Ficus exasperata (PROTA)

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Ficus exasperata Vahl


Protologue: Enum. pl., 2 : 197 (1805).
Famille: Moraceae

Noms vernaculaires

  • Papier de verre (Fr).
  • Forest sandpaper fig, forest sandpaper tree, sandpaper tree, sandpaper leaf tree, white fig tree (En).
  • Msasa, mkuyu (Sw).

Origine et répartition géographique

Ficus exasperata est largement réparti en Afrique tropicale, depuis le Sénégal jusqu’en Ethiopie et à Djibouti, et vers le sud jusqu’au Mozambique et en Angola. Il est également présent au Yémen, en Inde et au Sri Lanka.

Usages

Les feuilles rugueuses font couramment office de papier de verre pour le polissage d’articles en bois, en métal ou en ivoire, comme les ustensiles de cuisine, les gourdes, les cannes, les arcs, les fûts de javelots, les chaises, les planches et les bracelets.

Le bois est utilisé pour fabriquer des pirogues, des montants dans les maisons, des meubles, des tabourets, des ustensiles, des récipients et des tambours et s’emploie aussi comme bois de feu et pour fabriquer du charbon de bois. Les jeunes branches servent à faire des tuyaux de pipe. Bien que, selon certaines sources, la feuille soit parfois dite toxique pour les chèvres et les moutons, on nourrit souvent les ruminants avec, en particulier au Ghana. Dans certaines régions du Nigeria, on ajoute la feuille fraîche aux fruits du palmier à huile au moment de l’écrasage ou du broyage, pour améliorer la qualité et la stabilité de l’huile obtenue. Ficus exasperata était jadis planté comme arbre d’ombrage le long des avenues, et on conserve parfois des arbres sauvages dans les plantations de bananiers, de caféiers ou de cacaoyers pour remplir cette fonction.

Ficus exasperata est couramment utilisé en médecine traditionnelle africaine. La décoction de racine se prend en traitement des affections des voies urinaires, de la gonorrhée, de l’asthme et de la tuberculose. La racine se mastique en cas de toux. L’écorce de racine est utilisée contre les troubles oculaires. On frictionne le corps avec des morceaux d’écorce comme tonique. Au Ghana, la racine est un ingrédient d’une prescription vermifuge. La cendre de bois ou le charbon de bois s’appliquent sur les lésions causées par la lèpre. Le jus d’écorce de tige est utilisé pour le traitement des plaies, des écorchures, des abcès, des affections oculaires, des maux d’estomac, ainsi que pour faire sortir les épines ; par contre, certains guérisseurs traditionnels le jugent corrosif pour la peau et dangereux à ingérer. La cendre d’écorce de tige brûlée se saupoudre sur les plaies. La décoction d’écorce se prend contre les vers, les hémorroïdes et l’hypertrophie anormale de la rate. C’est en outre un ingrédient de traitements des problèmes cardiaques. La tisane ou la décoction de l’écorce se prend pour soulager la toux. L’extrait d’écorce froid se boit contre les étourdissements. La macération d’écorce additionnée de Senna occidentalis (L.) Link et Setaria megaphylla (Steud.) T.Durand & Schinz se prend pour faciliter l’accouchement ou soigner la gonorrhée. Le jus d’écorce sert à stopper les saignements. Des morceaux d’écorce servent à préparer une embrocation qui a des propriétés toniques et stimulantes. L’écorce de tige en application locale sur le corps sert au traitement du paludisme. La macération de jeunes pousses se boit pour ses vertus émétiques. La décoction de pousses feuillées se prend pour le traitement de la dysenterie. Les pousses feuillées entrent dans des préparations appliquées en externe contre la jaunisse ou absorbées pour leurs vertus diurétiques. La pâte ou le jus de feuille s’appliquent en externe pour le traitement des éruptions, des plaies, des plaies lépreuses, des mycoses, des démangeaisons, des œdèmes, de la teigne, des rhumatismes et des douleurs lombaires et intercostales. La poudre de feuilles séchées se saupoudre sur les brûlures. On mastique la jeune feuille et on l’avale en cas d’ulcère gastrique. Le jus ou la décoction de feuilles s’appliquent en lavement pour le traitement des maux d’estomac, et comme anti-poison. La décoction de feuilles fraîches ou séchées se prend en traitement des maladies des reins et des voies urinaires. Les feuilles, cuites avec des bananes, sont consommées en traitement de la gonorrhée ; l’eau de cuisson se boit aux mêmes effets. Au Nigeria, la décoction ou la macération de feuille se prend pour réduire la tension artérielle, et la feuille fraîche entre dans la composition de préparations destinées au traitement des maladies cardiaques. Des préparations à base de feuilles se prennent en traitement de la toux, des rhumes, de la grippe et de l’asthme, et en bain de bouche contre le muguet, l’inflammation des gencives et autres affections de la bouche et de la gorge. On traite les maux de tête avec des frictions de feuilles chauffées ; ces frictions servent aussi à soigner les tumeurs. En cas de maux de tête sévères, on lotionne la tête des patients avec une décoction de feuilles. La pulpe de feuilles diluée dans de l’eau est créditée de vertus analgésiques et s’emploie dans le traitement des maux oculaires ; de l’eau dans laquelle on a remué une feuille est utilisée de la même façon. La macération de feuille se prend comme oxytocique, et la décoction ou l’infusion se boivent comme abortif. La surface abrasive de la feuille sert à scarifier la peau pour favoriser la pénétration des remèdes et à nettoyer la langue et la gorge en traitement des affections de la bouche et de la gorge. La feuille est également utilisée pour se gratter sur diverses parties du corps atteintes de démangeaisons, et elle s’ingère pour le traitement mécanique de la diarrhée et des vers intestinaux. Le fruit est consommé contre la toux et les maladies vénériennes. La poudre des fruits séchés est ajoutée à de la bouillie en traitement de la stérilité féminine. De l’eau additionnée de poudre de graines se boit comme tonique en cas de fièvre.

En médecine vétérinaire, une décoction d’écorce est administrée aux vaches pour hâter l’expulsion du placenta. L’écorce de tige et les feuilles entrent dans la composition de poisons de flèche. Au Nigeria, on asperge les cultures avec une macération de feuilles contre les attaques d’insectes.

Propriétés

Malgré leur usage répandu comme papier de verre, les feuilles ne sont pas aussi abrasives et résistantes que le papier de verre vendu dans le commerce. Les indications sur les propriétés du bois divergent. La longueur des fibres de bois d’origine nigériane est de 1,5–2,2 mm, leur diamètre de 21,5–23,5 μm, le diamètre du lumen de 11–13 μm, et l’épaisseur de la paroi des cellules de 4–7 μm.

Au Nigeria, du fourrage de Ficus exasperata (feuilles plus tiges de moins de 6 mm de diamètre) contenait par 100 g de matière sèche 14,6 g de protéines brutes à la saison humide et 19,9 g à la saison sèche. Des feuilles récoltées à la fin de la saison des pluies dans le sud du Ghana contenaient 4,1 g de N par 100 g de matière sèche. Il semblerait que les feuilles soient nocives pour les bovins en raison de leur rugosité.

Au Nigeria, l’ajout de feuilles de Ficus exasperata dans la production de l’huile de palme a entraîné une meilleure stabilisation du produit. Les activités antioxydantes ont été renforcées tandis que les saponines éventuellement présentes ont été éliminées et les stérols diminués.

Des extraits aqueux de feuille ont fait ressortir des effets protecteurs gastro-intestinaux in vivo, une activité diurétique et lipidoréductrice chez des rats et des effets hypotensifs chez des lapins. A des concentrations plus élevées, ils stimulent les contractions d’utérus isolé de rat, et à des concentrations inférieures, ils inhibent les contractions utérines induites à l’oxytocine. L’extrait à l’éthanol de feuille a manifesté in vivo une activité analgésique chez des souris, une activité anti-inflammatoire chez des poulets, et une faible activité antipyrétique chez des rats. Des extraits méthanoliques de plante ont montré in vitro une activité antitumorale et une inhibition contre l’activité de la trypsine. Des extraits aqueux et éthanoliques de feuille n’ont manifesté aucune toxicité lors de différents essais biologiques. Des extraits aqueux et méthanoliques sont demeurés sans effet contre plusieurs bactéries gram-positives et gram-négatives. Un composé doué d’activité nématicide, le 5-méthoxysporalène, a été isolé de la feuille. La teneur était six fois plus élevée chez les jeunes feuilles que chez les feuilles matures.

Des gousses de niébé traitées avec de la poudre de feuille de Ficus exasperata avant leur entreposage dans des conditions traditionnelles ont présenté une diminution du pourcentage de graines attaquées par Callosobruchus maculatus ainsi que du nombre d’adultes éclos. La tige et la feuille contiennent des alcaloïdes, des flavonoïdes, des tanins et des hétérosides cyanogénétiques. Le fruit contient des flavonoïdes et des xanthones.

Falsifications et succédanés

Ficus asperifolia Miq. s’emploie de la même façon en médecine traditionnelle et pour la préparation de poisons de flèche.

Description

Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne, caducifolié, dioïque, atteignant 20(–30) m de haut ; fût atteignant 50 cm de diamètre, parfois cannelé ou à contreforts ; écorce externe lisse, gris-vert pâle à brunâtre, écorce interne blanc crème à brun pâle, sans latex, mais sécrétant un jus non laiteux, translucide et visqueux à la coupe ; cime étalée ; jeunes rameaux hispiduleux. Feuilles presque distiques et alternes, parfois presque opposées, simples ; stipules libres, lancéolées, atteignant 0,5 cm de long, couvertes de poils raides, caduques ; pétiole de 0, 5–6 cm de long, scabre ; limbe ovale à elliptique ou obovale, parfois oblong ou subcirculaire, souvent lobé chez les jeunes plantes, de 2,5–17,5(–20) cm × 1–12 cm, base aiguë à obtuse, parfois presque cordée, apex courtement acuminé, aigu ou obtus, bord denté à entier, papyracé ou coriace, face supérieure scabre, face inférieure scabre et poilue, pennatinervé à 2–5(–6) paires de nervures latérales, à taches glandulaires à l’aisselle des principales nervures latérales au-dessous. Inflorescence : figue renfermant les fleurs, par groupes de 1–2 soit à l’aisselle des feuilles, soit juste en dessous des feuilles, soit sur le vieux bois, globuleuse à obovoïde, de 1–3 cm de diamètre, souvent stipitée, hispidulée, rose, violacée, jaune, orange ou rouge à maturité ; pédoncule de 0,5–1(–2,5) cm de long, scabre ; bractées largement ovales, 1–5 disséminées sur le pédoncule (bractées basales) et 1–4 sur la face externe du réceptacle (bractées latérales). Fleurs unisexuées ; fleurs mâles à périanthe 3–6-lobé et à 1–3 étamines ; fleurs femelles à 4–6 tépales, fleurs donnant des graines et fleurs donnant des galles distinctes.

Autres données botaniques

Le genre Ficus comprend environ 750 espèces, dont environ 100 en Afrique, 500 en Asie tropicale et en Australie, et 150 en Amérique tropicale. Ficus exasperata est souvent confondu avec Ficus asperifolia car les deux espèces ont des feuilles scabres. Ficus exasperata se distingue par son limbe ayant une symétrie plus uniforme et 3–4 paires de nervures latérales proéminentes recourbées vers le haut, tandis que celui de Ficus asperifolia tend à être asymétrique et à avoir 6–8 nervures latérales moins saillantes.

Croissance et développement

La figue n’est pas un fruit mais une structure qui ressemble à un fruit (un sycone) et se développe à partir d’un pédoncule élargi en urne renfermant de nombreuses fleurs à l’intérieur. Chez Ficus exasperata, il y a soit des arbres femelles, dont l’inflorescence porte des fleurs femelles longistyles, soit des arbres hermaphrodites, dont l’inflorescence porte des fleurs mâles et des fleurs femelles brévistyles (les fleurs à galles). Les arbres hermaphrodites sont mâles du point de vue fonctionnel, car le contenu de leurs ovaires pollinisés est consommé par des larves de guêpes et ils ne produisent pas de graines. Ficus exasperata est pollinisé par la guêpe Kradibia gestroi, qui pond ses œufs dans les fleurs femelles brévistyles, mais qui ne peut pas pondre dans les fleurs longistyles des arbres femelles. La fructification a lieu habituellement à la saison sèche, soit en décembre–mars au Ghana.

Ecologie

Ficus exasperata est présent du niveau de la mer jusqu’à 2300 m d’altitude en forêt, souvent en lisière, dans la végétation secondaire, les endroits rocailleux et le long des rivières, persistant parfois sur les terres défrichées. On le trouve également dans des champs abandonnés et le long des routes.

Multiplication et plantation

Ficus exasperata peut se multiplier par graines et par boutures. On utilise aussi des sauvageons.

Gestion

Une fois coupés, les arbres se régénèrent par des rejets de souche.

Ressources génétiques

Etant donné sa vaste répartition, sa présence en végétation secondaire et sa capacité à persister dans les terres défrichées, Ficus exasperata ne semble pas menacé d’érosion génétique. Une surexploitation locale a toutefois été observée, par exemple au centre de l’Ouganda où l’on abat des arbres sauvages pour en faire des tambours ; la plantation en exploitation agricole est donc recommandée.

Perspectives

Ficus exasperata est couramment utilisé comme source locale de papier de verre et comme plante médicinale. Comme source de papier de verre, il est improbable que son usage dépassera le cadre local, car le papier de verre que l’on trouve dans le commerce est plus abrasif et plus résistant. Mais il est possible que la plante gagne en importance pour les remèdes qu’elle procure, car divers extraits on montré des propriétés anti-ulcéreuse, hypotensive, lipidoréductrice, analgésique, anti-inflammatoire et antipyrétique.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • R. Niangadouma, Herbier National du Gabon, CENAREST/IPHAMETRA, B.P. 1156, Libreville, Gabon

Consulté le 11 avril 2019.


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