Corchorus aestuans (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Médicinal | |
Fourrage | |
Fibre | |
Sécurité alimentaire | |
- Protologue: Syst. nat. ed. 10, 2: 1079 (1759).
- Famille: Tiliaceae (APG: Malvaceae)
- Nombre de chromosomes: 2n = 14.
Synonymes
- Corchorus acutangulus Lam. (1786).
Noms vernaculaires
- Gombo par terre, gombo rampant, gombo sauvage (Fr).
- West African mallow, East Indian mallow, jute (En).
- Msafa (Sw).
Origine et répartition géographique
Corchorus aestuans est une espèce pantropicale, dont certains pensent qu’elle est originaire des tropiques du Nouveau Monde en Amérique latine, et d’autres qu’elle vient des tropiques de l’Ancien Monde en Afrique et en Asie du Sud et du Sud-Est. Il est présent dans toute l’Afrique tropicale, du Sénégal à la Somalie et à l’Afrique du Sud, et il est par endroits cultivé.
Usages
La tige donne une fibre libérienne, qui peut être transformée en fil et en ficelle, mais le produit est plus grossier et moins durable que celui obtenu à partir de Corchorus capsularis L. (jute blanc). Les feuilles se consomment largement comme légume. Dans le nord du Bénin, par exemple, il est consommé comme légume-feuilles dans une sauce mucilagineuse, et sa culture pendant la saison des pluies pour la consommation domestique a été signalée au sud-ouest du Bénin. Cependant, la consommation de Corchorus aestuans est plus faible que celle de Corchorus olitorius L. et de Corchorus tridens L. cultivés. Chez certaines tribus en Afrique, Corchorus aestuans est tabou ; sa consommation est par exemple interdite chez les communautés Ouatchis du Togo. Au nord-est de l’Inde, les racines sont cuites comme légume. Le feuillage est brouté par tous les types de bétail.
En médecine traditionnelle africaine, l’extrait de racines ou de feuilles se prend pour traiter la gonorrhée, et l’extrait de la plante entière, dont les racines, est utilisé en injection pour traiter les écoulements urétraux. En R.D. du Congo, les feuilles sont pressées et le jus est inhalé pour traiter les maux de tête. En Inde, les graines sont utilisées pour traiter les maux d’estomac et la pneumonie. Les usages médicinaux aux Philippines sont comparables à ceux de Corchorus capsularis : les feuilles s’utilisent contre les maux de tête, et les graines, sous forme de poudre ou en décoction, comme tonique, carminatif et fébrifuge.
Production et commerce international
Les jeunes pousses et les feuilles, cultivées ou sauvages, sont vendues localement. Les jeunes plants sont également commercialisés.
Propriétés
La fibre est bonne, mais sa résistance est plus faible que celle de Corchorus capsularis et de Corchorus olitorius.
A la cuisson, les feuilles exsudent une grande quantité de mucilage, ce qui les rend très gluantes. Les graines contiennent 22,6% de protéines et 8,3–12,8% d’huile. Parmi les acides aminés dans les graines on trouve la valine, la lysine, la sérine, l’acide aspartique, la thréonine et la phénylalanine. L’huile contient du β -sitostérol et les acides gras suivants : acide palmitique, acide stéarique, acide oléique et acide linolénique. Les graines contiennent également de la corchorine, un hétéroside du groupe de la strophanthidine, et la quercétine, un flavonoïde.
L’extrait à l’éthanol de la plante entière a montré une activité anticancéreuse contre le carcinome de l’épiderme du nasopharynx en culture de tissus. La corchorusine D, un des nombreux hétérosides triterpénoïdes isolés des parties aériennes de la plante, a montré une activité anti-leucémique dans les lignées de cellules U937 et HL-60.
Falsifications et succédanés
En Afrique tropicale, les espèces sauvages et cultivées Corchorus olitorius et Corchorus tridens, et les espèces sauvages Corchorus asplenifolius Burch., Corchorus fascicularis Lam. et Corchorus trilocularis L. sont utilisées de la même manière que Corchorus aestuans. En Asie tropicale, Corchorus olitorius et Corchorus capsularis sont les principales espèces utilisées pour la production de fibre de jute industrielle, et Corchorus aestuans est seulement d’importance secondaire. D’autres espèces donnant des fibres telles que la roselle cultivée (Hibiscus sabdariffa L.) et l’espèce sauvage Hibiscus asper Hook.f., sont de bons substituts de Corchorus aestuans comme source de fibres à usage familial en Afrique rurale. Pour un usage comme légume, toutes les espèces de Corchorus énumérées et le gombo (Abelmoschus esculentus (L.) Moench. et Abelmoschus caillei (A.Chev.) Stevels) sont des substituts de Corchorus aestuans.
Description
Plante herbacée prostrée à ascendante, annuelle ou vivace, atteignant 50(–100) cm de haut ; tiges très ramifiées, poilues, rouge-brun. Feuilles alternes, simples ; stipules brusquement pointues, atteignant 1 cm de long, poilues ; pétiole de 0,5–3(–5,5) cm de long, poilu ; limbe étroitement à largement ovale ou elliptique, de 1,5–9 cm × 1–4,5 cm, base arrondie, habituellement à 2 soies basales atteignant 5 mm de long, apex aigu à arrondi, bord denté, à pubescence disséminée principalement sur les nervures, à 4–7 nervures basales. Inflorescence : fascicule axillaire, à 1–3 fleurs ; pédoncule atteignant 2 mm de long ; bractées atteignant 3 mm de long, brusquement pointues. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle atteignant 3 mm de long, sépales libres, linéaires, de 3–4 mm de long, acuminés ; pétales libres, étroitement obovales ou oblancéolés, de 3–4 mm de long, jaune doré, à onglet basal de 0,5 mm de long ; étamines environ 10, d’environ 3 mm de long ; ovaire supère, style d’environ 1 mm de long. Fruit : capsule cylindrique de 1–4 cm × environ 0,5 cm, solitaire ou groupées par 2–3, droite ou légèrement arquée, à ailes atteignant 2 mm de large et 3–5 becs étalés de 1,5–3 mm de long à l’apex, glabre, se divisant en 3–5 valves, contenant de nombreuses graines. Graines rhomboïdes-cylindriques, un peu anguleuses, de 0,5–1 mm de long, ponctuées, brunes à noires.
Autres données botaniques
Le genre Corchorus contient un nombre incertain d’espèces, estimé à 40–100. L’évaluation de la diversité génétique des espèces de jute en utilisant les marqueurs STMS, ISSR et RAPD a montré que l’espèce sauvage Corchurus aestuans se groupe avec Corchorus olitorius, l’espèce cultivée. Cette relation rapprochée a été confirmée dans des études de protéines des graines et de caryotypes chez 9 espèces de Corchorus. Elle indique que Corchorus aestuans peut être un ancêtre des cultivars de Corchorus olitorius, mais il est également possible que les deux espèces aient évolué à partir d’un ancêtre commun. L’écorce de Corchorus kirkii N.E.Br., un arbuste atteignant 2,5 m de haut et réparti au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique et en Afrique du Sud, est répertoriée comme étant utilisée pour fabriquer des paniers au Zimbabwe.
Ecologie
Corchorus aestuans se rencontre du niveau de la mer jusqu’à 1350 m d’altitude dans les savanes herbeuses, les plaines côtières, les bords de rivières, les lits de rivière sableux, les dépressions alluviales et des endroits perturbés, tels que les terrains vagues, les friches et les bords de routes. Il est également présent comme adventice dans les terres cultivées.
Multiplication et plantation
La reproduction naturelle se fait par graines. Le poids de 1000 graines est de 0,4–0,8 g. Le prétraitement des graines à l’acide sulfurique concentré s’est avéré favoriser la germination. Les graines ont montré un comportement de stockage orthodoxe.
Maladies et ravageurs
Dans des essais en Inde, 14 des 18 entrées de Corchorus aestuans ont montré une résistance à la pourriture du collet provoqué par le champignon Macrophomina phaseolina, le principal agent pathogène chez Corchorus capsularis et Corchorus olitorius. Ces entrées peuvent donc être utiles dans des programmes d’hybridation interspécifique pour l’amélioration de la production de jute. On a signalé que le champignon Alternaria alternata provoque des taches foliaires chez Corchorus aestuans en Inde.
Récolte
Pour l’extraction des fibres, on arrache normalement la plante et l’écorce de la tige est manuellement retirée en cassant la partie inférieure de la tige. La fibre est habituellement utilisée fraîche, sans transformation supplémentaire. L’extraction industrielle des fibres pourrait utiliser les mêmes processus que ceux servant aux espèces de jute produites commercialement. Pour la consommation comme légume, on coupe des pousses fraîches, ce qui favorise le développement de pousses latérales lorsque la récolte est effectuée à intervalle régulier.
Rendement
Dans des essais en Inde, les entrées de Corchorus aestuans provenant d’Inde, de Chine et de Tanzanie avaient des rendements en fibre de 1,1–2,3 g par plante, alors que Corchorus capsularis et Corchorus olitorius avaient des rendements de 2,8–15,2 g par plante. Cette différence a été mise en relation avec la floraison précoce des plants de Corchorus aestuans et le fait qu’ils sont de taille plus petite.
Ressources génétiques
En raison de sa vaste répartition et de son comportement envahissant et adventice, Corchorus aestuans n’est pas menacé d’érosion génétique. Il existe plutôt un besoin de développer des stratégies pour lutter contre son comportement envahissant. Corchorus aestuans fait partie des espèces de Corchorus conservées à la Banque nationale de gènes du Kenya à Kikuyu.
Sélection
Dans des essais au début des années 1960, des croisements interspécifiques entre Corchorus aestuans et Corchorus olitorius, Corchorus capsularis et Corchorus trilocularis n’ont pas abouti. Plus tard, cependant, des hybrides de Corchorus aestuans et Corchorus olitorius ont été obtenus au Central Research Institute for Jute and Allied Fibres de Barrackpore (Inde), et ceux-ci étaient supérieurs à Corchorus olitorius cv. O-4 en ce qui concerne la longueur des cellules de fibres ultimes.
Perspectives
Corchorus aestuans est par endroits utile et disponible comme plante à fibres et légume à bas prix. Les rendements en fibres et leur qualité étant plus faibles que ceux d’autres espèces de Corchorus, les perspectives pour Corchorus aestuans concernant l’extraction commerciale de fibres sont incertaines. Il pourrait être utile dans des programmes d’amélioration génétique du jute, augmentant la résistance aux maladies et la qualité des fibres chez Corchorus capsularis et Corchorus olitorius.
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Sources de l'illustration
- Capuron, R., 1963. Révision des Tiliacées de Madagascar et des Comores (première partie). Adansonia, séries 2, 3: 91–127.
Auteur(s)
- S. N’danikou, Plant Sciences Laboratory, Faculty of Agronomic Sciences, University of Abomey Calavi, 04 BP 0174, Cotonou, Benin
- E.G. Achigan Dako, PROTA Network Office Africa, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677-00100, Nairobi, Kenya
Citation correcte de cet article
N’danikou, S. & Achigan-Dako, E.G., 2011. Corchorus aestuans L. [Internet] Fiche de PROTA4U. Brink, M. & Achigan-Dako, E.G. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>.
Consulté le 5 avril 2025.
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