Dalbergia sissoo (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
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Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Changement climatique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (cultivé)
1, rameau en fleurs ; 2 fleur ; 3, fruits. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
port de l'arbre (EcoPort)
écorce (EcoPort)
cime (University of Hawaii)
branche feuillée (EcoPort)
branche en fruits (EcoPort)
fruits (EcoPort)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
face transversale du bois

Dalbergia sissoo Roxb. ex DC.


Protologue: Prodr. 2: 416 (1825).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 20

Noms vernaculaires

  • Ebénier jaune (Fr).
  • Sissoo (En).
  • Pau preto (Po).

Origine et répartition géographique

Dalbergia sissoo est originaire des piémonts himalayens dans le nord de l’Inde. Il est planté dans de nombreuses régions d’Asie et d’ailleurs dans les zones subtropicales et tropicales, y compris en Afrique où il est signalé dans de nombreux pays. Il est naturalisé ou subspontané dans de nombreuses régions d’Asie occidentale et centrale et occasionnellement ailleurs, y compris en Afrique tropicale.

Usages

Le bois convient pour la construction d’habitations, par ex. pour les volets et encadrements de portes et de fenêtres, les parquets et les panneautages, ainsi que pour l’ébénisterie, la carrosserie, la construction nautique, les manches d’outils, les instruments tels que les formes à chaussures, le tournage, la sculpture, les placages et contreplaqués. Il est excellent pour les meubles en bois cintré de haute qualité, les cannes de marche, les manches de parapluies et autres articles en bois cintré. Il est très estimé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois. Sa pâte convient pour la fabrication de papier.

Dalbergia sissoo est employé comme arbre d’ombrage dans les systèmes agroforestiers en Inde et au Pakistan, pour le reboisement des sols érodés, et pour l’amélioration du sol du fait de la fixation d’azote et de la fourniture de paillis. On le plante aussi en brise-vent et en rideaux-abris, ainsi que comme arbre d’ornement et d’alignement. Le feuillage et les jeunes gousses sont utiles comme fourrage, bien que l’on ait signalé que les feuilles fraîches peuvent causer des désordres digestifs sur le bétail durant la saison sèche. On tire du bois de cœur une huile non siccative qui convient comme lubrifiant pour les machines lourdes.

Le bois réduit en poudre, les feuilles et l’huile des graines sont employés en médecine traditionnelle en Inde, notamment pour traiter les maladies de la peau. On rapporte qu’en Afrique tropicale les feuilles sont employées comme stimulant et pour traiter la blennorragie et les blessures.

Production et commerce international

En Inde, le bois de Dalbergia sissoo est très recherché, et son prix moyen est pratiquement aussi élevé que celui du teck. On en exporte du contreplaqué tranché.

Propriétés

Le bois de Dalbergia sissoo de bonne qualité ressemble à celui de Dalbergia latifolia Roxb., et peut également être appelé “palissandre de l’Inde”. Cependant, le bois de Dalbergia sissoo, provenant de plantations en particulier, est souvent de moins bonne qualité et moins décoratif. Le bois de cœur est brun doré à brun foncé, souvent avec des raies d’un brun profond, et il est bien différencié de l’aubier qui est blanchâtre à brun pâle. Le fil est droit, parfois contrefil, le grain est moyennement grossier. La densité du bois est de 750–800 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage à l’air doit être mené avec précaution et lentement car le bois se fend aisément en bout lors du séchage. Des planches de 2,5 cm d’épaisseur prennent 12–15 jours pour sécher en séchoir de l’état vert à 12% d’humidité. Les taux de retrait de l’état vert à anhydre sont de 2,7–3,4% dans le sens radial et 4,9–5,6% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est très stable en service.

Le bois est dur, résistant et élastique. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 91–104 N/mm², le module d’élasticité de 9300–11 500 N/mm², et la compression axiale de 51–60 N/mm².

Le bois est assez facile à scier et à travailler. Il se rabote en donnant une surface lisse, et prend un excellent poli. Le tournage, le vissage, le polissage et le collage donnent de bons résultats, et le bois peut être déroulé ou tranché pour faire des placages et contreplaqués décoratifs. Le bois de cœur est durable, mais l’aubier est sujet aux dégâts d’insectes et de champignons. La valeur énergétique du bois est d’environ 21 800 kJ/kg.

La teneur des feuilles en protéines brutes est de 12,5–24% par rapport au poids sec. Le bois, les racines et les feuilles ont montré une action insecticide. Les extraits éthanoliques de feuilles ont montré une action anti-inflammatoire significative dans des essais sur des rats, sans effets secondaires sur les muqueuses gastriques.

Description

  • Arbre caducifolié de taille moyenne atteignant 30 m de haut ; fût souvent tortueux, dépourvu de branches jusqu’à 8(–20) m, atteignant 80(–100) cm de diamètre, dépourvu de contreforts ; surface de l’écorce grise à gris brunâtre, rugueuse, fissurée longitudinalement et irrégulièrement écailleuse ; cime étalée, irrégulière.
  • Feuilles disposées en spirale, composées imparipennées à 3–5 folioles ; stipules petites, caduques ; pétiole et rachis finement poilus, en zigzag ; pétiolules d’environ 0,5 cm de long ; folioles alternes, largement obovales à elliptiques, de 3,5–6(–9) cm × 3–4,5(–7) cm, abruptement acuminées à l’apex, finement coriaces, finement poilues sur le dessous mais glabrescentes.
  • Inflorescence : panicule terminale ou axillaire de 3, 5–10(–15) cm de long, à ramifications lâches, finement poilue, portant de nombreuses fleurs.
  • Fleurs bisexuées, papilionacées, de 6–9 mm de long, sessiles ; calice campanulé, d’environ 4 mm de long, lobes plus courts que le tube, lobe inférieur plus long, lobes supérieurs fusionnés ; corolle blanchâtre à jaune pâle, à étendard obovale et à ailes et carène munies d’un onglet ; étamines 9–10, fusionnées en tube, mais libres dans leur partie supérieure ; ovaire supère, à stipe distinct à la base, style court.
  • Fruit : gousse plate, elliptique à oblongue, papyracée, de 4,5–10 cm × 1–1,5 cm, à stipe jusqu’à 1 cm de long, glabre, à nervation réticulée, indéhiscente, renfermant 1–3(–4) graines. Graines réniformes, de 8–10 mm de long.
  • Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Dalbergia est un grand genre pantropical qui comprend quelque 250 espèces. L’Asie tropicale et l’Amérique tropicale en ont environ 70 espèces chacune, l’Afrique continentale une cinquantaine, et Madagascar un peu plus d’une quarantaine. Dalbergia sissoo ressemble à Dalbergia latifolia, qui peut en être distingué par ses folioles arrondies ou émarginées à l’apex, et par ses gousses plus larges.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; (27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm)) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; (42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm) ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; (45 : vaisseaux de deux classes de diamètre distinctes, bois sans zones poreuses) ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; (69 : fibres à parois fines à épaisses) ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 82 : parenchyme axial aliforme ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 91 : deux cellules par file verticale ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Structure étagée : 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés ; 122 : rayons et/ou éléments axiaux irrégulièrement étagés (échelonnés).
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

Les semis et les gaulis de Dalbergia sissoo ont une forte racine pivotante avec de nombreuses racines latérales fibreuses, dont certaines pourront se développer ultérieurement en fortes racines superficielles. Les jeunes arbres peuvent avoir une croissance rapide ; dans des conditions exceptionnelles, ils peuvent atteindre 3,7 m en 1 an, 11 m en 5 ans, et 15 m en 10 ans, mais en général ils atteignent 5 m en 5 ans, 10 m en 10 ans et 17 m (avec un diamètre de fût moyen de 25 cm) en 20 ans. On a enregistré un accroissement annuel en volume de 22,5 m³/ha pour de jeunes plantations en stations favorables au Pakistan, cependant un chiffre de 10–17 m³/ha est plus habituel. En conséquence, dans les années 1970 les forestiers africains avaient placé de grands espoirs dans Dalbergia sissoo, mais ils ont été souvent déçus parce que la croissance ne répondait pas à leurs espoirs. Dans des plantations de Dalbergia sissoo âgées de 8 ans au Burkina Faso, par exemple, l’accroissement annuel en volume a été estimé à 6,5 m³/ha. Dans des plantations âgées de 8 ans dans le nord de la Côte d’Ivoire, le taux de survie était supérieur à 90%, la hauteur de 5–6 m, et le diamètre de tige de 6–10 cm. Dans des plantations expérimentales âgées de 6 ans en Tanzanie, de jeunes arbres de la meilleure provenance plantés à un espacement de 2,5 m × 2,5 m avaient un taux de survie de 96%, une hauteur moyenne de 3,1 m et un diamètre de tige moyen de 3,75 cm. Dans le nord du Cameroun le taux de survie initial et la croissance initiale étaient satisfaisants, mais après 18–20 ans seul un petit nombre d’arbres avait survécu. En Afrique de l’Ouest sèche, les seuls cas de succès réel sont les plantations ornementales ou des arbres isolés.

Les sujets de Dalbergia sissoo sont souvent entourés de nombreux drageons. C’est une essence exigeante en lumière, et seuls des arbres vigoureux atteignent de grandes dimensions en peuplements denses, aux dépens d’arbres plus faibles. Les arbres peuvent commencer à fleurir à un âge précoce ; dans des plantations expérimentales en Tanzanie, les arbres ont commencé à fleurir 3 ans après la plantation. Dans les régions de savanes d’Afrique occidentale et centrale, les arbres fleurissent en général dans la deuxième moitié de la saison sèche, en même temps que poussent les nouvelles feuilles. Les fleurs sont très visitées par les abeilles. Les gousses minces sont dispersées par le vent. Dalbergia sissoo forme des nodules avec des bactéries fixatrices d’azote du genre Rhizobium.

Ecologie

Dans son aire naturelle de répartition en Asie subtropicale, Dalbergia sissoo se rencontre dans la forêt décidue ouverte, sur des sols alluviaux qui sont périodiquement inondés et le long des rivières, jusqu’à 1500 m d’altitude. Il colonise des stations perturbées par l’inondation ou par l’érosion. Les arbres adultes sont très résistants à la sécheresse, et peuvent supporter jusqu’à 9 mois secs et une pluviométrie annuelle moyenne de seulement 400 mm. En Afrique, Dalbergia sissoo est souvent planté dans des régions à 600–900 mm de pluviométrie annuelle, ce qui est trop sec pour la plupart des autres essences à bois d’œuvre. Cependant, pour avoir une croissance optimale il lui faut plus de 1000 mm de pluviométrie annuelle. Dalbergia sissoo tolère des températures minimales de –4°C. Il n’est pas résistant au feu. Il préfère des sols poreux, à texture légère, acides à neutres avec une humidité suffisante. La croissance est retardée sur des sols mal drainés ou pierreux.

Multiplication et plantation

Dalbergia sissoo peut être multiplié par graines. Le poids de 1000 graines est de 18–25 g. Si on les entrepose sèches ou en chambre froide, les semences restent viables jusqu’à 1,5 an. En général on n’extrait pas les graines des gousses, mais on brise celles-ci en segments renfermant une seule graine. Les semences ne présentent pas de dormance, et le taux de germination peut être proche de 100% lorsqu’on emploie des semences fraîches provenant d’arbres parvenus à maturité. Un prétraitement des graines n’est pas nécessaire, mais un trempage dans l’eau pendant 12–24 heures accélère la germination. La germination de semences fraîches prend 7–21 jours. Au Sénégal, on recommande un ombrage aux heures les plus chaudes de la journée durant la période de germination.

La plantation par stumps donne de très bons résultats, en utilisant des stumps provenant de semis de 0,5–2 ans avec une longueur de racine de 25 cm environ et une longueur de tige d’environ 7,5 cm. En Inde, on a mis au point des méthodes efficaces de culture de tissus, et on pratique la multiplication de masse in vitro de Dalbergia sissoo à partir de cals d’apex ou de segments de pousses. On peut aussi employer pour la multiplication des drageons ainsi que des boutures de racine ou de tige.

Pour la production de bois d’œuvre, on plante Dalbergia sissoo en peuplements purs, généralement traités par coupe à blanc suivie de régénération artificielle ; l’espacement varie de 1 m × 2 m à 3 m × 3 m. Dans les systèmes agroforestiers, on fait des cultures intermédiaires annuelles, et on le plante à un espacement de 4,5 m × 4,5 m ou plus.

Gestion

Des désherbages réguliers sont nécessaires pendant plusieurs années. L’élagage des jeunes arbres aide à produire des fûts libres de branches. Une première éclaircie est recommandée 5–6 ans après la plantation, et ensuite des éclaircies à 15 et 20 ans pour arriver à une densité finale de 200 tiges/ha. En Inde et au Pakistan, on applique des révolutions de 10–22 ans pour la production de bois de feu en plantations irriguées, et de 40–60 ans pour obtenir des bois d’œuvre de bonne qualité.

Les arbres peuvent être traités en taillis, bien qu’on ait observé que dans ce cas ils perdent leur vigueur après 2–3 révolutions de taillis. L’étêtage des arbres d’ornement est pratiqué avec succès dans le nord du Cameroun. Dalbergia sissoo est une essence très envahissante, montrant des caractéristiques d’essence pionnière, et il peut devenir une adventice indésirable, comme cela a été le cas en Australie.

Maladies et ravageurs

Fusarium solani et Fusarium oxysporum causent des dommages étendus dans des plantations en Asie, notamment sur des stations à sol argileux et sujettes à un engorgement régulier. Les symptômes sont un enroulement des jeunes feuilles, un dépérissement et une décoloration des autres feuilles, et l’apparition de stries rouges sur les couches externes de l’aubier. Ganoderma lucidum cause une pourriture des racines, généralement sur des arbres âgés, et divers autres champignons s’attaquent aux feuilles, provoquant des maladies telles que taches foliaires, flétrissure des feuilles et oïdium. Des champignons responsables de rouille des feuilles (Uredo sissoo et Maravalia achroa) peuvent être pathogènes dans les pépinières. On a signalé au Népal de sérieux dépérissements dus à des maladies.

Les arbres sont attaqués par divers insectes tels que mineuses des feuilles, défoliateurs et foreurs de la tige, mais cela ne cause pas de sérieux dégâts sur des arbres poussant dans des conditions favorables. Des plantes parasites (Tapinanthus spp.) s’attaquent à Dalbergia sissoo dans le nord du Cameroun. Pour lutter contre ces plantes parasites, il faut couper les branches attaquées.

Ressources génétiques

Il n’y a pas de signe que Dalbergia sissoo soit menacé d’érosion génétique. Dans la nature, il se comporte en essence pionnière dans des milieux dynamiques, et il est largement planté et s’échappe régulièrement des plantations. De petites collections de ressources génétiques existent au Burkina Faso, au Nigeria et en Ethiopie, avec un total d’une dizaine d’entrées.

Sélection

On a noté une variation considérable dans la forme du fût et les taux de croissance, même sur des plants d’un an. Cela indique de larges possibilités de sélection et d’amélioration afin d’obtenir des arbres supérieurs pour des plantations de bois d’œuvre adaptées à des conditions particulières de climat et de sol. Au Népal, en Inde et au Bangladesh, il existe déjà des programmes d’amélioration pour Dalbergia sissoo.

Perspectives

Dalbergia sissoo est un arbre à usages multiples qui convient pour être incorporé dans des systèmes agroforestiers, non seulement pour fournir des produits utiles tels que bois d’œuvre, bois de feu et fourrage, mais également pour améliorer le sol, lutter contre l’érosion et protéger les cultures contre des conditions climatiques défavorables. En outre, il convient pour des régions semi-arides, il est facile à multiplier, et il montre une croissance rapide en comparaison d’autres Dalbergia spp., et en tant que tel il mérite d’être planté plus largement en Afrique. Ses principaux inconvénients sont la forme généralement médiocre de son fût, et sa sensibilité au feu et à Tapinanthus. Des essais en Tanzanie ont montré que le choix de la provenance est très important pour les résultats de plantations dans des conditions écologiques et climatologiques particulières. Cela souligne l’intérêt d’avoir en Afrique de vastes collections de ressources génétiques, et l’opportunité d’essais de provenances sur le terrain avant l’établissement de plantations.

Références principales

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Autres références

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  • Peltier, R., 1988. Résultats des essais forestiers au Nord-Cameroun. Tome 1. Institut de la recherche agronomique, Centre de Maroua, Cameroon. 80 pp.

Sources de l'illustration

  • Berhaut, J., 1976. Flore illustrée du Sénégal. Dicotylédones. Volume 5. Légumineuses Papilionacées. Gouvernement du Sénégal, Ministère du Développement Rural et de l’Hydraulique, Direction des Eaux et Forêts, Dakar, Senegal. 658 pp.
  • Townsend, C.C., 1974. Leguminales. In: Townsend, C.C. & Guest, E. (Editors). Flora of Iraq. Vol. 3. Ministry of Agriculture and Agrarian Reform, Republic of Iraq. 662 pp.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2008. Dalbergia sissoo Roxb. ex DC. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 11 avril 2019.


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