Euphorbia prostrata (PROTA)

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Euphorbia prostrata Aiton


Protologue: Hort. kew. 2 : 139 (1789).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 18, 20

Synonymes

  • Chamaesyce prostrata (Aiton) Small (1903).

Noms vernaculaires

  • Rougette, rosette, petit trèfle, petite teigne noire (Fr).
  • Prostrate spurge, prostrate sandmat, trailing red spurge (En).

Origine et répartition géographique

Euphorbia prostrata est indigène des Antilles, mais il est désormais largement réparti dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Il est présent dans toute l’Afrique tropicale et sur les îles de l’océan Indien.

Usages

Toutes les parties d’Euphorbia prostrata sont largement utilisées en médecine traditionnelle africaine. Au Burkina Faso, on frictionne les piqûres de guêpes et de scorpions avec les feuilles. Au Togo, on boit la décoction de feuilles pour prévenir la menace de fausse couche. On introduit de petites boules de plantes écrasées dans le vagin pour lutter contre la stérilité et les règles douloureuses. Au Bénin, on ingère les parties aériennes broyées avec des coquillages broyés en cas de menstruation irrégulière. On prescrit des feuilles pilées dans de l’eau contre les accouchements difficiles. Au Nigeria, la décoction de la plante se prend pour ses propriétés astringentes, vulnéraires et anthelminthiques, et les Igbos utilisent les plantes écrasées en cataplasme sur les bras cassés. Au Cameroun, on consomme les feuilles écrasées en cas de dysenterie amibienne. Au Gabon, l’extrait de feuilles est appliqué en lavement pour soigner les inflammations. On se frictionne la tête de poudre de feuilles additionnée d’huile de palme pour soigner les maux de tête. En R.D. du Congo, on fait chauffer la plante entière ou seulement les feuilles, on les écrase et on les presse sur le corps pour soigner les piqûres d’insectes et les mycoses. Contre les mycoses, on boit aussi une infusion ou une décoction de feuilles. Broyée, la plante entière est consommée avec du pain en cas de lithiase rénale. Au Kenya, les Massaïs mastiquent la plante pour soigner la gonorrhée. En Ouganda, les feuilles fraîches écrasées dans l’eau sont utilisées en bain de bouche et en gargarisme contre les plaies buccodentaires. Les femmes enceintes consomment les pousses cuites à l’eau, mélangées à du sésame, pour limiter les risques de fausses couches. On boit le jus de la plante pour déclencher le travail à l’accouchement. Un bain à base d’infusion de la plante est recommandé pour soigner l’aliénation mentale. En Angola, un bain de vapeur avec la plante entière se prend contre la gale ; la plante est également écrasée et appliquée sur les endroits infectés. Dans l’ensemble des îles de l’océan Indien, l’infusion des feuilles ou des parties aériennes se prend seule ou mélangée à d’autres plantes contre la diarrhée, la dysenterie et les maux d’estomac. Aux Comores, la plante est associée à d’autres plantes pour traiter les déformations de la colonne vertébrale. A la Réunion, on prend un bain de la plante entière pour aider à la cicatrisation de la rougeole et autres éruptions cutanées. A Maurice, la décoction de la plante entière se prend par voie orale pour soulager les menstruations douloureuses ou en collyre contre la conjonctivite.

Le latex est appliqué sur les verrues et les abcès. Il est aussi utilisé comme poison de flèche.

Des usages tels que ceux qui sont mentionnés plus haut ont été signalés dans d’autres parties du monde. Aux Etats-Unis, le latex est appliqué sur les morsures de serpent, au Mexique et au Venezuela sur les tumeurs et en Inde il permet de soigner le diabète, puisqu’il est réputé avoir des propriétés hypoglycémiques et anti-inflammatoires. La plante sert également à traiter l’asthme et on boit une infusion pour purifier le sang. En Guyane française, les parties aériennes sont consommées en décoction comme diurétique amer. Ecrasées, les plantes fraîches sont appliquées en embrocation sur les entorses et les foulures.

Propriétés

Le latex est irritant et vésicant tant pour la peau que pour les muqueuses et provoquerait la cécité. Une série de tanins ellagiques hydrolysables, notamment les prostratines A, B and C, les euphorbines G et H, la tellimagradine I and II, et les rugosines A, D, E et G ont été isolées dans différentes fractions d’extraits de feuilles séchées. Parmi les flavonoïdes isolés dans les parties aériennes, citons : le kaempférol, la cosmosiine (apigénine-7-glucoside), la rhamnétine-3-galactoside, la quercétine et la quercétine-3-rhamnoside. Les autres composants des parties aériennes sont des stérols (acétate de β-amyrine, β-sitostérol, campestérol, stigmastérol et cholestérol). Les parties aériennes contiennent également un alcool terpénique (le β-terpinéol), l’acide gallique, la corilagine, le 1,2,3-tri-O-galloyl-D-glucose, la géraniine et divers acides aminés dont la n-valéramide et la N,N-diméthyl-4-benzoxybutylamine. Dans les racines, un alcool myricylique et deux triterpènes (le taraxérol et le tirucallol) ont été isolés. Tant les flavonoïdes que les tanins sont connus pour avoir des actions anti-inflammatoires, analgésiques, hémostatiques, antithrombiques et vasoprotectrices. Les flavonoïdes ont par ailleurs des propriétés antivirales, anti-allergiques, antiplaquettaires, anti-tumorales et anti-oxydantes.

Des extraits à l’éthanol et à l’eau de la plante entière ont fait ressortir une importante activité antifongique contre les dermatophytes Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton simii et Microsporum gypseum in vitro et in vivo sur des chèvres et des lapins. Les extraits ont guéri les lésions provoquées par ces champignons en l’espace de 3–4 semaines en étant aussi efficaces que l’acide benzoïque. Un extrait aqueux a inhibé la prolifération, la formation de spores et la production d’entérotoxine de Clostridium perfringens de type A. Des extraits à l’éthanol des parties aériennes se sont avérés avoir une nette activité antibactérienne contre Escherichia coli et Bacillus subtilis. Un extrait aqueux à l’éthanol a montré une importante activité antibactérienne in vivo contre Shigella dysenteriae dans des essais sur les rats. Un extrait au méthanol des feuilles a démontré de nets effets inhibiteurs sur la protéase du VIH-1, et un extrait aqueux sur la protéase du virus de l’hépatite C.

La fraction à l’acétate d’éthyle de l’extrait à l’éthanol administrée par voie orale à des rats selon un dosage de 200 mg/kg a réduit de 76% l’œdème aigu de la patte provoqué par la carraghénine et a révélé une importante activité anti-inflammatoire lorsqu’elle était appliquée localement sur l’œdème de la patte induit par la carraghénine chez la souris.

Non seulement diverses doses de plantes réduites en poudre mais aussi des extraits au méthanol administrés par voie orale à des lapins ont eu des effets hypoglycémiques sensibles sur des lapins normaux, mais n’en ont eu aucun sur des lapins présentant un diabète alloxanique.

Euphorbia prostrata montre d’importants effets inhibiteurs de la germination des graines sur le blé et une série de cultures horticoles, dont la carotte, la tomate, la laitue et l’oignon.

Falsifications et succédanés

Euphorbia prostrata ressemble à Euphorbia thymifolia L. et a des usages médicinaux similaires.

Description

Plante herbacée annuelle, monoïque, prostrée, à branches jusqu’à 20 cm de long, teintée de pourpre, à nombreuses racines adventives ; tiges renfermant du latex. Feuilles opposées, distiques, simples ; stipules triangulaires, d’environ 1 mm de long, 2-dentées ; pétiole atteignant 1 mm de long ; limbe ovale, jusqu’à 8 mm × 5 mm, base inégale, un côté cunéiforme, l’autre côté arrondi, apex arrondi, bords superficiellement dentés, glabre au-dessus, légèrement poilu au-dessous. Inflorescence : groupe de fleurs terminales ou axillaires appelé “cyathe”, sur de courtes pousses feuillées ; cyathe presque sessile, d’environ 1 mm × 0,5 mm, à involucre en tonneau, lobes triangulaires, minuscules, bord poilu ; glandes 4, minuscules, transversalement elliptiques, rouges, à très petits appendices roses ou blancs, chaque involucre contenant 1 fleur femelle entourée de quelques fleurs mâles. Fleurs unisexuées ; fleurs mâles sessiles, bractéoles en forme de poils, périanthe absent, étamine d’environ 1 mm de long ; fleurs femelles à pédicelle d’environ 1,5 mm de long et réfléchi chez le fruit, avec un périanthe en bourrelet, ovaire supère, glabre, 3-loculaire, styles 3, minuscules, bifides. Fruit : capsule 3-lobée aiguë d’environ 1,5 mm × 1,5 mm, base tronquée, sutures pourpres et poilues, contenant 3 graines. Graines oblongues-coniques, d’environ 1 mm × 0,5 mm, à quatre angles aigus, ridées transversalement, gris-brun, dépourvues de caroncule.

Autres données botaniques

Le genre Euphorbia comprend environ 2000 espèces réparties de par le monde, dont au moins 750 en Afrique continentale et près de 150 à Madagascar ainsi que sur les îles de l’océan Indien. Euphorbia prostrata appartient au sous-genre Chamaesyce, section Chamaesyce, groupe de plantes herbacées annuelles ou quelquefois vivaces aux stipules bien visibles, qui se caractérise également par la tige principale qui avorte dès le stade du semis, la plante étant alors composée d’une inflorescence ombelliforme élargie à ramification dichotomique, les bractées florales apparaissant comme des feuilles normales, des cyathes solitaires ou par groupe de 5 au maximum sur des cymes densément feuillées, 4 glandes involucrales à appendices pétaloïdes ou entières, et des graines coniques dépourvues de caroncule.

Plusieurs autres Euphorbia spp. appartenant à la section Chamaesyce sont employées en médecine.

Euphorbia inaequilatera

Euphorbia inaequilatera Sond. se rencontre depuis la Mauritanie et le Sénégal jusqu’à l’Erythrée et la Somalie et vers le sud jusqu’en Afrique du Sud. Il est également présent dans la péninsule arabique et au Pakistan. En R.D. du Congo, la plante broyée est appliqué sur les plaies et les brûlures. Au Rwanda, l’extrait de la plante sert en bain oculaire pour traiter les infections ophtalmiques. En Afrique de l’Est, la plante réduite en poudre est appliquée sur les lésions. On en mastique les parties aériennes en cas de gonorrhée. En Namibie, on verse le jus des feuilles sur les plaies. L’infusion de feuilles est consommée pour purifier le sang. La pulpe des feuilles est appliquée sur les éruptions cutanées. L’infusion de feuilles et de racines se boit pour accélérer l’accouchement. Les plantes séchées et réduites en poudre se consomment comme médicament pour le cœur. Les racines servent de poison de pêche. La plante est broutée par les chameaux, les chèvres et les moutons.

Croissance et développement

Euphorbia prostrata a une croissance rapide, fleurit et fructifie 12–14 semaines après la germination. La plante peut fleurir et fructifier d’un bout de l’année à l’autre si elle dispose de suffisamment d’eau.

Ecologie

Euphorbia prostrata pousse dans les jardins, dans les endroits perturbés, sur les terres cultivées et en bordure de routes, en particulier sur les sols sableux, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2050 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Euphorbia prostrata est un prolifique producteur de semences. La plupart de ses graines germent en même temps lorsque les conditions écologiques sont favorables, en particulier durant la saison des pluies.

Gestion

Euphorbia prostrata passe pour une adventice qui peut devenir gênante dans les cultures en raison du grand nombre de ses semis. Elle est connue pour être un accumulateur des métaux lourds du sol.

Maladies et ravageurs

Euphorbia prostrata est l’hôte des nématodes à galles Meloidogyne incognita et Meloidogyne javanica.

Traitement après récolte

Euphorbia prostrata est habituellement employée fraîche à des fins médicinales.

Ressources génétiques

Euphorbia prostrata ayant une aire de répartition très vaste et étant une adventice, elle ne risque pas d’être menacée d’érosion génétique.

Perspectives

Euphorbia prostrata a localement de nombreux usages médicinaux et a démontré des activités antibactériennes ainsi que des effets inhibiteurs sur la protéase du VIH-1 et sur la protéase du virus de l’hépatite C. Même si d’importantes recherches ont été menées dans le domaine de sa chimie et de sa pharmacologie, elles doivent être poursuivies afin que l’on puisse évaluer les possibilités qu’offre la plante.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • D.M. Mosango, c/o Laboratory of Natural Sciences, Lycée Français Jean Monnet de Bruxelles (LFB), Avenue du Lycée Français 9, 1180 Brussels, Belgium

Citation correcte de cet article

Mosango, D.M., 2008. Euphorbia prostrata Aiton. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 1 octobre 2022.


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