Commiphora rostrata (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Stimulant Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Commiphora rostrata Engl.


Protologue: Annuario Reale Ist. Bot. Roma 7 : 17 (1897).
Famille: Burseraceae

Origine et répartition géographique

On trouve Commiphora rostrata en Ethiopie, en Somalie et au Kenya.

Usages

Les jeunes feuilles et pousses de Commiphora rostrata sont comestibles. En Ethiopie et en Somalie, on les consomme crues, directement cueillies sur l’arbre. Les feuilles servent aussi de condiment et on les fait cuire avec d’autres aliments pour y ajouter du goût. L’écorce et les branches sont parfois employées pour préparer une infusion. On mastique la moelle des tiges pour apaiser la soif.

Les feuilles et les jeunes tiges sont mastiquées pour soulager la toux et les problèmes de poitrine. Mastiquées ou prises en infusion, l’écorce ou les branches servent à soulager la fièvre, les rhumes et la toux. Le jus extrait de l’écorce s’applique sur les yeux pour soigner les maladies oculaires. Les Rendilles du nord du Kenya appliquent des parties non spécifiées de la plante sur leur bétail pour chasser les parasites tels que les poux, puces, acariens et tiques. Les Turkanas utilisent les brindilles comme brosses à dents. Chèvres, moutons et chameaux broutent les plantes. La résine de l’écorce sert à coller des plumes sur le fût des flèches. On ajoute l’écorce réduite en poudre à l’eau dont on remplit les calebasses neuves pendant 3 jours pour leur donner une odeur agréable.

Propriétés

Les feuilles fraîches ont une saveur salée, acide et amère. Le goût acide est dû à l’acide oxalique. L’exsudat de l’écorce est copieux, très fluide et fortement aromatique. Il s’est révélé avoir une activité antimicrobienne (contre Escherichia coli, Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa) et une activité antifongique (contre Aspergillus et Penicillium). Les composants principaux de la fraction volatile de la résine sont le 2-décanone (65%), le 2-undécanone (24%) et le 2-dodécanone (5%). La résine entière ainsi que les 3 constituants purs inhibent la croissance de champignons in vitro et montrent une action répulsive sur le charançon du maïs (Sitophilus zeamais). Le bois peut nourrir des populations reproductrices du grand capucin du maïs (Prostephanus truncatus), et son emploi pour la construction de silos à grains est donc contre-indiqué.

Description

  • Arbuste ou arbrisseau érigé, dioïque, atteignant 4 m de haut, parfois prostré ou grimpant ; écorce grise ou violet foncé ; rameaux effilés, se terminant en épine.
  • Feuilles opposées, simples et entières ; pétiole de 1–8 mm de long ; limbe largement elliptique à orbiculaire ou obovale, de 1–4,5 cm × 1–3,5 cm, apex émarginé, arrondi ou largement pointu.
  • Inflorescence mâle : cyme ramifiée, à 8–20 fleurs, pédoncule atteignant 15 mm de long ; inflorescence femelle à 1–2 fleurs, pédoncule de 6–8 mm de long.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 4-mères, rouge foncé ; pédicelle filiforme, atteignant 1,5 cm de long ; calice d’environ 2 mm de long, à lobes triangulaires ; pétales linéaires, de 4–6 mm de long, à apex recourbé ; fleurs mâles à 8 étamines, 4 longues et 4 courtes ; fleurs femelles à ovaire supère, 2-loculaire.
  • Fruit : drupe étroitement ovoïde de 1,5–2 cm de long, y compris un bec d’environ 0,5 cm de long ; noyau ovoïde, de 8–10 mm de long, couvert d’un faux arille.

Le genre Commiphora comprend environ 190 espèces et est présent en Afrique tropicale et subtropicale, en Asie et en Amérique du Sud. Il est surtout abondant dans les contrées sèches de l’Afrique orientale et australe et à Madagascar. En Ethiopie et en Erythrée, on a signalé 50 espèces environ au total, et 20 à Madagascar. Plusieurs espèces de Commiphora présentent une importance pour leurs gommes-résines.

Ecologie

Commiphora rostrata est répandu dans la brousse ouverte, généralement sur les terrains en pente, dans des régions où la pluviométrie annuelle est de 150–600 mm. On le trouve à des altitudes de 80–1050 m et il est tolérant au gel. La floraison a lieu avant l’apparition des feuilles.

Gestion

Commiphora rostrata peut être multiplié par boutures de tiges ou par graines.

Ressources génétiques

Commiphora rostrata n’est pas rare et n’est donc pas menacé. On n’en connaît pas de collections de ressources génétiques.

Perspectives

Commiphora rostrata continuera à contribuer à l’alimentation humaine dans les régions sèches de l’Afrique de l’Est. Les propriétés répulsives contre les insectes de Commiphora rostrata et d’autres espèces de Commiphora justifient davantage de recherches.

Références principales

  • Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Maundu, P.M., Ngugi, G.W. & Kabuye, C.H.S., 1999. Traditional food plants of Kenya. Kenya Resource Centre for Indigenous Knowledge (KENRIK), Nairobi, Kenya. 270 pp.
  • Vollesen, K., 1989. Burseraceae. In: Hedberg, I. & Edwards, S. (Editors). Flora of Ethiopia. Volume 3. Pittosporaceae to Araliaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 442–478.

Autres références

  • Gillett, J.B., 1991. Burseraceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 95 pp.
  • Kibata, G.N. & Nang’ayo, F.L.O., 1997. Activities and achievements regarding IPM of post harvest maize in Kenya with particular reference to the larger grain borer. [Internet] http://www.fao.org/inpho/ isma?m=library&txt=post+harvest+maize&i=INPhO&p=SimpleSearchFrame&lang=en &c=1&op=and&pg=1&n=2. November 2003.
  • Lwande, W., Hassanali, A., McDowell, P.G., Moreka, L., Nokoe, S.K. & Waterman, P.G., 1992. Constituents of Commiphora rostrata and some of their analogues as maize weevil, Sitophilus zeamais repellents. Insect Science and its Application 13(5): 679–683.
  • McDowell, P.G., Lwande, W., Deans, S.G. & Waterman, P.G., 1988. Volatile resin exudate from stem bark of Commiphora rostrata: Potential role in plant defence. Phytochemistry 27(8): 2519–2521.
  • Morgan, W.T.W., 1981. Ethnobotany of the Turkana: use of plants by a pastoral people and their livestock in Kenya. Economic Botany 35(1): 96–130.
  • SEPASAL, 2003. Commiphora rostrata. [Internet] Survey of Economic Plants for Arid and Semi-Arid Lands (SEPASAL) database. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. http://www.kew.org/ ceb/sepasal/. November 2003.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 1 avril 2025.