Eucalyptus tereticornis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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1, port de l’arbre ; 2, rameau en fleurs ; 3, feuille de jeune plante ; 4, feuille de plante adulte ; 5, boutons floraux ; 6, fruits. Source: PROSEA
plantation de 5 ans, Côte d'Ivoire
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
face transversale du bois

Eucalyptus tereticornis J.E.Sm.


Protologue: Spec. bot. New Holland 4: 41 (1795).
Famille: Myrtaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Noms vernaculaires

  • Eucalyptus bleu (Fr).
  • Forest red gum, blue gum, Queensland blue gum (En).
  • Eucalipto de opérculo rostrado (Po).
  • Mkaratusi (Sw).

Origine et répartition géographique

L’aire naturelle d’Eucalyptus tereticornis est très étendue, formant une longue bande de terre d’environ 100 km de large, depuis le sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l’extrême bout du Queensland jusqu’au sud du Victoria le long de la côte est de l’Australie. C’est l’un des premiers eucalyptus exportés d’Australie, et il est désormais cultivé dans toutes les régions tropicales, et à grande échelle en Inde et au Brésil. Il a été introduit en Ethiopie en 1895, au Zimbabwe en 1900 et en Ouganda en 1912, et a été planté dans toute l’Afrique tropicale.

Usages

Le bois est utilisé en construction, pour la confection de traverses de chemin de fer, la réalisation de ponts, de quais, de piquets, de pilotis, de poteaux, de bateaux, d’étais de mine, de caisses, de panneaux durs et de panneaux de particules. En outre, il convient pour les revêtements de sol, la charronnerie, le mobilier, les manches, les échelles, les articles de sport, les instruments agricoles, les placages, le contreplaqué, les âmes de panneaux, les allumettes, la menuiserie, les cuves, les jouets, les articles de fantaisie, le tournage et la laine de bois. Il sert à la production de pâte à papier, et fournit du bois de feu et du charbon de bois.

Eucalyptus tereticornis est une importante source de pollen et de nectar qui donnent un miel au goût de caramel. Les feuilles sont une des sources de l’huile d’eucalyptus. Eucalyptus tereticornis est utilisé pour le reboisement, il est planté comme rideau-abri et comme arbre d’ombrage. La décoction de feuilles permet de faire tomber la fièvre et de soulager les affections pulmonaires.

Production et commerce international

Pour l’année 1995, on estime que les plantations mondiales d’Eucalyptus se sont élevées à 14,6 millions d’ha, dont 1,8 million en Afrique. Eucalyptus tereticornis est l’une des espèces d’Eucalyptus les plus répandues dans le monde. Il y a donc de fortes chances pour que les sciages, les placages et la pâte d’Eucalyptus tereticornis soient commercialisés sur le marché international, mais les données précises font défaut. Plus de 500 000 ha ont été plantés en Inde et près de 250 000 au Brésil.

Propriétés

Le bois de cœur, rouge pâle à rouge foncé, se distingue assez nettement de l’aubier gris à ivoire. Il présente un fil ondé ou un contrefil ; le grain est régulier et assez fin.

La densité du bois est de 660–1060 kg/m³ à 12% d’humidité, mais la densité du bois issu de plantations est souvent inférieure à celle du bois provenant de peuplements naturels. Les taux de retrait de l’état vert à anhydre sont élevés : de 4,2–10,6% dans le sens radial et de 7,4–13,5% dans le sens tangentiel. Il a une forte tendance au gauchissement lors du séchage. Il n’est pas stable en service.

Le bois est solide, résistant et dur. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 118–181 N/mm², le module d’élasticité de 8400–15 200 N/mm², la compression axiale de 49–72 N/mm², le cisaillement de 6–11 N/mm², le fendage de 26–27 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 2,7–8,7.

Le bois se scie et se travaille bien tant à la main qu’à la machine, mais il est sujet aux fentes et la présence du contrefil gêne un peu la finition. Il tient bien les clous et se colle bien.

C’est un bois durable qui supporte bien les intempéries et qui est résistant. En Australie, c’est l’un des bois les plus résistants aux attaques de térébrants marins, mais il a échoué au bout de 2,5–10 ans passés sur la côte Pacifique des Etats-Unis. L’aubier est sensible aux Lyctus. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation, l’aubier est quant à lui perméable.

La valeur énergétique du bois est de 17 750–22 000 kJ/kg. Le bois fournit une pâte dé très bonne qualité. Sur du bois soudanais, les fibres mesurent en moyenne 0,80 mm de long, avec un diamètre de 14,2 μm, une épaisseur de paroi cellulaire de 4,5 μm et un diamètre de lumen de 5,2 μm. La composition chimique moyenne du bois anhydre est la suivante : cellulose 45–48%, pentosanes 11–23%, lignine 22–30%, cendres 0,5–1,3%. La solubilité dans l’eau chaude est de 3–5%, dans l’alcool-benzène de 1–4%, dans une solution à 1% de NaOH de 15–19%. La mise en pâte de bois soudanais par divers procédés chimiques a permis d’obtenir des rendements de 43–46% d’une pâte présentant de bonnes propriétés mécaniques. Le bois contient 0,5% d’huile essentielle et 6–12% de tanin ; l’écorce contient 3–15% de tanin.

Les feuilles produisent 0,45–3,4% d’huile essentielle. La composition de l’huile varie énormément, et on a répertorié plusieurs chimiotypes : le chimiotype du cinéole (qui contient 20–62% de 1,8-cinéole), le chimiotype du p-cymène (qui renferme jusqu’à 29% de p-cymène, et de faibles quantités de 1,8-cinéole et des pinènes), le chimiotype du β-pinène (jusqu’à 40% de β-pinène) et le chimiotype du farnésol (jusqu’à 56,5% de (E,E)-farnésol). L’huile essentielle a fait ressortir des activités antibactériennes et antifongiques, et in vivo des effets analgésiques, myorelaxants et anti-inflammatoires sur les rats et les souris. L’huile essentielle a également montré une activité insecticide, par ex. contre Anopheles stephensi, vecteur du paludisme. Des extraits au méthanol des feuilles ont montré in vitro des effets antihyperglycémiques sur les souris.

Description

  • Arbre sempervirent, de grande taille, pouvant atteindre 50 m de haut ; fût relativement court, rectiligne, jusqu’à 200 cm de diamètre ; surface de l’écorce blanche, grise ou gris-bleu, se détachant sur toute la surface du tronc en grandes plaques ou écailles pour laisser place à une surface lisse ou matte, marbrée ; cime relativement ouverte.
  • Feuilles simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–3 cm de long, arrondi ou sillonné ; limbe étroitement lancéolé à lancéolé, de 10–21 cm × 1–3(–5) cm, acuminé à l’apex, glabre, d’un vert lustré, pennatinervé, aromatique lorsqu’on le froisse.
  • Inflorescence : dichasium condensé et réduit, axillaire, solitaire, ombelliforme, portant 3–12 fleurs ; pédoncule arrondi ou anguleux, de 5–25 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, blanches ; pédicelle de 2–10 mm de long ; boutons floraux divisés en un hypanthium (partie inférieure) hémisphérique de 2–3 mm × 4–6 mm, et un opercule (partie supérieure) conique de 8–13 mm × 4–6 mm qui se détache à l’anthèse ; étamines nombreuses ; ovaire infère, 4–5-loculaire.
  • Fruit : capsule à paroi fine, globuleuse à ovoïde, de 5–9 mm × 4–10 mm, incluse dans un hypanthium ligneux, s’ouvrant par (2–)4–5 valves fortement exsertes, contenant de nombreuses graines.
  • Graines rugueuses, brun-noir.
  • Plantule à germination épigée ; cotylédons 2-lobés ; les 2–4 premières feuilles opposées.

Autres données botaniques

Dans les plantations, la floraison d’Eucalyptus tereticornis débute lorsqu’il a 2–6 ans, mais au Brésil on a observé des semis âgés de 2 mois en fleurs. De petites grappes de fleurs blanches apparaissent chaque année, mais le gros de la floraison n’a lieu qu’une fois tous les 3–4 ans. A Nairobi (Kenya), des sujets âgés de 41 ans ont atteint une hauteur moyenne de 29 m et un diamètre de fût moyen de 45 cm.

Le genre Eucalyptus comprend environ 800 espèces, endémiques d’Australie, à l’exception d’une dizaine présente dans la partie orientale de l’Asie du Sud-Est. De nombreuses espèces d’Eucalyptus sont cultivées en dehors de leur aire naturelle, dans des régions tropicales, subtropicales et tempérées, en raison de la rapidité de leur croissance et de leur capacité d’adaptation à des conditions écologiques très variées. En Afrique, Eucalyptus globulus Labill. est longtemps restée la principale espèce d’Eucalyptus et, même si elle a cédé du terrain, elle n’en demeure pas moins très présente sous des climats frais. De nos jours, les principales espèces commerciales en Afrique sont Eucalyptus grandis W.Hill ex Maiden dans les endroits fertiles, Eucalyptus camaldulensis Dehnh. dans les régions sèches, et Eucalyptus robusta Sm. dans les régions plutôt tropicales.

Le genre Eucalyptus est divisé en plusieurs sous-genres (7–10, selon l’auteur), lesquels sont à leur tour subdivisés en de nombreuses sections et séries. D’après les résultats des travaux de phylogénétique menés sur Eucalyptus, il semblerait que le genre soit polyphylétique, ayant plusieurs origines dans l’évolution ; dès lors, on a proposé de diviser le genre en plusieurs genres distincts. Ce changement n’a pas encore été apporté, principalement à cause du maelström qui pourrait en découler pour la nomenclature. Les espèces d’Eucalyptus s’hybrident facilement, ce qui rajoute à la complexité taxinomique.

Eucalyptus tereticornis est très proche d’Eucalyptus camaldulensis, et l’on trouve parfois des hybrides naturels. Eucalyptus camaldulensis diffère par son port généralement plus petit, son opercule pourvu d’un bec ou conique obtus et ses graines lisses.

Ecologie

Eucalyptus tereticornis se rencontre à des latitudes de 6–38°S, les conditions climatiques à l’intérieur de son aire naturelle fluctuant énormément. La répartition des précipitations varie, allant d’un type mousson caractérisé par des saisons sèches et des saisons des pluies bien marquées dans le sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, à un climat caractérisé par des pluies d’été alternant avec un hiver très sec dans le Queensland, une répartition uniforme des précipitations dans le sud du Queensland, et enfin un été sec et un hiver froid et humide dans la partie orientale du Victoria. On obtient de bons résultats en le plantant dans des régions où les températures annuelles moyennes sont comprises entre 14–27°C, la température maximale moyenne du mois le plus chaud variant entre 22–42°C, la température minimale moyenne du mois le plus froid entre 0–19°C et une pluviométrie annuelle moyenne se situant entre 400–2300(–3500) mm, avec une saison sèche qui peut durer 8 mois. Dans les zones sèches de cette aire, il est cultivé dans les endroits temporairement inondés ou irrigués. Dans le sud de la Chine et du Pakistan, des sélections adaptées survivraient à des températures inférieures à –7°C, mais normalement les provenances tropicales sont sensibles aux gelées. En conditions naturelles, on trouve Eucalyptus tereticornis surtout en forêt ouverte et disséminé sur des plaines alluviales dans des zones fraîches et sèches, sur les pentes au pied des collines dans des régions où la pluviométrie est élevée, ainsi qu’en haut des collines et sur les plateaux dans les régions tropicales. Il pousse à des altitudes allant pratiquement du niveau de la mer jusqu’à 1000 m en Australie et jusqu’à 1800 m en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En Afrique de l’Est, on le trouve à 1450–2350 m d’altitude.

Les conditions pédologiques semblent limiter sa présence à l’état naturel. En effet, on ne le trouve ni sur des sols argileux lourds, ni sur des sols acides, ni sur des sols secs peu profonds, car il préfère des sols alluviaux profonds, bien drainés, à texture relativement légère. Eucalyptus tereticornis tolère des inondations saisonnières et, en Inde, supporte particulièrement bien l’asphyxie racinaire au cours de la première année, même si en forêt naturelle il est rare de le rencontrer dans ces conditions. Il tolère des milieux légèrement salins. Dans de nombreux pays, il est réputé plus résistant au feu que d’autres espèces d’Eucalyptus. Eucalyptus tereticornis s’est avéré plus résistant à la sécheresse qu’Eucalyptus grandis, mais légèrement moins qu’Eucalyptus camaldulensis.

Gestion

En Ethiopie, Eucalyptus tereticornis est planté dans les parcs, sur de petits peuplements, en rideaux-abris, sur des plantations à grande échelle et comme arbre isolé sur des terres cultivées. Il peut être multiplié par graines ou par boutures. Dans le commerce, le poids de 1000 graines est de 1–3 g. Près de 90% des graines vendues dans le commerce sont constitués de balle qui se compose principalement d’ovules non fécondés. Pour leur transport, il pourrait être judicieux de séparer les graines de la balle, par ex. en les tamisant. Une fois qu’elles auront séché à l’air, elles peuvent être conservées pendant plusieurs années à l’abri de la lumière dans des récipients hermétiques à une température de 1–4°C. Le taux de germination peut être maintenu à un niveau acceptable pendant 1–2 ans si l’on conserve les graines dans des récipients ouverts à température ambiante. La méthode la plus courante et la plus efficace pour élever des semis est de semer les graines non traitées dans des casiers à l’abri de la lumière sur un substrat stérilisé (par ex. de la terre ou de la vermiculite). Une densité de semis de 10–15 g/m² est recommandée, mais elle doit être réduite dans les régions où il existe un risque élevé de fonte des semis. Les graines germent en l’espace de 4–14 jours. Les jeunes semis sont repiqués dans des récipients une fois que 4–8 feuilles sont apparues au-dessus des cotylédons. Il faudra encore entre 3–6 mois en pépinière pour que l’on obtienne des semis qui pourront être plantés. Le semis direct dans les récipients est également pratiqué, bien qu’il soit très difficile de ne semer que quelques-unes des minuscules graines dans chaque récipient. Pour la transplantation au champ, les espacements sont de (1–)3–5 m × (1–)3–5 m. On peut également avoir recours à des sauvageons pour la plantation. La multiplication végétative par bouturage de branches issues de gaules et de drageons de 2–3 ans a donné de bons résultats. Des méthodes de multiplication in vitro ont été mises au point.

Un bon désherbage est extrêmement important pour une bonne mise en place de la culture et une fermeture précoce de la canopée. Pour la production de bois de feu et de bois à pâte, on applique des rotations de 7–12 ans. Un éclaircissage est effectué 2–5 ans après la plantation. Eucalyptus tereticornis recépant vigoureusement, la conduite en taillis est couramment pratiquée. Après la première récolte issue de semis, 2–4 récoltes de taillis peuvent être effectuées. Environ 18 mois après la coupe, les rejets sont éclaircis à 1–3 par souche. Pour la production de bois de sciage, la rotation est de 20–30 ans avec une densité finale de 70–120 arbres/ha.

Eucalyptus tereticornis n’est pratiquement pas affecté par les maladies et les ravageurs. La fonte des semis en pépinière peut constituer un grave problème, mais il suffit de réduire l’ombrage et l’humidité pour éviter de gros dégâts. Il résiste assez bien aux attaques de termites par comparaison avec les autres Eucalyptus spp., mais Neotermes insularis peut contaminer l’arbre sur son aire naturelle.

Près de Niamey (Niger), un accroissement annuel moyen en volume d’environ 2 m³/ha a été enregistré, alors qu’au nord de la Côte d’Ivoire un accroissement annuel moyen de 10 m³/ha est monnaie courante. Aux meilleurs endroits en R.D. du Congo, des accroissements annuels en volume de 18–25 m³/ha ont été obtenus sur des rotations de 5–7 ans. Au Congo, on a signalé un accroissement annuel moyen de 30–35 m³/ha pour l’hybride d’Eucalyptus tereticornis et d’Eucalyptus grandis en l’espace de 6–7 ans sur des sols sablonneux avec fertilisation.

Ressources génétiques

Les premières introductions d’Eucalyptus tereticornis n’ont été souvent dues qu’à un nombre limité d’arbres semenciers originels. La variété locale consanguine “12ABL”, qui descendrait d’un seul arbre de Madagascar, est largement répandue en Afrique de l’Ouest ; “Eucalyptus C” est une variété locale ou peut-être un hybride originaire de Zanzibar qui est planté en Afrique de l’Est. “Mysore gum”, qui représente près de la moitié des plantations d’eucalyptus en Inde, proviendrait de quelques arbres originaires des monts Nandi (Andhra Pradesh, Inde). Des provenances ont été conservées ex situ en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Congo, en Zambie, aux îles Fidji et au Bangladesh. En Australie, on trouve dans le commerce des semences issues d’un grand nombre de provenances.

La priorité a été accordée aux travaux de provenance et de descendance concernant en particulier les provenances tropicales du nord-est du Queensland. Il existe des peuplements naturels qui présentent des caractères intermédiaires entre Eucalyptus tereticornis et Eucalyptus camaldulensis dans le nord-est du Queensland. Ces deux espèces s’hybrident aussi spontanément dans les plantations et le croisement artificiel effectué en Inde a fait ressortir un degré surprenant de vigueur hybride ; en effet, l’hybride a produit trois fois le volume de bois d’Eucalyptus tereticornis à l’âge de 4 ans. Au Congo, Eucalyptus tereticornis × Eucalyptus saligna Sm. a démontré une vigueur hybride. Eucalyptus tereticornis × Eucalyptus grandis a démontré une vigueur hybride en Zambie, mais pas en Afrique du Sud ; l’hybride résiste à la maladie rose (Corticium salmonicolor) contrairement à Eucalyptus grandis.

Des plantes transgéniques ont été obtenues par transformation génétique au moyen d’Agrobacterium.

Perspectives

La rapidité de sa croissance, sa capacité d’adaptation à un large éventail de conditions environnementales et la qualité de son bois font d’Eucalyptus tereticornis une espèce pleine d’avenir pour les plantations d’Afrique tropicale. Sur les petits peuplements de villages en Zambie, par exemple, il a remplacé Eucalyptus grandis, qui résiste moins bien à la sécheresse et qui est plus sujet aux attaques de termites. Par rapport à Eucalyptus camaldulensis, cependant, sa croissance est plus lente, ses rendements sont inférieurs et il est davantage sensible à la sécheresse. Il faudrait privilégier les essais et la sélection de provenances localement adaptées si l’on souhaite utiliser pleinement toutes les possibilités qu’offre Eucalyptus tereticornis.

Références principales

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  • Sallenave, P., 1964. Propriétés physiques et mécaniques des bois tropicaux. Premier supplément. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 79 pp.
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Autres références

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  • Silva, J., Abebe, W., Sousa, S.M., Duarte, V.G., Machado, M.I. & Matos, F.J., 2003. Analgesic and anti-inflammatory effects of essential oils of Eucalyptus. Journal of Ethnopharmacology 89(2–3): 277–283.

Sources de l'illustration

  • Boer, E., 1997. Eucalyptus tereticornis J.E. Smith. In: Faridah Hanum, I. & van der Maesen, L.J.G. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 11. Auxiliary plants. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 137–140.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2008. Eucalyptus tereticornis Sm. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 12 novembre 2020.


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