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Cleome hirta (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Cleome hirta (Klotzsch) Oliv.


Protologue: Fl. trop. Afr. 1 : 81 (1868).
Famille: Capparaceae (APG: Brassicaceae)

Noms vernaculaires

  • Spiderplant (En).
  • Musambe (Po).
  • Mgagani (Sw).

Origine et répartition géographique

Cleome hirta est présent de l’Ethiopie et de la Somalie jusqu’à l’Afrique australe, en passant par l’Afrique centrale et orientale ; il a parfois été introduit en Afrique occidentale et à Madagascar.

Usages

En R.D. du Congo, en Ouganda, en Tanzanie, au Zimbabwe et peut-être ailleurs dans son aire de répartition, Cleome hirta est consommé comme légume. Les jeunes pousses et feuilles sont récoltées, laissées à faner, hachées, bouillies, mélangées à d’autres légumes (par ex. des pois ou de l’amarante) ou seules si on ne dispose pas de légumes meilleurs, et consommées avec un aliment de base. Parfois on ajoute du beurre clarifié (“ghee”) pour les rendre plus appétissantes. Les feuilles sont ingérées pour réduire l’hypertension, et les racines et les feuilles bouillies sont utilisées pour soigner la rougeole.

Propriétés

Il n’y a aucune information sur la composition nutritionnelle de Cleome hirta, mais elle est probablement comparable à celle de Cleome gynandra L. qui est plus connu et bien plus utilisé.

Description

  • Plante herbacée annuelle ou pérenne à vie courte, érigée, collante, à odeur désagréable, atteignant 180 cm de haut ; tige striée, peu à fortement ramifiée, densément couverte de glandes.
  • Feuilles alternes, 5–9-foliolées digitées ; pétiole atteignant 9 cm de long ; folioles linéaires-elliptiques, munies de poils glanduleux, de 1–9 cm × 1–5 mm, devenant plus petites vers le haut.
  • Inflorescence : grappe terminale de 10–30(–40) cm de long ; bractées ressemblant à de petites feuilles mais sessiles, habituellement 3–5-foliolées.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 4-mères ; pédicelle atteignant 1,8 cm de long ; sépales étroitement lancéolés, de 4–12 mm de long, glanduleux pubescents ; pétales oblongs-lancéolés, atteignant 2 cm × 4 mm, distinctement pourvus d’un onglet à la base sur environ un tiers de la longueur, roses à violacés avec une zone jaune transversale au milieu ; étamines habituellement 10–12, filets fins, atteignant 2,5 cm de long, subégaux, glanduleux pubescents à la base ; ovaire supère, 1-loculaire, linéaire-cylindrique, pédonculé, glanduleux pubescent, style de 2 mm de long, stigmate subcapité.
  • Fruit : capsule cylindrique de 6–16 cm × 3–4 mm, à pédoncule atteignant 2 cm, glanduleux pubescent, déhiscent par 2 valves.
  • Graines discoïdes, de 2–2,5 mm de diamètre, brun foncé, à fines striures longitudinales et à côtes transversales marquées.

Autres données botaniques

Cleome comprend 150–200 espèces, dont la majeure partie se trouve en Amérique tropicale, alors qu’on en connaît environ 50 en Afrique tropicale. On le classe dans la sous-famille des Cleomoideae, qui est parfois considérée comme une famille distincte, les Cleomaceae.

Cleome allamanii Chiov. est présent en Ethiopie et au Kenya, et est limité aux alentours du Lac Turkana à des endroits sableux et rocailleux. Il ressemble à Cleome hirta, mais en plus petit. Ses feuilles sont utilisées de même comme légume.

En Afrique australe, Cleome maculata (Sond.) Szyszyl., connu du Botswana, du Zimbabwe et d’Afrique du Sud, est également consommé comme légume cuit. C’est aussi une petite plante herbacée, atteignant 30 cm de haut, et poussant souvent comme adventice sur des sols sableux perturbés.

Ecologie

Cleome hirta est présent dans la forêt caducifoliée, la savane herbeuse sèche et les plaines sableuses. C’est également une adventice des bords de routes, des sols perturbés et des terres agricoles, du niveau de la mer jusqu’à 1800 m d’altitude. La pluviométrie annuelle dans son aire de répartition est habituellement inférieure à 700 mm mais peut atteindre 1700 mm.

Gestion

Cleome hirta est seulement récolté dans la nature, principalement au début de la saison des pluies, et n’est pas cultivé. La multiplication par graines est possible et on peut probablement le cultiver facilement, comme Cleome gynandra

Ressources génétiques

Cleome hirta est répandu et nest pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Cleome hirta restera un légume secondaire récolté dans la nature, surtout important quand les autres légumes sont rares. Ses propriétés nutritionnelles et médicinales nécessitent davantage de recherches.

Références principales

  • Codd, L.E., Kers, L.E., Killick, D.J.B., Tölken, H.R. & Marsh, J.A., 1970. Capparaceae. In: Codd, L.E., de Winter, B., Killick, D.J.B. & Rycroft, H.B. (Editors). Flora of southern Africa. Volume 13. Botanical Research Institute, Department of Agricultural Technical Services, Pretoria, South Africa. pp. 118–177.
  • Elffers, J., Graham, R.A. & Dewolf, G.P., 1964. Capparidaceae. In: Hubbard, C.E. & Milne-Redhead, E. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 88 pp.
  • Katende, A.B., Ssegawa, P. & Birnie, A., 1999. Wild food plants and mushrooms of Uganda. Technical Handbook No 19. Regional Land Management Unit/SIDA, Nairobi, Kenya. 490 pp.
  • Ruffo, C.K., Birnie, A. & Tengnäs, B., 2002. Edible wild plants of Tanzania. Technical Handbook No 27. Regional Land Management Unit/ SIDA, Nairobi, Kenya. 766 pp.

Autres références

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  • Fici, S., Thulin, M. & Kers, L.E., 1993. Capparaceae. In: Thulin, M. (Editor). Flora of Somalia. Volume 1. Pteridophyta; Gymnospermae; Angiospermae (Annonaceae-Fabaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 37–60.
  • Hauman, L. & Wilczek, R., 1951. Capparidaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 2. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 454–521.
  • Kers, L.E., 2000. Capparidaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 74–120.
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  • Oliver, D., 1868. Capparidaceae. In: Oliver, D. (Editor). Flora of tropical Africa. Volume 1. L. Reeve & Co, Ashford, United Kingdom. pp. 73–101.
  • Schippers, R.R., 2000. African indigenous vegetables. An overview of the cultivated species. Natural Resources Institute/ACP-EU Technical Centre for Agricultural and Rural Cooperation, Chatham, United Kingdom. 214 pp.
  • Wild, H. & Conçalves, M.L., 1973. Capparaceae. In: Fernandes, A. (Editor). Flora de Moçambique. No 12. Junta de Investigações do Ultramar, Lisbon, Portugal. 64 pp.
  • Wild, H., 1960. Capparidaceae. In: Exell, A.W. & Wild, H. (Editors). Flora Zambesiaca. Volume 1, part 1. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 195–245.

Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.

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