Ficus sur (PROTA)

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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, rameau feuillé ; 2, infrutescence ; 3, figue en coupe transversale. Source: Flore analytique du Bénin
port de l'arbre
base du fût
feuille
infrutescences
infrutescences
infrutescence
figue mûre (EcoPort)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Ficus sur Forssk.


Protologue: Fl. aegypt.-arab. : 180 (1775).
Famille: Moraceae
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Synonymes

  • Ficus capensis Thunb. (1786),
  • Ficus riparia (Miq.) A.Rich. (1850),
  • Ficus mallotocarpa Warb. (1894).

Noms vernaculaires

  • Petit sycomore (Fr).
  • Wild fig, cape fig, broom cluster fig, bush fig (En).
  • Mkuyu, mkuju, mwangajo (Sw).

Origine et répartition géographique

Ficus sur est largement réparti dans toute l’Afrique tropicale, depuis le Cap-Vert jusqu’en Somalie et vers le sud jusqu’en Angola et en Afrique du Sud. Il est aussi présent au Yémen.

Usages

Le bois est localement utilisé en construction, pour la fabrication de meubles, la confection de mortiers pour moudre la farine, d’ustensiles de cuisine, de marmites, de caisses, de cuves à bière, de tambours et de ruches. Il convient également pour les articles de sport, les instruments agricoles, les panneaux de fibres et de particules. Il servait autrefois à fabriquer les patins et les planches des chars à bœufs. On fait des manches de couteaux avec le bois des branches en Centrafrique. Le bois sert aussi de bois de feu. En Afrique du Sud, on utilise de petits morceaux de bois comme bâtons pour allumer le feu par frottement.

On consomme parfois les figues mûres et on en fait aussi des confitures. Au Ghana, elles servent de nourriture aux oiseaux de volière. Les jeunes feuilles sont cuites et consommées comme légume. Les jeunes racines aériennes seraient également comestibles. Le feuillage est brouté par les vaches, les moutons et les chèvres. Les feuilles sont utilisées comme papier de verre. En Sierra Leone, on mastique l’écorce avec du cola. L’écorce interne sert à fabriquer de la corde et du tissu. L’écorce donne un colorant brun avec lequel on tanne le cuir. Avec le latex, on fait des balles et de la glu. L’arbre est planté comme arbre ornemental, d’ombrage et d’alignement ; en Ethiopie, il sert d’essence d’ombrage aux caféiers.

Ficus sur a de nombreuses applications en médecine traditionnelle, même si la plante contient des substances toxiques et si on a signalé que des décoctions de racine et d’écorce ont entraîné la mort. C’est pourquoi il faut être très vigilant en l’employant. Le latex sert à soulager les plaies, les maux de dents, les problèmes oculaires, les douleurs affectant l’ensemble du corps, les problèmes pulmonaires et de gorge, la gonorrhée et il sert d’anti-émétique. Les préparations à base de racines sont utilisées pour soigner la toux, l’angine, la diarrhée, les maux d’estomac du nourrisson, les douleurs de poitrine, l’infertilité, les douleurs utérines, la gonorrhée, les œdèmes, et comme emménagogue et émétique. Les décoctions ou infusions d’écorce sont employées en cas de douleur, rhumatisme, diarrhée, problème d’estomac, œdème des enfants, infertilité et comme galactagogue. La poudre d’écorce est appliquée sur les éruptions cutanées et les affections buccales. Les macérations d’écorce sont administrées contre la fièvre et la toux. Le jus pressuré des feuilles est appliqué sur les plaies, et on mastique les feuilles comme remède contre les ulcères gastro-duodénaux. La macération de feuilles se boit contre les problèmes de poitrine. Les décoctions de feuilles servent de lotion désinfectante et à traiter l’ophtalmie. Les infusions de feuilles se boivent contre l’amygdalite et les douleurs d’estomac. Le jus des jeunes pousses soigne la gonorrhée. Des préparations à base de figues sont employées pour traiter l’infertilité, la tuberculose, les abcès et les plaies, et comme galactogène, purgatif et aphrodisiaque. Les graines servent de galactogène. En médecine vétérinaire les feuilles, les figues et le latex sont réputés stimuler la production de lait des vaches ; on donne du latex aux vaches pour les aider à expulser le placenta en cas de rétention après la mise bas. On a constaté que le latex ainsi que les décoctions de rameaux et de feuilles servent de poison de flèche, et que la plante a été utilisée pour des empoisonnements criminels au Sénégal. On prête souvent à l’arbre des propriétés magiques et il est devenu un symbole de fertilité. En Ouganda, les feuilles sont considérées comme porte-bonheur.

Propriétés

Le bois de cœur est blanc ou jaune et n’est pas nettement délimité de l’aubier. Le fil est droit ou contrefil, le grain modérément grossier à grossier. Le bois est odorant quand il est vert. Il est légèrement poisseux quand il est fraîchement scié à cause du latex.

Le bois est poreux et léger. A 12% d’humidité, la densité est de 300–450(–650) kg/m³. Lors du séchage à l’air, il peut avoir tendance au gauchissement, les fentes étant courantes sur les petits morceaux. Les taux de retrait de l’état vert à anhydre sont de 4,5% dans le sens radial et de 7,6% dans le sens tangentiel.

Le bois est tendre, mou et n’est pas dur. Du bois d’Afrique du Sud avait, à 12% d’humidité, un module de rupture de 30 N/mm², un module d’élasticité de 2900 N/mm², une compression axiale de 14 N/mm², un cisaillement de 4 N/mm², une dureté Janka de flanc de 1160 N et une dureté Janka en bout de 1870 N.

Il se scie aisément mais la présence de latex peut entraîner l’encrassement des lames de scie. Le clouage et le vissage ne posent généralement pas de problèmes, bien que la tenue des clous et des vis soit faible. Le collage, la peinture et le vernissage donnent de bons résultats. Les caractéristiques de déroulage sont bonnes.

Le bois n’est pas durable et ne peut pas être utilisé au contact du sol ou exposé aux intempéries. Il est sensible aux térébrants marins, et moyennement aux termites. L’aubier est sensible aux attaques de Lyctus. Le bois de cœur est moyennement rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation, l’aubier est perméable. On a constaté que le bois provoquait une dermatite aux ouvriers qui le manipulent.

Des extraits d’écorce, de feuille et de racine ont montré une activité antibactérienne et anti-inflammatoire in vitro. Des extraits méthanoliques de feuille, d’écorce de la tige et de la racine ont mis en évidence une activité antipaludéenne in vivo chez la souris. Des extraits aqueux et méthanoliques de feuille séchée ont montré une activité anti-ulcéreuse in vivo chez le rat ainsi que des effets spasmolytiques in vitro.

Description

  • Arbre de taille moyenne atteignant 30(–35) m de haut, à latex blanc dans toutes les parties aériennes ; fût atteignant 150 cm de diamètre, parfois à contreforts ; écorce externe brunâtre à grise ou blanchâtre, écorce interne verdâtre à rose ; cime massive, étalée.
  • Feuilles disposées en spirale, simples, rouge brillant lorsque jeunes ; stipules de 1–3,5 cm de long ; pétiole de 1–9 cm de long ; limbe elliptique à ovale ou oblong, quelquefois presque orbiculaire ou lancéolé, de 4–23(–32) cm × 2–13(–16) cm, base arrondie, tronquée ou presque cordée, apex acuminé à aigu, bord denté à ondulé ou entier, papyracé à coriace, lisse sur la face supérieure, glabre, poilu à glabre sur la face inférieure, pennatinervé à (3–)5–9 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : figue, les fleurs étant enfermées dedans, figues disposées sur de petites branches ramifiées dépourvues de feuilles, atteignant 50–70(–150) cm de long, disposées sur le tronc ou sur des branches âgées, ou quelquefois 1–2(–3) groupées à l’aisselle des feuilles, obovoïdes à globuleuses, de 1–4 cm de diamètre, souvent stipitées, glabres à densément poilues, rouges à orange foncé à maturité ; pédoncule de 0,5–2 cm de long.
  • Fleurs unisexuées, sessiles ; fleurs mâles à périanthe 3-lobé et à 2–3 étamines ; fleurs femelles à 2–4 tépales, à ovaire 1-loculaire et à style court ou long.
  • Fruit : drupe ellipsoïde à oblongue-ovoïde, de 1,5–2 mm de long, contenant 1 graine, se développant à l’intérieur de la figue.

Autres données botaniques

Le genre Ficus comprend environ 750 espèces, dont près d’une centaine se trouve en Afrique, 500 en Asie tropicale et en Australie, et 150 en Amérique tropicale.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : (132 : laticifères ou tubes à tanins).
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(E. Uetimane, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Les jeunes plantes poussent rapidement, pouvant atteindre 1 m de haut voire plus au cours de la deuxième année. La figue n’est pas un fruit mais une infrutescence (sycone) qui se développe à partir d’un pédoncule élargi en urne renfermant de nombreuses fleurs. Le sycone est une structure fermée disposant d’une seule petite ouverture (ostiole) à l’apex par laquelle pénètrent de petites guêpes femelles ; celles-ci pondent alors leurs œufs dans des “fleurs à galles” spéciales, non fertiles, tout en pollinisant les fleurs femelles fertiles. La pollinisation de Ficus sur est assurée par plusieurs espèces de guêpes : Ceratosolen silvestrianus (Afrique de l’Ouest), Ceratosolen flabellatus (Afrique de l’Ouest et de l’Est) et Ceratosolen capensis (Afrique orientale et australe).

Ecologie

On trouve Ficus sur du niveau de la mer jusqu’à 2500 m d’altitude, sur les berges de rivières et dans les ripisylves, mais également en forêt d’altitude, en zone boisée et dans les savanes boisées. On l’épargne habituellement en cas de défrichage. C’est un arbre qui préfère le plein soleil, mais qui tolère la mi-ombre. Les jeunes sujets sont sensibles au gel. Ficus sur pousse sur un large éventail de types de sols.

Multiplication et plantation

Ficus sur se multiplie par graines et par boutures de tige. Les graines doivent être semées sur une couche fine à découvert. Elles germent en l’espace de 15–20 jours. Les semis sont bons à repiquer au champ lorsqu’ils ont atteint 1 m de haut. Les boutures de tige doivent être plantées dans du sable humide ; on peut avoir recours à des hormones pour favoriser le chevelu racinaire, mais ce n’est pas absolument indispensable.

Gestion

Les semis doivent être correctement arrosés au cours des deux premières années qui suivent le repiquage. On peut conduire l’arbre en taillis, en têtard ou par ébranchage.

Récolte

Les grumes présentant souvent un cœur mou, les arbres sont abattus avec le plus grand soin, généralement à la main.

Traitement après récolte

Les grumes sont très sensibles aux insectes et aux champignons (coloration de l’aubier), c’est pourquoi elles doivent être sciées et séchées rapidement ou bien traitées avec un produit d’imprégnation après l’abattage. Le rendement au sciage est habituellement médiocre, étant diminué par les nœuds des branches verticillées. L’écorçage immédiatement après l’abattage améliore la qualité du bois.

Ressources génétiques

Ficus sur ne semble pas menacé d’érosion génétique, car il est répandu et commun dans de nombreuses régions, ainsi qu’en forêt secondaire. Toutefois, l’exploitation d’arbres pour le bois et la récolte de l’écorce et du latex à des fins médicinales peuvent représenter une menace pour les peuplements locaux. Le problème est aggravé par le fait que l’arbre répare mal son écorce une fois qu’il est blessé par l’exploitation. Ficus sur n’est pas protégé en Afrique, sauf en Ethiopie.

Perspectives

Ficus sur produit un bois de valeur commerciale réduite en raison de sa faible durabilité et de ses usages limités. Il restera, néanmoins, une source utile de bois pour les applications locales. Des recherches sont nécessaires pour confirmer la valeur médicinale et les autres usages que l’on attribue à Ficus sur, et pour évaluer sa toxicité.

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Sources de l'illustration

  • Akoègninou, A., van der Burg, W.J. & van der Maesen, L.J.G. (Editors), 2006. Flore analytique du Bénin. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. 1034 pp.

Auteur(s)

  • A.U. Lumbile, Botswana College of Agriculture, Private Bag 0027, Gaborone, Botswana
  • K.K. Mogotsi, Botswana College of Agriculture, Private Bag 0027, Gaborone, Botswana

Citation correcte de cet article

Lumbile, A.U. & Mogotsi, K.K., 2008. Ficus sur Forssk. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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