Costus afer (PROTA)

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Costus afer Ker Gawl.


Protologue: Bot. Reg. 8: tab. 683 (1823).
Famille: Costaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 18, 36

Noms vernaculaires

  • Costus, gingembre spirale (Fr).
  • Bush cane, ginger lily, spiral ginger (En).
  • Fia ipqueté (Po).

Origine et répartition géographique

Costus afer est présent dans la zone de forêts qui s’étend du Sénégal jusqu’en Ethiopie et vers le sud jusqu’en Tanzanie, au Malawi et en Angola. Il est souvent planté dans les jardins familiaux à des fins médicinales.

Usages

Costus afer est couramment utilisé pour ses vertus médicinales dans toute l’Afrique tropicale. L’infusion d’inflorescence se prend pour traiter la tachycardie. Cette même infusion ou une infusion de rhizome se prend pour traiter les maux d’estomac. La tige, soit en décoction, soit écrasée, soit mâchée, ou encore le fruit pilé, parfois mélangés à du jus de canne à sucre, se prennent pour traiter la toux, les problèmes respiratoires et le mal de gorge. La fumée de tige séchée s’inhale, également pour traiter la toux. Le jus des feuilles s’utilise comme collyre pour traiter les troubles oculaires et en gouttes nasales pour soigner les maux de tête accompagnés de vertiges, ainsi qu’en frictions pour traiter les œdèmes et la fièvre. Le jus des feuilles ou la décoction de rhizome s’ingèrent pour traiter le paludisme. Le jus de la tige s’emploie en cas d’incontinence urinaire, de maladies vénériennes, de jaunisse, ainsi que pour prévenir les fausses couches. Acide et rubéfiant, ce jus cause une sensation de brûlure sur les plaies ouvertes, mais il est analgésique et cicatrisant, et on l’emploie pour différentes affections dermatologiques. La décoction de tige se prend couramment pour traiter l’arthrite rhumatoïde. L’infusion des parties aériennes séchées s’ingère pour traiter l’hypertension. Les tiges réduites en poudre servent en lavement pour traiter les vers et les hémorroïdes. Les tiges réduites en pâte et prises avec de l’eau sont fortement diurétiques. Au Nigeria, la tige écorcée se mâche pour traiter la nausée et étancher la soif. Un extrait de la tige à l’eau froide se prend pour traiter les petites crises d’épilepsie. La pulpe de rhizome s’applique sur les abcès et les ulcères pour les faire mûrir, et sur les dents pour soigner les odontalgies ; dans de l’eau, on la prend pour traiter la diarrhée et la dysenterie amibienne. En décoction ou cru, le rhizome se prend pour traiter la lèpre et les maladies vénériennes. Au Gabon, le jus de tige en friction sur le corps sert à traiter la colique.

Au Togo, Costus afer se cultive parfois pour l’écorce de la tige, qui sert à faire des dessous de plats et des paniers. En Ouganda, des tentatives pour fabriquer du papier ont été couronnées de succès. En R.D. du Congo, les tiges sont utilisées pour construire des maisons. On peut utiliser le jus pour coaguler le latex ; il sert également dans les crèmes hydratantes pour la peau. En Afrique de l’Ouest, on utilise Costus afer comme fourrage pour les petits ruminants et les volailles et les feuilles servent de nourriture aux escargots. La plante est couramment employée dans les cérémonies et à des fins religieuses.

Propriétés

La tige, les graines et le rhizome de Costus afer contiennent plusieurs sapogénines stéroïdiques, dont la diosgénine est la plus importante. Le rhizome en produit 0,5%. La diosgénine est une matière première très importante, qui sert de précurseur dans la synthèse de toutes sortes de médicaments stéroïdes, y compris les corticostéroïdes, les hormones sexuelles, les contraceptifs oraux et les anabolisants. Les rhizomes contiennent également des saponines : les aférosides A–C ainsi que la dioscine et la paryphylline C ; et un hétéroside à flavonoïde, le kaempférol 3-O-α-L-rhamnopyranoside. Ce dernier composé a révélé une capacité à activer la cytotoxicité du cisplatine in vitro dans une lignée de cellules cancéreuses du côlon chez l’homme.

Les sesquiterpénoïdes constituaient le groupe le plus abondant de composés volatils dans l’huile essentielle de feuilles de Costus afer provenant de l’ouest du Nigeria, le principal composé étant le sesquilavandulyl acétate (17,0%), suivi du β-caryophyllène (12,3%) et du Z,E-farnésol (9,9%). L’huile essentielle n’a fait ressortir aucune activité antimicrobienne. On trouve dans le rhizome un alcaloïde apparenté à la papavérine, qui entraîne un relâchement du muscle lisse et a des vertus antispasmodiques, diurétiques et déprimantes du système nerveux central dans des essais menés sur des animaux. La fraction saponine des rhizomes et l’extrait méthanolique de feuilles ont montré une activité abortive significative chez des rats. Des extraits au chloroforme et au méthanol des parties aériennes se sont avérés réduire significativement l’œdème de la patte provoqué par la carraghénine chez des rats. L’extrait au méthanol du rhizome fait ressortir une activité anti-inflammatoire topique significative dans l’œdème de l’oreille de souris provoqué par le crotonaldéhyde. L’extrait au chloroforme a amélioré tous les signes liés à la polyarthrite induite par adjuvant chez les rats. Les extraits ont retardé la diarrhée provoquée par l’acide arachidonique et l’huile de ricin chez les rats.

L’extrait aqueux des feuilles et des tiges a montré une activité antibactérienne et amibicide significative in vitro. L’extrait méthanolique de feuille fait ressortir une cytotoxicité significative dans l’essai à l’Artemia. Le même extrait a montré une activité moyenne d’anesthésiant local dans un test cutané sur des cobayes, et a contracté l’iléon du cobaye d’une manière dépendante de la concentration. L’extrait a fait ressortir une activité antihyperglycémique, et réduit le taux de glucose dans le sang de 50% dans l’hyperglycémie induite par la streptozotocine (STZ) chez des rats mâles ; à forte dose, cependant, le taux de glucose sanguin a augmenté.

Falsifications et succédanés

La diosgénine s’obtient principalement à partir de Dioscorea spp., mais elle est présente également chez la plupart des Costus spp., et est obtenue en particulier à partir de l’espèce ornementale Costus speciosus (Fenzl) K.Schum. Une autre espèce dont la graine contient des concentrations élevées de diosgénine est le fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.).

Description

  • Plante herbacée vivace, rhizomateuse, atteignant 4 m de haut.
  • Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; gaine tubulaire, fermée, verte maculée de taches violettes ; ligule de 4–8 mm de long, coriace, glabre ; pétiole de 4–12 mm de long ; limbe elliptique à obovale, de 15–35 cm × 3,5–9,5 cm, base arrondie à subcordée, apex acuminé, bord légèrement poilu, habituellement glabre en dessus, parfois brièvement poilu en dessous.
  • Inflorescence : épi terminal très compact et conique de 2,5–7,5 cm de long, sessile ; bractées oblongues, convexes, d’environ 3,5 cm de long, densément imbriquées, celles du haut souvent plus petites, apex tronqué à arrondi, vertes marquées de violet, sous-tendant chacune 2 fleurs ; bractéoles carénées, d’environ 2,5 cm × environ 1 cm, carène épaisse et côtelée, vert pâle marqué de rose, à bord rose, mince et papyracé.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes, 3-mères ; tube du calice de 1,5–2 cm de long, dents d’environ 5 mm de long, triangulaires, bord rose ; tube de la corolle d’environ 2 cm de long, poilu à l’intérieur, enfermé dans la bractée, lobes oblongs à ovales, de 3–4 cm de long, cucullés à l’apex, transparents à blancs, labelle (lèvre) largement triangulaire, en entonnoir, d’environ 2,5 cm × 2,5 cm, opposé à l’étamine, blanc ou teinté de rose vers le bord et garni d’une ligne centrale jaune orangé jusqu’à la base du tube de la corolle ; étamine 1, libre, pétaloïde, ovale, d’environ 3 cm × 1 cm, entière, blanche, anthère d’environ 7 mm de long, rattachée par le milieu au filet ; ovaire infère, 3-loculaire, style 1, filiforme.
  • Fruit : capsule ellipsoïde d’environ 1 cm de long, loculicide, contenant de nombreuses graines.
  • Graines noires, à arille.

Autres données botaniques

Le genre Costus est pantropical et comprend environ 70 espèces, dont 40 environ se trouvent en Amérique tropicale, 25 en Afrique tropicale et près de 5 en Asie du Sud-Est. Il y a un grand besoin de révision des espèces africaines de Costus, en particulier les grandes espèces forestières, qui sont difficiles à récolter en herbier. Costus afer et Costus lucanusianus J.Braun & K.Schum. sont des espèces étroitement apparentées, qui diffèrent surtout par la forme de l’inflorescence, le nombre de fleurs enfermées par les bractées et la couleur des fleurs. Chez Costus afer, l’inflorescence a une forme de cône, chaque bractée recouvre 2 fleurs et la corolle est blanche et possède une gorge jaune, tandis que chez Costus lucanusianus l’inflorescence est globuleuse, chaque bractée ne recouvre qu’une fleur et la corolle est blanche avec une lèvre rouge et une gorge jaune. Dans le sud du Nigeria, Costus afer et Costus lucanusianus donnent des hybrides.

D’autres Costus spp. ont des usages médicinaux en Afrique de l’Ouest ; ce sont Costus deistelii K.Schum., Costus dubius (Afzel.) K.Schum., Costus englerianus K.Schum., Costus schlechteri Winkler et l’espèce ornementale Costus spectabilis (Fenzl) K.Schum. Un extrait d’inflorescences et de tiges de toutes les espèces se prend pour traiter la toux et les maux d’estomac. Le jus des feuilles et de la tige s’utilise en collyre pour traiter les infections oculaires, en gouttes nasales pour soigner les maux de tête, et en frictions ou en bains de vapeur pour traiter les œdèmes et la fièvre ; il s’emploie aussi dans le traitement de l’incontinence urinaire, des maladies vénériennes, de la jaunisse et pour prévenir les fausses couches. La pulpe de rhizome s’applique sur les abcès, les ulcères et le ver de Guinée pour les faire mûrir. La décoction de rhizome de Costus dubius se prend pour traiter l’épilepsie ; elle a également des vertus diurétiques et fébrifuges. Les feuilles bouillies de Costus schlechteri s’emploient aussi dans le traitement de la petite vérole et s’ingèrent pour traiter le diabète. Les rhizomes de Costus deistelii produisent 0,25% de sapogénines stéroïdiques totales, avec 0,15% de diosgénine.

Croissance et développement

Costus afer est une plante à croissance très vigoureuse. Elle fleurit et fructifie toute l’année, mais cela dépend de l’humidité du sol.

Ecologie

Costus afer est présent dans les endroits humides des forêts et des lisières forestières, jusqu’à 1400 m d’altitude. Dans le sud du Nigeria, Costus afer est une adventice des champs de riz. En culture, il exige un sol riche, humide et bien drainé (il faut deux parts de sphaignes pour une part de limon et une part de sable extra-siliceux). Il réussit bien dans les endroits ombragés à directement ensoleillés.

Multiplication et plantation

Costus afer peut être multiplié par graines ainsi que par boutures de tige ou de rhizome. Ces tiges et rhizomes sont coupés en tronçons de 2,5 cm de long et plantés dans un mélange de sable et de sphaignes. On a réussi à conserver des cultures de pousses multiples in vitro de Costus afer ; au bout d’une année de conservation dans de la paraffine liquide, des taux de survie élevés (70–100%) ont été observés, et même après deux ans, 75% des cultures de Costus afer restaient viables.

Maladies et ravageurs

Au Cameroun, Costus afer est l’hôte de la cochenille africaine des racines et des tubercules, Stictococcus veyssierei.

Récolte

Les tiges et les rhizomes de Costus afer sont récoltés au fur et à mesure des besoins dans la nature ou sur les plantes cultivées dans les jardins familiaux.

Ressources génétiques

En Ethiopie, Costus afer est récolté à grande échelle dans la nature à des fins médicinales, ce qui aboutit à une diminution du nombre de spécimens. Comme la demande en plantes médicinales s’accroît, les taux de récolte augmentent aussi. La situation est encore aggravée par la destruction de son milieu, dont sont responsables la pratique de l’agriculture sur brûlis, l’exploitation commerciale du bois et le ramassage du bois de feu. En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, Costus afer reste une espèce commune dans la végétation des sous-bois et n’est pas sujet à l’érosion génétique.

Perspectives

Costus afer est couramment utilisé comme plante médicinale en Afrique tropicale et plusieurs usages ont été confirmés par des essais pharmacologiques, bien qu’aucune évaluation systématique des composés actifs des différentes parties de la plante n’ait été effectuée. La teneur en diosgénine nécessite elle aussi un approfondissement des recherches, car elle est plus élevée que celle des Costus spp. cultivées à l’échelle commerciale pour produire cette substance. Costus afer a une certaine valeur comme plante ornementale.

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Sources de l'illustration

  • Koechlin, J., 1965. Zingiberaceae. Flore du Cameroun. Volume 4. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 19–95.

Auteur(s)

  • G. Aweke, P.O. Box 4278, Addis Ababa, Ethiopia

Citation correcte de cet article

Aweke, G., 2007. Costus afer Ker Gawl. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands.

Consulté le 13 novembre 2018.