Aleurites moluccanus (PROTA)

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Introduction
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Aleurites moluccanus (L.) Willd.




Protologue: Sp. pl. 4(1) : 590 (1805), as ‘moluccana’.
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22, 24, 44

Synonymes

Noms vernaculaires

Bancoulier, noix des Indes, noix de bancoul, noix des Moluques (Fr). Candlenut tree, Indian walnut, lumbang tree, kukui nut (En). Noz da India, nogueira de Iguape, calumbàn (Po). Mkaa, mkaakaa (Sw).

Origine et répartition géographique

Depuis l’antiquité, l’aire de répartition d’Aleurites moluccanus va de l’Inde à la Chine, en passant par toute l’Asie du Sud-Est, jusqu’à la Polynésie et la Nouvelle-Zélande. Il a été introduit en culture dans de nombreux pays tropicaux et est devenu l’arbre national d’Hawaï. En Afrique, il est cultivé à petite échelle, par ex. en R.D. du Congo, en Tanzanie, en Ouganda, aux Comores, à Madagascar et en Afrique du Sud (Kwazulu-Natal et Mpumalanga).

Usages

L’huile des graines (“huile de bancoul”, “huile de kukui” ou “huile de lumbang”) ne convient pas pour la cuisine, mais a des usages cosmétiques, industriels (peintures, vernis, linoléum, savons, produits d’entretien du bois), pour l’éclairage (huile lampante, bougies) et en médecine (purgatif léger, embrocation pour sciatique, contre la chute des cheveux). En Indonésie, elle sert à la fabrication du batik. Pour l’éclairage, les amandes huileuses peuvent se brûler telles quelles ou être écrasées pour en faire des bougies. La graine d’Aleurites moluccanus est une épice indispensable dans la cuisine indonésienne, où elle est connue sous le nom de “kemiri”. Elle a peu de saveur propre et joue surtout le rôle d’exhausteur de goût. On l’ajoute en petites quantités à de nombreux plats, crue ou légèrement grillée, écrasée et mélangée à d’autres ingrédients. A Hawaii, une épice appelée “inamona” se prépare avec les graines mélangées à des algues et du sel. Légèrement toxique, la graine crue se comporte comme un laxatif, mais il existe un type à Vanuatu dont les graines se consomment sans effet toxique apparent. En Indonésie, le tourteau résiduel est parfois transformé en un aliment à grignoter appelé “dage kemiri”. Le tourteau est un excellent engrais organique riche en N et en P ; il faut l’employer avec précaution dans l’alimentation animale, en raison de ses effets toxiques.

Aleurites moluccanus est couramment planté dans les villages et comme arbre d’alignement. Son feuillage vert argenté en fait un arbre ornemental attrayant dans les aménagements paysagers. Il est également utilisé pour le reboisement et pour éliminer les mauvaises herbes. Dans les endroits où l’on dispose de son bois en abondance, on l’utilise pour la sculpture et pour fabriquer des meubles, de petits ustensiles et des allumettes. Il convient à la pâte à papier.

En médecine traditionnelle indonésienne, les graines s’utilisent comme laxatif ; des amandes broyées, on fait des cataplasmes pour traiter les maux de tête, les fièvres, les ulcères, les articulations enflées et la constipation ; l’écorce sert à traiter la dysenterie, le jus d’écorce (mélangé à du lait de coco) à traiter la sprue, et les feuilles bouillies en usage externe servent à traiter les maux de tête et la blennorragie. Au Japon, l’écorce est utilisée pour traiter les tumeurs.

La dureté du noyau du fruit est exploitée dans un jeu d’argent dont l’objectif est de briser le noyau de l’adversaire en le heurtant avec le sien. En Indonésie, un cultivar est spécialement cultivé pour ce jeu. A Hawaï, les coques des noyaux servent à confectionner des guirlandes traditionnelles (“leis”). En Polynésie, des colorants tirés de diverses parties de l’arbre étaient jadis utilisés sur les étoffes d’écorce (tapas) et les canoës, et pour les tatouages.

Production et commerce international

En Indonésie, il existe un commerce considérable de noix de bancoul sur le marché intérieur, dont l’île de Java est la destination principale. A la fin des années 1980, les exportations annuelles de ces noix étaient de l’ordre de 400–600 t, pour une valeur totale de US$ 200 000–500 000. La noix de bancoul se vend et se transporte sous forme de noyaux, ou “noix”. Au niveau du détail, on en commercialise de petites quantités sous forme de graines (sans la coque dure).

Propriétés

Le poids du noyau est de 10–14 g ; il se compose de la coque (65–70%) et de la graine (30–35%). Par 100 g de partie comestible, la graine sèche d’Aleurites moluccanus contient : eau 5–8 g, protéines 8–22 g, lipides 60–62 g, glucides 7–18 g, fibres 2–3 g, cendres 3–4 g. La valeur énergétique est d’environ 2675 kJ/100 g. La noix de bancoul, qui possède très peu de saveur propre, semble jouer le rôle d’exhausteur de goût, en rendant les papilles gustatives temporairement plus sensibles. L’huile obtenue par pression à froid est jaune pâle, d’odeur agréable. Lorsqu’on la laisse reposer, elle sèche et se transforme en une mince pellicule givrée. La composition en acides gras de l’huile est : acide palmitique 5–9%, acide stéarique 2–7%, acide oléique 11–35%, acide linoléique 34–49%, acide linolénique 21–35%. La teneur en acides gras libres est généralement très faible. Pour améliorer les propriétés siccatives de l’huile, on peut la mélanger avec de l’huile de lin et la polymériser à chaud (par soufflage).

La toxicité modérée de la graine a été attribuée à une toxalbumine similaire à celles que l’on trouve chez les Abrus et Ricinus spp. Le bois est relativement léger et non durable.

Falsifications et succédanés

L’huile de bancoul ressemble à l’huile de lin, mais ses qualités pour la peinture sont inférieures.

Description

Arbre de grande taille, sempervirent, monoïque, atteignant 40 m de haut ; fût atteignant 1,5 m de diamètre, écorce grise, relativement rugueuse et à lenticelles ; cime imposante, irrégulière, d’aspect blanchâtre ou givré vue de loin en raison des poils étoilés blancs qui la recouvrent, surtout les parties jeunes. Feuilles alternes, simples ; stipules petites, rapidement caduques ; pétiole atteignant 30 cm de long, portant une paire de petites glandes vert-brun au sommet sur la face supérieure ; limbe à contour circulaire chez les jeunes arbres et les drageons, atteignant 30 cm de diamètre, à base cordée et à 3–5 lobes triangulaires, limbe des arbres adultes ovale-triangulaire ou ovale-oblong, de 12–23 cm × 6–12 cm, apex en pointe, courbe et pendant, bords entiers ou légèrement sinués, vert foncé et luisant argenté, pennatinervé. Inflorescence : panicule terminale ou axillaire composée de cymes, faisant 10–20 cm de long. Fleurs unisexuées, fleurs femelles terminant les rameaux ultimes des cymes, fleurs mâles bien plus nombreuses, plus petites, disposées en bouquets autour des fleurs femelles ; calice 2–3-lobé à l’anthèse, à poils étoilés ; pétales 5, lancéolés, de 6–7 mm de long chez les fleurs mâles, de 9–10 mm chez les fleurs femelles, blancs ; glandes du disque 5 ; fleurs mâles à 10–20 étamines, disposées en 3–4 séries, celles de l’extérieur libres, celles de l’intérieur fusionnées ; fleurs femelles à ovaire 2–4-loculaire, à poils étoilés, et à 2–4 styles profondément 2-lobés. Fruit : drupe comprimée latéralement, ovoïde-globuleuse et à 2 noyaux, ou semiglobuleuse à 1 noyau, de 5–6 cm × 4–7 cm, à poils étoilés, indéhiscente, vert olive à chair blanchâtre ; endocarpe épais, osseux, rugueux. Graines comprimées-globuleuses, atteignant 3 cm × 3 cm ; albumen épais, riche en huile.

Autres données botaniques

Le genre Aleurites est un petit genre de 2 espèces. Avant, il était plus important, mais il a été divisé en trois genres : le genre Aleurites qui comprend Aleurites moluccanus et Aleurites rockinghamensis (Baill.) P.I. Forst., arbre de forêt pluviale d’Australie et de Nouvelle-Guinée, le genre Reutealis qui ne comprend qu’une seule espèce, Reutealis trisperma (Blanco) Airy Shaw, endémique des Philippines, et Vernicia, comprenant 3 espèces, toutes originaires d’Asie, mais largement cultivées. Toutes ces espèces donnent de l’huile et étaient jadis confondues.

Croissance et développement

Aleurites moluccanus fleurit pour la première fois au bout de 4 ans. La floraison peut avoir lieu toute l’année et il peut y avoir des fleurs et des fruits à tous les stades de développement simultanément sur l’arbre. Les fruits ont besoin de 3–4 mois pour se développer et mûrir. Modérément rapide, la croissance atteint 1,5 m de haut par an dans des conditions favorables. Aux Philippines, des arbres ont atteint 12,5 m de haut, avec un tronc de 15 cm de diamètre, 8 ans après la plantation.

Ecologie

Aleurites moluccanus est présent dans les régions tropicales et subtropicales bénéficiant d’au moins 700 mm de précipitations et d’une saison sèche ne durant pas plus de 5 mois ; dans les régions arides, il dépend des cours d’eau permanents ou des eaux souterraines. Dans les zones humides, on le trouve sur les terrains sablonneux bien drainés proches de la côte et sur sol calcaire, mais il est présent également à l’état naturalisé, dans les forêts mixtes et les forêts de teck. Il a besoin d’une température maximale moyenne pendant le mois le plus chaud de 26–30°C, et pendant le mois le plus frais, d’une température minimale moyenne de 8–13°C.

Il est présent sur toutes sortes de sols, qui doivent être bien drainés, avec un pH 5–8. Il supporte des vents forts et quelques embruns salins, mais ne tolère pas l’asphyxie racinaire, les incendies ou le gel durant plusieurs jours.

Multiplication et plantation

La multiplication d’Aleurites moluccanus se fait généralement par graines. On laisse pourrir les fruits quelques jours avant d’en extraire le noyau. Les graines ont une coque dure et gardent leur viabilité plus d’un an. Mais cette coque dure est également la cause d’une germination inégale et souvent lente. D’habitude, le pourcentage de germination est faible (30–40%), mais une scarification par des moyens mécaniques, physiques ou chimiques peut l’améliorer. Pour améliorer la germination, on a essayé d’alterner réchauffage et refroidissement des noyaux, ainsi que de les réchauffer au soleil dans un support humide. Le traitement à l’acide a été recommandé, mais selon d’autres sources cela resterait sans effet sur la germination. Un cassage des noyaux peut l’accélérer, mais cela peut provoquer des infections fongiques. Le semis direct est également possible, car les jeunes arbres concurrencent bien les plantes adventices. Il y a 100–120 graines/kg (avec les coques).

Les semences se sèment en planches ou en sachets en polyéthylène à une profondeur de 3–10 cm. Au champ, la distance de plantation est de 7–10 m × 7–10 m lorsqu’on cultive pour les graines, tandis que pour la production de pâte à papier, on pratique des espacements plus rapprochés, de 4 m × 4 m. Pour des brise-vent, on peut planter les arbres à 3–4 m d’écart.

La multiplication végétative, par ex. par bouturage ou marcottage, semble possible, mais cela peut donner des arbres dont la croissance végétative est excessive.

Gestion

Les semis une fois établis nécessitent peu de soins. Les feuilles se renouvellent régulièrement, et les vieilles feuilles laissées au sol ne tardent pas à pourrir, ce qui enrichit le sol en matière organique et en nutriments. Les arbres recèpent bien, mais la repousse est trop lente pour pouvoir les utiliser en haies dans les systèmes agroforestiers.

Maladies et ravageurs

Une maladie de la pourriture du collet provoquée par Ustulina deusta a été observée sur Aleurites moluccanus en Indonésie. On a découvert que Botryodiplodia theobromae infestait le bois et causait des taches bleues. Il n’existe pas de ravageurs ayant une importance économique.

Récolte

On laisse tomber les fruits d’Aleurites moluccanus, qui demeurent sur le sol jusqu’à ce que la paroi externe du fruit pourrisse, après quoi on récolte les noyaux.

Rendement

Les estimations de rendements d’Aleurites moluccanus sont de 2500–15 000 noyaux par arbre et par an, soit 25–150 kg. Cela correspond à 8–50 kg d’amandes par arbre et par an, soit 5–30 kg d’huile par arbre et par an.

Traitement après récolte

La majeure partie de l’huile qu’on trouve dans le commerce est extraite au pressoir. Le broyage des noyaux entiers pour en extraire l’huile donne un rendement assez faible et le tourteau a moins de valeur comme engrais organique, mais l’extraction des graines à partir des noyaux est difficile.

Traditionnellement, on a recours à un mélange de techniques mécaniques (martelage) et physiques (réchauffements et refroidissements successifs) pour casser le noyau d’Aleurites moluccanus. Les graines de la meilleure qualité, celles qui sont utilisées comme épice, s’obtiennent en faisant sécher les noyaux au soleil pendant 5–10 jours, et en les cassant ensuite mécaniquement.

Les noyaux peuvent se conserver plus d’un an sans changement notable dans la quantité et la composition de l’huile. Mais les amandes ne peuvent se conserver longtemps, car elles sont attaquées par des coléoptères, et l’huile s’acidifie.

Pour confectionner le “dage kemiri”, on écrase le tourteau, on le fait tremper 48 heures sous l’eau courante, on le fait cuire à la vapeur, puis on le recouvre avec une feuille de bananier, on le met sous un poids pour en extraire le liquide qui reste et on le laisse fermenter 48 heures dans un endroit sombre.

Ressources génétiques

Une collection vivante d’Aleurites moluccanus est maintenue par le Research Institute for Spice and Medicinal Crops (RISMC) de Bogor, en Indonésie.

Sélection

Il n’y a pas de programme d’amélioration génétique connu pour Aleurites moluccanus.

Perspectives

L’huile de bancoul continuera à être utilisée en cosmétique et pourrait trouver des débouchés plus importants dans des applications qui utilisent actuellement de l’huile de lin importée ou des produits pétrochimiques. Mais on peut encore douter que cela soit viable au plan économique. En Indonésie, la valeur du “kemiri” comme épice est incontestée. L’utilisation du bois dans l’industrie papetière pourrait être envisageable à long terme. En Afrique, Aleurites moluccanus restera sans doute une plante d’importance limitée.

Références principales

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  • Stuppy, W., van Welzen, P.C., Klinratana, P. & Posa, M.C.T., 1999. Revision of the genera Aleurites, Reutealis and Vernicia (Euphorbiaceae). Blumea 44: 73–98.

Autres références

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  • Tapa Darma, I.G.K., 1993. Identifikasi jamur ‘blue stain’ yang menyerang berbagai jenis kayu [Identification of the blue-stain fungus attacking several timber species]. Technical Notes, Faculty of Forestry, Bogor Agricultural University 5(1): 27–32.
  • World Agroforestry Centre, undated. Agroforestree Database. [Internet] World Agroforestry Centre (ICRAF), Nairobi, Kenya. http://www.worldagroforestry.org/ Sites/TreeDBS/ aft.asp. January 2006.

Sources de l'illustration

  • Siemonsma, J.S., 1999. Aleurites moluccana (L.) Willd. In: de Guzman, C.C. & Siemonsma, J.S. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 13. Spices. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 63–65.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 18 avril 2019.


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