Eremospatha macrocarpa (PROTA)

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Eremospatha macrocarpa (G.Mann & H.Wendl.) H.Wendl.


Protologue: Les Palmiers : 244 (1878).
Famille: Arecaceae (Palmae)

Synonymes

  • Calamus macrocarpus G.Mann & H.Wendl. (1864),
  • Eremospatha sapini De Wild. (1916).

Noms vernaculaires

  • Small rattan palm, large-fruit rattan palm (En).

Origine et répartition géographique

Eremospatha macrocarpa est réparti de la Sierra Leone jusqu’en Centrafrique et en R.D. du Congo.

Usages

Les tiges entières sont idéales pour la construction de ponts suspendus grâce à leur souplesse. Elles servent également de liens dans la construction de maisons et pour la fabrication de meubles. Au Ghana, elles sont tressées en panneaux pour les clôtures. Les tiges fendues sont utilisées pour faire des paniers et des nattes. L’écorce est facilement retirée et fournit des cordages résistants. Les feuilles sont utilisées pour la couverture des toits. Parmi les usages potentiels de la tige, on mentionnera la production de panneaux de particules et de briquettes à partir des déchets d’ébénisterie. En médecine traditionnelle, au Ghana et au Nigeria, la poudre de racine se prend pour traiter la syphilis.

Production et commerce international

La canne d’Eremospatha macrocarpa est couramment commercialisée et est l’un des rotins préférés dans le commerce en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Cependant, on a des renseignements très limités sur les exportations de rotin depuis les pays africains. On sait que le Ghana fournissait une proportion significative des cannes du marché du Royaume-Uni pendant la période entre les deux Guerres mondiales. On a également fait mention de l’export de cannes brutes depuis le Ghana et le Nigeria vers l’Asie du Sud-Est, et d’un marché à l’export florissant du Nigeria vers la Corée. Le commerce local représente une part significative de l’économie locale pour les communautés rurales et urbaines, de nombreuses personnes étant concernées par l’industrie du rotin. Au Ghana, par exemple, on estime que l’industrie du rotin représente environ 20% des revenus totaux du commerce de produits forestiers non ligneux (PFNL). Cependant, de nombreux transformateurs se sont plaints du faible prix obtenu pour les produits finis. Par exemple, 50% des tisserands du Ghana ont mentionné les faibles prix et la demande irrégulière de produits finis comme étant les plus importantes contraintes dans la vente de produits en rotin. Dans les zones urbaines, les produits sont rarement vendus dans des magasins formels, mais généralement sur des étals informels le long des routes. On estime la quantité de cannes de rotin livrée sur les marchés urbains en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale à une longueur totale de 340 000 m par mois. L’unité de vente du rotin commercial est la “botte”, qui, pour des cannes de petit diamètre telles qu’Eremospatha macrocarpa, comprend 20 tiges de 5 m de long.

Propriétés

Eremospatha macrocarpa est la meilleure source de cannes en Afrique. Les tiges sont souples et de qualité comparable à celle des rotins de petit diamètre d’Asie du Sud-Est. La tige est brun rougeâtre et d’un poids léger à moyen, avec une densité de 440–560 kg/m³ lorsque anhydre. A 12% d’humidité, des tiges du Nigeria avaient un module de rupture de 11 N/mm² et un module d’élasticité de 520 N/mm². Les tiges sont relativement durables mais sensibles aux attaques des termites. On a enregistré que des échantillons de tiges séchés à l’air au Nigeria contenaient par 100 g : eau 16,2 g, énergie 1336 kJ (319 kcal), protéines 3,9 g, lipides 0,5 g, glucides 77,9 g, cendres 1,6 g, Ca 187 mg et P 39 mg.

Falsifications et succédanés

Calamus deërratus G.Mann & H.Wendl., une espèce considérée de qualité inférieure, est parfois utilisée en l’absence d’Eremospatha macrocarpa.

Description

Palmier rotin mince à moyennement vigoureux, à tiges multiples ; tige atteignant 50–75(–150) m de long, de 8–19 mm de diamètre sans les gaines foliaires, de 22–30 mm de diamètre avec les gaines, entrenœuds de 20–33 cm de long. Feuilles atteignant 3,5 m de long, composées pennées avec jusqu’à 25 folioles de chaque côté du rachis ; gaine longitudinalement striée, inerme ; ochréa entier, en forme de selle, à lobe arrondi de 2,5–4 cm de long ; pétiole court chez les feuilles de palmiers juvéniles, absent chez les plus âgées ; rachis de 1–1,5 m de long, inerme, distalement prolongé en cirrus atteignant 2 m de long portant des acanthophylles (folioles modifiées en crochets réfléchis) d’environ 3 cm de long ; folioles des palmiers juvéniles brusquement bifides, folioles des adultes linéaires à lancéolées, généralement pendantes, de 22–35 cm × 2–2,5 cm, brusquement et étroitement tronquées à l’apex, à dents pointues sur les bords et aux extrémités pointues. Inflorescence axillaire, atteignant 55 cm de long, arquée vers l’extérieur, ramifiée à 1 niveau ; rachis de 25–40 cm de long ; branches horizontales ; pédoncule de 10–15 cm de long. Fleurs en paires, bisexuées, sessiles, jaune chamois, très parfumées ; calice d’environ 3 mm de long, épais, coriace, faiblement 3-lobé ; corolle d’environ 10 mm de long, épaisse, coriace, à 3 lobes valvés ; étamines 6, réunies en anneau ; gynécée à 3 carpelles. Fruit cylindrique à oblong-ellipsoïde, de 2–3 cm × 1–1,5 cm, orange pâle à brun, à 15–24 rangs d’écailles, contenant 1(–2) graines. Graines comprimées, d’environ 2 cm × 1,5 cm × 1 cm.

Autres données botaniques

Eremospatha est l’un des trois genres de rotin endémiques de l’Afrique. Il comprend 11 espèces, qui se distinguent facilement les unes des autres sur la base de caractéristiques végétatives.

Anatomie

La coupe transversale de la tige montre trois zones distinctes : épiderme, cortex et cylindre central. L’épiderme est constitué d’une seule couche de cellules parenchymateuses presque carrées de 9,9–16,8 μm de long et 9–13,3 μm de large. Le cortex est constitué de bandes de fibres (faisceaux vasculaires rudimentaires) enveloppées dans des cellules parenchymateuses, formant un anneau autour du cylindre central. Le cortex fait 73–373 μm de large. Les cellules du cortex sont interconnectées, de forme ronde à ovale, de tailles variables ; elles sont plus ligneuses aux entrenœuds de la base que du sommet. Il y a 2–3 rangs de fibres juste au-dessous de l’épiderme. Le cylindre central est composé de faisceaux vasculaires enveloppés dans du parenchyme primaire. Les faisceaux vasculaires sont constitués de tissu conducteur (xylème et phloème), entouré par une gaine de fibres et du parenchyme. Pour chaque faisceau vasculaire, il existe deux vaisseaux de métaxylème de 150–440 μm de large, le protoxylème est constitué d’un glomérule de 2–10 vaisseaux, et le phloème est constitué d’une seule zone à 4–12 tubes criblés. La gaine de fibres autour est légèrement plus large dans les faisceaux vasculaires périphériques et de la base que dans ceux situés à l’intérieur et vers le sommet. Les cellules de fibre font 0,2–2,6 mm de long et 8,7–43,5 μm de large, avec une largeur du lumen de 1,5–37,7 μm et une épaisseur de la paroi des cellules de 2,9–26,1 μm. Les cellules du parenchyme primaire sont rondes à ovales et de tailles homogènes.

Croissance et développement

Eremospatha macrocarpa a une très longue période de germination et une forte mortalité initiale des graines. Au Cameroun, on a pu démontrer une croissance en longueur annuelle d’environ 3,2 m, rendant l’usage d’Eremospatha macrocarpa adapté aux systèmes agroforestiers à rotation courte. Toutes les espèces d’Eremospatha sont pléonanthiques, c.-à.-d. que les tiges ne meurent pas après la floraison. Les graines de la plupart des rotins africains sont disséminées surtout par les oiseaux (en particulier les calaos). Cependant, des primates, principalement des drills et des mandrills (deux espèces de primates vivant en forêt et apparentées aux babouins), des chimpanzés et des gorilles, sont également d’importants acteurs de la dissémination, tout comme les éléphants. La prédation par les rongeurs est responsable d’une dissémination supplémentaire.

Ecologie

Eremospatha macrocarpa est présent en lisière des forêts, dans les trouées et les végétations de repousse. Il est extrêmement exigeant en lumière et réagit bien à l’abattage sélectif en forêt. L’espèce est rare en forêt marécageuse.

Multiplication et plantation

En Afrique, les rotins sont habituellement exploités à partir de sources sauvages, et la culture n’est que peu présente malgré des facteurs écologiques et des vitesses de croissance favorables qui suggèrent qu’on pourrait les cultiver. Ceci contraste avec la situation en Asie du Sud-Est où les pratiques traditionnelles de culture du rotin existent, telles que la culture dans des jardins mixtes par des cultivateurs sédentaires ou dans des forêts récemment brûlées par des cultivateurs itinérants. Au Ghana, au Nigeria et au Cameroun, des essais s’appuyant sur les communautés locales ont été mis en œuvre pour introduire le rotin dans des systèmes agroforestiers et de plantation d’enrichissement de la brousse rurale et des forêts secondaires, mais l’adoption par les paysans est restée faible.

La multiplication par graines est possible, mais la germination est lente et la mortalité élevée. Des essais menés au Cameroun ont montré des taux de germination de 32,5%, avec un délai jusqu’à la première levée de 96 jours. Dans des essais en pépinière avec des drageons en Côte d’Ivoire, des pousses sont apparues 43–93 jours après la plantation.

Dans des essais à la ferme au Ghana, au Nigeria et au Cameroun, une forte mortalité post-plantation a été répertoriée, ce qui est attribué à la négligence et à la prédation par les rongeurs.

Gestion

En Afrique, les rotins sont considérés comme des ressources en accès libre, et il y a très peu de lois coutumières, pour peu qu’elles existent, régulant la récolte du rotin dans la nature. Si ces lois existent, les personnes venant de l’extérieur qui récoltent commercialement paient souvent une petite somme au chef local et au conseil du village pour avoir accès à la forêt. La plupart des codes forestiers nationaux ne comprennent toujours pas l’exploitation de PFNL dans leur réglementation et donc, pour la plupart des produits commercialement importants, y compris les rotins, la surexploitation n’est ni contrôlée ni réprimée. Au Ghana, où l’exploitation de PFNL est réputée gérée par des licences et des permis, il n’y a pas de système de surveillance pour l’exploitation de ces ressources, et elles ne sont pas non plus sujettes à l’entièreté des taxes sylvicoles liées à l’exploitation de ces ressources. Là où ceux qui récoltent le rotin ont des droits fonciers mieux définis, les tiges jeunes ne sont pas récoltées et sont laissées à des fins de régénération, afin de fournir une future source des cannes, habituellement sur un cycle de deux à trois ans.

Maladies et ravageurs

Les tiges ont une teneur en amidon et un taux d’humidité très élevés, ce qui les rend hautement sensibles aux attaques par les champignons et les insectes. Les champignons provoquent une décoloration des tiges, alors que des coléoptères forent des trous. Des défauts résultant d’infections par des champignons et des coléoptères peuvent provoquer des pertes importantes après la récolte.

Les plants d’Eremospatha macrocarpa sont consommés par les rongeurs.

Récolte

Les rotins sont récoltés manuellement, ce qui peut être une activité difficile, particulièrement lorsqu’ils s’emmêlent les uns avec les autres et dans la canopée des arbres voisins. Les feuilles d’Eremospatha macrocarpa ont des épines qui peuvent blesser de différentes manières les cueilleurs, et des méthodes de récolte meilleures et plus efficaces sont souhaitées, telles que l’utilisation d’outils simples mais efficaces et le port de vêtements de protection adéquats. Le choix de la méthode utilisée pour la récolte des tiges à partir de leurs touffes peut influencer la survie et la croissance des nouvelles tiges ainsi que la régénération des tiges coupées. Une récolte durable implique de prendre en considération des variables telles que le nombre de tiges matures qui peuvent être coupées dans une touffe, la hauteur depuis le sol à laquelle couper les cannes, le cycle de récolte, la maturité des tiges, le retrait des tiges supérieures emmêlées pour créer des trouées et la longueur de la tige à récolter.

Traitement après récolte

Une fois les tiges extraites de la forêt, elles sont regroupées en bottes pour être vendues. La transformation de la canne brute implique le retrait de l’épiderme (peau) de la tige et le séchage de la canne brute. Dans la plupart des cas, en Afrique, ce travail est effectué manuellement en raclant la tige avec un couteau de cuisine pour éliminer la peau puis sécher la canne brute, ce qui est habituellement fait à l’air libre, le traitement de conservation étant léger ou inexistant. Le transport depuis la forêt vers le bord des routes ou les villages se fait généralement par portage sur la tête, ce qui joue sur le prix des cannes et leurs produits dérivés dans la mesure où, actuellement, les cueilleurs doivent parcourir de longues distances pour récolter des cannes.

Ressources génétiques

Eremospatha macrocarpa est répandu et commun par endroits dans toute son aire de répartition. Il n’est pas considéré comme menacé d’après les critères de l’UICN, mais les peuplements facilement accessibles pour les cueilleurs subissent une forte pression qui pourrait conduire à une perte de peuplements entiers, affaiblissant ainsi la base génétique.

Perspectives

Eremospatha macrocarpa restera un des rotins les plus recherchés en Afrique. Etrangement, très peu de données sont disponibles concernant l’espèce, et il faut faire des recherches pour évaluer son potentiel pour la culture, bien que la recherche initiale ait montré que des problématiques telles que la tenure des terres et l’abondance relative du rotin dans la nature ralentissent l’adoption de sa culture par les agriculteurs. Il existe également des perspectives pour une meilleure transformation des cannes brutes permettant d’obtenir des produits de grande qualité, répondant aux normes internationales et capables d’entrer en concurrence sur le marché mondial. Une gestion durable de l’espèce peut aider à soulager la misère des communautés urbaines et rurales impliquées dans la récolte du rotin et la fabrication de produits dérivés.

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Sources de l'illustration

  • Sunderland, T.C.H., 2001. The taxonomy, ecology and utilisation of African rattans (Palmae: Calamoideae). PhD Thesis, University College, London, United Kingdom. 359 pp.

Auteur(s)

  • E. Opuni-Frimpong, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana
  • S. Acheampong Owusu, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana
  • E. Ebanyenle, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), KNUST, University, P.O. Box 63, Kumasi, Ghana
  • T.C.H. Sunderland, Forests and Livelihoods Programme, Centre for International Forestry Research (CIFOR), P.O. Box 0113 BOBCD, Bogor 16000, Indonesia

Citation correcte de cet article

Opuni-Frimpong, E. & Acheampong Owusu, S. & Ebanyenle, E. & Sunderland, T.C.H., 2011. Eremospatha macrocarpa (G.Mann & H.Wendl.) H.Wendl. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>.

Consulté le 23 mai 2022.


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