Fève (Vilmorin-Andrieux, 1904)

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Fenouil
Vilmorin-Andrieux, Les plantes potagères, 1904
Féveroles

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FÈVE
Vicia Faba L. — Faba vulgaris Mill.
Fam. des Légumineuses.


SYNONYMES : Gorgane, Gourgane, Fayot (Seine-Inférieure).
NOMS ÉTRANGERS : ANGL. Broad bean ; (AM.) English bean. — ALL. Garten-Bohnen, Sau-Bohnen, Puff-Bohnen. — FLAM. Platte boon. — HOLL. Tuin boonen, Rootnsche boonen. — DAN. Valske bonner. — SUÉD. Breda bondbönor. — ITAL. Fava. — ESP. Haba. — PORT. Fava. — RUSSE Bobý obyknoviennyïe.

Orient. — Annuelle. — Cette plante légumineuse est cultivée, autant qu'on peut croire, depuis une très haute antiquité ; les grandes dimensions de son grain et ses qualités alimentaires ont dû, en effet, la faire remarquer et cultiver dès les temps les plus reculés. Tige dressée, creuse, carrée, portant des feuilles alternes composées, pennées sans impaire, à folioles ovales-arrondies, larges, et d'un vert glauque ou cendré ; fleurs axillaires en grappes courtes portant de deux à huit fleurs blanches et noires, quelquefois teintées de violet. Gousses dressées ou courbées suivant les variétés, larges, vertes, souvent aplaties, garnies intérieurement d'une sorte de duvet feutré, et renfermant de trois à huit grains de forme et de couleur variables. Ces gousses deviennent noires et fragiles à la maturité.

Le volume du grain étant très différent d'une variété à l'autre, nous le ferons connaître à l'article particulier concernant chaque variété. Pour toutes, la durée germinative est de six années au moins.

CULTURE. — Les Fèves se sèment communément en place à la sortie de l'hiver, c'est-à-dire vers la fin de Février ou au commencement de Mars, à raison de 3 kilog. à l'are. Elles préfèrent un sol riche, un peu frais et bien fumé ; néanmoins elles peuvent réussir presque en tout terrain. On sème ordinairement en lignes espacées de 0m30 à 0m40 ; les grains, que l'on écarte les uns des autres d'environ 0m15 à 0m20, doivent être recouverts de 0m03 à 0m04 de terre. Il est avantageux de donner, quand on le peut, quelques binages aux fèves ; en général, la récolte en est faite avant qu'il soit nécessaire de les arroser.

On peut également semer les fèves sous châssis dès le mois de janvier et les repiquer en place au bout d'un mois environ ; il n'est même pas impossible d'appliquer aux fèves, sous le climat de Paris, la culture d'hiver, qui est la règle générale dans tout le midi de l'Europe. Il faut pour cela semer à bonne exposition et en terre bien saine et bien fumée, dès la fin d'Octobre ou au commencement de Novembre, et abriter pendant l'hiver les jeunes plants au moyen de châssis. Nous avons vu quelquefois suppléer avec succès à l'emploi des châssis, à l'aide de cercles de tonneaux enfoncés en terre au-dessus des planches de fèves et formant une sorte de berceau servant à soutenir des paillassons qu'on y étendait pendant les fortes gelées. Cette culture convient plus particulièrement aux variétés hâtives, naines ou demi-naines.

Les plantes ainsi avancées produisent trois semaines au moins avant celles qui n'ont été semées qu'au printemps.

Dans le Midi, en Espagne, en Algérie et en général dans tous les pays du littoral méditerranéen, la Fève se sème depuis le mois d'Octobre jusqu'en Janvier, en lignes comme ci-dessus. Lorsque les plants ont pris un certain développement, on les butte afin de soutenir les tiges et de protéger les racines contre l'action desséchante du soleil ; puis on pince les tiges après la floraison. La récolte a lieu de Mars à Juin. On laisse sécher sur les plantes les gousses qu'on ne récolte pas à l'état vert.

Dans certaines localités assez abritées, on soumet la Fève à une culture un peu spéciale, dans le but d'avoir de bonne heure des gousses susceptibles d'être vendues comme primeur à un prix plus rémunérateur. Pour cela les semis se font en Septembre-Octobre, en rigoles


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larges et profondes, ouvertes à la bêche dans des terres en ados inclinées à l'exposition du Midi. Au fond de ces rigoles, on dispose une couche de fumier consommé, surmontée d'une seconde couche de fumier frais, le tout recouvert d'un peu de terre. — Au fur et à mesure que les plants grandissent, on comble la rigole et on chausse le plant. Cette opération peut se prolonger jusqu'en Janvier, suivant la rigueur de la saison ; et la récolte a lieu de Janvier à Mars.

ENGRAIS. - La Fève aime les fumures abondantes. Dans les jardins, le fumier bien fait et le terreau ne devront pas lui être ménagés. En grande culture, on aura avantage à ne donner qu'une demi-fumure au fumier de ferme, qu'on complétera par les engrais minéraux suivants :

Superphosphate de chaux
Chlorure de potassium ou Sulfate de potasse

400 à 500 kil.
200 kil.

par hectare.

Pour activer la végétation, on peut répandre en couverture, après la levée, 50 kilog. de nitrate de soude par hectare ; mais cela n'est pas absolument indispensable, surtout dans les terres riches en azote, et il est en tout cas inutile d'en donner davantage.

INSECTES NUISIBLES ET MALADIES - La Fève est presque toujours attaquée par le Puceron noir, qui apparaît à partir de la floraison ; c'est pourquoi beaucoup de jardiniers ont pris l'habitude de pincer l'extrémité des tiges, où ces insectes se tiennent le plus souvent. Lorsque cette opération ne suffit pas à restreindre leurs ravages, on pourra avoir recours à des aspersions à l'eau de savon noir, ou à la nicotine diluée au vingtième.

Plusieurs cryptogames attaquent la Fève : le mildiou (Peronospora viciæ), la rouille (Uromyces fabæ) ; ces deux maladies sont efficacement combattues par les bouillies au sulfate de cuivre.

La maladie des Sclérotes (Sclerotinia Libertiana) se rencontre également quelquefois sur les Fèves, mais elle est plus fréquente chez le Haricot (Voir les indications de la page 290).

USAGE. - On consomme le grain de la Fève cuit, vert ou sec ; dans le Midi, on mange quelquefois la cosse quand elle est encore toute jeune, et le grain cru, en le prenant lorsqu'il est arrivé seulement à demi-grosseur.


FÈVE DE MARAIS.
SYNONYMES : Fève grosse ordinaire, F. d'Égypte, Gourgane (Eure-et-Loir et Loiret).
NOMS ÉTRANGERS : ANGL. Large common field bean. Hang down long pod B. - ALL. Breite gewöhnliche Garten-Bohne.

Tige carrée, dressée, haute d'environ 0m80, verte, mais presque toujours lavée de rouge ; feuilles composées habituellement de quatre ou cinq folioles ovales, d'un vert grisâtre. A la base de chaque feuille, la tige est entourée, sur les deux tiers de son pourtour, de deux larges stipules dentées, embrassantes et marquées d'une tache noirâtre. Fleurs réunies au nombre de cinq à huit, en grappes axillaires, dont la première se développe à la cinquième ou sixième feuille à compter du bas de la tige ; les fleurs sont assez grandes, blanches, marquées de stries brun foncé sur l'étendard, et d'une large macule d'un noir velouté sur chacune des ailes.

Cosses souvent réunies par deux ou trois, se recourbant quelquefois quand elles sont développées, ou bien devenant pendantes par suite de leur poids, d'autres fois restant tout à fait dressées. Elles sont larges de 0m03 environ et longues de 0m12 à 0m15, et contiennent de deux à quatre grains très gros et plus longs que larges.

Ces grains pèsent en moyenne 645 grammes par litre, et 100 grammes en contiennent de 55 à 60.

Il existe un grand nombre de sous-variétés de la Fève de marais ; elles sont, en général, d'autant plus précoces qu'elles ont une origine plus méridionale. Une des mieux connues est la Fève de marais de Sicile, souvent offerte dans le commerce ;


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elle est un peu moins haute, plus blonde et sensiblement plus hâtive que la race du nord de la France qui est communément cultivée.

La variété désignée sous le nom de Fève Monarque rouge est une Fève de marais à grain rouge, large et aplati.


FÈVE DE SÉVILLE, A LONGUE COSSE.
NOMS ÉTR. : ANGL. Sevilla long pod bean. — ALL. Breite Sevilla langschotige Garten-Bohne. — ESP. Haba de Sevilla o Tarragona.

Tige carrée, dressée, haute de 0m60 à 0m70, un peu faible, parfois complètement verte, parfois légèrement teintée de rouge. Le feuillage se distingue assez nettement de celui des autres variétés par sa teinte d'un vert plus blond et par la forme plus allongée des folioles. Les fleurs sont réunies en grappes très peu nombreuses (deux à quatre), quelquefois même elles sont solitaires ; l'étendard en est d'un blanc verdâtre, plus long que large, et il reste plié en son milieu, même lors de l'épanouissement complet. Cette particularité donne aux fleurs l'apparence d'être plus longues et plus étroites dans cette variété que dans les autres ; elles sont à peu près dépourvues de toute teinte rougeâtre ou violacée. La première grappe de fleurs se montre habituellement à l'aisselle de la septième feuille.

Cosses larges de 0m03 environ et longues de 0m20 à 0m30, solitaires ou réunies par deux, devenant rapidement pendantes par l'effet de leur poids, et contenant de quatre à huit grains rappelant par leur apparence ceux de la Fève de marais ordinaire, quoique, en général, un peu moins gros.

Ces grains pèsent en moyenne 620 grammes par litre, et 100 grammes en contiennent de 50 à 60.

La F. de Séville est une variété plus hâtive, mais moins rustique que la précédente ; elle la dépasse très notablement par la longueur de ses cosses.

Parmi les variétés de la F. de Séville, et en dehors de la Fève d'Agua-dulce, dont nous parlons ci-après, il convient de citer :

La Fève de San-Pantaleone, assez cultivée en Italie; et la Fève de Mahon, à cosses un peu plus courtes que la F. de Séville, mais à très gros grain.


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FÈVE D'AGUA-DULCE, À TRÈS LONGUE COSSE.
NOMS ÉTRANGERS : ANGL. Agua-dulce extra-long podded bean. — ALL. Breite Agua-dulce sehr langschotige Garten-Bohne.

Cette plante à immenses cosses, larges de près de 0m04 et atteignant jusqu'à 0m35 ou même 0m40 de longueur, n'est pas, à proprement parler, une variété distincte : c'est la F. de Séville dans toute sa pureté et présentant ses caractères particuliers à leur maximum de développement.

Comme dans toutes les plantes, le nombre des fruits est, chez celles-ci, en raison inverse de leur développement ; tandis que la Fève de marais ou celle de Windsor peuvent avoir de dix à quinze cosses par tige, il est rare qu'un montant de F. de Séville ou de F. d'Agua-dulce en porte plus de trois ou quatre bien développées.

Les cosses renferment ordinairement 8 ou 9 grains aussi volumineux que ceux de la F. de marais et très charnus, ce qui les rend particulièrement propres à la préparation des purées ou pour être consommées à la croque au sel.


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FÈVE PERFECTION.

Plante vigoureuse et productive, haute, à forte tige et à feuillage d'un vert intense. Cosses longues qui rappellent, sans égaler toutefois leurs dimensions, celles de la F. de Séville ; mais, tandis que cette dernière variété est d'un tempérament délicat, la F. Perfection est tout à fait rustique et convient très bien au climat du nord de la France.

On peut la cultiver comme la F. de marais, soit de printemps, soit d'automne, en l'abritant un peu pendant l'hiver.

Son grain, de dimensions assez variables, pèse en moyenne 670 grammes par litre, et 100 grammes contiennent environ 75 grains.


FÈVE DE WINDSOR.
NOMS ÉTRANGERS : ANGL. Broad Windsor bean. — ALL. Breite Windsor Garten-Bohne.

Plante à tige très vigoureuse, carrée, dressée, haute de 0m80 à 1 mètre ou même 1m10, présentant une teinte rougeâtre ou bronzée s'étendant jusque sur les pétioles des feuilles, et plus accentuée que celle qu'on observe dans la F. de marais ; folioles grandes, ovales-arrondies, d'un vert glauque assez foncé ; fleurs blanches, ressemblant à celles de la F. de marais, mais réunies seulement en grappes de quatre à six, à calice rougeâtre ou violacé. La floraison, dans cette variété, ne commence guère que du huitième au dixième nœud.

Cosses solitaires ou réunies par deux, horizontales ou un peu inclinées, de forme presque toujours recourbée ou arquée, courtes et généralement très élargies vers l'extrémité; il s'y trouve rarement plus de deux ou trois grains bien développés. Ces grains sont jaunâtres, épais, très larges, et le pourtour en est presque régulièrement arrondi ; ils pèsent 625 grammes par litre, et 100 grammes en contiennent 40.


FÈVE DE WINDSOR VERTE.
NOM ÉTRANGER : ANGL. Green Windsor bean.

Variété ne différant de la F. de Windsor ordinaire que par la couleur bien tranchée de son grain, qui, même à la maturité, reste d'un vert foncé ; le grain est d'ordinaire un peu moins volumineux dans cette variété. Les autres caractères de végétation sont identiques.


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Les Fèves de Windsor sont très vigoureuses et productives, mais un peu tardives, et c'est un inconvénient assez grave pour les climats secs, où les fèves sont fréquemment exposées à souffrir de la rouille et de l'invasion des pucerons.


FÈVE JULIENNE VERTE.
NOMS ÉTRANG.: ANGL. Small green Julienne bean.— ALL. Grüne Julienne Garten-Bohne.

Cette plante se rapproche beaucoup, par son aspect, de la F. de marais. Les tiges en sont carrées, très dressées, rougeâtres ; elles atteignent une hauteur d'environ 0m70 ; le feuillage est vert grisâtre foncé, les folioles ovales-arrondies ; fleurs à calice rougeâtre, ainsi que la hase de l'étendard, taches noires des ailes, bien marquées : elles sont réunies en grappes de quatre à six, dont la première se montre au cinquième ou au sixième nœud.

Les cosses sont dressées, souvent réunies par trois ou quatre, presque cylindriques, dépassant peu la grosseur du doigt. Elles contiennent habituellement trois ou quatre grains allongés, assez épais, et non pas aplatis comme ceux des variétés précédentes, d'une couleur vert foncé qu'ils conservent jusqu'au delà de la maturité. Ces grains pèsent en moyenne 720 grammes par litre, et 100 grammes en contiennent environ 110.

La F. Julienne verte est rustique et moins sensible à la sécheresse que les Fèves de Windsor ou de marais. Malgré la petitesse relative de son grain, elle n'est guère moins productive que ces dernières. Les cosses sont, dans la Fève Julienne verte, plus courtes et moins larges, mais beaucoup plus nombreuses que dans les variétés à gros grain : en même temps le grain est très régulièrement plein et nourri.

La Fève Julienne ordinaire présente les mêmes caractères que la variété précédente, à part la couleur du grain. La plante est aussi légèrement plus hâtive et a le feuillage d'un vert un peu moins foncé. — On la cultive beaucoup moins depuis quelque temps, la variété à grain vert lui étant généralement préférée.


FÈVE NAINE HÂTIVE, À CHÂSSIS.

NOMS ÉTRANGERS : ANGL. Dwarf early bean, Cluster B., Dwarf fan B., Bog B. - ALL. Zwerg- sehr frühe oder Treib-Garters-Bohne.

Plante de 0m35 à 0m40 de hauteur, à tige carrée, teintée de rouge brun ou cuivré, assez mince, mais raide et forte ; feuilles d'un vert glauque, à folioles


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assez petites, ovales-allongées et pointues ; fleurs petites, en grappes de quatre à six, à calice légèrement rougeâtre et étendard plus ou moins marqué de violet à la base. Les premières fleurs commencent à se montrer vers le sixième nœud.

Cosses dressées, réunies par deux ou trois, contenant de deux à quatre grains carrés, assez épais et renflés, de même couleur que ceux de la F. de marais. Ces grains pèsent 675 grammes par litre, et 100 grammes en contiennent 80.

La Fève naine hâtive et la Fève naine verte de Beck conviennent tout particulièrement à la culture forcée sous châssis.

Malgré leur petite taille, ces deux variétés peuvent donner un bon produit, même en pleine terre, sans avoir, comme c'est souvent le cas pour les grandes fèves, l'inconvénient d'apporter trop d'ombrage aux cultures voisines.


FÈVE NAINE VERTE DE BECK.
NOMS ÉTRANG. : ANGL. Beck's Gem bean. — ALL. Beck's sehr frühe grüne Garten-Bohne.

Plante très ramassée, plus trapue que la précédente, ne dépassant pas 0m30 à 0m35 de hauteur ; à tige raide, courte, verte ou légèrement teintée de rouge ; feuilles très rapprochées, disposées en éventail des deux côtés de la tige, à folioles ovales, assez pointues, d'un vert glauque, un peu métallique ; fleurs assez petites, teintées de violet à la base de l'étendard.

Cosses petites, mais nombreuses, de la dimension du petit doigt, contenant trois ou quatre grains d'un vert foncé, bien pleins et arrondis, ne dépassant guère le volume d'une bonne féverole. Les grains pèsent 690 grammes par litre, et 100 grammes en contiennent environ 110.

Fève très naine rouge. — C'est une petite variété très hâtive, mais par contre peu productive. Les cosses en sont dressées, minces, ne dépassant guère la grosseur du petit doigt ; elles contiennent ordinairement deux ou trois grains oblongs, d'un rouge-brun foncé.

Fève à longue cosse. — Variété voisine de la F. de marais, mais un peu plus forte, à feuillage foncé, assez ample ; tige carrée, souvent ramifiée ; cosses réunies par deux ou rarement trois, d'abord très dressées, puis obliques ou horizontales, passablement aplaties et contenant 3 ou 4 grains blancs plus longs que larges, assez épais, un peu déprimés au centre.

On cultive dans le midi de la France une autre variété presque analogue, mais s'en distinguant pourtant par ses cosses plus minces, presque cylindriques, dressées jusqu'à la maturité et réunies parfois au nombre de trois ou quatre ; le grain est également un peu plus long et plus étroit. — Ces deux variétés sont productives et de quelques jours seulement plus tardives que la F. de marais.


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Fève violette (ITAL. Fava pavonazza). — Ressemble beaucoup à la F. Julienne, sauf sous le rapport du grain, qui prend à la maturité une teinte rougeâtre ou cuivrée assez foncée. Cette variété est peu usitée.

Fève violette de Sicile. — Ressemble à la F. de marais, quoiqu'elle soit moins grande et moins productive. Le grain se colore en violet franc quand il a atteint toute sa grosseur, ce qui est plutôt un inconvénient qu'un avantage.

Fève de Mazagan. — Il se cultive sous ce nom plusieurs races certainement distinctes entre elles, de hauteur et de précocité variables, qui ont des cosses nombreuses, dressées, très légèrement aplaties, contenant trois ou quatre grains à peu près intermédiaires entre celui de la F. Julienne et celui d'une grosse Féverole. On peut recommander la F. de Mazagan pour la grande culture, mais elle paraît sans intérêt pour le potager.

On cultive quelquefois une variété de fève à fleur blanc pur et une autre à fleur rouge, qui ne se distinguent par aucun mérite spécial.

Il en existe aussi une variété à cosses jaunes comme celles des haricots beurre. Les cosses ne pouvant en aucun cas être utilisées entières, cette race doit surtout être regardée comme une curiosité.