Aerva javanica (Criquet)
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Aerva javanica var. javanica (Burm. f.) Juss.
Famille : Amaranthaceae
Basionyme : Iresine javanica Burm. f. (1768)
Synonymes : Achyranthes javanica (Burm. f.) Pers., Aerva javanica (Burm. f.) Juss. (1808), Aerva persica (Burm. f.) Merr., Aerva tomentosa Forssk. (1775), Celosia lanata L. (1753)
Type physionomique : Herbe vivace
Description : Espèce assez variable, tant par ses formes que par son écologie. Elle se présente le plus souvent comme un buisson bas d’aspect duveteux ou laineux. La base peut être lignifiée mais les pousses annuelles restent plus ou moins flexueuses. Feuilles plus ou moins étroites, denses dans la partie inférieure des tiges, lesquelles sont couvertes de poils étoilés. Fleurs réunies en une grappe terminale de petits épis duveteux de couleur blanc rosé.
Biogéographie : Espèce du paléo-tropique sec.
Type biomorphologique de Raunkier : Chamaephyte se comportant souvent en thérophyte, en réaction à des conditions écométéorologiques adverses.
Port : Herbe vivace à souche ligneuse et à pousses annuelles plus ou moins souples. Peut passer la mauvaise saison sous forme de mini-buisson (20 à 30 centimètres de haut) se desséchant progressivement et perdant des feuilles. Trois “formes” peuvent être observées : grêle, robuste et buissonneuse.
Préférences édaphiques : Aerva javanica semble préférer les sols sablo-limoneux où elle peut localement constituer des faciès paucispécifiques mais elle se rencontre fréquemment dans les zones rocailleuses.
Préférences hydriques : Espèce résistante à la sécheresse mais sur des sols ayant de bonnes réserves hydriques.
Tolérance aux sels : Faible.
Milieux : Espèce présente dans de nombreux milieux sahariens et sub-sahariens (forte capacité de dispersion anémochore). Elle peut dominer certains groupements d’épandage.
Espèces voisines : Achyranthes aspera L. est caractérisée par des feuilles opposées et des inflorescences en longs épis terminaux continus. Les fleurs sont dirigées vers l’apex alors que les fruits deviennent retroussés et piquants à maturité. Plante à tendance rudérale fréquente au Sahara méridional. Pupalia lappacea (L.) A. Juss. est caractérisée par des feuilles opposées et des épis terminaux interrompus. Les bractées florales sont munies de poils raides et crochus. Plante présente au Sahara méridional, principalement dans les éboulis et les pentes rocailleuses.
Références bibliographiques :
OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 218
QUÉZEL P. & SANTA S., 1962. – Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques méridionales. – Centre National de la Recherche Scientifique : Paris. p. 304
BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 14
Intérêt pour le Criquet pèlerin
PLANTE IMPORTANTE. Dans nombre de formations herbeuses, cette espèce offre un excellent abri et une bonne nourriture, principalement aux larves. Elle est fréquente dans les biotopes de reproduction et de grégarisation.