Cedrela odorata (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Glucides / amidon | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Bois de feu | |
Ornemental | |
Auxiliaire | |
Statut de conservation | |


- Protologue: Syst. nat. ed. 10, 2: 940 (1759).
- Famille: Meliaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 50, 56
Synonymes
- Cedrela mexicana M.Roem. (1846).
Noms vernaculaires
- Cèdre acajou, cédrela, acajou cédé, acajou femelle, acajou rouge, acajou amer (Fr).
- Spanish cedar, West Indian cedar, cigarbox cedar (En).
- Cedro (Po).
- Mwerezi (Sw).
Origine et répartition géographique
Cedrela odorata est originaire d’Amérique tropicale, mais il est désormais très cultivé pour son bois et comme arbre d’ornement ou d’alignement dans toutes les régions tropicales. Il est largement planté en Afrique tropicale, de l’Ouest, de l’Est et australe, ainsi qu’à Madagascar. Des plantations de bois d’œuvre ont été mises en place en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Ouganda, en Tanzanie, à Madagascar et en Afrique du Sud, de même que dans plusieurs autres pays tropicaux. Au Ghana, Cedrela odorata a été planté le long des routes dès 1898, et c’est à l’heure actuelle l’une des espèces les plus plantées dans les plantations forestières. En Tanzanie, il a été introduit en 1911, au Nigeria en 1929. En Côte d’Ivoire, plus de 9900 ha ont été plantés entre 1963 et 1995.
Usages
C’est surtout pour la fabrication de boîtes à cigares que le bois de Cedrela odorata (nom commercial : cedro) est connu, mais il est aussi employé pour la construction légère, la menuiserie, les moulures, les boiseries, les portes persiennes, la construction nautique, le mobilier, l’ébénisterie, les planches de bardage, les boîtes, les articles ménagers, les instruments de musique, les objets sculptés, les placages, le contreplaqué, le tournage et les boîtes d’allumettes. L’odeur du bois, qui éloigne les insectes, le rend particulièrement adapté à la fabrication de coffres à vêtements et de penderies. Les résidus servent de bois de feu et à la production de charbon de bois ; au Ghana, l’arbre est planté dans des plantations destinées au bois de feu.
Cedrela odorata est couramment planté comme arbre d’ornement, notamment d’alignement, et comme arbre d’ombrage par ex. dans les plantations de cacao et de café. Les arbres en fleurs sont une source appréciable de nectar pour les abeilles. En médecine traditionnelle à São Tomé, l’écorce sert à traiter le paludisme. En Tanzanie, l’écorce trempée dans l’eau chaude est appliquée pour engourdir la plante des pieds.
Production et commerce international
Dans de nombreuses régions à l’intérieur de son aire naturelle, le bois de Cedrela odorata est particulièrement apprécié et a été surexploité. Son exploitation s’est poursuivie sur une grande échelle au cours des deux derniers siècles en Amérique tropicale et de nos jours elle continue dans bien des endroits. En 2004, de petits volumes de grumes de Cedrela odorata ont été exportés par le Mexique à un prix moyen de US$ 207/m³, de même que la Colombie a exporté de petits volumes de sciages à un prix moyen de US$ 322/m³. Plusieurs autres pays d’Amérique tropicale en exportent, mais alors souvent en lots mélangés avec d’autres espèces de Cedrela. En Afrique tropicale, le bois de Cedrela odorata n’a encore que peu d’importance, mais l’exploitation des plantations de bois d’œuvre commence. A titre d’exemple, le Ghana en exporte de temps en temps de petits volumes.
Propriétés
Le bois de cœur est crème pâle immédiatement après le sciage, tournant au brun rosé à l’air, et se distingue nettement de l’aubier, étroit et de couleur jaune crème ou brun pâle. Le fil est généralement droit, parfois contrefil, le grain est moyennement grossier. Le bois frais a une odeur caractéristique de cèdre. Parfois, le bois exsude de la gomme.
Le bois est léger à moyennement léger, avec une densité de 260–525 kg/m³ à 12% d’humidité. Dans les plantations, on a observé une grande variabilité. Le bois d’arbres âgés de 14 ans provenant de Côte d’Ivoire avait une densité de 260–340 kg/m³ à 12% d’humidité, celui d’individus âgés de 52 ans originaires de Tanzanie avait une densité de 385–480 kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait peuvent être faibles : ainsi, on a relevé 1,5% dans le sens radial et 2,2% dans le sens tangentiel de l’état vert à 12% d’humidité pour du bois de plantations de Samoa, mais ils peuvent aussi être assez élevés. Concernant le bois des arbres de 14 ans de Côte d’Ivoire, les taux de retrait de l’état vert à anhydre étaient de 2,5–3,2% dans le sens radial et de 6,4–6,7% dans le sens tangentiel. Le bois sèche moyennement vite avec un léger risque de gerces et de déformation. Il est recommandé de le faire sécher à l’air jusqu’à environ 30% avant de le mettre en séchoir. Des planches de 25 mm d’épaisseur mettent près de 2 mois à sécher à l’air, des planches de 50 mm d’épaisseur environ 3,5 mois. Une fois sec, le bois est stable en service.
Le bois est tendre. Pour du bois originaire de Tanzanie ayant une densité de 450 kg/m³ à 12% d’humidité, le module de rupture était de 54 N/mm², le module d’élasticité de 8100 N/mm², la compression axiale de 35 N/mm², le cisaillement de 8 N/mm², le fendage de 49 N/mm dans le sens radial et de 56 N/mm dans le sens tangentiel, et la dureté Janka de flanc de 2050 N.
Le bois se travaille facilement. Il se scie bien, mais les stress de croissance peuvent provoquer le fendage de l’extrémité des grumes, le gauchissement et le fendage du cœur lors du sciage. Il se perce, se tourne et se ponce bien en donnant un joli fini ; il est facile à coller. Il se cloue facilement, mais la tenue des clous est faible. Le déroulage et le tranchage donnent de bons résultats sans traitement préalable, et permettent d’obtenir de beaux placages madrés.
Le bois de cœur est classé comme durable, mais n’est que moyennement résistant aux termites ; l’aubier n’est pas durable et sujet aux taches fongiques et aux vrillettes. Le bois de cœur est généralement rebelle à l’imprégnation par des produits de conservation. La sciure peut irriter les voies respiratoires et la peau. La mise en pâte kraft donne seulement des résultats moyens : un rendement de 54% avec un indice kappa de 71 ; la brillance était médiocre.
Des extraits de l’écorce ont montré in vitro une activité antiplasmodium modérée. Des essais in vivo sur des souris infectées avec Plasmodium berghei ont démontré que l’extrait de l’écorce inhibait nettement la prolifération du parasite à la dose quotidienne très élevée de 1000 mg/kg par voie orale. Il n’est pas impossible que la gédunine, un terpénoïde doté de propriétés antipaludiques et présent dans l’écorce, soit impliquée. Des extraits du bois ont eux aussi mis en évidence une activité antipaludique in vitro. Des essais menés au Nigeria ont fait la preuve que des extraits bruts d’écorce ont une nette activité contre le charançon du maïs (Sitophilus zeamais), ravageur des céréales stockées. La gédunine isolée de Cedrela odorata a fait ressortir une activité anti-appétente sur le charançon du riz (Sitophilus oryzae).
Description
- Arbre de moyenne à grande taille, caducifolié ou sempervirent, monoïque, atteignant 40(–50) m de haut ; fût dépourvu de branches sur une hauteur jusqu’à 20(–25) m, atteignant 180(–300) cm de diamètre, dépourvu de contreforts ou avec des contreforts bas et émoussés à la base ; surface de l’écorce brun grisâtre à brun rougeâtre, fissurée, écorce interne brun rosé ; cime arrondie ; jeunes branches lenticellées.
- Feuilles alternes, composées paripennées à (5–)6–14(–15) paires de folioles ; stipules absentes ; rachis légèrement poilu ou glabre ; pétiolules atteignant 2 cm de long ; folioles ovales à oblongues-lancéolées, de 5–17 cm × 2,5–7 cm, base asymétrique, apex aigu ou acuminé, entières, glabres, pennatinervées.
- Inflorescence : panicule terminale, fortement ramifiée, pendante, atteignant 50 cm de long, glabre ou légèrement poilue.
- Fleurs unisexuées, fleurs mâles et femelles d’apparence très similaire, régulières, 5-mères, odorantes ; pédicelle jusqu’à 2 mm de long ; calice en coupe, d’environ 2 mm de long ; pétales libres, de 7–9 mm de long, blanc crème, soudés dans la moitié inférieure à l’androgynophore en colonne ; étamines libres, de 2–3 mm de long ; ovaire supère, globuleux, glabre, 5-loculaire, style de 1–3 mm de long, stigmate discoïde ; fleurs mâles à ovaire rudimentaire, fleurs femelles à anthères indéhiscentes, de petite taille.
- Fruit : capsule oblongue-ellipsoïde à obovoïde de 1,5–4(–7) cm de long, retombante, à lenticelles, brune, déhiscente à 5 valves légèrement ligneuses, contenant de nombreuses graines.
- Graines de 2–3 cm de long, brun pâle, ailées à l’apex.
- Plantule à germination épigée ; cotylédons foliacés ; premières feuilles opposées, 3-foliolées à folioles entières.
Autres données botaniques
Le genre Cedrela compte près de 8 espèces et son aire naturelle est limitée aux régions tropicales d’Amérique. Il est étroitement apparenté à Toona originaire d’Asie tropicale et d’Australie. Toona ciliata M.Roem. est planté comme arbre d’alignement et d’ombrage en Afrique tropicale, quelquefois dans les plantations de bois d’œuvre, et a souvent été confondu avec Cedrela odorata. Il en diffère par ses fleurs dépourvues d’androgynophore et par les folioles lobées ou dentées de ses plantules.
Anatomie
Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :
- Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
- Vaisseaux : (4 : bois à zones semi-poreuses) ; (5 : bois à pores disséminés) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23? : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 46 : ≤ 5 vaisseaux par millimètre carré ; (47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré) ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
- Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; (68 : fibres à parois très fines) ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
- Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon)) ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale) ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
- Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
- Inclusions minérales : (136 : présence de cristaux prismatiques) ; (137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons) ; (141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial) ; (142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial).
Croissance et développement
Les semis ont une croissance très rapide, pouvant atteindre 40–50 cm de haut au bout de 3 mois et 130–150 cm au bout de 12 mois. La croissance initiale annuelle moyenne peut atteindre 2,3 m de haut et 4,8 cm de diamètre si les conditions de la station sont favorables et s’il n’est pas attaqué par Hypsipyla, foreur des pousses. Dans une plantation au Ghana, les accroissements annuels moyens en hauteur et en diamètre ont baissé passant de 4,8 m et 5,4 cm, respectivement, pendant la 2e année à 1,4 m et 2,1 cm au cours de la 15e année. En Côte d’Ivoire, les meilleures provenances atteignent un diamètre moyen de 23–27 cm au bout de 14 ans et de 45–51 cm au bout de 24 ans. Un sujet planté en Ouganda a atteint 35 m de haut au bout de 20 ans. Dans les monts Usambara orientaux (Tanzanie), des arbres âgés de 50 ans mesuraient 26–34 m de haut, leur fût atteignant 14–21 m de long et 40–50 cm de diamètre. Le système racinaire est superficiel. On peut espérer une première floraison au bout de 10–15 ans. La floraison est annuelle, mais une bonne production de graines n’intervient que tous les 1–2 ans. Les fleurs sont pollinisées par des insectes comme les abeilles et les papillons. Les fruits mûrissent près de 3 mois après la floraison. Les graines sont dispersées par le vent. On a signalé que l’arbre formait une association avec des mycorhizes vésiculaires-arbusculaires.
Ecologie
Dans son aire naturelle, Cedrela odorata se rencontre en forêt primaire et secondaire, jusqu’à 1200 m d’altitude. Il préfère les endroits bien drainés sur des sols variés, mais on le trouve plus fréquemment sur des sols dérivés de calcaire, en particulier dans des zones à forte pluviométrie annuelle (2000–3000 mm). L’arbre tolère une certaine sècheresse une fois qu’il est bien enraciné. Il vaut mieux le planter dans des sols fertiles, bien drainés, qui assurent une bonne aération nécessaire au système racinaire. En Ouganda, Cedrela odorata pousse bien sous le climat chaud et humide à proximité du Lac Victoria. Cedrela odorata est exigeant en lumière, et se comporte comme une plante pionnière à longue durée de vie.
Multiplication et plantation
Les graines sont généralement produites en grand nombre, et on peut les récolter à même le sol ou sur une toile placée sous l’arbre en fruits, mais les graines récoltées sur des fruits mûrs encore sur l’arbre affichent de meilleurs résultats de germination. Le poids de 1000 graines est de 15–30 g. Le taux de germination des semences fraîches est généralement élevé, et elles germent 14–28 jours après le semis. Bien séchées, elles peuvent être stockées plus d’un an en conservant assez bien leur viabilité. La germination de graines conservées dans des bouteilles en verre hermétiquement fermées à 4–6°C a atteint 82% au bout de 2 mois et 78% au bout de 14 mois. Les graines sont jetées à la volée ou semées en lignes dans des planches de pépinières nivelées et légèrement recouvertes de terre, de sable, de sciure ou de charbon de bois. Lorsque l’humidité est suffisante, l’ombre n’est pas indispensable car elle augmente le risque de fonte des semis. Les jeunes plants sont transplantés lorsqu’ils atteignent 30–40 cm de haut. Le semis direct est matériellement possible, puisque les semis ont une croissance très rapide.
On sait que la multiplication végétative de Cedrela odorata par marcottage aérien et par boutures a fait ses preuves en Afrique de l’Ouest. On utilise des stumps, des plants effeuillés et des semis cultivés en pot pour le repiquage. Des stumps de 20 cm de haut et de 1–2 cm de diamètre plantés à 10 cm de profondeur ont montré presque 100% de reprise en Indonésie. On a aussi recours pour la multiplication aux semis naturels qui montrent souvent des taux élevés de reprise. En général, l’espacement est de (3–)4–6 m × (3–)4–6 m.
Gestion
Des plantations expérimentales pour le bois d’œuvre ont été mises en place en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Congo, en Ouganda, en Tanzanie, à Madagascar et en Afrique du Sud. Des essais menés au Ghana ont montré qu’un épandage de 200 ml d’engrais NPK (15:15:15) sur des semis en pots remplis de limons sableux une fois toutes les 1–2 semaines augmentait sensiblement la hauteur et le diamètre des tiges, la concentration optimale étant de 1,2–1,6 g/l. L’ajout de compost aux pots a lui aussi un effet positif sur la croissance des semis. Un désherbage pendant la première année est indispensable. En cas de plantation d’enrichissement, il faut veiller à ce qu’il y ait suffisamment d’éclairement par le haut. Cedrela odorata ne peut pas être traité en taillis. Pour les plantations de Côte d’Ivoire dont la densité initiale est de 1111 arbres/ha, il est recommandé d’éclaircir environ 50% des arbres lorsqu’ils mesurent près de 10 m de haut, et que leur surface basale est de 14 m²/ha, de pratiquer la deuxième éclaircie (de 600 à 400 arbres/ha) lorsque la surface basale est de 15 m², la troisième (de 400 à 200–250 arbres/ha) lorsque la surface basale est de 16 m² et enfin la dernière (pour obtenir une densité finale de 120–150 arbres/ha) lorsque la surface basale est de 18 m².
Maladies et ravageurs
Les papillons Hypsipyla grandella, présents en Amérique, et Hypsipyla robusta, que l’on trouve en Afrique et en Asie, endommagent gravement les plantations de Cedrela odorata en attaquant les jeunes pousses et les semis. Il semblerait que les attaques soient limitées lorsqu’on les plante à l’ombre. On préconise également de planter Cedrela odorata dans des plantations mélangées. Cedrela odorata greffé sur Toona ciliata est résistant à Hypsipyla grandella. La pourriture du cœur est fréquente chez les arbres à gros diamètre.
Rendement
Au Nigeria, une plantation d’arbres âgés de 40 ans a donné un volume de bois d’œuvre de 455 m³/ha. Dans le sud de la Côte d’Ivoire, la productivité annuelle est de 7–16 m³/ha.
Ressources génétiques
Etant très recherché pour son bois d’œuvre dans son aire naturelle, Cedrela odorata s’est raréfié dans de nombreuses régions. Désormais, les arbres de belle dimension ayant une forme et une taille souhaitée pour l’exploitation se font rares. Cedrela odorata est classé comme vulnérable dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Les peuplements de Colombie et du Pérou figurent dans l’Annexe III de la CITES. Ce qui signifie que le commerce des grumes, des sciages et des placages en provenance de ces pays est autorisé seulement sur présentation de permis ou certificats valides, mais que rien en revanche ne s’oppose au commerce du bois provenant d’autres pays et de plantations. La plantation de Cedrela odorata dans toutes les régions tropicales compense dans une certaine mesure la forte pression à laquelle sont soumises les populations sauvages. Dans des essais internationaux de provenances, plus de 15 provenances sont actuellement testées en Afrique, et des programmes de sélection ont débuté en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Congo.
Perspectives
Cedrela odorata est une essence de reboisement pleine d’avenir car elle a une croissance rapide et produit un bois d’œuvre à usages multiples. Son système racinaire superficiel est pourtant un obstacle à sa plantation dans des systèmes agroforestiers et sa sensibilité à Hypsipyla grandella doit être prise en compte si l’on souhaite utiliser cette espèce dans des plantations de bois d’œuvre en Amérique tropicale, où il est recommandé de planter Cedrela odorata en plantations mélangées à des espèces qui ne soient pas des Meliaceae.
Références principales
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Sources de l'illustration
- Chung, R.C.K., Boer, E., Lemmens, R.H.M.J. & Noshiro, S., 1995. Cedrela P. Browne. In: Lemmens, R.H.M.J., Soerianegara, I. & Wong, W.C. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 5(2). Timber trees: Minor commercial timbers. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 122–126.
Auteur(s)
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Lemmens, R.H.M.J., 2008. Cedrela odorata L. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.
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