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Combretum coccineum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Combretum coccineum (Sonn.) Lam.


répartition en Afrique (sauvage et naturalisé)
Protologue: Encycl. 1(2) : 734 (1785).
Famille: Combretaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 56

Synonymes

  • Poivrea coccinea (Sonn.) Thouars (1811),
  • Combretum pachycladum Baker (1881).

Noms vernaculaires

  • Scarlet comb, flame vine, caffer butter shrub (En).

Origine et répartition géographique

Combretum coccineum est originaire de Madagascar. Il a été introduit aux Comores, aux Seychelles, sur l’île de la Réunion et à l’île Maurice comme plante ornementale, et s’y est naturalisé. Il a également été planté au Pakistan, sur le continent asiatique et dans le sud des Etats-Unis comme plante ornementale.

Usages

A Madagascar, la décoction de tige feuillée se prend pour traiter la fièvre et les troubles hépatiques, y compris l’hépatite, car elle stimule la sécrétion de bile par la vésicule biliaire. Elle est également prise comme diurétique. Les graines sont généralement mastiquées comme vermifuge et sont surtout données aux enfants, 1–2 graines par an d’âge. Ensuite, un laxatif est donné. La décoction de racines ou de fruits est également prise comme vermifuge. On applique des feuilles broyées sur les morsures d’araignées venimeuses. On donne également les graines au bétail pour traiter les vers intestinaux. Aux Comores, les graines sont mastiquées pour traiter l’infection par des ascaris. La décoction de racine se prend pour traiter la dilatation de la rate.

Dans le sud de Madagascar, Combretum coccineum est utilisé comme fourrage pour les moutons. Il convient comme haie de barrière dans les sites côtiers. Une huile végétale est parfois extraite des graines à des fins culinaires, la propriété vermifuge étant éliminée lors du processus. Les fibres d’écorce sont parfois utilisées pour fabriquer des paniers. Il est couramment planté dans les îles de l’océan Indien comme plante ornementale.

Production et commerce international

A Madagascar, les graines et celles des espèces voisines sont couramment vendues sur les marchés en tant que “voantamenaka” pour servir de vermifuge. Quelques pharmaciens enrobent les graines de sucre pour les rendre plus appétantes.

Propriétés

Un criblage phytochimique préliminaire des feuilles a révélé la présence de phénols, de triterpènes, de stérols, de saponines et de β-sitostérol. Le criblage phytochimique préliminaire des graines a donné 21–23% d’huile, des saponines et des traces d’alcaloïdes. On a isolé un acide mansumbinène-28-oïque hydroxylé des parties aériennes.

L’extrait méthanolique de feuilles a fait ressortir une cytotoxicité prometteuse dans l’essai de létalité à l’Artemia. Un extrait à l’hexane de feuilles a montré une activité antipaludéenne modérée in vitro.

Description

Arbuste grimpant ou liane atteignant 6 m de haut ; toutes les parties glabres. Feuilles opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–2 cm de long ; limbe très variable, elliptique à lancéolé, de 8–13 cm × 2,5–3,5 cm, très grand sur les jeunes pousses, oblong, atteignant 24 cm × 12 cm, base cunéiforme, apex aigu, vert foncé. Inflorescence : grappe dense axillaire ou terminale, de 5–15 cm de long, se maintenant horizontale. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, rouges, de 2–2,5 cm de long, érigées ; pédicelle de 1–2 mm de long ; réceptacle en coupe ; tube du calice de 4–5 mm de long, lobes triangulaires, environ 2 mm × environ 2 mm ; pétales libres, elliptiques à oblongs, de 5–6 mm × environ 2 mm ; étamines 10, exsertes, de 12–15 mm de long ; ovaire infère, linéaire-oblong, de 2–4 mm de long, style simple, exsert, de 10–12 mm de long. Fruit : nucule presque orbiculaire, à (4–)5 ailes de 16–20 mm de diamètre, ailes larges d’environ 8 mm, papyracées, rayées, jaune pâle, teintées de rose-rouge. Plantule à germination hypogée.

Autres données botaniques

Combretum est un très vaste genre, comprenant environ 250 espèces réparties dans le monde entier dans les régions tropicales et subtropicales. Environ 140 espèces existent en Afrique tropicale ; environ 20 espèces sont endémiques de Madagascar. Plusieurs Combretum spp. de Madagascar ont des usages médicinaux similaires à ceux de Combretum coccineum. Les graines des espèces suivantes sont toutes mastiquées comme vermifuge :

Par ailleurs, l’infusion de feuilles de Combretum grandidieri, Combretum longicollum, Combretum obscurum et Combretum subumbellatum se prend pour traiter les indigestions et les troubles hépatiques et de la vésicule biliaire. La décoction des parties aériennes et des racines de Combretum obscurum et Combretum villosum est absorbée comme boisson pour traiter la fièvre. Des extraits méthanoliques des parties aériennes de Combretum albiflorum, Combretum grandidieri et Combretum obscurum ont montré une activité antibactérienne in vitro significative contre de nombreuses bactéries pathogènes, ainsi qu’une activité antifongique contre Candida albicans.

Croissance et développement

Combretum coccineum fleurit entre mars et septembre.

Ecologie

Combretum coccineum est présent en forêt secondaire et dans les endroits ouverts, formant souvent de gros monticules, du niveau de la mer jusqu’à 1000 m d’altitude. Il exige un ensoleillement total à partiel. Il a des exigences modérées en eau et ne tolère pas le gel. Cependant, il tolère la salinité.

Multiplication et plantation

Combretum coccineum peut se multiplier par graines et par boutures, mais la multiplication par bouturage est plus rapide et plus fiable. Le poids moyen de 1000 graines et de 25,4 g.

Gestion

Combretum coccineum peut être élagué lorsqu’il devient trop grand. Sous serre, la culture en pot est plus appropriée pour une bonne floraison.

Ressources génétiques

Combretum coccineum est répandu et commun à Madagascar, et n’est donc pas menacé d’érosion génétique. Il est également couramment cultivé comme plante ornementale.

Perspectives

Les fruits de Combretum coccineum et de plusieurs espèces voisines ont un usage très intéressant comme vermifuge. Différentes parties de la plante ont également d’autres usages en médecine traditionnelle. Cependant, les recherches chimiques et pharmacologiques disponibles sont peu étayées. Cela justifie par conséquent qu’on lui consacre davantage de recherche.

Références principales

  • Boiteau, P., Boiteau, M. & Allorge-Boiteau, L., 1999. Dictionnaire des noms malgaches de végétaux. 4 Volumes + Index des noms scientifiques avec leurs équivalents malgaches. Editions Alzieu, Grenoble, France.
  • Gurib-Fakim, A. & Brendler, T., 2004. Medicinal and aromatic plants of Indian Ocean Islands: Madagascar, Comoros, Seychelles and Mascarenes. Medpharm, Stuttgart, Germany. 568 pp.
  • Jongkind, C.C.H., 1995. Prodromus for a revision of Combretum (Combretaceae) for Madagascar. Bulletin du Museum National d’Histoire Naturelle Section B, Adansonia Botanique Phytochimie. 17(3–4): 191–200.
  • Perrier de la Bâthie, H., 1954. Combrétacées (Combretaceae). Flore de Madagascar et des Comores (plantes vasculaires), familles 147–151. Firmin-Didot et cie., Paris, France. 84 pp.
  • Rahman, M.S., Begum, B., Chowdhury, R., Rahman, K.M. & Rashid, M.A., 2008. Preliminary cytotoxicity screening of some medicinal plants of Bangladesh. Dhaka University Journal of Pharmaceutical Sciences 7(1): 47–52.

Autres références

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  • Adjanohoun, E.J., Aké Assi, L., Ali Ahmed, Eymé, J., Guinko, S., Kayonga, A., Keita, A. & Lebras, M. (Editors), 1982. Médecine traditionelle et pharmacopée - Contribution aux études ethnobotaniques et floristiques aux Comores. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 217 pp.
  • Andriamanga, N., 1995. Les plantes médicinales anthelmintiques Malagasy. FOFIFA, DRZV (Direction des Recherches Zootechniques et en Vétérinaires), Antananarivo, Madagascar. 100 pp.
  • Boiteau, P. & Allorge-Boiteau, L., 1993. Plantes médicinales de Madagascar. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 135 pp.
  • Chowdhury, R. & Islam, N., 2004. A hydroxylated mansumbinen-28-oic acid from Combretum coccineum. Biochemical Systematics and Ecology 32(4): 443–445.
  • CNRE (Centre National de Recherche sur l’Environnement) & ONE (Office National pour l’Environnement), 2001. Valorisation des filières potentielles en matière de biodiversité : les plantes médicinales dans la région de la forêt de Mikea. Rapport final des travaux de recherche dans la région de Mikea, Tuléar, Antananarivo, Madagascar. 105 pp.
  • Rakotondramanana, N.M., 2007. Contribution à l’étude chimique des feuilles de Poivrea coccinea DC. (Combretaceae). Mémoire de Diplôme d’Etudes Approfondies, Département Chimie Organique, Université d’Antananarivo, Antananarivo, Madagascar. 81 pp.
  • Rakotoniriana, E.F., Rajaonarison, J.F., Raoelison, E.G., Rajaonarivelo, J.P., Manga, N., Solofoniaina, M., Rakotonirina, B., Randriamampionona, D., Rabemanantsoa, C., Cheuk, K., Urveg-Ratsimamanga, S. & Quetin Leclercq, J., 2010. Antimicrobial activity of 23 endemic plants in Madagascar. Tropical Journal of Pharmaceutical Research 9(2): 165–171.
  • Rasoanaivo, P., Petitjean, A. & Conan, J.Y., 1993. Toxic and poisonous plants of Madagascar: an ethnopharmacological survey. Fitoterapia 64: 117–129.
  • Razafinimpanana, M., 1989. Contribution à l’étude des accoucheuses traditionnelles à Madagascar. Thèse pour l'obtention du grade de Docteur en médecine, Etablissement d'Enseignement Supérieur des Sciences de la Santé, Faculté de Médecine, Université d'Antananarivo, Madagascar. 66 pp.

Auteur(s)

  • E.N. Matu, CTMDR/KEMRI, P.O. Box 54840–00200, Nairobi, Kenya

Citation correcte de cet article

Matu, E.N., 2011. Combretum coccineum (Sonn.) Lam. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 3 avril 2025.


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