Acacia xanthophloea (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Glucides / amidon Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Huile essentielle / exsudat Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Changement climatique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, port de l'arbre ; 2, feuille ; 3, partie d'un rameau en fleurs ; 4, partie d'un rameau en fruits. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
port de l'arbre
groupe d'arbres à fièvre, cratère de Ngorongoro, Tanzanie (EcoPort)
écorce (EcoPort)
épines stipulaires (EcoPort)
rameau avec inflorescences (EcoPort)
rameau avec inflorescences (EcoPort)

Acacia xanthophloea Benth.


Protologue: Trans. Linn. Soc. London 30(3) : 511 (1875).
Famille: Mimosaceae (Leguminosae - Mimosoideae)
Nombre de chromosomes: 2n = 52

Noms vernaculaires

  • Arbre à fièvre (Fr).
  • Fever tree, sulphur bark, African thorn acacia (En).
  • Árvore da febre, camba (Po).
  • Mgunga, mukonge (Sw).

Origine et répartition géographique

Acacia xanthophloea se rencontre depuis la Somalie jusqu’au nord de l’Afrique du Sud et au Swaziland. Il est parfois planté comme arbre d’ornement en dehors de son aire naturelle, par ex. aux Etats-Unis et à Taïwan.

Usages

Acacia xanthophloea fournit un bois d’usage courant, qui est employé en construction et en menuiserie, construction navale, caisserie, pour la fabrication de meubles, la confection de mortiers, ustensiles domestiques, auges, et pieux de clôture. On l’emploie comme bois de feu, bien que sa gomme laisse un dépôt noir goudronneux après combustion. Il fournit un charbon de bois de bonne qualité. Acacia xanthophloea est un arbre de jardin populaire, et on le cultive en haies en Tanzanie. Au Kenya, on emploie en médecine traditionnelle une décoction d’écorce pour traiter l’indigestion, et en Tanzanie elle sert à soigner la drépanocytose. Les Zoulous d’Afrique du Sud emploient l’écorce réduite en poudre comme émétique pour traiter le paludisme, ainsi que pour traiter les maladies des yeux. La gomme qui exsude en abondance sur le tronc est réputée comestible, et elle est mangée par les singes. Les branches feuillues sont données au bétail comme fourrage. L’arbre est une bonne espèce mellifère.

Production et commerce international

L’écorce d’Acacia xanthophloea est vendue sur les marchés locaux en Afrique du Sud, la quantité commercialisée étant estimée à 7500 kg en 1988. Il est également importé du Mozambique.

Propriétés

Le bois de cœur est brun pâle avec une nuance rougeâtre, et est nettement distinct de l’aubier qui est épais et plus pâle. Il est assez lourd, avec une densité d’environ 900 kg/m³ à 12% de teneur en humidité. Il faut le sécher avec précaution, car il est sujet à la fente et aux craquelures. Il prend un fini lisse. Il est sujet aux attaques de térébrants.

L’écorce contient du tanin en abondance, mais elle ne produit pas un bon cuir. Des extraits d’écorce ont montré une faible action antimalarique in vitro, et une forte action antimicrobienne. Des extraits de feuilles ont montré une action antibactérienne contre Staphylococcus aureus et Escherichia coli. La gomme est hydrosoluble et contient du galactose, de l’arabinose, du rhamnose, de l’acide glucuronique et de l’acide 4-O- méthyl-α-D-glucuronique.

Description

  • Arbre de taille moyenne atteignant 25 m de hauteur ; fût rectiligne, jusqu’à 60 cm de diamètre ; écorce lisse et poudreuse, jaune citron à jaune verdâtre ; cime ouverte, avec des branches étalées ; jeunes rameaux d’abord pourpre puis jaunâtres, avec des paires d’épines stipulaires droites jusqu’à 7(–8,5) cm de long.
  • Feuilles alternes, composées bipennées, avec 3–6(–8) paires de pennes ; rachis de (2,5–)3–7 cm de long, presque glabre ; folioles en 8–19 paires par penne, obliquement oblongues, de 2,5–6,5 mm × 1–2 mm, glabres.
  • Inflorescence : capitule axillaire globuleux d’environ 12 mm de diamètre, généralement groupé en bouquets sur les ramilles âgées ; pédoncule de 1,5–2,5 cm de long, avec une paire de bractées d’environ 3 mm de long sur la moitié inférieure.
  • Fleurs bisexuées, régulières, généralement 5-mères, petites, blanc crémeux à rosées ou violacées ou encore jaunes, odorantes, sessiles ; calice en coupe, de 1–1,5 mm de long ; corolle courtement lobée, glabre ; étamines nombreuses, libres, jusqu’à 5 mm de long ; ovaire supère, 1-loculaire, style mince.
  • Fruit : gousse linéaire-oblongue de 4–13,5 cm × 0,5–1,5 cm, droite ou légèrement courbée, brun pâle, rétrécie entre les graines, indéhiscente mais se fractionnant en articles une fois tombée, renfermant (3–)5–10 graines.
  • Graines orbiculaires à ellipsoïdes, comprimées, de 4,5–5,5 mm × 3,5–4 mm, lisses, brunes.

Autres données botaniques

Le genre Acacia est un important genre pantropical, qui comprend plus de 1300 espèces, dont la plupart se rencontrent en Australie (plus de 900) ; on en trouve plus de 200 en Amérique, et environ 130 en Afrique. Acacia xanthophloea appartient au sous-genre Acacia, qui regroupe tous les Acacia africains ayant des stipules droites spinescentes. Acacia xanthophloea est très caractéristique avec son écorce lisse et jaune, et ses gousses indéhiscentes.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; (80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré) ; (81 : parenchyme axial en losange) ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; 90 : cellules de parenchyme fusiformes ; 91 : deux cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial ; (156 : cristaux dans des cellules dilatées (idioblastes)).
(M. Thiam, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Le rythme de croissance des semis est rapide, avec une hauteur maximale de 7 m en 3 ans. Une croissance de 1,5 m/an et 2 cm en diamètre est courante chez les jeunes arbres. L’arbre est décidu. Les fleurs sont pollinisées par des insectes tels qu’abeilles et papillons. En Afrique australe, la floraison se produit en septembre–novembre, la fructification en janvier–avril. Acacia xanthophloea souffre de l’écorçage, du broutage et du bris des branches par les éléphants, mais il montre une résistance élevée aux perturbations. Les gousses sont un aliment favori des singes vervets, qui pourraient jouer un rôle dans la dispersion des semences. Les articles de gousses, qui sont légers, sont probablement dispersés également par le vent et par l’eau.

Ecologie

Acacia xanthophloea se rencontre dans les localités marécageuses et dans les ripisylves, souvent sur des plaines inondables ou dans des dépressions, jusqu’à 2100 m d’altitude. Il pousse souvent sur des sols alluviaux d’argile noire. Ce milieu privilégié, qui offre des conditions idéales pour la reproduction des moustiques, a valu à Acacia xanthophloea d’être associé au paludisme, d’où son nom vernaculaire d’ “arbre à fièvre”. Il pousse souvent en peuplements grégaires, et est même souvent dominant. Il peut tolérer un gel modéré. Il forme des nodules avec des bactéries fixatrices d’azote du genre Rhizobium.

Multiplication et plantation

La production de graines est souvent médiocre par suite de la prédation par les animaux. On compte 24 000–30 000 graines par kg. La germination est généralement moyenne, atteignant de l’ordre de 70% après 2 semaines. Les semences doivent être trempées dans de l’eau pendant 24 heures, dans de l’eau chaude pendant une nuit, ou scarifiées mécaniquement. On peut les conserver pendant longtemps dans un endroit sec, mais elles sont sujettes aux dégâts d’insectes. Lorsque les semis ont atteint le stade de 2 feuilles 6–8 semaines après le semis, il faut les transplanter des bacs de semis dans des sachets de plastique, en prenant garde de ne pas endommager la longue racine pivotante. Acacia xanthophloea peut être multiplié par boutures.

Gestion

Acacia xanthophloea se rencontre souvent en peuplements apparemment équiennes de grands arbres avec peu de jeunes sujets, résultant probablement d’une régénération prolifique après une inondation dans le passé. Les peuplements naturels d’Acacia xanthophloea en Afrique du Sud comptent environ 85 tiges de toutes classes de dimension par hectare.

Récolte

L’écorce est enlevée avec un couteau, et les récolteurs d’écorce se concentrent en général sur les plus grands arbres. La tolérance d’Acacia xanthophloea aux dommages est élevée, et les arbres récupèrent généralement après l’écorçage aussi bien qu’après les dégâts d’éléphants. Toutefois, les récoltes excessives et destructives sont localement courantes.

Ressources génétiques

Dans de nombreuses stations ripariennes, Acacia xanthophloea pousse de manière grégaire. Toutefois, dans de nombreuses régions les ripisylves reculent par suite du défrichement pour l’agriculture, des changements dans les conditions climatiques, de la salinité du sol, des dégâts causés par des populations d’éléphants en expansion, et du surpâturage du bétail. Localement, les grands arbres d’Acacia xanthophloea sont abattus pour le bois d’œuvre. En Afrique du Sud, les populations d’Acacia xanthophloea sont soumises à une pression considérable par suite d’un écorçage excessif et non durable.

Perspectives

Acacia xanthophloea est un arbre à usages multiples qui est important pour les populations locales comme source de bois d’œuvre, bois de feu, médicaments et fourrage. C’est un élément caractéristique des milieux ripicoles en Afrique orientale et australe, recherché par les oiseaux pour y faire leur nid, et c’est une importante source de nourriture pour certains animaux tels que singes vervets et éléphants, et à ce titre il joue un important rôle écologique. Un suivi des populations naturelles est nécessaire, et la culture de cette essence à croissance rapide doit être encouragée. Dans les régions où l’écorce est récoltée à grande échelle à des fins médicinales, il faudrait mettre au point et promouvoir des méthodes de récolte durable. Après une récolte, il faut laisser assez de temps à l’écorce pour repousser. Acacia xanthophloea , avec sa cime ouverte, est un arbre intéressant pour les plantations agroforestières, et sa popularité comme arbre d’ornement a également des chances de s’accroître.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Timberlake, J., Fagg, C. & Barnes, R., 1999. Field guide to the Acacias of Zimbabwe. CBC Publishing, Harare, Zimbabwe. 160 pp.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2006. Acacia xanthophloea Benth. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 19 avril 2019.


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