Cylicodiscus gabunensis (PROTA)

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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fruit ; 4, graine. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
port de l'arbre
base du fût
houppier
fût
tranche
écorce
fruit
fruit ouvert avec graine
panneau de pont
bois
parqueterie
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Cylicodiscus gabunensis Harms


Protologue: Engl. & Prantl, Nat. Pflanzenfam., II–IV Nachtr. 1: 192 (1897).
Famille: Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)

Synonymes

  • Piptadenia gabunensis (Harms) Roberty (1954).

Noms vernaculaires

  • Okan, bouémon (Fr).
  • Okan, denya, African greenheart (En).

Origine et répartition géographique

Cylicodiscus gabunensis est présent dans la zone forestière s’étendant de la Côte d’Ivoire au Gabon et au Congo.

Usages

Le bois (noms commerciaux : okan, denya) est utilisé pour les constructions lourdes y compris la construction maritime, les vannes d’écluses et les ponts, la parqueterie lourde, la menuiserie, la charronnerie, les étais de mine, la construction navale et en particulier les appontements, le mobilier y compris les meubles de jardin, les articles de sport, les outils agricoles, les traverses de chemin de fer, les objets sculptés et tournés. Au Nigeria, il sert à fabriquer les pontons. On l’emploie également comme bois de feu et pour produire du charbon de bois.

Moutons et chèvres broutent son feuillage. L’écorce remplace le savon et est utilisée en guise de poison de pêche.

Une décoction de l’écorce administrée en lavement permet de soigner les maux d’estomac, et absorbée ou versée dans l’eau du bain, elle sert d’antalgique et d’antivomitif, à soigner les maladies vénériennes, le paludisme, le psoriasis et les rhumatismes. Une macération de feuilles est utilisée en cas de migraine.

Production et commerce international

Pour le Gabon, les exportations annuelles de grumes d’okan se sont élevées à près de 13 600 m³ entre 2000–2004. En 2003, le Cameroun a exporté environ 70 m³ de grumes et près de 7900 m³ de sciages, dont 6000 m³ vers l’Europe ; en 2004, il a exporté environ 8500 m³ de sciages, dont 6700 m³ vers l’Europe.

Propriétés

Le bois de cœur est brun jaunâtre, souvent avec une légère nuance verte, fonçant lorsqu’il est exposé à la lumière au brun rougeâtre avec une teinte jaunâtre ou verdâtre ; il se distingue nettement de l’aubier, qui est rose pâle, et épais de 5–8 cm. Le bois est contrefil, le grain est moyennement grossier. Il est souvent légèrement strié et satiné, et dégage une odeur désagréable lorsqu’on le coupe.

Le bois est très lourd et dur. A 12% d’humidité, la densité est de 770–1100 kg/m³. Les taux de retrait au séchage sont modérés à élevés : le retrait radial est de 3,0% et le retrait tangentiel de 3,5% entre le bois vert et le bois à 12% d’humidité, et, de l’état vert à anhydre, le retrait radial se situe à 4,0–7,3% et à 7,2–10,4% pour le retrait tangentiel. Le bois doit sécher à l’air assez lentement ou être mis en séchoir avec prudence, pour éviter les déformations. Une fois sec, il est modérément stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de (82–)129–230 N/mm², le module d’élasticité de 14 700–22 600 N/mm², la compression axiale de 64–108 N/mm², le cisaillement de 8–22 N/mm², le fendage de 12–29 N/mm, la dureté Janka de flanc de 10 600–12 800 N et la dureté Janka en bout de 11 340–13 740 N.

C’est un bois difficile à scier et à travailler qui a tendance à émousser les outils, et qui requiert donc de la force. Il est recommandé d’employer des scies à dents stellitées. Il est difficile d’obtenir un fini bien lisse à cause du contrefil. Pour le rabotage, c’est un angle de coupe de 15° qui permet d’obtenir les meilleurs résultats. Le bois a une bonne tenue au vissage et au clouage, mais il convient de faire des avant-trous. Les propriétés de collage, de teinture, de polissage et de peinture sont satisfaisantes, mais si l’on veut obtenir un poli exceptionnel, il faut utiliser un enduit bouche-pores. Le tournage donne de bons résultats. Le bois ne convient ni pour les placages ni pour les contreplaqués.

Le bois de cœur est très durable. Il a prouvé une excellente résistance naturelle aux champignons responsables de la pourriture du bois, aux xylophages du bois sec, aux térébrants marins et aux termites. Il n’absorbe pas les produits de préservation. L’aubier, quant à lui, est sensible aux champignons et aux vrillettes et doit être extrait avant que le bois ne soit transformé ; il est rebelle à l’imprégnation. La résistance aux champignons responsables de la pourriture du bois est due à la présence de composés tels que l’iso-okanine et l’okanine.

L’absorption et la digestibilité du feuillage sont élevées pour les chèvres. Des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des polyphénols, des coumarines, des triterpènes ou des stérols, et des sucres réducteurs ont été découverts dans l’extrait à l’acétate d’éthyle de l’écorce de la tige. L’extrait a également montré une activité antimicrobienne contre, notamment, Staphylococcus aureus, Proteus vulgaris et Bacillus cereus. Lors d’essais sur le rat, un extrait à l’acétate d’éthyle de l’écorce a révélé un effet antidiarrhéique appréciable. L’écorce a montré une activité antiplasmodique significative au cours d’essais sur la souris, ce qui corrobore son utilisation contre le paludisme en médecine traditionnelle.

Falsifications et succédanés

Le bois de Cylicodiscus gabunensis remplacerait celui de l’azobé (Lophira alata Banks ex P.Gaertn.) d’Afrique et du greenhart (Chlorocardium rodiei (Schomb.) Rohwer, H.G.Richt. & van der Werff) d’Amérique tropicale. Le bois d’œuvre de Piptadeniastrum africanum (Hook.f.) Brenan est analogue et commercialisé lui aussi en tant que bouémon africain.

Description

  • Arbre de grande à très grande taille atteignant 60 m de haut ; fût droit et cylindrique, dépourvu de branches jusqu’à 30(–35) m, atteignant 170(–300) cm de diamètre, s’élargissant à la base, quelquefois à contreforts bas et épais ou cannelé ; surface de l’écorce à écailles rectangulaires, brun noirâtre, écorce interne crème à jaune, fibreuse, à exsudat visqueux, jaunâtre ; cime étalée, hémisphérique ; ramilles glabres, noirâtres.
  • Feuilles alternes, composées bipennées avec 1–2 paires de pennes ; stipules absentes ou tombant précocement ; pétiole d’environ 2 cm de long, avec une glande à l’apex ; folioles alternes, 5–10 par penne, à pétiolule de 2–3 mm de long, elliptiques à lancéolées, de 4–10 cm × 2–5 cm, en général légèrement asymétriques à la base, acuminées à l’apex, glabres. Inflorescence : fausse grappe spiciforme, axillaire ou terminale, jusqu’à 15 cm de long, poilue, densément fleurie.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle d’environ 0,5 mm de long ; calice à tube d’environ 1,5 mm de long, denté, rougeâtre ; pétales libres, oblongs à lancéolés, d’environ 3 mm × 0,5 mm, blanchâtres ou jaunâtres ; étamines 10, libres, d’environ 5 mm de long ; ovaire supère, ellipsoïde, d’environ 1,5 mm de long, à stipe d’environ 1 mm de long, poilu, style mince.
  • Fruit : gousse linéaire aplatie atteignant 90 cm × 5 cm, brun rougeâtre, écailleuse, à nervures réticulées, déhiscente sur un côté, contenant de nombreuses graines.
  • Graines oblongues, plates, jusqu’à 7,5 cm de long y compris l’aile papyracée entourant la graine, brunes.
  • Plantule à germination épigée mais cotylédons demeurant à l’intérieur du tégument ; hypocotyle d’environ 1 cm de long, épicotyle de 5–10 cm.

Autres données botaniques

Le genre Cylicodiscus est monotypique et semble être assez isolé.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; (70 : fibres à parois très épaisses).
  • Parenchyme axial : 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 81 : parenchyme axial en losange ; (83 : parenchyme axial anastomosé) ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(N.P. Mollel, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Les semis tolèrent l’ombre, et on peut trouver de jeunes individus dans de petites clairières. Le fût des jeunes arbres est épineux. Les arbres sont caducifoliés ou sempervirents. Les individus adultes ont d’énormes cimes qui s’étalent dans la canopée supérieure de la forêt. Les jeunes feuilles sont rouges. Au Gabon, les arbres fleurissent en novembre–avril et les fruits mûrissent en mai–août. Au Nigeria, les arbres fleurissent en février–avril et en juin–septembre, alors que l’on a constaté des arbres en fruits en novembre–mars. Au Ghana, les fruits sont mûrs en janvier–février et en mai–juin. Les graines ailées sont dispersées par le vent. Elles sont consommées par plusieurs espèces de primates. La régénération naturelle est souvent éparse.

Ecologie

On trouve Cylicodiscus gabunensis tant en forêt décidue que sempervirente, mais il est surtout abondant dans les endroits bien drainés de la forêt semi-décidue. Au Gabon, il pousse disséminé dans les forêts primaires, mais peut être localement plus abondant dans les vieilles forêts secondaires.

Multiplication et plantation

Le poids de 1000 graines est d’environ 100 g. Les graines ne montrent pas de dormance et germent en 5–12 jours. Les sauvageons sont ramassés pour être repiqués.

Gestion

En général, Cylicodiscus gabunensis pousse disséminé et en faible densité dans la forêt. Au Gabon, le volume moyen de fûts est de 0,3 m³/ha, mais dans le sud-ouest du Cameroun il s’élève à 2,1 m³/ha pour des fûts dont le diamètre est supérieur à 60 cm. Au Ghana, le volume sur pied moyen est estimé à 267 m³/km², et le volume exploitable total (pour les fûts dont le diamètre dépasse 70 cm) à 866 400 m³ avec un volume de coupe autorisé de 21 600 m³/an.

Récolte

Les coupes sont difficiles car le bois dur émousse sérieusement les scies.

Rendement

A lui seul, un arbre de belle dimension peut fournir 15–20 m³ de bois d’œuvre utilisable.

Traitement après récolte

Les grumes sont durables et peuvent rester sur place en forêt quelque temps avant d’être transportées. Cependant si elles y restent longtemps, de profondes fentes apparaissent sur les sections transversales exposées, qui s’étendent ensuite dans la grume. Les grumes coulant dans l’eau, elles ne peuvent être transportées par flottage sur les rivières.

Ressources génétiques

Cylicodiscus gabunensis est assez répandu en Afrique de l’Ouest et centrale, les volumes d’exportation sont faibles, et il n’est pas souvent coupé pour être utilisé localement en raison de la dureté du bois. Ainsi ne semble-t-il pas actuellement menacé.

Perspectives

Il existe un marché à l’exportation pour le bois d’œuvre de Cylicodiscus gabunensis, qui est naturellement durable. Il pourrait bien remplacer d’autres essences durables qui se sont raréfiées à cause de la surexploitation, comme les espèces de Milicia. Toutefois, bien qu’il y ait un manque de données, il est probable que Cylicodiscus gabunensis ait une croissance lente, ce qui ne peut qu’entraver son exploitation durable dans la forêt naturelle.

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Sources de l'illustration

  • Villiers, J.-F., 1989. Leguminosae - Mimosoideae. Flore du Gabon. Volume 31. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 185 pp.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1985. Arbres des forêts denses d’Afrique Centrale. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 565 pp.

Auteur(s)

  • J. Ayarkwa, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana
  • F.W. Owusu, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Ayarkwa, J. & Owusu, F.W., 2008. Cylicodiscus gabunensis Harms. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 15 avril 2019.


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