Baumes

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Un baume est une résine molle et malléable au début (mais moins fluide qu'une oléorésine). Pour certains, un baume au sens strict est une résine phénolique constituée essentiellement d'acides cinnamique et benzoïque et de leurs esters. D'autres y incluent des résines terpénoïdes. Dans les deux cas, un baume se distingue par la fragrance de ses composés volatils.

Un baume est une solution d'une résine dans un solvant (huile essentielle). Ces résines peuvent includre des acides, des esters ou des alcools. L'exsudat est un liquide mobile ou très visqueux et contient souvent des particules cristallisées. Avec le temps et sous l'effet d'autres influences; l'exsudat perd ses composants liquides ou se convertit chimiquement en un materiau solide (i.e. par auto-oxydation). Wikipedia (en)

Par extension, on appelle aussi baume des préparations complexes, comme le baume du tigre, qui est un onguent.

Du fait de leur malléabilité, les baumes ont souvent été utilisés en pommade sur les blessures. Du fait de leur fragrance, ils ont été brûlés comme encens et utilisés en parfumerie et en cosmétique.

Élémis

La tendance actuelle est de restreindre l'usage du nom élémi aux produits des Canarium.


Étymol. et Hist. 1573 (J. LIÉBAULT, Quatre livres des secrets de Médecine et de la philosophie chymique d'apr. L. Tolmer ds Fr. mod., t. 14, p. 283). Empr. à l'ar. el-lemi, forme vulg. pour al-lāmī, d'orig. inc., peut-être orientale. Malgré l'attest. trouvée dans un texte morisque du dernier quart XVIe s. par R. Kontzi (Mél. Gamillscheg, 1968, pp. 285-289), l'intermédiaire de l'esp. n'est pas à retenir : le mot est déjà attesté dans un texte de lat. méd. paru à Rome en 1517, qui a pu servir d'intermédiaire (l'angl. elemi apparaît en 1543 dans une trad. de ce texte, v. NED; COR.; FEW t. 19, p. 106). Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. KONTZI (R.). Aljamiado elem als erstes Zeugnis für spanisch elemi, fr. élémi. In : [Mél. Gamillscheg (E.)]. München, 1968, pp. 285-289. TLFI

Baume de gurjun

On désigne sous ce nom une oléine-résine aromatique pâteuse appelée parfois "huile de bois", dénomination qui peut entraîner une confusion avec les huiles d'Aleurites.

Pour l'obtenir, on creuse à hauteur d'homme, dans le tronc de ces arbres, une cavité en forme de bénitier qui doit être assez profonde pour atteindre la moelle (région sécrétrice) ; on allume du feu dans la cavité pour activer la sécrétion et faciliter son écoulement, en cessant le feu quand l'écoulement commence.

On recueille la masse semi-liquide, qui se sépare en deux couches : l'une liquide, claire ambrée, qui est le Baume de Gurjum, l'autre pâteuse et grumeleuse, sans intérêt.

On peut, quand le flux a cessé, aviver les bords de la plaie et allumer à nouveau du feu en répétant l'opération un certain nombre de fois, de telle sorte qu'un seul arbre peut donner jusqu'à 100 à 150 litres d'oléorésine par an : en moyenne, un arbre de 0 m. 50 de diamètre à 1 mètre du sol, donne 40 kilogrammes de produit.

C'est un mélange d'huile essentielle (80 p. 100) et de résine (16 à 18 p. 100) à résènes indifférents et 3 p. 100 d'acides résineux.

Les principales espèces productrices sont : Dipterocarpus alatus Roxb. (Annam), Dipterocarpus zeylanicus Tw. (Ceylan), Dipterocarpus angustifolius W. et A. (Cochinchine), Dipterocarpus turbinatus Gærtn. (Java).

La plus exploitée est le D. alatus, dont on connaît plusieurs variétés.

Les caractères varient quelque peu avec l'origine botanique ; il se présente comme une sorte de térébenthine vert grisâtre à reflets rouges qu'on utilise en vernis pour conserver les bois de menuiserie et vernir les bateaux (calfatage) ; elle est un peu siccative.

Les propriétés médicinales du Baume de Gurjum seront rappelées en traitant du Baume de Copahu.

Perrot, Emile, 1943-44. Matières premières usuelles du règne végétal (avec M. Mascré, J. Régnier, R. Weitz et P. Crété), 2 vol. Paris, Masson, XXVIII-2343 p. p. 1188-1190.


Références

  • NWFP 6. Coppen J.J.W., 1995. Gums, resins and latexes of plant origin. FAO, Rome. 142 p. (Non-Wood Forest Products, 6). en ligne ; Peru and Tolu balsams, Elemi sur Pl@ntUse
  • Perrot, Emile, 1943-44. Matières premières usuelles du règne végétal (avec M. Mascré, J. Régnier, R. Weitz et P. Crété), 2 vol. Paris, Masson, XXVIII-2343 p. p. 1188-1190.