Gymnema sylvestre (PROTA)

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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Gymnema sylvestre (Retz.) Schult.


répartition en Afrique (sauvage)
1, branche en fleurs ; 2, fleur ; 3, fruits. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
Protologue: Roem. & Schult., Syst. Veg. 6 : 57 (1820).
Famille: Asclepiadaceae (APG: Apocynaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Periploca sylvestris Retz. (1781),
  • Marsdenia sylvestris (Retz.) P.I. Forster (1995).

Noms vernaculaires

  • Periploca of the woods, ram’s horn, miracle fruit (En).

Origine et répartition géographique

Gymnema sylvestre a une vaste aire de répartition, qui s’étend depuis l’Afrique jusqu’en Arabie saoudite, en Inde, au Sri Lanka, au Vietnam et en Chine du sud, ainsi que du Japon (îles Ryukyu) aux Philippines, à la Malaisie, à l’Indonésie et à l’Australie. En Afrique, il est présent dans la plupart des régions d’Afrique de l’Ouest et s’étend vers l’est jusqu’en Ethiopie et vers le sud jusqu’en Afrique du Sud.

Usages

En Inde et en Chine, les feuilles amères de Gymnema sylvestre sont connues sous l’appellation de “destructeur du sucre”, car elles empêchent temporairement d’éprouver des sensations sucrées. L’usage par les herboristes de ces feuilles comme traitement contre le diabète sucré remonte à plus de 2000 ans.

En Afrique de l’Ouest, les feuilles se prennent également contre le diabète, et l’on prête des vertus purgatives et émétiques aux feuilles et aux racines. Au Soudan, les feuilles broyées ou les racines en poudre s’appliquent sur les morsures de serpent. Dans l’est de l’Afrique, on frictionne des scarifications au flanc avec des feuilles broyées pour traiter les points de côté. En Tanzanie, les racines cuites écrasées dans la nourriture se prennent pour traiter l’épilepsie. En Angola, des préparations de feuille et de tige se prennent contre le cancer. Au Botswana, des racines cuites écrasées ou de la poudre de racine s’emploient en externe pour traiter les furoncles. A Madagascar, l’infusion de ramilles feuillées se prend pour traiter la gonorrhée. Les feuilles fraîches se mastiquent pour traiter le diabète.

En Inde et en Chine, les racines et les feuilles servent par ailleurs à traiter toutes sortes d’affections, comme l’arthrite rhumatoïde, la goutte, l’inflammation des vaisseaux sanguins, les œdèmes, la fièvre, la toux, les hémorroïdes, les furoncles, les petites plaies, les piqûres d’insectes et les morsures de serpent, et comme stomachique.

Récemment, Gymnema sylvestre a attiré beaucoup l’attention du fait que la poudre de feuille aiderait à contrôler le taux de glycémie de personnes souffrant de diabète de types 1 et 2, lorsqu’elle est associée à l’insuline. Elle entre en outre dans la composition d’additifs alimentaires comme remède pour la perte de poids car elle est créditée du pouvoir d’inhiber les envies de sucreries et aurait des effets lipidoréducteurs. Elle participe également à la prévention des caries. En période de grossesse ou d’allaitement, il est déconseillé de prendre cette plante car elle n’a pas suffisamment été étudiée et présente une nocivité potentielle pour le bébé.

En Afrique de l’Ouest et dans toute l’Asie, les feuilles sont consommées en soupes ou comme légume cuit. En Namibie, on consomme le fruit grillé après l’avoir pelé et en avoir ôté les graines. Son goût est proche de celui de la pomme de terre.

Production et commerce international

Des préparations commerciales à base de poudre de feuilles de Gymnema sylvestre se vendent couramment sur Internet sous forme de complément alimentaire, principalement de provenance indienne et américaine.

La Food and Drug Administration aux Etats-Unis n’a pas défini de posologie recommandée pour Gymnema sylvestre. Sa qualité varie d’une marque à l’autre de même qu’au sein des marques. Pour être de qualité standard, Gymnema sylvestre doit contenir au moins 25% d’acide gymnémique. Une seule capsule de 500 mg standardisée à 25% contient 125 mg d’acide gymnémique par capsule.

En Inde, les exportations de poudre de feuille ont varié entre 2002 et 2006 de 10 600 kg à 278 960 kg.

Propriétés

Gymnema sylvestre a pour principaux composants bioactifs un groupe de saponines triterpénoïdes de type oléanane connus sous le nom d’acides gymnémiques, mélange complexe d’au moins 9 hétérosides acidiques étroitement apparentés ayant un effet modificateur du goût, et de la gurmarine, un polypeptide qui supprime la sensation sucrée. Lorsque l’on mastique la feuille, on perd temporairement la capacité à percevoir la saveur sucrée. Un groupe de saponines triterpénoïdes du type dammarène, les gymnémosides A–F, ont été isolées d’extraits alcoolisés des feuilles, ainsi qu’un groupe d’inhibiteurs de la saveur sucrée, les gymnémasaponines I–V. Au nombre des autres composants, on trouve le gymnémanol, les gymnémasines A–D, des gymnémasides, des gypénosides et du conduritol A, un composé aux propriétés antidiabétiques. La quantité d’acides gymnéniques extraite des feuilles varie en fonction du lieu de culture et du moment de la récolte ; des concentrations allant de 0,67% à 1,06% ont été signalées. Il a été déterminé une teneur en acides gymnéniques des feuilles de plantes d’origine chinoise de 0,7–1,1%. Selon les observations, la DL50 d’extraits à l’éthanol et à l’eau de feuilles administrés par voie intrapéritonéale chez les souris est de 375 mg/kg.

Par ailleurs, 10 alternosides ont été isolés des racines séchées, dont plusieurs ont fait preuve d’effets d’inhibition de la saveur sucrée.

La plupart des recherches menées sur Gymnema sylvestre ont porté surtout sur les effets hypoglycémiques de la plante. Ces études ont montré que la poudre de feuille pouvait exercer un effet antidiabétique par de nombreuses voies. Certains de ces effets sont les mêmes que ceux produits par les hypoglycémiants oraux courants, tandis que d’autres sont uniques. Des études expérimentales sur des rats par exemple ont mis en évidence la capacité du conduritol A, des gymnémosides et des acides gymnémiques à diminuer l’absorption du glucose à partir de l’intestin grêle. Chez des lapins, elles ont également montré une amélioration de la synthèse du glycogène, de la glycolyse, de la gluconéogenèse, et de l’absorption du glucose par le foie et les muscles, ainsi que l’inversion de la glycosylation de l’hémoglobine et des protéines du plasma.

En Inde, l’action hypoglycémique des feuilles a été confirmée par un petit nombre d’essais sur des diabétiques insulinodépendants (type 1) et insulino-indépendants (type 2). Etant donné que Gymnema sylvestre vise plusieurs des facteurs associés au diabète, notamment l’inflammation chronique, l’obésité, les carences enzymatiques et la fonction des cellules β pancréatiques, et qu’à l’heure actuelle aucun hypoglycémiant n’exerce d’effets aussi variés, on peut penser que la plante pourrait être utile dans la prise en charge du diabète et la prévention des modifications pathologiques qui l’accompagnent. Mais il faudra que son innocuité et son efficacité dans l’utilisation chez les humains soient confirmées.

Dans des essais sur des rats aux Etats-Unis, l’ingestion de poudre de feuille a réduit significativement la concentration de cholestérol, mais elle n’a pas fait baisser la tension artérielle systolique, qui a plutôt eu tendance à augmenter. L’extrait à l’éthanol de feuilles en administration intragastrique a fait ressortir une activité antihépatotoxique chez des rats, à la dose de 300 mg/kg. Des essais menés sur des rats laissent penser qu’un extrait de feuille a amélioré les niveaux de cholestérol sérique et de triglycérides grâce à une influence sur un vaste spectre de métabolismes lipidiques.

Un extrait de racine de Gymnema sylvestre a fait preuve d’une prometteuse activité de piégeage des radicaux libres, l’inhibition maximum étant de 81,3%.

La conversion du saccharose en glucane insoluble par Streptococcus mutans, agent causal de la carie dentaire, est empêchée par la mise en contact des dents avec des aliments contenant une quantité efficace d’acide gymnémique. Il peut notamment s’agir de saccharose ou de glucose contenant 10 mM d’acide gymnémique. Divers extraits de feuilles à l’éthanol et au chloroforme ont montré une activité antimicrobienne significative contre un large spectre de bactéries pathogènes in vitro. Mais l’effet de l’extrait aqueux n’a pas été significatif. Les extraits éthanoliques de racine ont montré une activité antifongique contre Aspergillus niger et Aspergillus fumigata. Les extraits de racine aqueux et éthanolique ont en outre eu une activité vermifuge significative.

Le gymnémate de potassium extrait des feuilles a inhibé l’ATPase, un composé toxique du venin de serpent Naja naja. L’extrait méthanolique et les fractions obtenues des parties aériennes ont montré une efficacité molluscicide significative contre l’escargot Biomphalaria glabrata. Un extrait aqueux des feuilles a fait ressortir une activité larvicide significative contre les larves de Culex quinquefasciatus.

Des explants de feuilles cultivés sur un milieu de Murashige et Skoog (MS) enrichi avec 1,5 mg d’acide acétique indole/litre et 0,5 mg de benzyladénine/litre ont donné lieu à une formation de cals maximale. La combinaison de phytohormone externe, des vitesses d’agitation et du pH des milieux a joué un rôle important dans la croissance et la production d’acide gymnémique dans des cultures de cellules en suspension.

Description

Buisson rampant ou liane atteignant 3 m de haut, tige atteignant 15 mm de diamètre, s’enracinant aux nœuds, écorce grise, à poils courts devenant glabres, à lenticelles ; latex abondant dans toutes les parties. Feuilles opposées, simples et entières ; pétiole de 5–25 mm de long ; limbe ovale à elliptique, de 2–9 cm × 1–5,5 cm, base arrondie, cunéiforme ou cordée, apex arrondi à acuminé, glabre au-dessus, légèrement ou densément couvert de poils courts au-dessous. Inflorescence : cyme ombelliforme axillaire, à 3–12 fleurs, atteignant 1,5 cm de diamètre ; pédoncule de 2–13 mm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, jaunâtres, parfumées ; pédicelle de 2–8 mm de long ; lobes du calice ovales, de 1–2,5 mm de long, apex obtus, poilus ; corolle campanulée, atteignant 5,5 mm de diamètre, tube de 2–2,5 mm de long, lobes d’environ 2,5 mm de long, lobes de la couronne d’environ 1,5 mm de long, avec une cannelure à l’intérieur, densément poilue ; ovaire supère, portion apicale de la tête du stigmate exserte du sommet de la colonne staminale. Fruit : paire de follicules, chacun lancéolé, de 5–10 cm × 6–10 mm, s’amenuisant progressivement à l’apex, vert pâle à beige ou brunâtre, contenant de nombreuses graines. Graines ovoïdes, aplaties, garnies d’une touffe de poils blancs à l’apex.

Autres données botaniques

Le genre Gymnema comprend environ 20 espèces et est présent en Afrique (1 espèce) et dans les régions tropicales et subtropicales de l’Asie et de l’Australie. En 1995, il a été proposé que Gymnema soit inclus dans Marsdenia, qui représenterait alors un vaste genre pantropical de plus de 300 espèces. Cette proposition a été écartée parce que certaines nouvelles combinaisons n’ont pu être établies pour des espèces de l’Asie du Sud-Est. Une révision taxinomique de Gymnema et des genres apparentés pour l’Asie du Sud-Est est nécessaire pour confirmer cette conception.

Croissance et développement

En Afrique de l’Ouest, la floraison a lieu à la fin de la saison des pluies et au début de la saison sèche.

Les effets du substrat de culture sur les performances de Gymnema sylvestre ont été étudiés dans un essai en pot, comparant un mélange de rempotage enrichi de vermicompost, ou bien de tourbe de coco, de boue de pressoir ou de fumier : à 4 mois après la plantation, c’est le mélange de rempotage enrichi de vermicompost qui a donné les meilleurs résultats significatifs en général.

Ecologie

Gymnema sylvestre pousse dans les forêts secondaires, les ripisylves et les savanes arbustives sèches, habituellement sur sol sableux ou limoneux. Il est présent de façon disséminée et localement abondant et commun. Il préfère des précipitations bien réparties dans l’année, de 600–1000 mm.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est de 5115–5750 mg. On a constaté le taux de germination le plus élevé (92%) lorsque les graines étaient semées dans de la poussière de coïr. Le trempage des graines dans 0,2% de KNO3 pendant 6 heures augmente également la germination. La viabilité des graines est brève.

Des procédés efficaces de régénération de Gymnema sylvestre in vitro ont été mis au point à partir de sections de tiges et de segments nodaux ainsi que de boutures basales, médianes et terminales, sur du milieu MS enrichi avec différentes concentrations de divers régulateurs de croissance. Des essais sur les effets du milieu chimique et physique sur les cultures de cellules de Gymnema sylvestre ont montré que la salinité du milieu n’affectait pas nettement la croissance des cellules, alors que les concentrations de saccharose et de l’acide naphtalène acétique l’augmentaient.

Gestion

Des essais au champ ont été menés en Inde afin de déterminer le niveau optimal d’apport en NPK dans la culture de Gymnema sylvestre. Une application de NPK 17:17:17 à 125 kg/ha a donné la quantité la plus élevée de biomasse, de rameaux primaires et secondaires, de surface foliaire et de poids frais et sec.

Récolte

La teneur des feuilles en acide gymnémique de 8 génotypes de Gymnema sylvestre récoltés en Inde a présenté un niveau élevé de variabilité d’un génotype et d’une saison à l’autre. La teneur en acide gymnémique allait de 4,3% à 8,2% d’un génotype à l’autre. Du point de vue saisonnier, on a constaté que la teneur moyenne en acide gymnémique de tous les génotypes était légèrement plus élevée pendant la saison des pluies (6,5%) que pendant les autres saisons. Dans un autre test sur 1 génotype, les feuilles de moins de 2 mois avaient une teneur en acide gymnémique bien plus élevée (7,1–7,6%) que les feuilles âgées de 3 à 4 mois (2,9–3,1%).

Traitement après récolte

Les feuilles ou les racines de Gymnema sylvestre peuvent s’utiliser soit fraîches soit séchées et réduites en poudre en vue d’un usage ultérieur. Il vaut mieux conserver le produit séché dans des récipients hermétiques.

Ressources génétiques

En Inde, il existe de petites collections de ressources génétiques de Gymnema sylvestre. Hormis certaines régions de l’Inde, où l’espèce s’est relativement raréfiée en raison de récoltes trop intensives et de la destruction de son milieu, il ne risque pas d’être menacé d’érosion génétique parce qu’il a une vaste aire de répartition et qu’il est relativement commun.

Perspectives

Les perspectives de Gymnema sylvestre comme plante médicinale semblent considérables, surtout pour le traitement du diabète. Il a fait l’objet d’un brevet comme antidiabétique. Des techniques de culture de tissus sont mises au point afin d’obtenir une haute teneur en composés actifs. Un approfondissement des recherches est nécessaire pour sélectionner des génotypes à haut rendement en vue de les cultiver, et aussi pour élaborer des techniques de culture appropriées.

Une révision taxinomique complète de Gymnema est nécessaire avant de pouvoir prendre la décision de l’inclure dans le genre Marsdenia.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • R.B. Jiofack Tafokou, Ecologic Museum of Cameroon, P.O. Box 8038, Yaoundé, Cameroon

Citation correcte de cet article

Jiofack Tafokou, R.B., 2010. Gymnema sylvestre (Retz.) R.Br. ex Schult. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays-Bas. Consulté le 13 novembre 2018.


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