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Commiphora pterocarpa (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Commiphora pterocarpa H.Perrier


Protologue: Mém. Mus. natl. Hist. nat., Paris n.s. 18: 282–283 (1944).
Famille: Burseraceae

Origine et répartition géographique

Commiphora pterocarpa est endémique de Madagascar, où il est présent dans le sud-ouest du pays.

Usages

Le bois de Commiphora pterocarpa, ainsi que celui de plusieurs autres espèces de Commiphora, est connu sous le nom d’ “arofy” à Madagascar. Il est localement très utilisé en construction, pour les menuiseries, les volets et la charronnerie. La décoction d’écorce de Commiphora pterocarpa sert à soigner les plaies ulcérées.

Propriétés

Le bois de cœur brun pâle ne se distingue pas nettement de l’aubier, mais à l’air celui-ci devient plus grisâtre. Le fil est habituellement droit. C’est un bois léger, avec une densité d’environ 410 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche facilement et rapidement, sans risque de déformation. Les taux de retrait de l’état vert à anhydre sont faibles : 1,6% dans le sens radial et 5,1% dans le sens tangentiel. A 12% d’humidité, le module de rupture est d’environ 64 N/mm², le module d’élasticité de 6300 N/mm², la compression axiale de 26 N/mm², le cisaillement de 3,7 N/mm², le fendage de 18 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 0,9. Le bois se scie et se travaille facilement. Il a une bonne tenue des clous et les caractéristiques de collage et de peinture sont bonnes. Le bois n’est pas durable ; il est sujet aux attaques de termites, de Lyctus ainsi qu’aux infections cryptogamiques. Il est perméable aux produits de préservation.

La composition chimique du bois est approximativement la suivante : cellulose 33,2%, pentosanes 13,8%, lignine 24,6%, cendres 2,1% et silice 0,02%. La solubilité dans l’eau est de 2,3% et dans l’alcool-benzène de 19,2%. Les fibres du bois mesurent environ 1 mm de long, avec un diamètre de 36 μm et un diamètre du lumen de 30 μm. L’inflammabilité du bois est élevée.

La plante contiendrait des flavonoïdes, des leuco-anthocyanines et des tanins.

Description

  • Arbuste ou arbre de petite taille, dioïque, atteignant 15 m de haut ; écorce ayant un aspect annelé.
  • Feuilles alternes, souvent groupées aux extrémités des branches, atteignant 30 cm de long, composées imparipennées à (7–)9 folioles, glabres ; rachis finement sillonné, blanchâtre ; pétiolules minces, les latéraux de 15–25 mm de long ; folioles orbiculaires ou largement ovales, de 3–4,5 cm × 2,5–3,5 cm, arrondies à la base, acuminées à l’apex avec un acumen d’environ 1,5 cm de long, pennatinervées à 5–7 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : épi axillaire avec des fleurs en fascicules.
  • Fleurs unisexuées, régulières, de petite taille.
  • Quelques infrutescences groupées sur les rameaux au-dessous des feuilles. Fruit : drupe ovoïde comprimée, de 1,5–2 cm long, ailée, déhiscente à 2 valves, à noyau d’environ 12 mm de long, recouvert d’un faux arille à la base.

Autres données botaniques

La fructification de Commiphora pterocarpa a lieu en décembre.

Le genre Commiphora comprend près de 200 espèces que l’on trouve en Afrique tropicale et subtropicale, en Asie et en Amérique du Sud. Il est particulièrement abondant dans les zones arides d’Afrique orientale et australe ainsi qu’à Madagascar. A Madagascar, on estime le nombre d’espèces à 50. Plusieurs espèces de Commiphora doivent leur importance à leurs gommes-résines, la plus connue étant la myrrhe issue de Commiphora myrrha (Nees) Engl. de Somalie et du Yémen.

Commiphora angolensis

Commiphora angolensis Engl. (“sand corkwood”) est un arbuste ou un arbre de petite taille atteignant 5 m de haut, réparti en Angola, en Zambie, en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. On se sert de son bois pour sculpter des ustensiles ménagers. Sa racine constitue une source non négligeable d’eau dans le désert du Kalahari. Au Zimbabwe, la racine est utilisée pour soigner la diarrhée.

Commiphora fulvotomentosa

Commiphora fulvotomentosa Engl. est un arbre de petite taille atteignant 12 m de haut que l’on trouve dans le sud de la Tanzanie et dans le nord du Mozambique. Son bois tendre est employé en sculpture, dans la fabrication de cuillères, de pots à eau et de ruches. L’arbre se plante également pour établir des haies vives et pour marquer des limites.

Commiphora glandulosa

Commiphora glandulosa Schinz (“tall common corkwood” ; synonyme : Commiphora pyracanthoides Engl. subsp. glandulosa (Schinz) Wild) est un arbuste ou un arbre de petite taille atteignant 10 m de haut, réparti depuis l’Angola, la R.D. du Congo et la Tanzanie jusqu’en Afrique du Sud. Son bois sert à fabriquer des ustensiles ménagers, et on plante souvent des tiges pour établir des haies vives.

Commiphora glaucescens

Commiphora glaucescens Engl. (“blue-leaved corkwood”) est un arbuste ou petit arbre atteignant 8 m de haut, présent dans le sud de l’Angola et en Namibie. Son bois sert à fabriquer des ustensiles ménagers et l’arbre est brouté par le bétail.

Commiphora hildebrandtii

Commiphora hildebrandtii (Engl.) Engl. est un arbre de petite taille qui atteint 10 m de haut, et que l’on trouve en Ethiopie, à Djibouti, en Somalie, au Kenya et en Ouganda. Son bois sert à fabriquer de petits pots à lait ; la tige produit de la gomme.

Commiphora woodii

Commiphora woodii Engl. (“forest corkwood” ; synonyme : Commiphora caryaefolia Oliv.) est un arbre de petite taille atteignant 15 m de haut, réparti au Mozambique et en Afrique du Sud. Son bois étant léger, on en fait des flotteurs de pêche. L’écorce donne de la gomme. Des boutures de tige sont souvent plantées pour établir des haies vives.

Ecologie

On trouve Commiphora pterocarpa en forêt sèche et dans les fourrés, à 100–900 m d’altitude.

Ressources génétiques

Commiphora pterocarpa n’est pas considéré comme menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Le bois de Commiphora pterocarpa est tendre et non durable. Néanmoins, il est localement très employé à Madagascar, car non seulement il y est très abondant mais son fût a aussi une belle forme ; il restera vraisemblablement une source locale très précieuse de bois.

Références principales

  • Guéneau, P. & Guéneau, D., 1969. Propriétés physiques et mécaniques des bois malgaches. Cahiers scientifiques No 2, Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 51 pp.
  • Guéneau, P., Bedel, J. & Thiel, J., 1970–1975. Bois et essences malgaches. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 150 pp.
  • Gurib-Fakim, A. & Brendler, T., 2004. Medicinal and aromatic plants of Indian Ocean Islands: Madagascar, Comoros, Seychelles and Mascarenes. Medpharm, Stuttgart, Germany. 568 pp.
  • Perrier de la Bâthie, H., 1946. Burséracées (Burseraceae). Flore de Madagascar et des Comores (plantes vasculaires), famille 106. Imprimerie Officielle, Tananarive, Madagascar. 50 pp.
  • Sallenave, P., 1971. Propriétés physiques et mecaniques des bois tropicaux. Deuxième supplément. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 128 pp.

Autres références

  • Chinemana, F., Drummond, R.B., Mavi, S. & de Zoysa, I., 1985. Indigenous plant remedies in Zimbabwe. Journal of Ethnopharmacology 14: 159–172.
  • Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
  • Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.
  • Doat, J. & Valette, J.C., 1980. L’inflammabilité de quelques bois tropicaux. Bois et Forêts des Tropiques 194: 43–55.
  • Gillett, J.B., 1991. Burseraceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 95 pp.
  • Lovett, J.C., Ruffo, C.K., Gereau, R.E. & Taplin, J.R.D., 2006. Field guide to the moist forest trees of Tanzania. [Internet] Centre for Ecology Law and Policy, Environment Department, University of York, York, United Kingdom. http://celp.org.uk/projects/tzforeco/. October 2007.
  • Raharimampionona, J., Phillipson, P.B., Daly, D.C. & Lowry, P.P., 2007. Taxonomic studies on Burseraceae in Madagascar. Abstracts of the 18th AETFAT congress, Yaoundé, Cameroon, 26 February–2 March 2007. p. 44.
  • van der Walt, J.J.A., 1986. Burseraceae. In: Leistner, O.A. (Editor). Flora of southern Africa. Volume 18, part 3. Botanical Research Institute, Department of Agriculture and Water Supply, Pretoria, South Africa. pp. 5–34.
  • van Wyk, B. & van Wyk, P., 1997. Field guide to trees of southern Africa. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 536 pp.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2008. Commiphora pterocarpa H.Perrier. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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