A'kîk (Ibn al-Baytar)

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A'fs
Ibn al-Bayṭār, Traité des simples
A'kreb


1565 et 1566 - A'kîk, Cornaline.


Nom accepté : [[]]

[2-457]

  • Aristote. La cornaline a beaucoup de variétés et se trouve dans plusieurs mines. Elle nous vient de l’Yémen et des rivages de la mer grecque. La meilleure est celle qui a le plus de rougeur et d’éclat. Les variétés qui ont le moins de valeur et d’éclat ont une couleur pareille à celle du liquide (lymphatique) qui se sépare du sang sur lequel on n’a pas jeté de sel. Elles présentent à l’intérieur des stries blanches. Employée comme cachet, la cornaline donne du courage dans les combats, arrête les hémorrhagies, quel qu’en soit le siège, et particulièrement chez les femmes dont l’écoulement menstruel est excessif. Sa râpure, quelle que soit la couleur de la pierre, employée en frictions sur les dents, en fait disparaître les taches et les érosions et leur donne de la blancheur, en même temps qu’elle empêche les gencives de saigner.
  • Autre. Brûlée, elle affermit les dents branlantes.

Deux traditions (hadîs) de Mahomet, rapportées par Kazouini, attachent des bénédictions à l’usage de la cornaline employée comme cachet ; voir l’édition de Wustenfeld, p. 231. — La citation d’Aristote a été empruntée peut-être à notre auteur par Teïfaschi, dans son Traité des pierres précieuses. De longs extraits de cet ouvrage ont été publiés par Clément-Mullet dans le Journal asiatique, 6" série, t. XI et XII. Sur les différentes espèces de cornaline, on peut consulter Brard, Minéralogie appliquée aux arts, t. III, p. 272 et suivantes.