi est memoria Amici per septennium conjunctissimi Petri Artedi, Medici, ex Angermannia Sueciæ orti, nati 1705. Novemb. 22. st. vet. at mortui 1735 Novemb. 17. styl. nov. Huic Viro debetur usus Involucri umbellarum in determinandis generibus, qua notione destituti hæsitarunt antecessores...
  • Asperula p. 33. Nom déjà attribué par d'autres botanistes.
  • Athamanta p. 93
    • Meon athamanticon & Mejon Dioscor. 1. cap. 3. esse creditur hæc species. Meum latinis literis scriptum æquivocum evadit cum adjectivo meo. Inde risus vulgi dum medici in formulis præscribunt unciam Mei, quasi esset e suo ipso corpore, recepi itaque synonymon.
      Athamantam seu Athamanticum vocant tamquam ab Athamante inventum ; alii vero, quoniam in Athamante monte Phtiotidis Thessaliæ reperiatur.
    • On pense que cette espèce est le Meon athamanticon & Mejon Dioscor. 1. cap. 3. Meum dans les écrits latins finit par devenir équivoque avec l'adjectif meus (mon, le mien). De là le rire général quand les médecins prescrivent dans leurs formules une "uncia Mei" (jeu de mots entre une once de Meum et une once de moi-même), comme si elle venait de leur propre corps ; c'est pourquoi je l'ai mis en synonyme.
      Athamanta ou Athamanticum est désigné ainsi d'après Athamas ; certainement parce qu'on trouve un mont Athamas en Phtiotide de Thessalie.
  • Atropa p. 57
    • Atropos una furiarum a veteribus vitæ fila discindere dicebatur, quæ a Bella dona (pulchra muliere) nexa fuere ; hinc patet ratio nominis F.B. 232. 229. 221. Ironia est quidem Tropus, sed qui minus, ubi de vita luditur, placet.
    • Atropos est une des Parques dont les anciens disaient qu'elle coupait les fils de la vie, parce qu'elle serait liée à la Bella dona (jolie femme) ; C'est la raison du nom. Mais l'ironie est que Tropus (= le chant) convient, mais moins, quand on se joue de la vie.
    • D'après Genaust, Linné aurait choisi ce nom parce que ater, noir, se réfère aux fruits noirs.
  • Avena p. 25. Nom déjà donné par Bauhin.
  • Azalea p. 69
    • Tourn. inst. 604 (rien de plus, Bauhin, Pinax 468 non plus)
    • Linné renvoit à Flora lapponica (89, p. 57), où il écrit :
    • Chamærhododendros sesquipedale (F. B. 249.) & confarcinatum (F. B. 225.) nomen commuto cum Azalea, a solo natali sic dicta.
    • Je change le nom Chamærhododendros, qui est très long et composé, en Azalea, ainsi appelée sur son sol natal.
    • Rolland donne arzalèy’, m., Suisse, Sav., et suggère azalèy’.

B

  • Boerhaavia p. 17
    • Nomen traxit planta in hortis nostris rarissima a Summo Medico, Consummatissimo Botanico, Magno isto Boerhaavio, cui noster Hortus Botanicus suam debet originem, cujus liberalitati plures debet plantas, quam ulli alii.
    • Cette plante très rare a tiré son nom du grand Boerhaave, médecin éminent et botaniste très compétent, à qui notre jardin botanique doit son origine, et aux libéralités duquel il doit de nombreuses plantes comme aucun autre.
    • nom déjà utilisé par Vaillant.
  • Bosia p. 84
    • Memoriæ destinatur Bosiorum, qui splendidissimum Hortunt Bosianum Lipsiæ condidere.
  • Briza p. 23.
  • Bromus p. 25. Nom déjà employé par Bauhin.
  • Brunia p. 71
    • Dictum fuit Genus plantarum Eriocephalos Bruniades Pluk. mant. 69. a me Brunia, ab eodem quo suas plantas dixit Plukenetius ; Ingeniosus Vir Alexander Brow rarissimas has apud Bona spei, hujusmodi deliciarum feracissimum promontorium, propria manu collegit & communicavit ; ea propter in sui nominis memoriam Brunia pro harum cognomine usurpari placuit Plukenetio.
  • Brunsfelsia p. 5. Nom déjà employé par Plumier.
  • Buddleja p. 35.
  • Bulbine p. 123
    • Bulbine vocabulum apud Plinium occurrit, huc usque vagum, quod huic generi imposui.
    • bolbine chez Pline, identifié comme Ornithogalum umbellatum (André).
  • Bunium p. 92.
    • Bunium nomenclatura Dioscoridis, hujus plantae per Gesnerum, Dodonaeum, &c. synonymon, nulli alii generi impositum, hujus generis dico, cum Bulbo-Castanum (F.B. 225) consarcinatum sit verbum.
    • Bunium est un nom de Dioscoride, et un synonyme donné à cette plante par Gesner, Dodoens, etc. et appliqué à aucun autre genre ; j'appelle ainsi ce genre, parce que Bulbo-Castanum est un nom composé ("cousu ensemble").

C

  • Caltha p. 228. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Cameraria p. 76
    • Cameraria lato myrti folio. Plum. gen. 18.
    • Consecrata fuit hæc memoriæ Joachimi Camerarii.
  • Canna p. 1. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Capsicum p. 59. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Cassine p. 72
    • Cassine vera perquam similis arbuscula, phillyreæ foliis antagonistis ex provincia caroliniensi. Pluk. mant. 40.
  • Celastrus p. 72
    • aucune citation.
  • Cephalanthus p. 73
    • Cephalanthum quasi florem capitatum dixi hanc plantam, cum Platanocephalus F. B. 227. 249. non placeat, multo minus Synonymon genericum Plukenetii Acrochordodendros F. B. 249.
  • Chionanthus p. 17
    • Obs. Chionanthum quasi nivis florem dixit hanc arborem Clariss. Royen, dicitur enim vulgo Sneebaum seu arbor nivis, vel quod dum floreat nivis instar e distanti alba appareat, vel potius quod terra cui insideat, per acta florescentia, deciduisque corollis quasi nive adspersa conspiciatur.
    • Le clarissime Royen a appelé cet arbre Chionanthus pour ses fleurs qui sont comme neige, car on l'appelle vulgairement Sneebaum ou arbor nivis (arbre de neige), soit que lorsqu'il fleurit, il apparaît comme de la neige et blanc de loin, soit plutôt que la terre où il habite, quand les fleurs aux corolles sessiles tombent et se répandent, attire les regards comme de la neige.
  • Chironia p. 54. aucune indication
  • Cicuta p. 100
    • Cum solum Cicutæ nomen, & quidem ipsis pueris Venenositatis horrorem incutiat, plantæ cui nomen impositum sit, huic generi hoc inscribere consultum duximus, cum nulla planta umbellifera hacce tetrior sit, at Cicutæ Tournefortii nomen, synonymon græcum concessimus, Conium dictum, cum longe minor, si modo quid venenositatis alat.
    • suscite l'horreur
  • Circaea p. 7. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Cneorum p. 18. ????
  • Coffea p. 59
    • Coffe. Dal. pharm. 491.
    • Coffe frutex, ex cujus fructu fit potus. Raj. hist. 1691.
    • Coffe tree. Pluk. phyt. 272. f. I.
    • Linné a repris la graphie des auteurs anglais, en ajoutant un a.
  • Collinsonia p. 14.
    • Nomen traxit haec planta a Petro Collinsono, cive Londinensi, plantarum praesertim americanarum ingenuo æstimatore, cui & ego & Angli debent singularem hanc plantam, ejus enim studio in Europam translata est. Nec eo, quo in Anglia commorabar, tempore nota fuit haec Botanicis alio, quam Collinsonia nomine: nolui itaque plantam ab inventore suo viro candido, dictam, alio permutare nomine, ut excitentur Virorum Bonorum animi in studium & gratiam artis nostræ.
    • Cette plante tire son nom de Peter Collinson, citoyen de Londres, amateur éclairé de plantes américaines notamment, à qui les Anglais et moi-même devons cette plante singulière, mais qui a été transportée en Europe pour être étudiée. Au temps où elle se trouvait en Angleterre, elle n'était connue des botanistes sous nul autre nom que Collinsonia : je n'ai donc pas voulu ôter à cette plante le nom de son découvreur, un homme limpide, pour que les esprits des hommes de bien se motivent à l'étude et aux agréments de notre art.
Illustration de Collinsonia tab. V
  • Colutea p. 365. Nom employé par plusieurs botanistes.
  • Commelina p. 21. Nom employé par Plumier, que Linné cite.
    • Dixit hanc plantam, cujus duo petala splendida excrescunt, minori evadente tertio, a Commelinis duobus istis, quorum laboribus floruit quondam Botanica in Belgio. Plumier.
  • Conium p. 92
    • Conium est nomen Theophrasti & Dioscoridis, Cicutæ ex græca lingua nomen, quod in hocce genere retinui ob rationes, circa genus Cicuta datas.
  • Convallaria p. 124
    • Dans Flora lapponica 112 : Ne autem innouationem nimiam introducamus (F.B. 242.), leui mutatione

Conuallariam dicimus aliorum conuallium Lilium. Pour ne pas introduire d'innovation excessive, nous appelons Conuallaria avec un léger changement le conuallium Lilium des autres auteurs.

  • Cordia p. 63
    • Dicta fuit arboris familia fructu cordiformi, semineque biloculari, (ut cor) ab egregio plantarum descriptore Valerio Cordo ; an authori generis (Plumiero) notum fuerat Myxas hanc familiam intrare, vix videtur.
    • J'ai appelé ainsi cette famille d'arbres au fruit cordiforme et aux graines biloculaires (comme le cœur), d'après l'éminent descripteur de plantes Valerius Cordus ; j'ai à peine vu s'il était connu à l'auteur du genre (Plumier) que les Myxa entraient dans cette famille.
  • Cortusa p. 50
    • Dicta fuit hæc planta a Jacobo Antonio Cortuso, (claro ex catalogo horti patavini) hujus plantæ inventore, quæ a Matthiolo nomine inventoris insignita fuit.
    • Cette plante a été nommé d'après Jacobo Antonio Cortuso, (connu pour son catalogue du jardin batave) découvreur de cette plante, qui a été distinguée par Matthiole du nom de son découvreur.
  • Corispermum p. 3. Nom déjà employé par Jussieu et Dillenius.
  • Cornutia p. 319
    • Cornutia Consecrata fuit hæc memoriæ Jacobi Cornuti, cujus industriæ debetur Enchiridium Parisiense, cui debet orbis plurimas raras Canadenses plantas bene depictas.
    • Cornutia a été conacré à Jacob Cornut, au travail de qui l'on doit l'Enchiridium Parisiense, qui a donné au monde de nombreuses plantes canadiennes rares bien dépeintes.
  • Corrigiola p. 113
    • Corrigiola synonymon polygoni, cui familiæ & hæc quondam annumerata fuit planta, hujus generis nomen facimus.
    • nom du latin médiéval : Rolland.
  • Costus p. 2. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Crataegus p. 187. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Crocus p. 18. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Crotalaria p. 356
  • Crucianella p. 32 ???
  • Cucubalus Flora lapponica, 143
  • Cynanchum p. 80
    • Nomen Cynanchum est antiquum vocabulum & synonymon Dioscoridis, derivatum a venenositate harum plantarum adversus Canes, ut & alias feras, quod huic generi, ab Apocyno distinctum, imposui.
    • Le nom Cynanchum est un mot ancien et un synonyme de Dioscoride, dérivé de la toxicité de ces plantes contre les chiens et d'autres bêtes. Je l'ai appliqué à ce genre, qui est distinct d'Apocynum.
    • Aucune mention du nom n'apparaît dans les auteurs pré-linnéens cités.
  • Cynosurus p. 22
  • Cyperus p. 21

D

  • Datura p. 55
    • Daturæ, licet originis sit peregrinæ, vocabulum persistere valet, cum a latina derivari potest ; dantur & daturæ forte in Indiis posthac semina a lascivis fœminis maritis inertibus.
    • On peut maintenir le nom de datura, bien que son origine soit étrangère, parce qu'il peut se dériver du latin ; et de plus les graines en sont données aux Indes par les femmes lascives aux maris sans énergie.
  • Dianthus Flora lapponica, 133
  • Diervilla (https://www.biodiversitylibrary.org/page/396895 p. 63]
    • Dixit hanc plantam Tournefortius ab inventore Dierville Chirurgo, qui hanc ex Acadia secum duxerat.
  • Dioscorea p. 459.
    • inque hoc magni Dioscoridis retinemus cum Plumiero memoriam.
    • Et avec Plumier nous retenons la mémoire de ce grand Dioscoride.

Diosma p. 72

    • Diosmam dixi genus a suaveolentissimo & refocillanti odore totius plantæ, præfertim Pericarpiorum.
    • J'ai appelé ce genre Diosma pour l'odeur très douce et réconfortante de toute la plante, surtout ses péricarpes.
  • Dipsacus p. 29. Nom donné par plusieurs botanistes.
  • Dorstenia p. 32.
    • Dicta suit haec planta floribus obscuris, vix visu dignis, at viribus, suo tempore exhibita, magni nominis radix, ab antiquo Botanico Dorstenio.

E

G

  • Galanthus p. 135 Galanthum dicta a γάλα lac & ἄνθος flos, cum flos hic lactis instar niveus sit. [Je dis Galanthus, de γάλα - gala lait & ἄνθος - anthos fleur, parce que sa fleur est blanche de neige comme le lait.]
  • Galium p. 34. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Genipa p. 76
    • Genipa retinere potest nomen Genipæ ex græca derivatum lingua, nec amplius barbara tum erit.
    • On peut retenir ce noms de Genipa, dérivé du grec, et qui ne sera donc plus barbare.
Gladiolus
  • Geranium p. 343. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Gladiolus p. 20. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
Illustration de Gladiolus tab. VI.
  • Gloriosa p. 121
    • Mendoni. Rheed. mal. 7. p. 107. t 57.
    • Methonicæ duplicem ob causam rejicio nomen (F.B. 229. 228), ejusque loco synonymon Gloriosa recipio, cum flores præ reliquis omnibus gloriam splendoris & pulchritudinis ferant ; dein longe aptius datur hoc epitheton huic plantæ, quam yuccæ gloriosæ dictæ.
    • Je rejette le nom de Methonica pour deux raisons (F.B. 229. 228), et à sa place je retiens Gloriosa, car ses fleurs, plus que toute autre, portent la gloire de la spendeur et de la beauté ; de plus, il vaut mieux et de loin donner cette épithète à cette plante, plutôt qu'à celle appelée yucca gloriosa.
  • Gomphrena p. 87
    • Genus hoc licet ab Hermanno, Plukenetio, Rajo, Plumiero, Tournefortio, Boerhaavio, Dillenio, Ruppio sub nomine Amaranthoidis receptum, mihi non placet... Gomphrena nomen habetur apud Plinium.
  • Gratiola p. 9. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Gronovia p. 74
    • Gronovia scandens lappacea, pampinea fronde. Houst a. a. Mart. cent. I. p. 40. t. 40.
    • Dixit Houstonus hanc plantam scandentem, plantasque involventem, attrahentemque, a Doctissimo Botanico Jo. Fr. Gronovio, cujus collectio plantarum vix pari gaudet ; cui & noster Hortus plurimas debet plantas & semina.

H

  • Helicteres p. 433.
    • Assuminus nomen Plukenetii Helicteres F. B. 240. 239 243. cum malabarorum Isora F. B. 229. & Ruthenorum Contorta F. B. 235. 244. minus digna sint.
    • Nous assumons le nom de Plukenet Helicteres F. B. 240. 239 243. parce que l'Isora des Malabars F. B. 229. & Ruthenorum le Contorta des Ruthènes F. B. 235. 244. sont moins dignes.
  • Heracleum p. 103
    • Nomen Sphondylium dictum a cognomine insecto, cujus odorem exhalaret, ab evitandam homonymiam excludo (F.B. 230) & in ejus locum antiquissimum, à Dioscoride dudum usitatum (F.B. 244. 242.) Panax heracleum ; excludens prius verbum Panaceo (F.B. 221), retinens posterius Heracleum, ab Hippocratis patre Heracle impositum (F.B. 237) forte ob aliquem in medicina singularem ob eo detectum usum.
  • Heuchera p. 82
    • Dixi hoc genus plantarum a Joh. Heuchero, ex Horto Wittenbergensi claro, ejusque supplementis, in quibus varia curiosa lectuque digna exhibuit.
  • Hippophae p. 455. Nom donné par Linné dans Flora Lapponica. Voir Dictionnaire étymologique
  • Hippuris p. 3
  • Hirtella p. 17
    • Hirtellam dixi plantam ob ramorum tenellorum hirsutiem.
    • J'appelle cette plante Hirtella d'après le caractère hirsute de ses rameaux délicats.
  • Hordeum p. 24. Nom déjà attribué par Bauhin.
  • Hottonia p. 51
    • Hottonia. Boerh. lugdb. I .p. 207.
    • Dixit hanc Cel. Boerhaave in memoriam antecessoris sui Petri Hottonis.
    • Cel. Boerhaave a nommé cette plante en mémoire de son prédécesseur Petrus Hotton.
  • Houstonia p. 35.
    • Dixit hanc plantam Cl. Gronovius a p. m. Houstono, cui tot nova debeamus plantarum genera americana.
  • Humulus p. 458.
  • Hydrophyllum p. 48.
    • Hydrophyllon Tournef. inst. 81.

I

  • Ipomoea p. 66
    • Quamoclit est nomen barbarum ; Ipomoeam itaque dixi ab affinitate summa cum Convolvulis ; ἴψ, ιπὸς Convolvuli & ὄμοιος similitudo est.
    • Quamoclit est un nom barbare ; J'ai donc dit Ipomoea d'après sa grande affinité avec les Convolvulus ; ἴψ, ιπὸς veut dire Convolvulus & ὄμοιος similitude.
    • Pour Amigues, ἴψ est la tordeuse de la vigne (HP, VIII, 10, note 16).
  • Iris p. 18. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.

J

  • Jasminum p. 5. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Justicia p. 9. Nom déjà employé par Houston et Rivin.
    • Dixit Houstonus hanc plantam, a qua distinctum constituebat genus, Justiciam a Botanico anglo : Cum autem examinatis partibus fructificationis convincamur, eam conjungere cum duabus præcedentibus genere, necesse est ut selectus habeatur nominum. Tria itaque divulgata sunt, in uno hocce genere, diversa nomina : Adhatoda scilicet, Ecbolium & Justicia. Adhatodam ut nomen barbarum (F.B. 229.) nolo ; Ecbolium ut terminum artis medicæ (F.B. 231.) dimitto ; Justiciam reliquis præfero, si communicet cum publico observationes suas Botanicus ille, a quo nomen hausit.
    • Houston a dit que cette plante constituait un genre distinct, qu'il a appelé Justicia d'après le botaniste anglais : Comme nous nous sommes convaincus, en examinant les parties de la fructification, de la réunir avec deux genres précédents, il a fallu choisir un nom. Trois noms différents ont été publiés, à savoir : Adhatoda, Ecbolium et Justicia. Je refuse Adhatoda en tant que nom barbare (F.B. 229.) ; je rejette Ecbolium en tant que terme de l'art médical (F.B. 231.) ; je préfère Justicia à ceux qui restent, dans la mesure où ce botaniste d'où dérive le nom a communiqué au public ses observations.
    • Le "botaniste" en question est James Justice, jardinier écossais (Genaust).

J

  • Juniperus p. 464. Nom donné par divers botanistes.

K

  • Kaempferia p. 2
    • Dixi hoc genus a curiosissimo isto per Japoniam peregrinatore Kæmpfero, cui notitiam plantarum Japonicarum & harum descriptionem accuratam debemus.
    • Je nomme ce genre d'après Kaempfer, voyageur curieux au Japon, à qui nous devons la connaissance et la description précise des plantes du Japon.
    • Il s'agit de Engelbert Kaempfer
Illustration de Kaempferia tab. III
  • Knautia p. 32
    • Haec dum consideraremus succurrebat Knauti memoria, qui femina nuda negabat absolute, quique in uniformitate & difformitate corollae integram salutem Rei herbariae sedulo quaesivit, cujus itaque memoriae hoc genus commendavimus.

L

  • Lagoecia p. 73
    • Vocatur teste Bellonio in Lemno Lagochymeni i. e. leporis cubile, quam metaphoram imitantes diximus Lagoeciam à λαγος & οικος i. e. Leporis domus.
    • D'après Bellon, cette plante s'appelle lagochymeni à Lesbos, c'est-à-dire le gîte du lièvre ; nous imitons cette métaphore en disant Lagoecia d'après λαγος & οικος, c'est-à-dire la maison du lièvre.
  • Lagurus p. 25. Nom déjà attribué par plusieurs auteurs.
  • Lantana p. 320. Genera Plantarum 515
    • Lantana, synonymon antiquum Viburni, ad designandum hoc genus assumsi, cum Viburnum persistere nego.
    • J'ai décidé d'appeler ce genre Lantana, ancien synonyme de Viburnum, et que je me refuse à maintenir dans Viburnum.
  • Laurus p. 154.
  • Lavendula p. 303. Nom déjà attribué par plusieurs auteurs.
  • Leontice p. 122
    • aucune citation, mais comparé à Leontopetalon Tournefort cor. 49.
  • Ligustrum p. 6. Nom déjà employé par Bauhin.
  • Lolium p. 23. Nom déjà employé par d'autres auteurs.
  • Lonicera p. 57-58.
    • Conjunctis genere plantis & nomina conjungi debent ; assumsimus itaque unum, quod dignius judicavimus in hoc confuso antea genere, Loniceram ab Adamo Lonicero, antiquo Botanico, quibus aliud magis placet Synonymon per me licet assumant.
    • Linné retient le nom de Plumier.
  • Lycopus p. 11. Nom déjà employé par Tournefort et Boerhaave.

M

  • Maranta p. 2. Nom donné par Plumier et Mart.
  • Maurocenia p. 108
    • Dixi arbusculam hanc apud Mauros nascentem sempervirentemque a Senatore Veneto Jo. Franc. Mauroceno, qui hortum splendidissimum plantis rarissimis instruxit Paduæ, cumque cum publico communicare voluit Antonii Titæ laboribus. Prodeant & plures magnates qui studium Botanices sumtuosum facilitent, & ipsis æterna memoria tabulis, marmore firmioribus, inscribemus perennantia bonorum nomina.
  • Mercurialis p. 461. Nom déjà donné par plusieurs botanistes.
  • Mespilus p. 189.
  • Milium p. 27.
  • Mirabilis p. 53
    • Mirabilis est planta, quæ in una eadem planta omnes corollas diverse coloratas producere potest ; ut in Impatiente. Mirabilis est planta fructu, cujus nectarium est corollæ suppositum & persistens induratum tegit semen. Mirabilis est radix, quæ licet sub jalappe nomine dudum nota in officinis & quoad plantam sub Mirabilis nomine in hortis, tamen prosapiem suam occultare potuit in Muntingii & Plumieri tempus. Mirabilis est planta quæ tam speciosos flores nocti atræ objicit, & sereno diei subtrahit, unde lepide a Sallis belle de nuit seu pulchra per noctem dicitur. Mirabilis est planta quæ primariis Botanicis miro modo imposuit, ut fines multiplicationis unius speciei vix attingere potuerint.
    • Cette plante est merveilleuse (mirabilis), car elle peut produire toutes ses corolles diversement colorées sur une même plante, comme l'impatiente. Cette plante est merveilleuse par son fruit, dont le nectaire est placé sur la corolle et couvre la semence en persistant durci. La racine est merveilleuse, car elle est connue depuis un certain temps dans les pharmacies sous le nom de jalap et comme plante de jardin sous le nom de Mirabilis, bien qu'elle ait pu cacher sa parenté au temps de Munting et de Plumier. Cette plante est merveilleuse car elle offre des fleurs aussi brillantes à la nuit noire, et les ferme au jour serein, ce qui l'a fait appeler joliment belle de nuit ou pulchra per noctem par les Salle (?). Cette plante est merveilleuse car elle a imposé aux premiers botanistes de façon étonnante le fait qu'ils puissent arriver difficilement à la multiplier sous un seule forme. (trrad. MC)
  • Mollugo p. 28.
  • Monarda p. 11.
    • Nomen obtinuit planta hæc capite crasso a Monardo utroque, quorum alter in conquirendo quidquid salutare ex novo orbe proferunt plantæ, quidquid sub Rosis & Citris obtulit natura ; alter vero perquirendo veterum scripta, orbi satisfacere studuit.
    • Cette plante a obtenu son nom de Monardus pour deux raisons, dont l'une est qu'il a recherché tout ce que les plantes du Nouveau Monde présentaient d'utile, et tout ce que la nature procurait chez les Rosa et les Citrus ; l'autre est qu'il a cherché à satisfaire au monde en examinant les anciens écrits.
  • Morina p. 14.
    • Dixit, spinis hanc horridam plantam at floribus spletididissimis gratissimam, Tournefortius a D. Morino, vicario suo in horto parisino, eo quo in itinere suo constitutus fuerat tempore.
  • Morinda p. 73
    • Morinda americana humifusa laurifolia Vaill. act. 1722. t. 275.
    • de Morus et Indus ? Réf. de Vaillant non trouvée.
  • Myosotis p. 102. Nom déjà donné par plusieurs botanistes.

N

  • Nardus p. 22. Nom donné par Linné dans Flora Lapponica (voir le dictionnaire étymologique).
  • Nicotiana p. 56
    • Dicta fuit a Jo. Nicotio regis Galliæ consiliario, cujus opera anno 1560. gallis innotuit, quam Ulyssipone, dum legati munere fungeretur, a Belga e Florida insula allatam accepit.
    • Elle a été nommée d'après Jean Nicot, conseiller du roi de France, qui l'a fait connaître aux Français en 1560, et l'a reçue à Lisbonne, où il faisait fonction d'ambassadeur, d'un Belge qui l'avait rapportée de l'île de Floride.
    • Jacques Daléchamps : herba nicotiana (1586)
    • Nicotiana major latifolia. Bauh. pin. 169.
  • Nyctanthes p. 5.
    • Species hujus generis omnes flores suos stellæ instar radiantes circa vesperam expandunt, per noctem albi nitent, suaveolentissimoque odore superbiunt, mox autem oriente sole ornamenta hæc gratissima deponunt, dejiciunt, eoque terram aspergunt, unde apud Peregrinatores nomine Arborum tristium veniunt, præsertim species 5 & 6. nos Nyctanthen (eu Noctis florem) diximus.
    • Les espèces de ce genre ouvrent vers le soir toutes leurs fleurs rayonnantes comme des étoiles, brillent de blanc dans la nuit, exhalant une odeur très douce, mais dès que le soleil apparaît à l'est elles déposent leurs agréables ornements, les font tomber et les répandent par terre, d'où vient que les voyageurs l'ont appelé l'arbre triste (Arbor tristis), notamment les espèces 5 et 6, et nous Nyctanthes (ou fleur de la nuit).

O

  • Olea p. 4
  • Onopordum p. 393
    • Linné cite : Onopordon vulgare, flore purpurei, Vaill. act. 1718. p. 193.

P

  • Panicum p. 72. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Papaver p. 200. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Penæa p. 37
    • Dixi hanc plantam in memoriam P. Pena, cum Penæa Plumieri Polygala species sit, nec bene meriti Botanici nomen excluderem.
    • J'ai nommé cette plante à la mémoire de P. Pena, pour que le Polygala de Plumier soit un Penæa, et ne pas exclure le nom d'un botaniste méritant.
  • Philadelphus p. 188.
  • Phillyrea p. 4. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Phyllis p. 87
    • In oides definentia plantarum nomina mihi exosa sunt (F. B. 226.), dixi ideoque has plantas Phyllida a pulchritudine plantæ primaria in foliis consistente.
    • La terminaison en oides des noms de plantes m'est détestable ; c'est pourquoi j'ai appelé ces plantes Phyllis, pour la beauté de la plante, qui réside d'abord dans ses feuilles.
    • Linné se réfère au nom Bupleuroides.
  • Piper p. 6. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
Illustration d'un rameau de Piper tab. IV
  • Phalaris p. 23. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Phleum p. 22.
  • Phlox p. 63
    • Phlox est nomen quoddam antiquum Theophrasti, desumtum a floris flammeo igneoque colore, hinc ad Lychnidum a plurimis relatum familiam, quod cum ibi superfluum sit hujus generis fecimus, cum ad maximam partem flores flammeos & rubros proferat, lychnidibusque a facie externa affinis videatur ; nobis enim non placet ista nominum appendiculatio qua apud tyrones majorem confusionem, quam ullus alius error, producit.
    • Phlox est un nom ancien de Théophraste, choisi pour ses fleurs de couleur flamboyante et de feu, et ainsi relié par de nombreux auteurs à la famille des Lychnis... De plus, cette succession de noms (Lychnis et Lychnidea) ne nous plaît pas, car elle produit une grande confusion chez les débutants, et rien d'autre que des erreurs.
  • Physalis p. 63
    • Physalis est Synonymum Alkekengi apud Dioscoridem & alios veteres obvium, quod vesicarium significat, cum calyx vesicæ instar ambiat fructum, qui vesicæ urinariæ morbis succurrere creditur ; nomen itaque hoc recepi cum Alkekengi barbarum sit. F.B. 229.
    • Physalis est un synonyme évident de Alkekengi d'après Dioscoride et d'autres anciens, et il signifie vésicule, parce que le calice entoure le fruit comme une vessie, si l'on pense aux maladies de la vessie urinaire. J'ai retenu ce nom parce que Alkekengi est barbare.
    • Linné doit se référer au Dioscoride latin, car le Dioscoride grec ignore ces noms.
  • Plumeria p. 76
    • Dictum fuit hoc genus in honorem egregii istius Botanici, vereque Tournefortii Americani, Caroli Plumieri, qui triplici itinere plantarum captus amore, novasque visendi desiderio, sexies infido mari longissimo itinere sese ausus fuerit committere, quique fere solus fuit, qui aliquid in arte præstitit inter tot americanarum plantarum descriptores. Utinam prodirent plures Plumerii americani.
    • Ce genre a été ainsi appelé en l'honneur de ce botaniste, vrai Tournefort américain, Charles Plumier, qui, prix d'amour des plantes lors de trois voyages, en examinant de nouvelles par désir, a entrepris par six fois un long voyage sur une mer peu sûre, bien qu'il fût presque seul, et qui a excellé dans l'art pour tant de descriptions de plantes américaines. Pourvu que se révèlent plusieurs Plumier américains.
  • Poa p. 27.
  • Polemonium p. 63
    • Tournefort inst. 252, 146
  • Polygonum p. 150
  • Populus p. 460. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Protea p. 29. ???
  • Pyrola p. 162. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Pyrus p. 189.

R

  • Rauvolfia p. 75
    • Dicta fuit hæc per Plumierum a Curioso per Syriam peregrinatore Leon. Rauvolfio : Variis, in itineribus, vitæ discriminibus exposito.

Cette plante a été nommée par Plumier en l'honneur de Leon. Rauvolf, voyageur curieux en Syrie, qui a exposé sa vie dans divers chemins périlleux.

  • Ribes p. 83
    • Ribes est nomen arabicum, quod si cui mutare placeat, nec mihi displicebit.
    • Ribes est un nom arabe ; c'est pourquoi s'il plaît à quelqu'un de le changer, cela ne me déplaira pas.
  • Rivinia p. 35. Nom déjà donné par d'autres botanistes.
    • Dicta fuit haec planta semperflorens & fructum ferens, si fata faveant, a Claro authore Rivino.
  • Robinia p. 354.
    • Robinia a Johanne Robino, Parisiensium quondam Botanices Professore, ex indice Horti parisini 1601 claro, cujus studio & haec planta primum innotuit, dicta fuit arbor quae vulgo Acasia Robini audit, cum Pseudo Acasiæ nomen erroneum sit.
    • Robinia [est dédié] à Jean Robin, alors professeur de botanique des Parisiens, dans son index Horti parisini de 1601, qui a fait connaître clairement le premier cette plante dans son étude, et cet arbre a été appelé vulgairement Acasia de Robin, parce que Pseudo Acasia est un nom erroné.
  • Rosmarinus p. 14. Nom déjà employé par Boerhaave et Tournefort.
  • Rubia p. 35. Nom déjà donné par d'autres botanistes.
  • Ruscus p. 465. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.

S

  • Saccharum p. 26. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Salsola p. 86
    • Kali nomen impositum huic generi barbarum est, Salsola a Cæsalpino, primo systematico, a salso plantæ sapore derivato introductum, potius a me assumitur, licet nec hoc culpa caret omni.
    • Le nom de Kali attribué à ce genre est barbare ; Salsola a été introduit par Césalpin, le premier systématicien, et dérive de la saveur salée de la plante...
  • Salvia p. 12. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Sambucus p. 109. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Saponaria p. 165. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Saururus p. 139
  • Scabiosa p. 30. Nom déjà donné par plusieurs botanistes.
  • Schoenus p. 22.
  • Scirpus p. 21.
  • Scleranthus p. 166.
  • Secale p. 25. Nom déjà employé par Bauhin.
  • Sherardia p. 33
    • Sherardiae nomine insignitum fuit omnium primo novum genus et Verbenis quibusdum consar cinatum a Vaillantio, mox haec planta a Dillenio, tum Galenia nostra a Pontedera. Vaillantii genus erroneum esse in dubium pronunctate non voco. Verum econtra et distintissimum esse Pontedere persuasus sum. Nec adhuc apud me sufficiunt rationes quibus haec planta ad praecedens genus amandari debeat hinc teneat nomen impositum necesse est, usque dum demonstratum sit contrarium, nam aut debent Asperulae, Sherardia & Spermacoce in eodem genere conjungi , aut etiam tria distincta servari.
Dicta suit haec planta, florum fasciculos ferens, in memoriam incomparabilis Botanici, Magni Guilielmi Sherardi a J. J. Dillenio.
  • Sida p. 346
  • Silene p. 171
  • Sorbus p. 188
  • Spartium p. 356
  • Spermacoce p. 33
    • Si cui placeret hanc plantam genere cum sequenti miscere, fiat si ratio fit sufficiens, quam tamen vix dari docent feminum corona, corollae figura, facies utriusque plantae et staminum ac styli consideratio.
  • Stapelia p. 77
    • Dixi hoc genus a Johanne Bodæo a Stapel laboriosissimo commentatore in Theophrasti opera, cum is facile primus fuerit, qui priorem detexit speciem.
  • Styrax p. 187
  • Swertia p. 53
    • Dixi plantam hanc, cujus flores multis gaudent cyatulis, ut in orbiculo pictorio positis, ab Emanuele Swertio, cui tot egregie depictas debemus plantas.
    • J'ai nommé cette plante, dont les fleurs présentent de nombreuses coupes, comme posées sur une peinture ronde, d'après Emanuele Swertius, à qui nous devons de beaux dessins de plantes.
  • Symphytum p. 47. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Syringa p. 6. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.

T

  • Tabernamontana p. 76
    • Tabernæmontana foliis oblongis splendentibus. Houst. a. a.
    • Tabernæmontana lactescens, citri foliis undulatis. Plum. gen. 18.
    • Dicta fuit in memoriam J. Th. Tabernæmontani, cujus studio prodiit historia plantarum germanice impressa.
  • Tamarindus p. 18. Nom déjà employé par Jean Bauhin, Hist. 1, 422 et Hernández 83.
  • Tamus p. 458. Nom déjà donné par divers botanistes.
  • Taxus p. 464. Nom déjà donné par divers botanistes.
  • Tetragonia p. 188
  • Teucrium p. 301. Nom déjà donné par divers botanistes.
  • Thesium p. 41
    • Risum moveat observasse, quod nequidem duo Systematici de nomine hujus plantæ convenere, seu tot nova nomina quot ipsi fuere, imposuere, ut sane si Clusius hoc die e fatis revocari posset, eandem Anonymam numquam diceret. Qua ratione ego etiam novum huic imposuerim nomen, patet conferenti dicta.
  • Thevetia p. 76
    • Diximus hanc a primo descriptore Thevetio, gallo, cui aliud indere placet nomen, nec nobis displicebit.
  • Tournefortia p. 48.
    • Pittonia nomen imposuit Plumier huic generi a prænomine Toumefortii, ut Eresiam, Valdiam, Guidoniam, Coam, Castoream aliis generibus, ego potius a Cognomine vellem, cuique manifestiore, uti receptum fuit ab aliis Botanicis omnibus, ideoque hanc plantam Tournefortiam dixi, ut reliquas Theophrastam, Oviedam, Hippocrateam, Durantam ; nec opus esse judico ab uno eodemque Botanico diversa genera denominare, uti Pittoniam Pl. & Tournefortiam Pont ; Guidoniam Pl. & Fagomam Tourn. qui posterior error a priori dimanat.
    • Plumier a donné le nom de Pittonia à ce genre, d'après le prénom de Toumefort, ainsi que Eresia, Valdia, Guidonia, Coa, Castorea à d'autres genres ; je préfère les appeler d'après le nom de famille, pour que ce soit plus clairement reçu par tous les autres botanistes ; c'est pourquoi j'appelle cette plante Tournefortia, et les autres Theophrasta, Ovieda, Hippocratea, Duranta ; je ne pense pas non plus qu'il soit utile de donner le nom d'un même botaniste à plusieurs genres, comme Pittonia Pl. & Tournefortia Pont ; Guidonia Pl. & Fagonia Tourn., ce qui entrainerait a priori des erreurs ultérieures.
  • Trapa p. 383. Nom introduit par Linné ? Aucun antécédant cité.
  • Tridax p. 418. Nom introduit par Linné ? Aucun antécédant cité.
  • Triticum p. 24. Nom déjà attribué par plusieurs botanistes.
  • Triumfetta. Nom créé par Plumier. gen. 40. g. pl. 864. p. 210.
    • Dicta fuit in memoriam Jo. Bapt. Triumfetti.
  • Tropaeolum. Nom créé par Linné.
    • Dixi [itaque] Tropæolum, cum Hortulani communiter solent pyramidulum reticulatum extruere per quem scandat planta, dum lepide veterum repræsentat tropæos seu statuas victoriales, ubi folia clypeos, & flores galeas auratas sanguine tinctas, hastaque pertisas repræsentant.
    • [J'ai dit Tropæolum parce que les jardiniers construisent généralement des treillages pyramidaux où pousse la plante, jusqu'à ce qu'elle représente joliment des trophées ou statues de victoire des Anciens, dans lesquels les feuilles sont des boucliers, les fleurs des casques dorés tachés de sang, et les éperons des lances.]
  • Turnera p. 112
    • Turnera frutescens ulmi-folia. Plum. gen. 15.
    • Dicta fuit hæc planta cujus pedunculus petiolo inseritur a Guiliel. Turnero Anglo, qui Historiam plantarum angliæ cum publico communicavit, ordine alphabetico conscriptam.

U

  • Ulex p. 356
  • Uniola p. 23
  • Uvularia p. 121
    • Uvulariæ nomen, hujus planta apud quosdam synonymon, retinui in hoc genere, cujus frutificatio uvulæ instar dependet.

V

  • Valeriana p. 15. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Verbena p. 10. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Veronica p. 7. Nom déjà employé par plusieurs botanistes.
  • Viburnum p. 109
    • Viburnum Tournef. inst. 607. Boerh. lugdb. 2. p. 224
    • Viburnum vulgo. Bauh. pin. 429.
    • Viburnum , Spiræa theophrasti. Dalech. hist. 256.
    • Viurna vulgi gallorum & ruelli. Lob. hist. 591.
    • Lantana. caesalp. syst. 76. Dod. pempt. 781.
    • Lantana vulgo, aliis Viburnum. Bauh. hist. I. p. 557.
  • Vinca p. 77. Nom déjà employé par plusieurs botanistes (Vinca ou Pervinca).

X

  • Xylon p. 75
    • Xylon arboreum. Bauh. hist. I, p. 346.

Z

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