Blighia welwitschii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Épice / condiment Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, partie de rameau avec feuille et inflorescence ; 3, feuille et fruits ; 4, graine.
arbre
fût
base du fût
tranche
tranche
feuilles et fleurs

Blighia welwitschii (Hiern) Radlk.


Protologue: Engl., Pflanzenr. IV 165: 1146 (1933).
Famille: Sapindaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 32

Origine et répartition géographique

Blighia welwitschii se rencontre depuis la Sierra Leone jusqu’à l’Ouganda et vers le sud jusqu’à la R.D. du Congo et le nord de l’Angola. On ne le trouve que rarement planté, par exemple dans les jardins botaniques.

Usages

Le bois, vendu sous le nom de “tsana”, est couramment utilisé pour la construction légère, la parqueterie légère, les menuiseries, les boiseries intérieures, le mobilier, les poteaux, les pilotis, les étais de mines, les jouets et les articles de fantaisie, les caisses et les cageots, les pilons, les mortiers, les ustensiles agricoles, les avirons et le tournage. Il se prête à la construction navale, à la confection de traverses de chemin de fer, au placage, au contreplaqué et à la production de pâte à papier.

En R.D. du Congo, l’écorce est employée comme révulsif sur la peau pour soulager les douleurs rénales, costales et les lumbagos. La décoction d’écorce se prend comme purgatif et pour soigner la toux. La poudre de feuilles se consomme avec des bananes mûres comme aphrodisiaque. En Côte d’Ivoire et au Nigeria, la décoction de feuilles s’utilise comme cholagogue. Au Congo, on applique du jus de feuilles en cas d’inflammation des oreilles. En Sierra Leone, l’écorce, les jeunes feuilles, les fruits et les graines s’utilisent comme poison de pêche.

Au Liberia, les jeunes feuilles odorantes servent à parfumer la soupe. Si les arilles des graines mûres sont consommés, en revanche ceux des graines immatures peuvent être toxiques, de même que les graines d’ailleurs.

Production et commerce international

Le bois est utilisé localement et n’est que rarement vendu sur le marché international.

Propriétés

Le bois de cœur, brun pâle à brun rougeâtre, souvent moucheté de blanc, se distingue en général nettement de l’aubier blanc à jaune rosé, qui mesure près de 10 cm de large. Le fil est droit ou contrefil, le grain moyennement fin en général. Les surfaces sciées sur quartier ont normalement un aspect rubané et strié d’étroites bandes verticales tour à tour jaunes et brunes. Le bois est moyennement lustré.

C’est un bois moyennement lourd à lourd avec une densité de 730–950 kg/m³ à 12% d’humidité, très solide, résistant et assez dur. Les taux de retrait sont élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 6,5–7,0% dans le sens radial et de 10, 3–11,5% dans le sens tangentiel. Il est recommandé de débiter sur quartier les grumes immédiatement après la coupe pour éviter les gerces au séchage. Une fois sec, le bois est plutôt instable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 112–205 N/mm², le module d’élasticité de 15 000 N/mm², la compression axiale de 69–84 N/mm², le fendage de 25–36 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 6,4–7,4.

Le bois se scie facilement mais lentement, et se travaille bien tant à la main qu’à la machine en dépit de sa forte densité. Le polissage et le ponçage donnent un beau fini. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont bonnes, il tient solidement les clous, et se colle moyennement bien. Il est moyennement durable et résiste assez bien aux attaques d’insectes, mais il est sensible aux Lyctus. Il est rebelle aux traitements avec des produits de conservation.

Plusieurs saponines ont été isolées des fruits, parmi lesquelles certaines ont montré une activité insecticide contre Spodoptera frugiperda et une toxicité dans l’essai à l’Artemia.

Description

  • Arbre de taille moyenne à assez grande atteignant 40(–50) m de haut, sempervirent, dioïque ; fût dépourvu de branches jusqu’à 30 m de haut, cylindrique, généralement droit, jusqu’à 100(–180) cm de diamètre, légèrement cannelé à la base ou présentant parfois de petits contreforts épais ; surface de l’écorce lisse à légèrement fissurée ou écailleuse, grise à brune, écorce interne dure, granuleuse, jaune à orange, souvent marbrée de jaune-brun ; cime souvent dense, à branches ascendantes, vert foncé ; jeunes rameaux à pubescence orange, devenant rapidement glabres et brun foncé.
  • Feuilles alternes, composées paripennées à 2–4 paires de folioles ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 8(–16) cm de long, étroitement ailé, rachis jusqu’à 15 cm de long ; pétiolules jusqu’à 1 cm de long ; folioles opposées, étroitement elliptiques à oblongues-elliptiques, jusqu’à 25(–40) cm × 8,5(–10) cm, la paire inférieure étant souvent beaucoup plus petite, cunéiformes à obtuses et parfois asymétriques à la base, courtement acuminées à l’apex, à bords entiers ou légèrement ondulés, coriaces, presque glabres, brun pâle lorsque jeunes, virant ensuite au vert olive, pennatinervées à 7–14(–20) paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : fausse grappe axillaire atteignant 12(–15) cm de long.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, blanches ou blanc verdâtre, parfumées ; pédicelle atteignant 8 mm de long, s’allongeant jusqu’à 10 mm chez le fruit ; calice à tube beaucoup plus court que les lobes, d’environ 2 mm de long ; pétales libres, rhombiques, jusqu’à 5 mm × 3 mm, poilus, avec une écaille de grande taille sur la surface interne ; étamines 7–8, libres, filets d’environ 5 mm de long, poilues ; ovaire supère, poilu, normalement 3-lobé et 3-loculaire, style presque aussi long que l’ovaire ; fleurs mâles à ovaire rudimentaire, fleurs femelles à étamines réduites.
  • Fruit : capsule turbinée ou piriforme, habituellement trigone, de 3,5–8 cm × 2,5–4,5 cm, en pointe à l’apex, orange à rouge à maturité, glabre, déhiscente en 3 valves ligneuses recourbées, poilues à l’intérieur, contenant jusqu’à 3 graines.
  • Graines ovoïdes à ellipsoïdes, de 2–3 cm de long, brun foncé brillant à noir pourpre, avec un arille jaune en coupe atteignant 2 cm de long à la base.
  • Plantule à germination hypogée ; épicotyle de 10–15 cm de long, pubescent ; 2 premières feuilles opposées, à 3 folioles obovales de 12 cm × 4 cm.

Autres données botaniques

Le genre Blighia comprend 3 espèces et se limite à l’Afrique tropicale. Blighia welwitschii se distingue des deux autres espèces par ses fruits d’assez grande taille à lobes affilés. Var. bancoensis Aubrév. & Pellegr. a été signalée en Côte d’Ivoire et se caractérise par des fruits comparativement de petite taille (3,5–4 cm de long).

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes ; 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (7 : vaisseaux en lignes, ou plages, obliques et/ou radiales) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; (24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4μm)) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; (66 : présence de fibres non cloisonnées) ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 75 : parenchyme axial absent ou extrêmement rare ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon)) ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; (137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons) ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons.
(S. N’Danikou, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

En Côte d’Ivoire, on a observé des arbres de Blighia welwitschii en fleurs entre août et mai, plus fréquemment en novembre. Les fruits mûrissent 6 mois environ après la floraison ; en Côte d’Ivoire et au Gabon, ils mûrissent plus généralement entre décembre et février. Les graines et leurs arilles jaunes sont probablement disséminés par des animaux tels que les grands oiseaux et les singes. Au Gabon, le perroquet gris d’Afrique s’en régale.

Ecologie

Blighia welwitschii se rencontre en général dans la forêt sempervirente humide, dans la forêt primaire comme secondaire, mais également dans la forêt semi-décidue. En Ouganda, il est présent jusqu’à 1150 m d’altitude.

Gestion

En règle générale, Blighia welwitschii est présent en faible densité dans la forêt. Par endroits au Cameroun, on a observé une densité moyenne de 2,7 arbres d’un diamètre de fût supérieur à 15 cm par ha, avec un volume de bois moyen de 2,1 m³/ha.

Maladies et ravageurs

En Côte d’Ivoire, on a remarqué que Blighia welwitschii était l’hôte du virus de la mosaïque du gombo. Blighia welwitschii ayant montré des symptômes similaires à ceux des légumes contaminés, c’est-à-dire une chlorose des feuilles à proximité des nervures, il a semblé dangereux de le planter à côté de champs de gombo.

Ressources génétiques

Blighia welwitschii est répandu et ne fait pas l’objet d’un abattage intensif. Aussi, ne semble-t-il guère menacé d’érosion génétique actuellement.

Perspectives

Blighia welwitschii est localement une source précieuse de bois et de remèdes traditionnels. Il y a lieu d’effectuer des recherches sur ses taux de croissance, sa régénération et sa multiplication, ainsi que sur ses impératifs de gestion qui permettraient une production durable, avant qu’une décision ne soit prise quant à son éventuel rôle dans la production commerciale de bois d’œuvre. Il faut absolument étudier l’éventuelle toxicité des jeunes feuilles et de l’arille des graines si l’on veut garantir leur innocuité pour l’homme.

Références principales

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  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1985. Arbres des forêts denses d’Afrique Centrale. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 565 pp.
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Autres références

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  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Oteng-Amoako, A.A. (Editor), 2006. 100 tropical African timber trees from Ghana: tree description and wood identification with notes on distribution, ecology, silviculture, ethnobotany and wood uses. 304 pp.
  • Penders, A. & Delaude, C., 1994. Structure elucidation of an acetylated saponin of Blighia welwitschii by NMR spectroscopy. Carbohydrate Research 263(1): 79–88.
  • Penders, A., Delaude, C., Pepermans, H. & Van Binst, G., 1989. Identification and sequencing of sugars in an acetylated saponin of Blighia welwitschii by NMR spectroscopy. Carbohydrate Research 190(1): 109–120.
  • Sallenave, P., 1955. Propriétés physiques et mécaniques des bois tropicaux de l’Union française. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent sur Marne, France. 129 pp.
  • White, L. & Abernethy, K., 1997. A guide to the vegetation of the Lopé Reserve, Gabon. 2nd edition. Wildlife Conservation Society, New York, United States. 224 pp.

Sources de l'illustration

  • Aubréville, A., 1959. La flore forestière de la Côte d’Ivoire. Deuxième édition révisée. Tome deuxième. Publication No 15. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 341 pp.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1985. Arbres des forêts denses d’Afrique Centrale. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 565 pp.
  • White, L. & Abernethy, K., 1997. A guide to the vegetation of the Lopé Reserve, Gabon. 2nd edition. Wildlife Conservation Society, New York, United States. 224 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • E.A. Obeng, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Consulté le 22 avril 2019.


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