Dais cotinifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Fibre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Dais cotinifolia L.


Protologue: Sp. pl. ed. 2, 1: 556 (1762).
Famille: Thymelaeaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 18

Noms vernaculaires

  • Pompon tree, African button flower (En).

Origine et répartition géographique

On trouve Dais cotinifolia en Tanzanie, au Malawi, au Zimbabwe, en Afrique du Sud, au Swaziland et au Lesotho. Il a été introduit dans les hautes terres du Kenya et de la Tanzanie comme plante ornementale. Il est planté en Europe depuis le XVIIIe siècle et a également été introduit dans d’autres parties du monde.

Usages

L’écorce fibreuse est utilisée en vannerie et pour fabriquer des liens et des cordes tressées résistantes. Dais cotinifolia a une valeur ornementale et est fréquemment planté comme arbre ou arbuste ornemental en Afrique de l’Est et en Afrique australe. La décoction de feuilles se boit pour traiter les maux d’estomac en Afrique du Sud.

Propriétés

Les fibres ultimes de l’écorce ont une longueur de (2,8–)3,1(–3,5) mm et une épaisseur de (10–)12(–15) μm. Les fibres seraient très résistantes.

Description

Arbuste ou petit arbre fortement ramifié atteignant 8(–15) m de haut ; cime arrondie ; branches brun foncé ou brun grisâtre, striées, glabres. Feuilles opposées ou alternes, souvent à l’extrémité des branches, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de (2–)4–6 mm de long ; limbe largement lancéolé à elliptique, de (2,5–)3–9(–15) cm × (1,5–)2–5(–6,5) cm, apex aigu à obtus, plus ou moins coriace, glabre, d’une teinte légèrement bleuâtre au-dessus, vert clair au-dessous, pennatinervé, nervure médiane et nervures latérales jaunes ou vert pâle au-dessous et légèrement en relief. Inflorescence : dense capitule terminal atteignant 4 cm de diamètre, à 20–60 fleurs ; pédoncule atteignant 8 cm de long ; bractées de l’involucre (2–)4(–6), ovales à presque orbiculaires, de 8–16 mm × 5–14 mm, les bractées extérieures étant les plus grandes, coriaces, vertes, devenant marron ou noires, persistantes. Fleurs bisexuées, régulières, lilas, roses ou blanches, odorantes ; tube du calice cylindrique, souvent légèrement courbé, de 10–30 mm de long, à poils soyeux à l’extérieur, moins densément poilu à l’intérieur, lobes 5, étroitement ovales, inégaux, de 4–8(–10) mm × 1–2(–3) mm, poilus à l’extérieur, moins poilus à l’intérieur ; pétales absents ; étamines 10, en 2 verticilles de longueur inégale, insérés sur le tube du calice ; ovaire supère, 1-loculaire, style filiforme, d’environ 22 mm de long chez les fleurs brévistyles, 24,5 mm de long chez les fleurs mésostyles et 29 mm de long chez les fleurs longistyles. Fruit : nucule sèche, brun rougeâtre, enfermée dans la base du tube du calice persistant. Graines petites, noires, à tégument crustacé.

Dais cotinifolia pousse rapidement ; en Afrique du Sud, les arbres atteignent leur taille définitive en 4–5 ans. Les fleurs sont produites sur les pousses de l’année précédente. L’espèce est allogame. En Afrique australe, la floraison a lieu en novembre–février et la fructification en janvier–avril.

Le genre Dais comprend 2 espèces, la deuxième étant Dais glaucescens Decne. ex C.A.Mey. qui est endémique de Madagascar.

Ecologie

Dais cotinifolia se rencontre à 1200–2300 m d’altitude, à la lisière de la forêt sempervirente, dans la savane herbeuse, le long des cours d’eau et sur les versants rocailleux des montagnes. Il est relativement résistant à la sécheresse. Les jeunes arbres doivent être protégés du gel pendant les deux premières années, mais les arbres adultes résistent au gel.

Gestion

Dais cotinifolia est facile à multiplier par graines ou par bouturage. Il peut être taillé. On signale Dais cotinifolia comme étant sensible à la maladie rose due à Corticium salmonicolor (synonyme : Erythricium salmonicolor). Parmi les symptômes, on constate un dépérissement des branches et des tiges lorsque des chancres ceinturent le tronc, caractérisés par une exsudation de gomme, la fissuration de l’écorce due à la mort du cambium et d’abondantes excroissances mycéliennes roses.

Ressources génétiques

En Afrique australe, les arbres sont récoltés de manière destructive pour leur écorce, mais rien n’indique que Dais cotinifolia soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Les fibres de l’écorce de Dais cotinifolia sont résistantes et permettent de confectionner des cordes d’excellente qualité. Il existe cependant peu de données chiffrées sur les propriétés des fibres et des recherches dans ce domaine se justifient.

Références principales

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  • Peterson, B., 1978. Thymelaeaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 37 pp.
  • Peterson, B., 2006. Thymelaeaceae. In: Pope, G.V., Polhill, R.M. & Martins, E.S. (Editors). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 3. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 85–117.
  • van Wyk, B.E. & Gericke, N., 2000. People’s plants: a guide to useful plants of southern Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 351 pp.

Autres références

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  • Huxley, A. (Editor), 1992. The new Royal Horticultural Society dictionary of gardening. Volume 2. MacMillan Press, London, United Kingdom. 747 pp.
  • Hyde, M.A. & Wursten, B., 2009. Thymelaeaceae. [Internet ] Flora of Zimbabwe. http://www.zimbabweflora.co.zw/ speciesdata/ family.php?family_id=220. February 2009.
  • Lovett, J.C., Ruffo, C.K., Gereau, R.E. & Taplin, J.R.D., 2006. Field guide to the moist forest trees of Tanzania. [Internet] Centre for Ecology Law and Policy, Environment Department, University of York, York, United Kingdom. http://celp.org.uk/ projects/ tzforeco/. February 2009.
  • Medina, J.C., 1959. Plantas fibrosas da flora mundial. Instituto Agronômico Campinas, Sao Paulo, Brazil. 913 pp.
  • Pienaar, K., 2003. Gardening with indigenous plants. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 96 pp.
  • Roux, J. & Coetzee, M.P.A., 2005. First report of pink disease on native trees in South Africa and phylogenetic placement of Erythricium salmonicolor in the Homobasidiomycetes. Plant Disease 89(11): 1158–1163.
  • van der Walt, L., 2000. Dais cotinifolia L. [Internet] South African National Biodiversity Institute, Kirstenbosch, South Africa. http://www.plantzafrica.com/ plantcd/ daiscotonifolia.htm. February 2009.
  • van Wyk, B. & van Wyk, P., 1997. Field guide to trees of southern Africa. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 536 pp.
  • Zavada, M.S. & Lowrey, T.K., 1995. Floral heteromorphism in Dais cotinifolia l. (Thymelaeaceae): a possible case of heterostyly. Bulletin du Muséum National d’Histoire Naturelle, 4e série, 17, section B, Adansonia 1–2: 11–20.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 11 juillet 2021.


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