Aegiphila villosa (Pharmacopées en Guyane)

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Urera caracasana
Pharmacopées traditionnelles en Guyane, 2004
Amasonia campestris


Aegiphila villosa. Feuille tabac, mais ce n’est pas le vrai tabac (Nicotiana tabacum)
Famille Verbenaceae

Cette famille regroupe plusieurs verveines aux propriétés carminatives et digestives très employées partout en Amérique tropicale et parfois dans d’autres régions du monde. Ces verveines, d’un emploi régulier, sont considérées selon le système de soins créole comme rafraîchissantes, agissant sur la tension et les états chauds comme les grippes.



Aegiphila villosa (Aubl.) J. F. Gmelin

Synonymie

  • Manabea villosa Aublet.

Noms vernaculaires

  • Créole : feuille tabac [féy-tabak], bois tabac [bwa-tabak].
  • Wayãpi : a’ɨ makule.
  • Palikur : aigβan.
  • Portugais : camaá.

Écologie, morphologie

Petit arbre, commun par place en forêt secondaire et dans les boqueteaux de savane.

Collections de référence

Grenand 257 ; Grenand et Prévost 1969, Moretti 1177 ; Prévost 3738.

Emplois

Pour les Wayãpi, cf. l’usage à Siparuna pachyantha (Monimiacées).

Chez les Palikur, les feuilles séchées peuvent être utilisées comme le tabac pour ses divers usages narcotiques et médicinaux (cf. Nicotiana tabacum, Solanacées).

Étymologie

  • Créole : feuille tabac, bois tabac, en raison de la ressemblance frappante des feuilles des deux espèces.
  • Wayãpi : a’ɨ, « paresseux à deux doigts (Choloepus didactylus) » et makule, « tabac » : cet animal en consomme les feuilles.
  • Palikur : de aig, « tabac » et aβan, « plante », « plante [comme] le tabac » en raison de son utilisation.

Chimie et pharmacologie

Tests chimiques en fin d’ouvrage.