Euphorbia peplus (PROTA)

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Euphorbia peplus L.


Protologue: Sp. pl. 1: 456 (1753).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 16

Noms vernaculaires

  • Euphorbe omblette, herbe de lait, ésule ronde, euphorbe des vignes, réveille-matin des vignes, euphorbe des jardins (Fr).
  • Petty spurge, radium weed, cancer weed, milkweed, wartweed, radium plant (En).
  • Leitaria, ésula redonda, trovisco (Po).

Origine et répartition géographique

Originaire d’Europe, d’Asie tempérée et d’Afrique du Nord, Euphorbia peplus est aujourd’hui répandu dans les régions tempérées, subtropicales et tropicales du monde entier. En Afrique tropicale, il est présent depuis le Soudan, l’Erythrée et la Somalie jusqu’au Zimbabwe, et également sur l’île de la Réunion et l’île Maurice.

Usages

Euphorbia peplus est l’une des nombreuses plantes de la famille des Euphorbiaceae qui ont attiré l’attention comme remède familial contre le cancer de la peau, en particulier les carcinomes basocellullaires. Le latex laiteux, toxique et irritant, a une grande notoriété comme agent thérapeutique pour faire disparaître les verrues et les taches brunes sur la peau. La plante est également utilisée pour ses vertus expectorantes, vermifuges, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Sur l’île Maurice, la décoction de feuilles se prend pour traiter la diarrhée et la dysenterie.

En Europe et en Australie, le latex est utilisé en médecine traditionnelle contre les cors et les excroissances cireuses, et l’infusion de parties aériennes se prend pour traiter l’asthme, le catarrhe et comme purgatif. En Arabie saoudite, l’infusion de parties aériennes s’emploie pour abaisser la tension artérielle. Euphorbia peplus a été beaucoup utilisé en Ukraine dans les années 1990 comme traitement contre le cancer de l’estomac, du foie et de l’utérus.

Le latex provoque une irritation de la peau, des yeux et des muqueuses. En raison de la toxicité du latex, l’utilisation topique de la plante est la seule conseillée.

Production et commerce international

Euphorbia peplus est cultivé en Australie pour l’extraction de ses composés anticancéreux, mais on ignore en quelles quantités.

Propriétés

Le latex d’Euphorbia peplus produit surtout des diterpènes de types jatrophane, pépluane et ingénane. Les diterpènes du type jatrophane et pépluane sont non inflammatoires, tandis que les diterpènes ingénanes, dont l’ingénol 3-angélate (PEP005) et l’ingénol, sont à l’origine des propriétés irritantes et promotrices de tumeurs du latex. Sur les esters de pépluane testés, c’est la pépluanone qui a fait preuve d’une activité anti-inflammatoire significative in vivo sur l’œdème de la patte de rat induit par carraghénane. Parmi les dérivés d’ingénane, le 5-désoxyingénol, le 20-désoxyingénol 3-O-angélate et l’ingénol 20-O-octanoate ont manifesté une puissante activité inflammatoire sur la peau de souris, mais moins forte et moins prolongée que plusieurs esters de phorbol d’espèces voisines d’Euphorbia. Outre ces diterpènes, le latex contient des triterpénoïdes (l’obtusifoliol, le cycloarténol, le 24-méthylènecycloartanol), et un alcool triterpénique 24-acyclique (le péplusol), des stéroïdes (le cholestérol, le campestérol, le stigmastérol, le β-sitostérol, le 28-isofucostérol), des flavonoïdes (la quercétine, la quercétine-3-galactoside, le kaempférol, le kaempférol-3-galactoside et la rhamnétine-3-galactoside), des tanins et des anthraquinones. De la poudre de plantes entières séchées à l’air ont été isolés la simiarénone, le népéhinol, l’alangidiol, la cycloarténone, le cycloarténol, le 24-méthylènecycloartanol, l’obtusifoliol et le stigmastanol. La cire épicuticulaire de la feuille contient des triterpénoïdes pentacycliques en grandes quantités, en plus des constituants lipidiques habituels de la cire : alkanes, esters de cire, aldéhydes, alcools primaires et acides gras. La plupart des triterpénoïdes étaient des triterpénols, ainsi que leurs acétates, des esters d’acides gras et les kétones correspondantes.

Le composé le plus actif est un ester diterpénique hydrophobe, l’ingénol 3-angélate (PEP005), composé irritant qui a une activité topique anticancéreuse contre des lignées de cellules cancéreuses humaines cultivées comme tumeurs subcutanées chez les souris. Il a donné plus de 90% de réponses complètes sur différents cancers de la peau dans un essai clinique de phase II. La DL90 du PEP005 pour un panel de lignées de cellules tumorales était de 180–220 μM. Le PEP005 apparaît donc comme un nouveau médicament en application topique contre le cancer de la peau doué d’un mode d’action nouveau, qui fait intervenir la membrane plasmique et un dysfonctionnement mitochondrial, une nécrose primaire et une puissante activation de la protéine kinase C. Le PEP005 a également de puissants effets antileucémiques, causant l’apoptose dans des lignées de cellules leucémiques myéloïdes. Il a également manifesté une puissante activité inhibitrice lors d’essais sur toutes sortes d’autres tumeurs, notamment des cellules de cancer du sein. Dans des études précliniques, son activité contre les xénogreffes de mélanome humain sur des souris a également été mise en évidence. La propriété intellectuelle sur l’utilisation des diterpènes du type ingénane, jatrophane et pépluane, utilisés comme agents régulateurs de la différenciation antinéoplastique, fait l’objet de plusieurs demandes de brevets.

Plusieurs diterpènes ont fait preuve d’une efficacité marquée ou modérée antiherpès (IC50 de 2,5–8,3 μg/ml) in vitro. Les activités inhibitrices HSV-2 constatées n’étaient pas liées à des effets virucides.

Un extrait brut au chloroforme et un extrait à l’eau chaude des parties aériennes a montré une efficacité molluscicide significative contre Biomphalaria alexandrina et Bulinus truncatus. Un extrait à l’acétone a fait ressortir une activité larvicide contre le moustique Culex pipiens. Un extrait méthanolique de feuilles a inhibé la croissance d’Aspergillus flavus, de même que la production d’aflatoxines (73–100%), des concentrations plus élevées produisant une inhibition plus importante.

Chez des veaux nourris expérimentalement avec Euphorbia peplus, on a constaté des fèces sanglantes et une salivation excessive. Des chèvres allaitantes, nourries de parties aériennes mélangées à leur fourrage vert habituel, ont présenté des symptômes d’intoxication généralisée ; les principaux effets toxiques ont été observés dans le cœur, les poumons et le foie. Des examens histopathologiques ont révélé que des modifications dégénératives du parenchyme et des cellules endothéliales étaient à l’origine des effets toxiques primaires. Le lait de chèvres nourries avec Euphorbia peplus et absorbé par leur progéniture avait empoisonné les petits et les avait parfois même fait mourir, et les symptômes étaient semblables à ceux observés chez les adultes. Ce sont les diterpènes du type ingénane qui sont responsables de la toxicité.

Description

Plante herbacée annuelle, monoïque, érigée, atteignant 30 cm de haut, glabre, contenant du latex dans les parties aériennes. Feuilles alternes dans la partie inférieure de la tige, opposées dans la partie supérieure, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole atteignant 1 cm de long ; limbe obovale, atteignant 2,5 cm × 1,5 cm, base cunéiforme, apex arrondi. Inflorescence : cyme axillaire ou terminale constituée de groupes de fleurs appelés “cyathes”, en ombelles triples ; pédoncules atteignant 3,5 cm de long ; bractées ressemblant aux feuilles, sessiles ; cyathe presque sessile, d’environ 1 mm × 1 mm, avec un involucre en coupe, des lobes arrondis, minuscules, bord poilu ; glandes 4, transversalement oblongues, d’environ 0,5 mm de long, à 2 cornes atteignant 1 mm de long, chaque involucre contenant 1 fleur femelle entourée de fleurs mâles. Fleurs unisexuées ; fleurs mâles sessiles, bractéoles linéaires, frangées, périanthe absent, étamine d’environ 1 mm de long ; fleurs femelles à pédicelle d’environ 3 mm de long chez le fruit, ovaire supère, glabre, 3-loculaire, styles 3, d’environ 0,5 mm de long, étalés. Fruit : capsule profondément 3-lobée, d’environ 2 mm de diamètre, base tronquée, à crêtes longitudinales charnues, à 3 graines. Graines oblongues-ovoïdes, d’environ 1,5 mm × 1 mm, verruqueuses, brun rougeâtre virant au gris ; caroncule d’environ 0,3 mm de diamètre.

Autres données botaniques

Le genre Euphorbia comprend environ 2000 espèces et est présent dans le monde entier, avec au moins 750 espèces sur le continent africain et environ 150 espèces à Madagascar et sur les îles de l’océan Indien. Euphorbia peplus appartient à la section Esula, groupe de plantes herbacées annuelles ou vivaces caractérisé par l’absence de stipules, des cyathes disposés en cymes axillaires et terminales ombelliformes, des bractées foliacées ou deltoïdes, 4 glandes involucrales, entières ou à 2 cornes, des fruits exserts sur un pédicelle réfléchi et des graines à caroncule. Plusieurs autres espèces de cette section sont utilisées en médecine, dont 3 sont mentionnées ci-après.

Euphorbia cyparissioides

Euphorbia cyparissioides Pax est présent du Nigeria jusqu’en Ethiopie et dans tout l’est et le sud de l’Afrique. En Afrique de l’Est, la poudre de racine se consomme avec de la bouillie comme fort purgatif.

Euphorbia petitiana

Euphorbia petitiana A.Rich. est présent en Ethiopie et au Yémen. En Ethiopie, l’infusion des parties aériennes se prend comme vermifuge.

Euphorbia ugandensis

Euphorbia ugandensis Pax & K.Hoffm. est présent au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Au Kenya, les Massaïs prennent les feuilles en infusion comme émétique pour traiter les rhumes et la toux.

Croissance et développement

On trouve des spécimens d’Euphorbia peplus qui fleurissent toute l’année s’il y a suffisamment d’eau. C’est une plante qui pousse rapidement, atteignant sa maturité en 12–14 semaines.

Ecologie

Euphorbia peplus est présent dans les endroits perturbés, les jardins, les trottoirs, les terrains vagues et les pâturages, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1500 m d’altitude. Il préfère les endroits ombragés.

Multiplication et plantation

Les graines d’Euphorbia peplus sont petites (environ 1700 par g) et ont un taux de germination de plus de 70%.

Gestion

En Australie, Euphorbia peplus est cultivé sur de petites parcelles pour produire le latex. Ce sont des plantes faciles à éliminer avec des herbicides, et comme elles ne franchissent pas les zones ombragées, le risque qu’elles deviennent des adventices envahissantes est réduit. Il convient théoriquement à une production agricole à grande échelle.

Maladies et ravageurs

La rouille, ainsi que d’autres maladies fongiques, peuvent présenter un problème pour Euphorbia peplus au stade de la maturité. Il peut également être attaqué par des virus et c’est l’hôte d’un aleurode du chou (Aleyrodes proletella), réservoir probable du virus des anneaux chlorotiques du chou.

Récolte

S’il a assez d’eau toute l’année, Euphorbia peplus pousse et produit des graines d’une année sur l’autre et peut se récolter pour son latex ou ses graines au fil des besoins.

Rendement

En Australie, le rendement en matière végétale fraîche d’Euphorbia peplus est de 1–1,5 kg/m2, et le rendement en latex est de 100–300 mg/kg, sur la base de matériel fraîchement récolté.

Traitement après récolte

En Afrique, le latex d’Euphorbia peplus s’utilise généralement frais ; en Australie, les composés actifs sont extraits industriellement.

Ressources génétiques

Euphorbia peplus a une très vaste aire de répartition, un cycle de vie court et produit de nombreuses graines. Il n’y a donc aucun risque d’érosion génétique.

Sélection

Il n’existe actuellement aucun programme d’amélioration génétique d’Euphorbia peplus pour augmenter la quantité de diterpènes dans le latex.

Perspectives

Un grand nombre de composés actifs d’Euphorbia peplus sont de bons candidats à la mise au point de médicaments anticancéreux, au vu des résultats prometteurs des études pharmacologiques et essais cliniques. Comme ces composés actifs sont des molécules complexes, ils n’ont pas encore été produits synthétiquement et ne peuvent être obtenus directement qu’à partir de la plante. Il est nécessaire d’approfondir les recherches pour passer à une production à grande échelle et à la mécanisation de la culture et de l’extraction du latex.

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Sources de l'illustration

  • Ross-Craig, S., 1970. Drawings of British plants. Part XXVI. Euphorbiaceae. G. Bell and Sons Ltd, London, United Kingdom. pl. 34–47.

Auteur(s)

  • A.T. Tchinda, Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales (IMPM), Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, B.P. 6163, Yaoundé, Cameroun

Citation correcte de cet article

Tchinda, A.T., 2008. Euphorbia peplus L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 26 juin 2022.


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