Daniellia ogea (PROTA)

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Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Daniellia ogea (Harms) Rolfe ex Holland


répartition en Afrique (sauvage)
1, feuille ; 2, fleurs et fruits ; 3, fleur avec un sépale et un pétale retirés ; 4, valve du fruit avec graine. Redessiné et adapté par W. Wessel-Brand
quelques parties de l'arbre (Virtual Field Herbarium)
port de l'arbre
tranche
fruits
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
Protologue: Bull. Misc. Inform. Kew, addit. ser. 9: 268 (1911).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)

Noms vernaculaires

  • Arbre à encens, faro d’Agboville (Fr).
  • Accra copal, Benin gum copal, gum copal tree (En).
  • Incenso (Po).

Origine et répartition géographique

On trouve Daniellia ogea en Afrique de l’Ouest et centrale, depuis le Sénégal jusqu’au Cameroun et au Gabon.

Usages

Le bois, vendu sous le nom de “faro”, “ogea” ou “daniellia”, est adapté à la construction légère, aux parquets à usage modéré, à la menuiserie, au mobilier, aux jouets et aux articles de fantaisie, aux caisses et aux cageots, aux ustensiles agricoles, aux cuves, aux égouttoirs, aux placages, au contreplaqué, aux panneaux de fibres et de particules. On peut s’en servir pour la fabrication du papier, et il convient comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.

La quantité de gomme, connue sous la dénomination “aguja gum” ou “gum copal” et présente dans le bois, est faible et son exploitation commerciale n’a pas été couronnée de succès. La gomme est employée dans des cosmétiques, pour parfumer les vêtements et désinfecter par fumigation les cases, et dans les traitements médico-magiques. On s’en sert pour réparer les poteries cassées : on en enduit le bord des morceaux brisés puis on y met le feu pour que la réparation tienne mieux. On l’utilise également comme vernis. La gomme, mélangée à de la suie et à de l’huile, est brûlée puis sert à faire des tatouages. Au Sénégal, la gomme est appliquée sur les affections cutanées. Au Ghana, pilée avec une graine de Dioclea reflexa Hook.f., du kaolin et de l’eau, la gomme est prescrite dans le traitement de la toux et de l’asthme. On l’applique aussi sur les ulcères de Buruli, provoqués par l’infection à Mycobacterium ulcerans. Au Bénin, l’infusion de feuille se prend en cas de dysenterie. Au Ghana et au Nigeria, la décoction ou la macération de racine est prescrite contre le paludisme et la gonorrhée. On mâche la gomme comme purgatif et, mélangée à d’autres ingrédients, on l’applique sur les morsures de serpent. Au Nigeria, les graines sont considérées comme comestibles.

Production et commerce international

En 1983, la Côte d’Ivoire a exporté 73 000 m³ de grumes de faro (Daniellia spp.). Actuellement, Daniellia ogea et autres Daniellia spp. n’ont guère d’importance sur le marché international des bois d’œuvre, bien que leur bois soit couramment employé localement.

C’est en 1876 qu’a été effectuée l’une des premières exportations de copal (500 t) par le Ghana vers l’Europe. Des morceaux de copal sont toujours vendus sur les marchés locaux, bien qu’ils soient souvent contaminés par de la terre.

Propriétés

Le bois de cœur, brun rosé pâle à brun rougeâtre à stries foncées, se distingue nettement de l’aubier résineux, blanchâtre ou jaune pâle, et de 15 cm de large. Il est contrefil, le grain est moyennement grossier. Le bois est odorant et présente une surface lustrée.

C’est un bois léger à moyennement lourd, avec une densité d’environ 515 kg/m³ à 12% d’humidité, modérément tendre en dépit de sa dureté et d’une solidité moyenne. Les taux de retrait sont modérés, de l’état vert à anhydre ils sont d’environ 2,6% dans le sens radial et de 5,6–8,2% dans le sens tangentiel. Le séchage au four est assez rapide sans que trop de déformations ne soient à déplorer. Sur les planches épaisses, une légère déformation et un effondrement faible peuvent apparaître, mais ces défauts sont sans gravité. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 77–84 N/mm², le module d’élasticité de 8820–9700 N/mm², la compression axiale de 40–47 N/mm², le cisaillement de 7–11 N/mm², la dureté Janka de flanc de 3160 N et la dureté Janka en bout de 4310 N.

Le bois se travaille facilement tant à la main qu’à la machine, sans trop émousser les lames de coupe. Il a beau se raboter sans encombres, il peut arriver que les surfaces sciées sur quartier se déchirent à cause du contrefil, et il vaut mieux employer des outils fins et bien affûtés pour obtenir une belle finition plutôt qu’un angle de coupe réduit. Le bois se teint de manière satisfaisante mais il faut utiliser un enduit bouche-pores avant de le polir. Il tient bien les clous et se colle correctement. Il peut être facilement déroulé en placages. Les caractéristiques de cintrage à la vapeur sont très mauvaises. Le bois n’est pas durable, car il peut être attaqué par les champignons, les foreurs, les termites, les scolytes, les Lyctus, les capricornes et les térébrants marins. Le bois de cœur et l’aubier interne sont modérément rebelles à l’imprégnation, contrairement à l’aubier externe qui est facile à traiter avec des produits de conservation. La teneur en cellulose du bois est de 46–48%. Les fibres du bois sont solides et mesurent environ 1,5 mm de long.

La gomme sécrétée par le bois de cœur est brun foncé, huileuse et gluante, saponifiable, malgré son faible indice de saponification. L’un des principaux composés de l’exsudat est une oléorésine diterpène, l’acide daniellique (acide illurinique), ainsi que l’acide ozique et un alcool, l’ozol. Des analyses chimiques ont révélé que la gomme contenait 6,0% d’eau, 1,3% de protéines, 13,0% de lipides, 42,8% de fibres brutes et 2,0% de cendres. Elle a 8,0% de capacité moussante, et une capacité d’absorption de l’huile et de l’eau de 12,0% et de 24,3%, respectivement.

Les graines contiennent de faibles taux de protéines (10,1%) et de lipides, mais des taux élevés de glucides totaux (74%) et de minéraux. Elles sont riches en cystéine, un acide aminé. L’huile des graines contient de fortes quantités d’acide linoléique (27,7%), suivi par l’acide lignocérique (9,2%), l’acide palmitique (7,5%), l’acide oléique (6,6%) et l’acide béhénique (3,3%).

Une série de sesquiterpénoïdes a été isolée de l’huile des feuilles, composée principalement d’oxyde de caryophyllène (20,1%), puis d’oxyde d’humulène (7,0%), d’α-humulène (3,8%) et de β-sélinène (3,8%).

Falsifications et succédanés

Le bois de Daniellia ogea est similaire à celui de Daniellia thurifera Benn. et de Daniellia klainei Pierre ex A.Chev. et ses usages sont analogues.

Description

  • Arbre de taille moyenne à grande atteignant 40(–50) m de haut, caducifolié ; fût droit et cylindrique, jusqu’à 125 cm de diamètre, dépourvu de contreforts ; surface de l’écorce lisse, blanc grisâtre à gris verdâtre, couverte de taches horizontales allongées de plusieurs couleurs, écorce interne épaisse, dure, fibreuse, brun rosé à lignes fines ; cime d’assez petite taille, aplatie.
  • Feuilles alternes, composées paripennées à 5–9 paires de folioles ; stipules atteignant 8,5 cm de long, rapidement caduques ; pétiole de 2–4(–4,5) cm de long, rachis de (11–)15–24(–27) cm de long, superficiellement sillonné à la base, quadrangulaire à l’apex, muni d’une paire de glandes au point d’insertion de la paire basale de folioles ; pétiolules de 3–9 mm de long ; folioles opposées, elliptiques-lancéolées à lancéolées, atteignant 11(–15) cm × 4 cm, folioles basales et apicales plus petites que les médianes, cunéiformes à arrondies à la base, asymétriques, acuminées à l’apex, à bords entiers, papyracées à coriaces, glabres, ponctuées de nombreux points glandulaires translucides, pennatinervées à 8–16 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : grappe composée, axillaire ou terminale, de (7–)15–20(–22) cm de long, recouverte d’une pubescence dense et laineuse, à 5–12 branches latérales.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes ; pédicelle de 9–15(–17) mm de long, glabre, s’allongeant dans le fruit, pourvu vers le milieu de 2 bractéoles caduques de 0,5–1 cm de long ; sépales 4, oblongs, de 1–1,5(–2) cm de long, à poils courts, à points glandulaires sur la face externe ; pétales 5, bleus à lilas, inégaux, oblongs à oblongs-elliptiques ou oblongs-lancéolés, 3 pétales de 0,5–1(–1,5) cm de long et 2 jusqu’à 0,2 cm de long, glabres à courtement poilus ; étamines 10, de 2–3(–3,5) cm de long, 9 soudées à la base et 1 libre ; ovaire supère, oblong à arrondi, d’environ 0,5 cm de long, recouvert d’une pubescence dense et laineuse, à stipe de 0,5–1 cm de long, style de 1,5–2(–3) cm de long.
  • Fruit : gousse obliquement oblongue, aplatie, de 6–7(–9) cm × 2,5–3,5(–5) cm, à stipe de 0,5–1 cm de long, à pubescence dense et courte surtout sur le bord, verte devenant brune, déhiscente par 2 valves ligneuses, contenant une seule graine.
  • Graine oblongue, aplatie, d’environ 3 cm de long, lisse, brun foncé, attachée à l’une des valves par un funicule de 1,5 cm de long environ.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle d’environ 9 cm de long, épicotyle d’environ 6 cm de long, glabre ; cotylédons charnus, d’environ 2,5 cm de long, arrondis ; premières feuilles alternes, à 1–2 paires de folioles.

Autres données botaniques

Le genre Daniellia comprend 10 espèces qui sont presque toutes confinées aux zones forestières d’Afrique de l’Ouest et centrale ; seule l’une d’elles s’étend jusqu’au Soudan et en Ouganda.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; (26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm)) ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; (68 : fibres à parois très fines) ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 91 : deux cellules par file verticale ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; (107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Structure étagée : 118 : tous les rayons étagés ; 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés ; 121 : fibres étagées.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 129 : canaux axiaux diffus.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(L. Awoyemi, E. Ebanyenle, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Daniellia ogea est considéré comme une espèce pionnière, et les semis de plus de 50 cm de haut sont exigeants en lumière et fréquents dans les trouées forestières. L’arbre perd normalement ses feuilles à la fin de la saison des pluies, et la floraison a lieu lorsque l’arbre est défeuillé. On a signalé des arbres de Daniellia ogea en fleurs de septembre à mai et en fruits de novembre à mars.

Ecologie

Daniellia ogea est présent dans la forêt sempervirente et semi-décidue, ainsi que dans les endroits marécageux à proximité des cours d’eau, du niveau de la mer jusqu’à 800 m d’altitude. Au Nigeria, on le trouve dans les anciennes plantations d’arbres après l’abattage des arbres plantés.

Gestion

En sylviculture, Daniellia ogea ne fait généralement pas l’objet d’une attention particulière car ce n’est pas une essence que l’on privilégie. En Sierra Leone, la densité moyenne d’arbres ayant un diamètre de fût supérieur à 60 cm a été estimé à 0,06 par ha.

Récolte

Le diamètre de fût minimum autorisé pour l’abattage est de 60 cm en Côte d’Ivoire et au Cameroun, de 70 cm au Liberia et de 90 cm au Ghana.

Rendement

En Sierra Leone, on a signalé que les arbres ayant un diamètre de fût de 90–100 cm fournissaient entre 6–9 m³ de bois utilisable.

Traitement après récolte

Des fentes transversales peuvent apparaître près du cœur du fût. Les grumes doivent être rapidement converties après la coupe ou bien traitées avec des produits de conservation car le bois est sujet à la décoloration par les champignons du bleuissement et aux attaques d’insectes.

Ressources génétiques

L’aire de répartition de Daniellia ogea est étendue, mais on ne le trouve que rarement. Néanmoins, il ne semble pas menacé d’érosion génétique car son bois n’est en général employé que localement et ne fait pas l’objet d’une exploitation commerciale. Des graines sont conservées dans la banque de gènes de l’IIAT (Institut international d’agriculture tropicale).

Perspectives

Daniellia ogea n’est pas considéré comme une essence à bois d’œuvre importante d’un point de vue commercial, car son bois est exposé aux infections cryptogamiques. Son bois pourrait cependant avoir de l’avenir dans le domaine de la production de placages et de contreplaqué par déroulage. Il conviendrait de disposer de plus d’informations sur ses taux de croissance et sur les méthodes qui permettraient d’améliorer sa régénération ; ainsi pourrait-on en tirer des enseignements sur les possibilités d’une exploitation durable en forêt naturelle. Des recherches plus approfondies sur l’exsudat sont nécessaires pour déterminer s’il pourrait être utilisé dans l’industrie des vernis et des cosmétiques.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Voorhoeve, A.G., 1965. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2012. Daniellia ogea (Harms) Rolfe ex Holland. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.

Consulté le 4 mars 2020.


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