Hommage à Haudricourt

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Un agronome botaniste sur les brisées d'Haudricourt
Michel Chauvet (version révisée en 2011)


Ce texte a été écrit pour un livre d'hommages à André-Georges Haudricourt, qui n'est jamais paru. Il préfigure en quelque sorte les orientations que je souhaite donner à ce site Pl@ntUse...


Introduction

En 1882, Alphonse de Candolle inaugurait magistralement un domaine de recherche, l'origine des plantes cultivées, en mettant en œuvre une approche globale qui intégrait les données des disciplines de l'époque, la botanique, l'archéologie, l'histoire et la linguistique. Cette synthèse allait se révéler tellement unique et visionnaire que de nos jours encore, elle continue à être rééditée. Malheureusement, elle est trop souvent citée, tant par des vulgarisateurs que des scientifiques, comme si elle représentait le dernier cri de la science.

Or toutes les disciplines concernées ont accumulé en plus d'un siècle un corpus de données considérable, et ont profondément renouvelé leurs approches. Une nouvelle discipline, la génétique, est apparue au XXe siècle, et a révolutionné la connaissance sur l'évolution et la diversité des plantes cultivées. Une autre, l'ethnologie, a permis de documenter les relations entre les plantes et les hommes dans les sociétés les plus diverses. Quant à la linguistique, si Candolle était en rapport avec Alphonse Pictet, le fondateur des études indo-européennes, on peut dire qu'elle était alors dans l'enfance, et que la plupart des grands dictionnaires fondateurs n'étaient pas encore écrits.

Pendant le XXe siècle, chaque discipline scientifique s'est structurée, s'est forgé des concepts, des méthodes et des modes de communication de plus en plus élaborés. Mais rares ont été les transfuges qui sont arrivés à maîtriser plusieurs disciplines et à passer de l'une à l'autre en portant un regard critique. Haudricourt est l'une de ces brillantes exceptions. Les disciples qui se reconnaissent de lui viennent des disciplines les plus diverses, ce qui laisse souvent incrédules les observateurs qui ne l'ont pas connu. Dans leur diversité, tous témoignent d'une ouverture d'esprit interdisciplinaire féconde, mais difficile à classer dans les cadres institutionnels.

Agronome mâtiné de linguistique, j'étais suffisamment atypique pour entrer en rapport avec Haudricourt et soutenir avec lui une thèse sur les noms des choux et autres Crucifères alimentaires dans les langues européennes. Sujet ô combien technique dont j'ai bien souvent douté de l'intérêt, étant donné la nonchalance affichée avec laquelle Haudricourt suivait mon travail. De temps à autre jaillissait une idée d'apparence saugrenue, ou bien des liens improbables entre des données que Haudricourt allait dénicher dans sa mythique bibliothèque. Avec le recul, je me rends compte à quel point ces idées constituaient autant de germes pour des développements futurs. La maturité venue, à l'occasion de la commande d'un éditeur, je me suis lancé dans la folle entreprise d'écrire une encyclopédie sur les plantes alimentaires. En bon disciple d'Haudricourt, j'ai bien sûr cherché à mobiliser toutes les disciplines pour construire une histoire des plantes qui intègre vraiment les approches biologiques et culturelles. L'intention de départ était de produire un ouvrage de vulgarisation, où je me serais contenté de compiler et de mettre en forme l'information disponible. Mais le simple souci de remonter aux sources et de croiser les informations entre elles allait ébranler bien de mes certitudes, et me faire toucher du doigt les lacunes, les œillères et le manque de sérieux de bien des publications.

Haudricourt était réputé pour son impertinence, et la façon souvent sarcastique qu'il avait de remettre en cause le ronron académique, et ce avec une pertinence désarmante. Le meilleur hommage que je puisse lui faire est de rendre compte de mes tribulations dans les divers domaines de la connaissance, et des entraves que peut rencontrer le passeur de murailles interdisciplinaires et le comparatiste quand il veut mobiliser l'information qui lui est nécessaire. On ne sait jamais, cela peut donner des idées à ceux qui pensent que les publications de spécialistes sont destinées à être lues non seulement par le petit club de leurs pairs, mais aussi et surtout par l'ensemble de la communauté scientifique, sans parler du public éclairé. Mais je ne suis que trop conscient de l'impertinence de cette idée...

Les sources historiques

A moins de vivre en plein Paris, comme Haudricourt, et de passer sa vie dans les grandes bibliothèques, le chercheur apprécie de pouvoir utiliser des rééditions d'ouvrages historiques. Mais il est souvent déçu, comme je vais le montrer par quelques exemples pris dans une série bien connue, la collection de poche "La Découverte". On lit ainsi dans la préface au livre de Thevet (1997) : "Le format et les contraintes matérielles de la collection "La Découverte" m'avaient obligé à un remaniement profond du texte, amputé d'une bonne moitié de son volume et privé de ses illustrations. C'était là le prix à payer pour que Les Singularités de la France Antarctique fussent accessibles au plus grand nombre." Autant dire que cette édition de 1983 est inutilisable, défaut heureusement corrigé par celle de 1997 chez Chandeigne.

Dans la même collection, on trouve le Voyage d'un botaniste de Tournefort. Dans son introduction, le commentateur nous explique comment il a choisi les parties de texte à couper pour rendre l' "ensemble plus publiable par son volume et son contenu" :

"Ensuite, il y avait le problème des descriptions des plantes, longues, techniques et nécessitant un accompagnement abondant en illustrations que la présente édition ne pourrait pas se permettre. Il est vrai qu'il s'agit d'un voyage de botaniste, mais ces passages ne pouvaient intéresser qu'un spécialiste, et encore, plutôt un spécialiste de l'histoire de la botanique, puisque les conceptions de Tournefort qui refusait d'admettre la sexualité des plantes et croyait à la végétation des pierres sont depuis longtemps périmées... Néanmoins, des descriptions botaniques liées à une pratique sociale, comme la cueillette du laudanum en Crète, ont été conservées."

Ainsi, l'histoire de la botanique se trouve frappée d'illégitimité, et ce précisément concernant l'ouvrage d'un des botanistes des plus illustres. Il est vrai que le commentateur est un géographe et que ses notes ne nous épargnent rien de la géographie de l'époque, censée passionner le grand public que visent ces éditions en livre de poche.

Car toutes ces publications s'expliquent par l'engouement récent pour les récits de voyage. Le lecteur est supposé chercher une lecture facile de voyages exotiques ou extraordinaires, et tout doit être fait pour lui épargner ce qui serait trop technique. Peut importe que les spécialistes de nombreuses disciplines y voient surtout des données de première main ; ils ne représentent pas un marché suffisant. Dans la même logique, aucun effort n'est fait pour inclure les index qui faciliteraient l'usage du texte publié. Le géographe reponsable du texte de Tournefort n'a visiblement pas dû être assez persuasif, puisqu'il n'y a même pas d'index des noms de lieux. Quel gâchis !

Pour ne pas donner l'impression que j'ai des comptes à régler avec un éditeur par ailleurs courageux, j'en citerai un autre, qui a réédité l'ouvrage de Fortune (1992), en précisant qu'il a coupé toute la partie très technique qui détaillait la culture du thé, alors que Fortune est précisément connu pour être l'un des premeirs Européens à avoir observé cette culture en détail.

Il existe heureusement des éditeurs plus courageux, comme Chandeigne, qui nous a offert une édition intégrale de Thevet, avec les index nécessaires. Reste alors le problème des limites des connaissances de l'auteur des notes, mais comme il s'agit d'un texte original en français, il est facile pour le spécialiste d'exercer son esprit critique. Quand il lit ainsi "une manière de chou" et que le notateur lui précise que "il s'agit du chou caraïbe ou taioba (Colocasium antiquorum Schott)"; il peut rétablir le nom de la plante exacte, Xanthosoma sagittifolium (L.) Schott, espèce américaine régulièrement confondue avec son cousin océanien Colocasia esculenta (L.) Schott.

Les traductions

Pour les ouvrages écrits dans des langues que le chercheur ne maîtrise pas, d'ordinaire plus nombreuses que celles qu'il pratique, il faut bien se résoudre à utiliser des traductions. Après d’autres auteurs, Guillaumet (1998) souligne les problèmes posés par les noms des plantes dans les sources historiques : "Combien de "cerises", de "noisettes", de "châtaignes" et de "noix" parsèment les routes des migrations végétales". Cela pose bien sûr le problème de l’identification et de l’existence d’un référentiel facile d’accès. Mais quand on s’appuie sur des traductions, on arrive vite à des absurdités. Guillaumet signale par exemple que l’ouvrage d’Isert paru en allemand en 1689 (Reisen nach Guinea und den Caribäischen Inseln in Columbien) mentionne des "Affenbaüme" ("arbre à singe" ou baobab, Adansonia digitata L.). Ce même arbre devient le cocotier (Cocos nucifera L.) dans la traduction française parue quatre ans plus tard. Le problème est que les éditeurs successifs se sont contentés de reprendre cette traduction sans revenir au texte original, alors même que le commentateur précise que la donnée doit être fausse (Isert, 1989).

L'idéal est de disposer d'une version présentant à la fois le texte original et la traduction, munie d'un appareil critique. C'est le modèle auquel sont habitués les latinistes et les hellénistes, qui ont la chance en France de disposer de la collection Guillaume Budé (Belles-Lettres). Il est vrai que pour ces langues existait un marché important du fait du grand nombre de professeurs de latin et de grec et de leur tradition philologique. Pour les auteurs arabes, l'usage a souvent été d'offrir la seule traduction an laissant dans le texte les termes arabes qui posaient problème, ou en discutant en note l'identification des plantes concernées, quand ces ouvrages concernent l'agronomie ou la matière médicale. Mais ces précautions disparaissent quand il s'agit de récits de voyage, comme celui d'Ibn Battûta, où l'édition de La Découverte oblige à faire une confiance aveugle au traducteur (sans parler de l'absence d'index, alors que ce livre contient des centaines de références à des plantes).

Les dictionnaires

Certains dictionnaires de langue se caractérisent par le flou de leurs définitions dès qu'il s'agit de mots techniques, comme si leur sens importait peu. Si l'on s'intéresse par exemple aux noms des agrumes en espagnol, voici ce qu'on trouve dans le dictionnaire de la Real Academia :

  • azamboa : variedad de cidra muy arrugada.
  • toronja : cidra de forma globosa como la naranja.
  • zamboa : especie de toronja, azamboa.

Si les descriptions plus longues de cidra et de naranja permettent d'identifier ces noms avec le cédrat et l'orange douce, on reste perplexe devant les autres définitions, qui renvoient en miroir d'un agrume à l'autre. La classification des agrumes n'est certes pas des plus simples, et les botanistes sont rarement d'accord entre eux. Mais des descriptions plus complètes et la précision du nom scientifique en latin auraient été utiles. Heureusement, de nombreux dictionnaires de référence comportent ces précisions. Surgit alors un autre problème, qui fait que ces précisions sont parfois illusoires. Pour une langue aussi étudiée que le grec ancien, Suzanne Amigues signale que le Liddell-Scott-Jones reprend les identifications de plantes de l'édition anglaise de Théophraste par Hort (1916-1926), qui s'appuie à son tour sur les botanistes Sprengel et Fraas du XIXe siècle. Amigues critique ces "déterminations imprudentes ou manifestement erronées, auxquelles l'autorité de ce dictionnaire garantit une longévité regrettable". En effet, la dernière révision du dictionnaire date de 1940 (un supplément de 1968 n'apportant que des ajouts mineurs), et il faudra probablement attendre de nombreuses années avant que la nouvelle traduction de Suzanne Amigues soit prise en compte.

Si l'on passe au sanscrit, le dictionnaire de Monier-Williams reste la référence constamment réimprimée depuis sa révision de 1899. Comme le sanscrit a été utilisé sur une très longue période (un à deux millénaires) et dans des zones biogéographiques diverses, l'identification des noms sanscrits des plantes restera longtemps hasardeuse, situation aggravée par le faible nombre de sanscritologues.

On peut cependant considérer que les plantes sont des objets biologiques relativement stables au cours des siècles. Il n'en est pas de même des noms d'aliments, d'outils ou d'opérations techniques, dont l'histoire est rendue difficile par l'absence de descriptions précises.

Le problème des index

Même pour la collection Guillaume Budé, le problème des index apparaît dès qu'il ne s'agit pas de livres de sciences naturelles (comme Pline ou Théophraste) ou de cuisine (comme Apicius). Difficile de retrouver une citation de plantes dans Hérodote ou Xénophon, ces auteurs étant supposés intéresser les seuls historiens. Ce problème s'aggrave chez des auteurs et des éditeurs moins exigeants. Tout se passe comme si un ouvrage était automatiquement considéré comme relevant d'une seule discipline, digne de se voir offrir un index. Il est surprenant de constater, depuis des décennies où l'on ne cesse de parler d'interdisciplinarité, à quel point les chercheurs ne pensent pas spontanément que leurs livres puissent être utilisés par des collègues d'autres disciplines que la leur.

Les noms latins des plantes

Si le botaniste que je suis a appris à être rompu aux joies de la nomenclature, il faut bien reconnaître que pour les autres chercheurs, la propension des botanistes à changer les noms des plantes reste un mystère. Et la recherche du nom correct d'une plante devient vite un cauchemar quand on utilise des sources historiques qui datent de plus d'un siècle. Heureusement, les botanistes sont gens bien organisés, et ils ont élaboré depuis Linné tout un système de référence qui a peu à peu atteint un consensus qu'envient les autres disciplines. Des procédures de plus en plus strictes ont été codifiées dans un Code international de nomenclature botanique, et de nombreux dictionnaires ont été produits, qui sont maintenant en passe d'être rassemblés dans un réseau de bases de données accessibles sur Internet. Il faut certes en apprendre le mode d'emploi, mais de tels systèmes d'information font cruellement défaut pour bien des disciplines. Haudricourt ne manquait pas une occasion de conseiller aux linguistes de prendre exemple sur les botanistes pour classer et dénommer les langues. On pourrait dire la même chose pour l'ensemble des faits ethnologiques et technologiques. Mais les botanistes ont l'avantage d'avoir hérité de leurs ancêtres l'usage d'une langue morte, le latin, qu'ils ont pu asservir aux besoins de leur science au point que le latin botanique est devenu une langue purement conventionnelle bien éloignée du latin classique. Les disciplines plus jeunes doivent, elles, s'accommoder des langues naturelles, ce qui pose le double problème de la coexistence entre le sens populaire et le sens technique des mêmes mots, et celui des équivalences dans les diverses langues de communication.

Ce système botanique a cependant ses limites. Il ne couvre ni les noms latins prélinnéens, ni les noms vernaculaires. Et il s'applique mal aux plantes cultivées, dont la classification infraspécifique fait toujours l'objet de désaccords qui rendent difficile la communication.

Son utilisation suppose bien sûr que les identifications soient faites correctement. L'identification ne remplace donc pas la description, car les pièges sont nombreux. Si, par exemple, on note la présence d'un "salsifis" dans un jardin, le premier livre venu donnera Tragopogon porrifolium L. comme nom botanique. Mais si l'on prend soin de préciser que l'écorce de la racine est noire, le spécialiste reconnaîtra facilement la scorzonère, Scorzonera hispanica L.

Par ailleurs, donner un nom latin aux plantes ne dispense pas de les décrire et de caractériser leurs propriétés. Identifier une céréale ne sert pas à grand chose si l'on ne sait rien du type d'amidon et de gluten qu'elle contient. Suivant que le grain est vitreux ou farineux, gluant ou non, on n'en obtiendra pas les mêmes produits.

En guise de conclusion

Etant donné le peu d'intérêt que manifestent nos sociétés pour des recherches académiques sans application économique immédiate, et vite qualifiées d'érudition sans intérêt, on pourrait en tirer des conclusions pessimistes. Mais l'émergence d'Internet, avec des outils informatiques de plus en plus diversifiés, permet d'espérer. Tout chercheur a la possibilité de mettre en ligne les textes intégraux des auteurs qu'il étudie (pour peu qu'ils soient anciens), ou des corpus de données naguère impubliables. Les textes intégraux en mode texte (et non image) permettent en particulier de remédier au manque d'index. Il est facile également de rendre publics des inventaires, des glossaires, des dictionnaires et toute sorte de référentiels.

Les forums ou listes de discussion permettent par ailleurs à des chercheurs isolés de par leur spécialisation de dialoguer avec d'autres personnes intéressées, alors qu'auparavant, cela n'était guère possible que lors de rares séminaires. Les listes de discussion peuvent ainsi jouer le rôle de séminaires virtuels permanents et interdisciplinaires.

Reste à chaque groupe de s'organiser, de façon à construire des systèmes de données cohérents, dans un esprit de travail coopératif. L'expérience de réseaux comme celui des botanistes francophones (www.tela-botanica.org) montre que cela est non seulement possible mais crée une dynamique très efficace, pour peu qu'une structure légère prenne en charge les tâches critiques et assure l'animation du réseau.

Références

  • Candolle, Alphonse de, 1882. L'origine des plantes cultivées. éd. 1. Paris, Germer Baillière, "1883" [en fait, 1882]. VIII-379 p.
  • Chauvet, Michel, 1998. Préface. in Candolle, Alphonse de. L’origine des plantes cultivées. Réédition de l’édition de 1883. Paris, Diderot-Multimédia. pp. I-XVI.
  • Chastanet, Monique (dir.), 1998. Plantes et paysages d'Afrique. Une histoire à explorer. Paris, Karthala ; Centre de recherches africaines. 587 p.
  • Depecker, Loïc, 2002. Linguistique et terminologie : problématique ancienne, approches nouvelles. Bull. Soc. Linguistique Paris, 97 (1): 123-152.
  • Fortune, Robert, 1992. La route du thé et des fleurs. Trad. de l'anglais par Elisabeth Luc et Gérard Piloquet. Paris, Hoëbeke, 232 p. (Collection "Le grand dehors").
  • Guillaumet, Jean-Louis, 1998. Migrations et transports de plantes : histoire et botanique. in Chastanet Monique (dir.) Plantes et paysages d'Afrique. Une histoire à explorer. Paris, Karthala ; Centre de recherches africaines. pp. 31-44.
  • Ibn Battûta, 1982. Voyages. Traduction de l'arabe de C. Defremery et B.R. Sanguinetti (1858). Introduction et notes de Stéphane Yerasimos. Paris, La Découverte. 3 vol., 479 + 473 + 455 p.
  • Isert, Paul Erdman, 1989. Voyages en Guinée et dans les îles Caraïbes en Amérique. Paris, Karthala. 269 p.
  • Léry, J. de, 1994. Histoire d'un voyage en terre de Brésil. Paris, Hachette. (Le Livre de poche). ed. 1 : 1578.
  • Liddell, Henry Georges & Scott, Robert, 1983. A Greek-English Lexicon. Revised and augmented throughout by Henry Stuart Jones. With a supplement 1968, edited by E.A. Barber. Oxford, Clarendon Press. XLVI-2042 p. Suppl. : XI-153 p. ed. 1: 1843. ed. 9 revue par Henry Stuart Jones: 1940.
  • Monier-Williams, Monier, 1988. A Sanskrit-English Dictionary. Etymologically and philologically arranged with special reference to cognate indo-european languages. New ed., greatly enlarged and improved with the collaboration of E. Leumann, C. Cappeller and others. Oxford, Clarendon Press. XXXVI-1333 p. ed. 1 1872. ed. rev. 1899. Reprints de 1951 à 1988.
  • Real Academia Española, 1970. Diccionario de la lengua española. ed. 19. Madrid. XXX-1424 p.
  • Théophraste,1988-93. Recherches sur les plantes. Traduit par Suzanne Amigues. Paris, Les Belles Lettres. Tome 1 : Livres I-II. 1988, LVIII-211 p. Tome 2 : Livres III-IV. 1989. X-423 p. Tome 3 : Livres V-VI. 1993. XII-264 p.
  • Thevet, André, 1983. Le Brésil d'André Thevet. Les Singularités de la France Antarctique (1557). Edition établie, présentée et annotée par Franck Lestringant. Paris, François Maspéro. 446 p. (Coll. "La Découverte").
  • Thevet, André, 1997. Le Brésil d'André Thevet. Les Singularités de la France Antarctique (1557). Edition intégrale établie, présentée et annotée par Franck Lestringant. Paris, Chandeigne. 446 p.
  • Tournefort, Joseph Pitton de, 1982. Voyage d'un botaniste. Paris, François Maspéro. Vol. 1 : L'Archipel grec. 363 p. Vol. 2 : La Turquie, la Géorgie, l'Arménie. 332 p. (Coll. La Découverte).