Boerhavia diffusa (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Boerhavia diffusa L.


Protologue: Sp. pl. 1 : 3 (1753).
Famille: Nyctaginaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 26, 52, 54, 116

Synonymes

  • Boerhavia africana Lour. (1790).

Noms vernaculaires

  • Spreading hogweed, red hogweed, tar vine, red spiderling (En).
  • Agarra pinto, tangara, bredo de porco, erva tostão (Po).
  • Mkwakwara, mkwayakwaya (Sw).

Origine et répartition géographique

Boerhavia diffusa a une répartition pantropicale, et pourrait être originaire des tropiques de l’Ancien Monde. Il est présent dans toute l’Afrique tropicale.

Usages

En Inde, Boerhavia diffusa est une plante médicinale très prisée, appelée “punarnava” ; ce sont surtout ses racines, ses feuilles et ses graines qui sont utilisées et les racines figurent dans la pharmacopée indienne. Des parties de la plante servent de stomachique, cardiotonique, hépatoprotecteur, laxatif, diurétique, anthelminthique, fébrifuge, expectorant et, à fortes doses, émétique et purgatif. En tant que diurétique, il est utile en cas de strangurie, de jaunisse, de splénomégalie, de gonorrhée et autres inflammations internes. A doses modérées, il combat avec succès l’asthme. Une décoction de racines permet de soigner l’ulcération de la cornée de même que la cécité nocturne. Des usages similaires ont été signalés en Amérique centrale et en Asie du Sud-Est.

En Afrique tropicale, les racines bouillies sont utilisées contre les ulcères, les abcès et pour faciliter l’extraction du ver de Guinée. Les racines et les feuilles bouillies passent pour être expectorantes et fébrifuges, et à fortes doses, émétiques. On consomme également une décoction des parties aériennes pour lutter contre les douleurs gastro-intestinales, les convulsions, les vers intestinaux ainsi que pour réguler la menstruation. En Mauritanie, on broie les graines dont on fait ensuite des gâteaux ; ceux-ci une fois cuits sont consommés comme remède à la dysenterie. En Côte d’Ivoire, on fabrique une pâte à partir de poudre de feuilles, que l’on applique sur la poitrine afin de soulager l’asthme. Les feuilles sont appliquées sur le front en cas de maux de tête violents et autour des oreilles en cas d’otalgie. On utilise le jus des racines en lotion pour administrer des frictions en cas d’affection du rein, de rhumatisme, de douleurs généralisées et d’entorses. Au Ghana, les décoctions de racines servent aussi à soigner l’anémie et sont appliquées en externe sur le pian, tandis que les racines réduites en poudre peuvent être mélangées à du beurre ou de l’huile pour traiter les tumeurs abdominales. Une décoction de racines permet aussi de soigner les maladies cardiaques, les palpitations et la jaunisse. Au Congo, on se frictionne le cou et la gorge de jus de racines pour soigner les oreillons, la laryngite et les brûlures. Soit additionné d’eau ou d’huile de palme soit en décoction, il sert à soigner les affections de la rate, la diarrhée, la dysenterie, l’hématurie et la gonorrhée. Les racines passent également pour être abortives et sont employées pour accélérer l’accouchement. Elles sont aussi utilisées comme antidote contre les morsures de serpent et comme aphrodisiaque. Une décoction de feuilles sert en R.D. du Congo à traiter la gonorrhée et à soulager la douleur. Une décoction de racines permet en Angola de soigner la jaunisse. En Namibie, les Bergdamaras mâchent ou font bouillir les racines en cas de problèmes gastro-intestinaux, alors que les Damaras boivent une infusion de racines pour soigner le prolapsus utérin.

En Afrique de l’Ouest et de l’Est, les feuilles sont quelquefois préparées en sauce comme légume, les graines quant à elles étant ajoutées aux céréales au Sénégal et au Mali. Les feuilles sont cuisinées comme légume dans des caris et des soupes en Inde également, et tant les racines que les graines sont mélangées à des caris et des pains. Les tiges feuillées sont énormément pâturées par les ovins et les bovins, et peuvent aussi être récoltées comme fourrage.

Production et commerce international

Boerhavia diffusa est principalement utilisé au niveau local, excepté en Inde où ce sont surtout les racines qui entrent dans des compositions médicinales courantes. Les produits indiens sont commercialisés partout dans le monde.

Propriétés

La chimie des composés bioactifs de Boerhavia diffusa et leurs propriétés pharmacologiques ont été peu étudiées. La plupart des recherches se sont concentrées sur les extraits. Parmi les composés isolés à partir des racines de Boerhavia diffusa, on trouve la punarnavine (un alcaloïde), le punarnavoside (un glucopyranoside), l’acide ursolique et les boeravinones A1, B1, C2, D, E et F (des roténoïdes), ainsi que divers composants mineurs.

En Inde, Boerhavia diffusa figure dans la pharmacopée comme diurétique, propriété qui a été confirmée depuis lors. L’activité diurétique est probablement due à la réduction de l’excrétion tubulaire qui inhibe la succinate déshydrogénase du rein et qui stimule la D-amino oxydase. Un extrait aqueux de la plante sèche ou fraîche est utile en cas d’œdème et d’ascite. En Inde, une injection intraveineuse de punarnavine réalisée chez le chat a provoqué une nette et persistante élévation de la pression artérielle ainsi qu’une diurèse marquée. Les quantités élevées de sels de potassium présents dans toute la plante accentuent l’action de la punarnavine. Lors d’une étude clinique menée dans le traitement du syndrome néphrotique, il a été prouvé que l’extrait améliorait la diurèse, soulageait l’œdème, et entraînait une amélioration de l’état général du patient, notamment une baisse de l’albuminurie, une augmentation des protéines sériques et une baisse du taux sérique de cholestérol.

Une décoction de feuilles et le jus frais ont tous deux eu un effet analgésique important lors d’essais chez les rats, mais le jus frais a relevé le seuil nociceptif beaucoup plus longtemps que la décoction de feuilles. L’extrait alcoolique a montré des effets anti-inflammatoires contre l’œdème de la patte provoqué par le carraghénane et a augmenté la diurèse chez le rat.

Lors d’essais sur la souris, la fraction alcaloïdique des racines a inhibé les réactions d’hypersensibilité. Des extraits de plante entière ont montré plusieurs effets pharmacologiques, à savoir des activités hépatoprotectrices, anticonvulsivantes, hypotensives, modératrices du myocarde et stimulantes des muscles du squelette et des muscles lisses chez le rat. Aucun effet tératogène n’a été détecté chez des rates gravides. L’extrait de racine a révélé une réduction sensible de la durée de l’écoulement menstruel et de la perte du fer menstruel chez la guenon. Les résultats d’essais sur le rat laissent supposer qu’un extrait de feuille a une nette activité antidiabétique. L’extrait à l’éthanol des parties aériennes a montré une protection des cobayes contre l’asthme provoqué par l’histamine. Un extrait éthylique des racines a révélé une activité anti-tumorale in vitro et in vivo. En outre, des extraits ont montré des activités antivirales, antimycosiques et allélopathiques.

Des cultures de racines in vitro ont été effectuées à partir de segments de feuilles de Boerhavia diffusa. Les racines formées avec 0,5 μM IAA contenaient 15% de punarnavine sur la base de la matière sèche, alors que celles formées avec des concentrations plus élevées d’IAA contenaient moins du composé. En présence de 2,4-D, les segments de feuilles ont produit des cals avec des racines régénérées qui contenaient des traces de punarnavine.

La composition nutritionnelle des feuilles par 100 g de partie comestible est : eau 82 g, énergie 217 kJ (52 kcal), protéines 4,5 g, lipides 0,5 g, glucides 10,3 g, fibres 2,2 g.

Falsifications et succédanés

D’autres espèces de Boerhavia, ainsi que Trianthema portulacastrum L. (Aizoaceae), sont parfois utilisées comme diurétique de la même façon que Boerhavia diffusa.

Description

Plante herbacée annuelle à vivace atteignant 1 m de haut, quelquefois à forte racine pivotante ; tige ramifiée surtout à partir de la base, prostrée lorsque jeune, ascendante à érigée à la floraison, charnue, verte, souvent lavée de rouge, glabrescente à couverte de poils courts ou longs, multicellulaires, souvent glandulaires, en particulier autour des nœuds renflés. Feuilles opposées, simples, inégales ; stipules absentes ; pétiole de 1–2,5(–3,5) cm de long ; limbe largement ovale à elliptique, de 1,5–6 cm × 0,5–5 cm, base obtuse, cordée ou tronquée, apex aigu à obtus, bords sinués, vert clair à blanchâtre dessous, quelquefois avec des glandes rouges marginales. Inflorescence : ombelle axillaire irrégulière, petite, souvent congestionnée, à (1–) 3–5(–7) fleurs, plusieurs ombelles rassemblées en une grande panicule diffuse atteignant 40(–60) cm de long, paraissant terminale par réduction des feuilles, s’allongeant fortement après le début de la floraison ; bractées et bractéoles de petite taille, fimbriées, caduques. Fleurs bisexuées, régulières ; pédicelle jusqu’à 1 mm de long ; périanthe tubuleux-campanulé, se rétrécissant nettement au milieu, partie inférieure obconique, entourant l’ovaire, à 5 côtes, verte, partie supérieure 5-lobée, de 0,5–1,5 mm × 2 mm, rouge ou violette, tombant rapidement ; étamines 1(–3), légèrement exsertes ; ovaire supère, apparemment infère, 1-loculaire, style légèrement exsert, stigmate capité. Fruit : akène enserré par la partie inférieure épaissie du périanthe (l’ensemble étant appelé anthocarpe) ; anthocarpe obconique ou en massue, de (2,5–) 3–3,5 mm × 1–1,5 mm, apex arrondi, à 5 côtes arrondies, à poils glandulaires, contenant 1 graine. Graines obovoïdes, marron clair. Plantule à germination épigée ; hypocotyle bien développé ; cotylédons arrondis, à nervure médiane marquée ; premières feuilles alternes, brièvement poilues, violacées dessous.

Autres données botaniques

Le genre Boerhavia comprend 5–20 espèces, suivant le concept d’espèce retenu, et inclut plusieurs adventices pantropicales variables dont l’histoire de la nomenclature est complexe. Deux opinions ont prévalu concernant l’utilisation du nom Boerhavia diffusa : une vue large qui considère plusieurs taxons de Boerhavia (y compris Boerhavia repens L. et Boerhavia coccinea Mill.) comme une seule espèce très variable, et une vue étroite pour laquelle le nom Boerhavia diffusa s’applique au taxon qui a une panicule apparemment terminale. C’est cette dernière opinion que nous suivons ici, mais ceci implique qu’une partie de la littérature où apparaît le nom Boerhavia diffusa peut concerner d’autres espèces.

Croissance et développement

On trouve Boerhavia diffusa en fleurs et en fruits d’un bout à l’autre de l’année, lorsqu’il y a suffisamment d’eau. Les premières fleurs peuvent apparaître 4 semaines après la germination des graines.

Ecologie

Boerhavia diffusa se rencontre dans les endroits perturbés et au bord des routes, avec une préférence pour les endroits ensoleillés et pour les climats légèrement saisonniers, du niveau de la mer jusqu’à 1200 m d’altitude. Il s’agit souvent d’une adventice de terres cultivées, généralement sur sols sablonneux, mais aussi sur des gazons et des pâturages.

Multiplication et plantation

Boerhavia diffusa est multiplié par graines, et celles-ci germent au début des premières pluies puis tout au long de la saison des pluies. Lorsque le sol des terres arables est retourné, des morceaux de racines peuvent aussi émettre des rejets. Il faut des sols bien drainés et un bon ensoleillement. L’enveloppe muqueuse de l’anthocarpe laisse apparaître un net renflement visqueux à maturité qui lui permet de s’accrocher aux mammifères et aux oiseaux. Boerhavia diffusa a été multiplié avec succès grâce à l’induction in vitro de racines adventives sur des explants de tige et des cultures de feuilles ou de sommités de pousses.

Gestion

Boerhavia diffusa est une adventice de terres cultivées et de terrains vagues, souvent de pelouse en zone sèche. Bien qu’elle soit commune, ce n’est pas une adventice importante. Après un passage au cultivateur mécanique, la plante émet des rejets sur ses racines mais relativement peu de passages sont nécessaires pour en venir à bout.

Maladies et ravageurs

En Inde, plusieurs maladies spécifiques ont été identifiées chez Boerhavia diffusa : Cercospora diffusa qui provoque des taches chlorotiques sur les feuilles, et Colletotrichum boerhaviae qui entraîne des taches nécrotiques brunes. En Inde également, on signale que Boerhavia diffusa est un hôte du virus responsable de la mosaïque de l’aubergine (EMV), et au Costa Rica un hôte du virus de la mosaïque jaune de la courgette (ZYMV). Au Cameroun, Boerhavia diffusa est un hôte facultatif pour le puceron du coton (Aphis gossypii), et au Nigeria on a trouvé que les chenilles d’Aegocera rectilinea et d’Hippotion celerio se nourrissaient presque exclusivement de Boerhavia diffusa.

Traitement après récolte

Les parties récoltées de Boerhavia diffusa sont souvent utilisées fraîches, excepté les racines qui peuvent être mises à sécher au soleil en vue d’un usage ultérieur.

Ressources génétiques

Boerhavia diffusa a une aire de répartition étendue, souvent comme adventice, et il n’est pas menacé d’érosion génétique. Il semble y avoir une variation géographique dans la composition des molécules pharmacologiques, et il y a lieu d’approfondir les recherches afin d’évaluer quelles populations ont le plus d’avenir. Il n’existe pas de programme de sélection connu pour Boerhavia diffusa.

Perspectives

Divers extraits et composés purifiés de Boerhavia diffusa montrent une gamme d’effets pharmacologiques (in vitro et in vivo), par ex. des activités diurétiques, anti-inflammatoires et hépatoprotectrices. Cependant peu de données cliniques sont disponibles alors que la plante mérite d’être davantage étudiée afin d’évaluer en profondeur ses possibilités en vue d’un usage médicinal futur.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1997. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 4, Families M–R. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 969 pp.
  • Chandan, B.K., Sharma, A.K. & Anand, K.K., 2004. Boerhavia diffusa: study of its hepatoprotective activity. Journal of Ethnopharmacology 31(3): 299–307.
  • Gilbert, M.G., 2000. Nyctaginaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 2, part 1. Magnoliaceae to Flacourtiaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 264–273.
  • Hiruma-Lima, C.A., Gracioso, J.S., Bighitti, E.J.B., Germonsén Robineou, L. & Souza Brito, A.R.M., 2000. The juice of fresh leaves of Boerhaavia diffusa L. (Nyctaginaceae) markedly reduces pain in mice. Journal of Ethnopharmacology 71: 267–274.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Noba, K. & Ba, A.T., 1992. Réexamen de la systématique de 3 espèces du genre Boerhavia L. (Nyctaginaceae). Webbia 46(2): 327–339.
  • Rawat, A.K.S., Mehrotra, S., Tripathi, S.C. & Shome, U., 1997. Hepatoprotective activity of Boerhaavia diffusa L. roots - a popular Indian ethnomedicine. Journal of Ethnopharmacology 56: 61–66.
  • Satheesh, M.A. & Pari, L., 2004. Antioxidant effect of Boerhavia diffusa L. in tissues of alloxan-induced diabetic rats. Indian Journal of Experimental Biology 42(10): 989–992.
  • Slamet Sutanti Budi Rahayu, 2001. Boerhavia L. In: van Valkenburg, J.L.C.H. & Bunyapraphatsara, N. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(2): Medicinal and poisonous plants 2. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 111–116.
  • Whitehouse, C., 1996. Nyctaginaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 20 pp.

Autres références

  • Abo, K.A. & Ashidi, J.S., 1999. Antimicrobial screening of Bridelia micrantha, Alchornea cordifolia and Boerhavia diffusa. African Journal of Medicine and Medical Sciences 28(3–4): 167–169.
  • Agrawal, A., Srivastava, S., Srivastava, J.N. & Srivastava, M.M., 2004. Inhibitory effect of the plant Boerhavia diffusa L. against the dermatophytic fungus Microsporum flavum. Journal of Environmental Biology 25(3): 307–311.
  • Amoako, A., 1991. A preliminary investigation of the anti-asthmatic properties of the ethanolic extracts of Bidens pilosa and Boerhavia diffusa. BSc thesis, Department of Pharmaceutical Chemistry, Faculty of Pharmacy, Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Kumasi, Ghana. 44 pp.
  • Berhaut, J., 1979. Flore illustrée du Sénégal. Dicotylédones. Volume 6. Linacées à Nymphéacées. Gouvernement du Sénégal, Ministère du Développement Rural et de l’Hydraulique, Direction des Eaux et Forêts, Dakar, Senegal. 636 pp.
  • Edeoga, H.O. & Ikem, C.I., 2002. Tannins, saponins and calcium oxalate crystals from Nigerian species of Boerhavia L. (Nyctaginaceae). South African Journal of Botany 68: 386–388.
  • Gupta, J. & Ali, M., 1998. Chemical constituents of Boerhavia diffusa Linn. roots. Indian Journal of Chemistry 37B: 912–917.
  • Kibungu Kembelo, A.O., 2004. Quelques plantes medicinales du Bas-Congo et leurs usages. DFID, London, United Kingdom. 197 pp.
  • Lami, N., Kadota, S. & Kikuchi, T., 1991. Constituents of the roots of Boerhaavia diffusa L. 4. Isolation and structure determination of boeravinones D, E, and F. Chemical & Pharmaceutical Bulletin 39(7): 1863–1865.
  • Latham, P., 2004. Useful plants of Bas-Congo province, Democratic Republic of the Congo. DFID, London, United Kingdom. 320 pp.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • Mehrotra, S., Mishra, K.P., Maurya, R., Srimal, R.C. & Singh, V.K., 2002. Immunomodulation by ethanolic extract of Boerhavia diffusa roots. International Immunopharmacology 2(7): 987–996.
  • Mehrotra, S., Singh, V.K., Agarwal, S.S., Maurya, R. & Shrimal, R.C., 2002. Antilymphoproliferative activity of ethanolic extract of Boerhavia diffusa roots. Experiments in Molecular Pathology 72: 236–242.
  • Mungantiwar, A.A., Nair, A.M., Shinde, U.A., Dikshit, V.J., Saraf, M.N., Thakur, V.S. & Sainis, K.B., 1999. Studies on the immunomodulatory effects of Boerhaavia diffusa alkaloidal fraction. Journal of Ethnopharmacology 65: 125–131.
  • Pari, L. & Amarnath, S.M., 2004. Antidiabetic effect of Boerhavia diffusa: effect on serum and tissue lipids in experimental diabetes. Journal of Medicine and Food 7(4): 472–476.
  • Pari, L. & Amarnath, S.M., 2004. Antidiabetic activity of Boerhavia diffusa L.: effect on hepatic key enzymes in experimental diabetes. Journal of Ethnopharmacology 91: 109–113.
  • Shrivastava, N. & Padhya, M.A., 1995. ‘Punarnavine’ profile in the regenerated roots of Boerhaavia diffusa L. from leaf segments. Current Science 68(6): 653–656.
  • Singh, A., Singh, R.G., Singh, R.H., Mishra, N. & Singh, N., 1991. An experimental evaluation of possible teratogenic potential in Boerhavia diffusa in albino rats. Planta Medica 57(4): 315–316.
  • Smith, G.C., Clegg, M.S., Keen, C.L. & Grivetti, L.E., 1996. Mineral values of selected plant foods common to southern Burkina Faso and to Niamey, Niger, West Africa. International Journal of Food Science and Nutrition 47(1): 41–53.
  • Thulin, M., 1993. Nyctaginaceae. In: Thulin, M. (Editor). Flora of Somalia. Volume 1. Pteridophyta; Gymnospermae; Angiospermae (Annonaceae-Fabaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 168–175.
  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Sources de l'illustration

  • Adjanohoun, E.J., Aké Assi, L., Ali Ahmed, Eymé, J., Guinko, S., Kayonga, A., Keita, A. & Lebras, M. (Editors), 1982. Médecine traditionelle et pharmacopée - Contribution aux études ethnobotaniques et floristiques aux Comores. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 217 pp.

Auteur(s)

  • M. Muzila, Herbarium (UCBG), Department of Biological Sciences, University of Botswana, Private Bag UB00704, Gaborone, Botswana

Citation correcte de cet article

Muzila, M., 2006. Boerhavia diffusa L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 14 novembre 2018.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.