Euphorbia heterophylla (PROTA)

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Introduction
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Euphorbia heterophylla L.


Protologue: Sp. pl. 1: 453 (1753).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: n = 12, 14, 19, 27, 28 ; 2n = 46, 54, 56

Synonymes

  • Euphorbia geniculata Ortega (1979).

Noms vernaculaires

  • Caca poule (Fr).
  • Fiddler’s spurge, mole plant, annual poinsettia, wild poinsettia, Japanese poinsettia (En).
  • Flor do poeta (Po).
  • Kisawanyemungo (Sw).

Origine et répartition géographique

Euphorbia heterophylla est indigène d’Amérique centrale et du Sud, mais est désormais largement réparti dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Il est présent dans la plus grande partie de l’Afrique tropicale, sur les îles de l’océan Indien, ainsi que dans le bassin méditerranéen et en Afrique du Sud.

Usages

Euphorbia heterophylla est très employé en médecine traditionnelle africaine de même qu’ailleurs dans les pays tropicaux. En Afrique, la décoction ou l’infusion de tiges et de feuilles fraîches ou séchées est administrée comme purgatif et laxatif en cas de maux d’estomac, de constipation, et pour chasser les vers intestinaux. L’infusion de feuilles sert de lotion pour soigner les affections cutanées, notamment les mycoses, et les abcès. Au Nigeria, le latex et les préparations à base de feuilles et de racines sont appliqués sur les tumeurs de la peau. En Afrique de l’Est, les racines servent à traiter la gonorrhée ou à augmenter la lactation chez les femmes qui allaitent. Le latex étant irritant pour la peau et les yeux, il peut servir de rubéfiant et à faire disparaître les verrues. Cependant, il sert également d’antidote contre l’irritation causée par le latex d’autres espèces d’Euphorbia. En Malaisie péninsulaire, l’extrait de feuilles permet de soulager les douleurs corporelles. Le latex est employé dans la préparation de poison de flèche et de pêche.

Au Bénin, les feuilles sont consommées comme légume ou comme aliment de famine, en dépit de leur effet laxatif. La plante est pâturée par le bétail, et on en nourrit les cobayes en complément du fourrage frais. Les abeilles butinent le nectar des fleurs.

Propriétés

Toutes les parties d’Euphorbia heterophylla contiennent du latex: les feuilles 0,42%, les tiges 0,11%, les racines 0,06% et l’ensemble de la plante jusqu’à 0,77%. Au Soudan, son exploitation aurait débuté durant la seconde guerre mondiale pour remplacer le caoutchouc, mais elle ne s’est jamais poursuivie. La plante contient d’autre part des lectines et des glucides. Une lectine dimère spécifique de la N-acétylgalactosamine a été isolée des graines. Des graines germées contiennent des endo-1,4-β-glucanases qui détruisent la carboxyméthylcellulose. Le colorant rouge des feuilles et des bractées colorées est la porcétine. La fraction acétate d’éthyle de la décoction de feuilles contient du tétracétate de quercétine. La fraction butanolique a eu une action laxative et contenait des saponines, des phénols et des terpènes y compris des diterpènes phorboliques. La solution aqueuse résiduelle contenait essentiellement des sucres. L’action purgative était en fait due à l’action combinée à la fois des phorbols et des sucres laxatifs qui augmentent le volume du bol fécal. Un extrait à l’eau des feuilles a mis en évidence de puissants effets purgatifs lorsqu’il était administré par voie orale à des rats. Des essais in vitro sur l’iléon de cobaye font penser que ces effets seraient dus à une accélération du transit intestinal.

Des extraits à l’hexane, au chloroforme et à l’acétate d’éthyle des racines ont mis en évidence une nette activité antinociceptive chez des rats à des doses de 150–300 mg/kg. Une décoction aqueuse de feuilles a montré une importante activité antinociceptive sur des rats à des doses de 50–150 mg/kg. Des extraits bruts à l’eau des parties aériennes, administrés par voie orale à des rats, ont provoqué anorexie, anémie et excitation suivie par une lourdeur d’esprit. Ils ont également entrainé une leucocytose ainsi qu’une hausse notable du taux d’albumine.

L’extrait au butanol des feuilles séchées a fait ressortir une nette action inhibitrice sur la prolifération d’Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Klebsiella pneumoniae et Bacillus subtilis à 100 mg/ml. Un extrait au méthanol des parties aériennes a montré une activité antiplasmodium modérée. Un extrait de feuille a fait ressortir une importante activité nématicide contre Meloidogyne graminicola. Un extrait des parties aériennes administré par voie orale à des chèvres a montré une activité modérée contre plusieurs nématodes intestinaux, telles que Haemonchus, Trichostrongylus, Bunostomum et Oesophagostomum.

Des extraits de pousses fraîches ont eu des effets inhibiteurs sur la germination précoce des graines de tomate, de piment et de niébé.

Description

Plante herbacée monoïque, annuelle, peu ramifiée atteignant 100 cm de haut; tiges souvent teintées de rouge à proximité de l’apex, renfermant un latex abondant. Feuilles disposées en spirale, groupées à l’apex de la tige, simples; stipules transformées en glandes pourpres; pétiole atteignant 2(–4) cm de long; limbe ovale à lancéolé, jusqu’à 12 cm × 6 cm, base cunéiforme, apex obtus à légèrement acuminé, bord à dents terminées par une minuscule glande, glabre à peu poilu sur les nervures principales; feuilles supérieures à base souvent blanchâtre ou rougeâtre. Inflorescence: cyme compacte, axillaire ou terminale, composée de groupes de fleurs appelés “cyathes”, à environ 5 fourches, rayons raccourcissant progressivement; bractées basales semblables aux feuilles mais d’un vert plus pâle, de plus en plus petites et plus lancéolées, presque sessiles; cyathe presque sessile, d’environ 3,5 mm × 2,5 mm, à involucre urcéolé, lobes circulaires, d’environ 1,5 mm de long, dentés, à bord poilu; glande 1, peltée, en entonnoir, d’environ 1 mm de diamètre, à bourrelet rouge, chaque involucre contenant 1 fleur femelle entourée de nombreuses fleurs mâles. Fleurs unisexuées; fleurs mâles sessiles, bractéoles peu nombreuses, frangées, périanthe absent, étamine d’environ 4 mm de long; fleurs femelles à pédicelle d’environ 6 mm de long dans le fruit, avec le périanthe en bourrelet, ovaire supère, glabre, 3-loculaire, styles 3, d’environ 1 mm de long, bifides. Fruit: capsule profondément 3-lobée d’environ 4,5 mm × 5,5 mm, glabre, contenant 3 graines. Graines ovoïdes, d’environ 2,5 mm de diamètre, verruqueuses, brun noirâtre. Plantule à germination épigée; cotylédons elliptiques, d’environ 1,5 cm de long, apex aigu; hypocotyle jusqu’à 4 cm de long; premières feuilles presque opposées, lancéolées, devenant ensuite alternes, dentées ou pas.

Autres données botaniques

Le genre Euphorbia comprend près de 2000 espèces et a une répartition mondiale, avec au moins 750 espèces présentes en Afrique continentale et environ 150 espèces à Madagascar et sur les îles de l’océan Indien. Euphorbia heterophylla appartient au sous-genre Poinsettia, section Poinsettia, groupe de plantes herbacées ou d’arbustes dont les stipules se transforment en glandes, et qui se caractérise également par des cyathes sur des cymes densément ramifiées, des bractées foliacées de grande taille, 1 glande de l’involucre en entonnoir à 5 lobes, des capsules exsertes sur des pédicelles réfléchis et des graines dépourvues de caroncule. Plusieurs espèces de cette section sont utilisées comme plantes d’ornement en raison de la couleur vive de leurs bractées. Euphorbia heterophylla et Euphorbia cyathophora Murray, également originaire d’Amérique tropicale, sont désormais considérées comme deux espèces distinctes, alors qu’elles ne l’étaient pas dans les publications anciennes. Ainsi la plupart de la littérature ancienne ne peut pas être attribuée à l’une ni à l’autre espèce. Euphorbia cyathophora est cultivé comme plante d’ornement, notamment aux Etats-Unis. Au Brésil, les feuilles de couleur rouge servent de colorant.

Les feuilles d’Euphorbia heterophylla que l’on trouve en Afrique de l’Est, n’ont pas la variabilité caractéristique de cette espèce si répandue. En revanche, c’est ailleurs en Afrique tropicale que l’on trouve plus de variabilité en ce qui concerne la forme des feuilles.

Croissance et développement

Euphorbia heterophylla est une plante annuelle dont le cycle de vie est de 45–50 jours, ce qui lui permet donc d’avoir plusieurs cycles par saison des pluies. Elle peut fleurir et fructifier toute l’année si elle dispose de suffisamment d’eau.

Ecologie

Euphorbia heterophylla pousse dans des endroits perturbés, comme adventice des cultures et des terrains vagues, dans les jardins et le long des routes, du niveau de la mer jusqu’à 3000 m d’altitude. Il préfère le plein soleil mais tolère l’ombre.

Multiplication et plantation

Euphorbia heterophylla se multiplie par graines. Les graines fraîches germent rapidement sous les tropiques, mais peuvent rester dormantes sous des climats tempérés. Tant la lumière que la température ont une incidence sur la levée de la dormance. Si l’on retourne la terre, cela favorise la germination, les graines germant même lorsqu’elles sont enfouies à 10 cm de profondeur.

Des essais avec le glyphosate, herbicide agissant en post-levée, pulvérisé sur le dessus de la terre en pots n’a eu aucun effet sur la levée des graines plantées à 2 cm de profondeur; le glyphosate employé à un dosage de 1,5 kg/ha a même stimulé la levée de graines à la surface du sol. Cet effet stimulant du contact direct avec le glyphosate sur la germination des graines a été confirmé par des essais menés en laboratoire.

Gestion

Euphorbia heterophylla est une adventice commune, gênante, nitrophile des terres arables d’Afrique tropicale qui doit être éliminée. On a souvent recours au désherbage manuel car la lutte chimique est trop onéreuse.

Sphaceloma poinsettiae, un champignon responsable de la cladosporiose qui touche Euphorbia heterophylla, pourrait servir de mycoherbicide, puisqu’on a observé à maintes reprises qu’il provoquait des épidémies dévastatrices dans les cultures de cet hôte.

Maladies et ravageurs

Euphorbia heterophylla est l’hôte de plusieurs virus des cultures, notamment le potexvirus de la mosaïque commune du manioc (CsCMV), le bigéminivirus de la mosaïque de l’euphorbe (EuMV), le virus de l’enroulement chlorotique des feuilles de la tomate (TYLCV) et le virus de la mosaïque jaune du mungo (MYMV). Il est moyennement sensible aux nématodes à galles, Meloidogyne spp.

Traitement après récolte

Les feuilles peuvent être séchées, réduites en poudre et conservées en vue d’un emploi ultérieur.

Ressources génétiques

L’aire de répartition d’Euphorbia heterophylla est étendue et il s’agit d’une adventice; par conséquent elle n’est pas menacée d’érosion génétique.

Sélection

Euphorbia heterophylla est parfois cultivée comme plante ornementale pour ses feuilles supérieures et ses bractées de couleur vive.

Perspectives

Euphorbia heterophylla a beau être une plante médicinale importante en Afrique, elle passe pour une adventice nuisible qui, de ce fait, est souvent arrachée. Des recherches sur sa chimie et sa pharmacologie sont indispensables pour que l’on puisse évaluer pleinement ses possibilités.

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Sources de l'illustration

  • Nguyen Nghia Thin & Sosef, M.S.M., 1999. Euphorbia L. In: de Padua, L.S., Bunyapraphatsara, N. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(1). Medicinal and poisonous plants 1. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 263–272.

Auteur(s)

  • D.M. Mosango, c/o Laboratory of Natural Sciences, Lycée Français Jean Monnet de Bruxelles (LFB), Avenue du Lycée Français 9, 1180 Brussels, Belgium

Citation correcte de cet article

Mosango, D.M., 2008. Euphorbia heterophylla L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 8 juillet 2021.


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